Retraites complémentaires du privé : entame des négociations entre patronat et syndicats


ENJEUX. La CFDT plaide pour une prolongation de l'accord actuellement en vigueur jusqu'à l'entrée en vigueur de la réforme des retraites mi-2011. Au-delà, la CFE-CGC entend maintenir le système existant régime général/Agirc-Arrco.

La première séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé Arrco (salariés) et Agirc (cadres) se tient ce jeudi 25 novembre. Ces discussions entre les partenaires sociaux ont un double objectif : d’une part prolonger le dispositif actuel, le dernier accord sur les retraites complémentaires du 23 mars 2009 arrivant à échéance le 31 décembre 2010 et d’autre part adapter les régimes Arrco et Agirc à la réforme des retraites qui vient d’être promulguée par Nicolas Sarkozy (loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 publiée au Journal Officiel) et qui touche principalement le régime de base.

« Les partenaires sociaux devront donc, d’une part, s’entendre rapidement afin que le système puisse fonctionner « normalement » à partir du 1er janvier 2011 et, d’autre part, négocier un nouvel accord », estime-t-on à la CFDT.

Etablir un calendrier

Cette première séance aura pour objet l’établissement d’un calendrier de pourparlers. « Le 25 novembre, la décision doit être actée de proroger sur tout le premier semestre 2011 les règles actuellement en vigueur », considère Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC, syndicat des cadres dans sa dernière lettre confédérale.

« À moins que ne se produise un coup de théâtre, l’accord du 23 novembre 2009 devrait être prolongé de quelques mois à l’issue de cette première rencontre. La CFDT défend l’idée d’une prolongation jusqu’au 30 juin 2011, c’est-à-dire jusqu’au moment où la réforme du régime général s’appliquerait », pour le syndicat de François Chérèque qui souhaite « laisser le temps à la négociation de se tenir sereinement ». « Au-delà, tant que nous ne voyons pas clairement où nous voulons aller à partir de 2013, la CFE-CGC se battra pour maintenir la structure existante, régime général/Agirc-Arrco », affirme Bernard Van Craeynest.

L’accord du 23 mars 2009 avait été signé par 3 organisations patronales (Medef, CGPME et l’Union professionnelle artisanale, UPA) et 5 centrales synducales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et CGT).

18,5 millions de salariés et 11,3 millions de retraités sont concernés par la retraite Arrco, et respectivement 3,9 millions de salariés et 2,4 millions de retraités par la retraite Agirc.