Réforme des retraites des fonctionnaires : la FSU veut « empêcher de nouvelles régressions »


La principale organisation syndicale de la fonction publique d'Etat est opposée à l'alignement des régimes de retraite du public sur celui du privé et la remise en cause des six derniers mois et du calcul des 75% du dernier traitement pour la fonction publique.

La concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur la réforme des retraites de la fonction publique doit débuter le 22 avril prochain. Mais la Fédération syndicale unitaire (FSU), première organisation syndicale de la fonction publique d’Etat, n’a pas attendu, profitant de l’ouverture des discussions avec les organisations syndicales sur l’avenir du système des retraites dans sa globalité pour rappeler sa position. Le syndicat a insisté sur la nécessité de maintenir le niveau de vie « en garantissant une retraite dès 60 ans » selon des modalités propres aux différents régimes et « d’empêcher de nouvelles régressions ».

Baisse des pensions déplorée

La FSU estime que depuis 2003, les réformes ont conduit « à de fortes dégradations et à la baisse des pensions, pénalisant particulièrement les femmes, les salariés qui ont connu le chômage, la précarité, le temps partiel ». Ainsi, dans la fonction publique, le syndicat constate que les personnels « ont dû retarder leur départ à la retraite de six mois en moyenne et ont vu dans le même temps leur taux de pension diminuer de 1,5% ».

La Fédération syndicale unitaire s’opposera à l’alignement des régimes de retraite tout comme aux mesures à venir du gouvernement si elles devaient « conduire à de nouvelles dégradations », la FSU citant parmi celles-ci l’allongement de la durée de cotisation, le recul de l’âge légal, la remise en cause des six derniers mois et du calcul des 75% du dernier traitement pour la fonction publique.

Appel à la mobilisation

La FSU appelle d’ores et déjà les personnels « à se saisir de la journée du 20 avril pour porter leurs revendications et leurs propositions afin d’assurer le maintien et la pérennité du système par répartition fondé sur la solidarité intergénérationnelle, et à faire du 1er mai une journée de grande ampleur ». Elle proposera de « poursuivre et d’amplifier ces mobilisations dans l’unité syndicale ».