Retraites : CGT et FO justifient la journée de mobilisation contre la réforme


Invités des matinales politiques mardi 10 septembre 2013, les leaders syndicaux Jean-Claude Mailly (Force Ouvrière) et Thierry Lepaon (CGT) ont réaffirmé la nécessité d’une journée de protestation contre une réforme des retraites qu’ils jugent insuffisante.

Le secrétaire général de la CGT, invité de France Info, a réfuté l’idée d’une mobilisation limitée : « elle va vous surprendre », annonce-t-il. Il préfère s’appuyer un sondage d’opinion de l’institut CSA publié lundi 9 septembre par l’Humanité. « 81 % des français ne trouvent pas les réponses qu’ils attendent dans la réforme des retraites proposée par le gouvernement », a justifié Thierry Lepaon.

Présent sur France 2 puis sur France Inter, Jean-Claude Mailly a de son côté jugé qu’il n’était pas plus difficile de mobiliser sous un gouvernement de gauche. Selon lui « la politique reste la même, seul la manière change » et la mobilisation est donc toujours aussi nécessaire. Le secrétaire général de Force Ouvrière enfonce le clou en qualifiant le ministère de l’économie et des finances de « ministère du capital ».

Tous deux s’accordent toutefois pour reconnaître que la réforme revêt des aspects positifs : c’est « un progrès, même s’il reste insuffisant » selon Lepaon. Jean-Claude Mailly admet pour sa part que « la mécanique en terme de pénibilité est bonne, mais le compteur est limité », estimant que le gain de deux annuités pour les salariés exposés à des risques professionnels n’est pas suffisant : « les gens partiront en retraite à 60 ans au lieu de 62, ce n’est pas un progrès phénoménal ».