Retraite à 60 ans : les syndicats seront les « premiers cocus de la gauche » (Fillon)


L'ancien Premier ministre François Fillon a dénoncé « l'hypocrisie » du gouvernement de François Hollande, en marge d'une visite mardi 29 mai à Rosny-sous-Bois pour soutenir Patrice Calméjane, candidat UMP aux élections législatives dans la huitième circonscription de Seine-Saint-Denis.

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François Fillon n’est pourtant pas coutumier des déclarations fracassantes. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy s’est fait remarquer lors d’un déplacement à Rosny-sous-Bois pour soutenir un candidat UMP aux élections législatives mardi 29 mai, déclarant notamment que « les syndicats vont être les premiers cocus de la gauche ».

« Cela a souvent été le cas dans l’Histoire. La gauche s’était engagée sur le retour à la retraite à 60 ans. Je vois que ce n’est déjà plus d’actualité puisque maintenant, ça n’est plus que pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans. C’est donc une hypocrisie », a déclaré François Fillon à la presse en marge de sa visite en Seine-Saint-Denis. « Pendant tout le débat parlementaire (de la réforme des retraites de 2010, ndlr), la gauche nous a expliqué que si elle revenait au pouvoir, elle abrogerait la réforme qui a été votée. Je vois qu’aujourd’hui, il n’est plus question de l’abroger mais simplement de l’aménager », a ajouté l’ancien Premier ministre. Des discussions doivent être menées dès cet été sur les questions du financement du système de retraites, de l’âge légal de départ ainsi que sur la notion de taux plein.

François Fillon s’est également inquiété du coût de la réforme proposée par François Hollande, à savoir le rétablissement de l’âge de départ à 60 ans pour les carrières longues (débutées à 18 et 19 ans) après 41 annuités de cotisations. « Les engagements qu’a pris le gouvernement sur le retour à la retraite à 60 ans, toutes les mesures qui visent à augmenter la dépense publique sont des mesures dangereuses dans un contexte de crise économique et financière européenne. »

L’ancien Premier ministre est le dernier des caciques de l’UMP à s’exprimer contre la réforme proposée par le gouvernement, après Jean-François Copé, Christian Jacob ou encore Bernard Accoyer. Lors de sa première intervention télévisée depuis son élection sur France 2, François Hollande a confirmé qu’il mènerait la réforme, estimant que pour « ceux qui ont commencé tôt à travailler, c’est une injustice (de ne pas partir à 60 ans, ndlr), elle sera réparée. »