Réforme des retraites : 10 milliards d’euros de déficit estimé pour le régime général (Cnav) en 2020


La réforme des retraites de 2010, qui relève l'âge légal de départ et celui du taux plein, devrait se traduire par une réduction du déficit du régime général (Cnav). Les économies réalisées augmenteront jusqu'en 2018 pour se stabiliser à partir de 2025.

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Une étude de la Cnav sur la réforme des retraites, qui entre en vigueur à partir du 1er juillet 2011, montre l’impact que le relèvement de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans et celui de l’âge du taux plein auront sur le déficit du régime général.

En cumulant les effets sur les recettes et les dépenses, le gain pour la Cnav pourrait se monter à 8,3 milliards d’euros en 2020 contre 18 milliards avant la réforme. Le déficit serait ainsi quasiment réduit de moitié. Mais il resterait quand même 10 milliards d’euros sur le solde technique à combler.

Concernant les économies réalisées sur les prestations de droits direct versées par la Cnav (hors pensions de réversion perçues par les veuves et veufs), elles devraient ainsi augmenter pour atteindre 6 milliards d’euros en 2018 et 6,6 milliards en 2020. Entre 2019 et 2025, « la progression des gains sera plus lente sous le seul effet de l’augmentation de l’âge du taux plein. » A partir de 2025, l’économie se stabilise à 7 milliards d’euros par an.

Avec les mesures d’âges de la réforme, la Cnav devraient aussi voir ses recettes en hausse. En travaillant plus longtemps, les salariés qui dépendent du régime général vont en effet cotiser plus longtemps, de même les assurés au chômage, pris en charge par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Selon la Cnav, ces mesures pourraient générer 1,7 milliard d’euros de ressources supplémentaires en 2020.

En revanche, ces mesures d’âges devraient avoir moins d’impact par la suite. En 2050, la réduction du déficit ne serait en effet plus que de 17%.