Retraite du combattant : Carac compense la baisse temporaire de majoration


La Carac soigne les anciens combattants. La mutuelle d’assurance a publié le 17 janvier 2013 un communiqué annonçant qu’elle allait compenser la baisse temporaire de la majoration de la retraite mutualiste du combattant (RMC). Parmi les avantages de cette retraite supplémentaire par capitalisation réservée aux anciens combattants ayant été au moins 90 jours sur un théâtre d’opération, la RMC offre une majoration versée par l’Etat. Celle-ci évolue en fonction de la date de souscription, de délivrance de la carte ou du titre d’ancien combattant et de l’âge du souscripteur. Elle est comprise entre 12,5% et 60% du montant capitalisé.

 

Le décret n° 2013-853 du 24 septembre 2013, paru au Journal Officiel le 26 septembre 2013, a instauré une diminution de 20% des taux de majoration pour les porter de 10% à 48%. Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2014, la commission des Finances de l’Assemblée nationale a supprimé ce « coup de rabot ». Le décret n°2013-1307 du 27 décembre 2013, paru au JO du 31 décembre 2013, a rétabli les taux antérieurs à compter du 1er janvier 2014.

La Carac a décidé de compenser la baisse de majoration effective entre le 26 septembre 2013 et le 31 décembre 2013. « Soucieux des intérêts de ses adhérents, les membres du conseil d’administration de la Carac ont pris la décision de compenser les effets de la décision de l’État pour toutes les rentes concernées en 2013. C’est donc la Carac qui couvrira l’impact 2013 de la réduction de la majoration des rentes », est-il mentionné dans le communiqué. « C’est un effort important qui prouve notre attention à préserver au mieux les intérêts de nos adhérents », déclare le président de la Carac, Claude Tarall, sans toutefois préciser le coût pour la mutuelle.

La Carac, qui est l’un des trois distributeurs de la RMC avec La France Mutualiste et la Mutuelle Epargne Retraite, profite de cette annonce pour souligner son action de défense des anciens combattants auprès des pouvoirs publics. « La Carac continue à défendre les droits des anciens combattants en poursuivant le dialogue avec le gouvernement. Elle siège, à ce titre, à un comité de suivi tripartite composé du ministère des Anciens Combattants, du Parlement, ainsi que des organismes mutualistes et associations », précise le communiqué. Un lobbying apparemment payant.

 

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