Réforme des retraites : Hollande favorable à la hausse de la CSG


La piste d’une augmentation générale de la CSG pour financer les retraites gagne du crédit. Selon Les Echos, François Hollande préfèrerait cette option plutôt qu’une hausse des cotisations en vue de résorber les 7,5 milliards d’euros de besoin de financement du régime général (Cnav) et des régimes affiliés (RSI, MSA salariés) d’ici à 2020. Le chef de l’Etat estimerait contradictoire d’accroître les prélèvements obligatoires au moment même où va être mis en place le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) destiné à alléger de 20 milliards d’euros les charges pesant sur les entreprises. La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a estimé dans une interview parue le 7 août 2013, également dans Les Echos, qu’il fallait « éviter de porter atteinte à la compétitivité des entreprises » en augmentant les cotisations.

Pour autant, la réforme des retraites n’épargnerait pas les entreprises. « Un effort leur sera demandé, comme à l’ensemble des Français, comment pourrait-il en être autrement ? », déclare-t-on dans l’entourage de François Hollande cité par le quotidien économique. Leur contribution passerait, selon l’Elysée, « plutôt sur le capital que sur le travail », sans en dire davantage.

Reste que pour financer les comptes individuels pénibilité, une des mesures qui pourraient être instaurées par la loi sur les retraites et qui vise à permettre à des actifs exposés aux risques professionnels de partir plus tôt à la retraite, les employeurs seraient aussi sollicités. L’ensemble des entreprises pourraient verser un « forfait pénibilité » et celles employant des salariés soumis à la pénibilité paieraient en plus une « surcotisation » sur les rémunérations.

 

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