Réforme des retraites : la hausse de la CSG à l’étude selon la CGT


Une augmentation de la contribution sociale généralisée pour financer la réforme des retraites « n’est pas écartée » selon le secrétaire général de la CGT (Confédération générale du travail), Thierry Lepaon. « C’est une hypothèse, ça reste une hypothèse. Depuis le début, ça reste une hypothèse du gouvernement », a déclaré le responsable syndical à l’issue de son entretien avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lundi 26 août 2013.

Evoquée dans les rangs du gouvernement depuis plusieurs semaines, une hausse de la CSG présenterait l’avantage de renflouer les caisses des régimes de retraite de base (Cnav) et affiliés (RSI, MSA salariés) à hauteur de 2,4 à 3,6 milliards d’euros par an, soit entre un tiers et la moitié du déficit de ces régimes à horizon 2020, estimé à 7 milliards d’euros.

Première délégation reçue à Matignon, la CFDT s’est positionnée en faveur d’une augmentation des cotisations des employeurs et des salariés pour assurer le financement de la réforme des retraites. Une opinion que ne partage pas le patronat, représenté par la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) lundi matin. Son président, Jean-François Roubaud a exprimé son désaccord sur cette mesure, évoquant le « besoin de décisions pour que nos entreprises survivent dans une période difficile ». Le dirigeant s’est également dit opposé « à une augmentation générale de la CSG sauf dans l’alignement pour des raisons d’équité et d’égalité entre les citoyens, entre les actifs et les retraités ». Cette mesure, qui revient à harmoniser le taux plein de la CSG des retraités, de 6,6%, sur celui des actifs (7,5%), toucherait la moitié des pensionnés français et rapporterait 2 milliards d’euros pour financer les régimes de retraite.

 

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