Retraites complémentaires : une nouvelle réunion entre patronat et syndicats le 24 février

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La prochaine séance de négociation entre les délégations patronale et syndicale porte sur la transposition de la réforme des retraites de base à l'Agirc-Arrco et sur les avantages familiaux.

Quelles conséquences de la réforme du régime général des retraites sur le régime des retraites complémentaires du secteur privé Agirc et Arrco ? C'est l'un des principaux objets de la cinquième réunion des partenaires sociaux, qui aura lieu jeudi 24 février 2011.

Il s'agira en effet de discuter sur l'alignement des retraites complémentaires sur la réforme des retraites de base, qui entre en vigueur au premier juillet 2011. En effet, l'accord AGFF prévoit actuellement que les assurés peuvent toucher leurs retraites complémentaires dès 60 ans, sans abattement, mais sous réserve d'avoir obtenu leur retraite de base à taux plein.

Si on aligne les règles des retraites complémentaires sur les règles du régime général, la prise en charge par l'AGFF serait effective entre 62 et 67 ans, et non plus entre 60 et 65 ans. L'âge de la retraite complémentaire sans décote passerait ainsi de 65 à 67 ans. C'est la position défendue par le Medef à laquelle s'oppose la CGT qui déplore « de nouveau reculs sur les droits des retraités actuels et futurs ».

Une harmonisation des avantages familiaux ?

Autre sujet qui fait débat : les avantages familiaux des différents régimes de retraite, et leur plausible harmonisation. Aujourd'hui, on relève plusieurs différences d'un régime de retraite à l'autre concernant les majorations de pension dont bénéficient les assurés qui ont eu au moins trois enfants. A l'Arrco tout d'abord, le régime de retraite complémentaire de la majorité des salariés, les retraités qui ont élevé au moins trois enfants ont droit à une majoration de leur pension de 5%. Celle-ci s'élève à 10% à l'Agirc, le régime de retraite complémentaire des cadres.

Les syndicats CGT, FO et CFTC demandent un alignement des règles sur celles qui sont en vigueur à la CNAV, c'est-à-dire 10 % de majoration pour trois enfants ou plus. Mais les opinions divergent. La CFDT demande, elle, que l'ensemble des majorations pour enfants soient distribuées sous forme de forfait, et non calculées en pourcentage de la pension, d'après Les Echos.

En France, les retraites complémentaires représentent entre 30 et 40% du montant des pensions touchées par les retraités. Elles concernent 18 millions de salariés et quatre millions de cadres.

 

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