Retraite anticipée à 60 ans : carrières longues débutées à 20 ans et bonifications pour enfant exclues


Le dispositif de départ en retraite anticipé à taux plein ne concernera plus seulement les travailleurs ayant commencé leur activité à 16 et 17 ans, mais aussi ceux l'ayant débutée à 18 et 19 ans. En revanche, les carrières longues à partir de 20 ans, évoquées ces dernières semaines, n'ont pas été retenues.

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Le décret, publié d’ici à la fin juin, sur la retraite anticipée à taux plein au titre des carrières longues étendra le dispositif existant pour les travailleurs ayant commencé leur vie professionnelle à 16 et 17 ans aux personnes qui ont débuté leur activité à 18 et 19 ans. Ces dernières pourront partir avec une retraite de base complète à 60 ans si elles ont 41 annuités de cotisations.

Pendant leurs entretiens avec les ministres du gouvernement, certains syndicats, notamment la CFTC, avaient indiqué que le gouvernement réfléchissait à une ouverture de ce droit pour les travailleurs dont les carrières ont démarré à 20 ans. Ces derniers se voient finalement exclus du nouveau dispositif, en dépit d’un coût global moins important que prévu (3 milliards d’euros en 2017 au lieu de 5 milliards).

Rejet des bonifications pour enfant

Autre idée écartée par le gouvernement et pourtant réclamée par certains syndicats : la prise en compte des bonifications pour enfant. Il s’agissait en particulier d’une revendication de la CFTC et de FO. Ce dernier syndicat, par la voix de Philippe Pihet, secrétaire confédéral, allait plus loin réclamant, à l’instar de la CGT, la prise en compte des trimestres validés et des trimestres cotisés. Au final, le gouvernement a retenu les trimestres effectivement cotisés et certains trimestres validés mais dans certaines limites. Ainsi seront pris en compte les périodes de chômage indemnisé dans la limite de deux trimestres et les congés maternité dans la limite de deux trimestres également. Ces limites correspondent au solde de tout compte pour chaque assuré. Autrement dit, deux trimestres maximum au titre du chômage indemnisé pourront être retenu, et non deux trimestres par période de chômage, et deux trimestres maximum au titre du congé maternité seront inclus dans le calcul, quel que soit le nombre d’enfant, et non deux trimestres pour chaque congé maternité.

Ces périodes validées considérées comme cotisées viennent donc s’ajouter aux autres périodes validées au titre de la maladie, de la maternité, des accidents du travail et du service militaire, intégrées par le dispositif carrières longues actuel, dans la limite de quatre trimestres.