Réforme des retraites : une loi à l’automne 2010


Lors du sommet social qui a eu lieu le 15 février à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il ne voulait pas diminuer les pensions ni revenir sur le principe de la retraite par répartition.

La réforme des retraites sera débattue à l’automne 2010 par le Parlement. Suite à une rencontre avec les partenaires sociaux, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé le calendrier de la réforme, qui doit définir le mode de financement des régimes de retraite après 2012.

Le Chef de l’Etat ne souhaite pas remettre en cause le principe de la retraite par répartition. Il ne veut pas non plus diminuer les pensions. Les négociations devraient donc porter sur l’allongement de la durée de cotisation, qui atteindra 164 trimestres en 2012, ainsi que sur le report de l’âge légal de la retraite, aujourd’hui fixé à 60 ans minimum.

Un débat sur les retraites biaisé pour la gauche

Nicolas Sarkozy a aussi fixé le calendrier de la réforme : en avril, le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendra un rapport sur le financement des régimes de retraite. A partir de ce dernier, des négociations seront menées entre le gouvernement et les syndicats jusqu’au mois d’août. Les travaux parlementaires commenceront en septembre.

Cependant, cette réforme est loin de faire l’unanimité. La Secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, estime que le débat «constitue une escroquerie absolue», car il se concentre sur « l’âge du départ à la retraite et l’allongement de la durée des cotisations », sans aucune « référence au chômage et aux modes de financement des régimes de retraites ».

Le Parti socialiste estime pour sa part que ce débat est un « simulacre », le gouvernement ayant déjà posé les « termes de l’alternative : une augmentation des cotisations ou un allongement de la durée des cotisations ou une baisse des pensions ».

Même son de cloche pour la porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud. Pour elle, ce débat est une « campagne d’intox » car « le gouvernement sait très bien où il veut en venir ». Au final, cette réforme « sera un recul » estime-t-elle.