Réforme des retraites : position et propositions de la CFDT


Opposée au recul de l'âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans, la confédération syndicale est également contre l'alignement du système des retraites des fonctionnaires sur celui du secteur privé.

La Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT) a exprimé clairement ses positions sur les grandes questions du débat sur la réforme des retraites. De manière générale, la CFDT condamne une réforme « uniquement comptable qui serait un rafistolage injuste et inefficace du système » et refuse le « maintien inchangé du système actuel qui augmenterait les inégalités au détriment des salariés les plus modestes et conforterait le développement progressif de la capitalisation individuelle ».

Le syndicat est défavorable au recul de l’âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans, jugeant que ce serait « une injustice et pénaliserait ceux qui ont commencé à travailler jeunes », ajoutant que seuls les salariés aux carrières les plus longues seraient amenés à travailler plus longtemps pour obtenir une retraite complète.

Défavorable à la retraite par capitalisation individuelle

La CFDT est également contre l’alignement du système des retraites des fonctionnaires sur celui du secteur privé. L’organisation estime qu’il « faut permettre aux salariés des allers-retours entre secteurs privé et public », rappelant que des nombreuses carrières mixtes privé / public sont « aujourd’hui pénalisées ». Elle cite l’exemple des carrières courtes dans la fonction publique (moins de 15 ans) qui « ne permettent pas d’obtenir, par exemple, une retraite dans le régime correspondant ».

Elle se montre défavorable au développement de la retraite par capitalisation individuelle « La retraite par répartition est plus solidaire qu’une retraite par capitalisation où chaque salarié épargne pour sa propre pension. La répartition est aussi beaucoup plus stable que la capitalisation, car elle s’appuie sur l’évolution des salaires. Par ailleurs, l’épargne salariale collective doit être accessible à tous les salariés », expose la CFDT.

Le syndicat juge en outre que la réduction du chômage est « une des premières conditions » pour préserver les retraites et qu’il existe des sources alternatives de financement des retraites d’autres revenus pouvant être mis à contribution, « notamment les revenus des capitaux, même si tout le monde sait qu’ils ne suffiront pas à combler le besoin de financement ».

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