Retraites : Jean-Luc Préel (Nouveau Centre) affiche ses réserves sur le retour à l’équilibre en 2018


Le député Nouveau Centre Jean-Luc Préel a rappelé que le retour à l'équilibre des régimes de retraite en 2018 était fondé sur une croissance de 2,75%, « hypothèse à laquelle, hélas, personne ne croit aujourd'hui ». Une déclaration faire lors de l'ouverture des débats en deuxième lecture du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 à l'Assemblée nationale.

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« Pour la retraite, vous nous proposez d’avancer d’un an les mesures prévues par la dernière réforme. L’effort demandé à chacun est modeste et l’économie non négligeable. Cependant, l’équilibre prévu en 2018 table sur une croissance de 2,75 %, hypothèse à laquelle, hélas, personne ne croit aujourd’hui. L’équilibre sera donc difficile à atteindre », a déclaré le député de Vendée Jean-Luc Préel, lundi 21 novembre 2011.

Réforme des retraites systémique

Le vice-président de la commission des affaires sociales en a profité pour renouveler la proposition du Nouveau Centre en matière de retraites, qui porte sur une réforme systémique (changement du système) et non une réforme paramétrique (changement des paramètres, comme ce fut le cas en 2010 avec le recul des bornes d’âge de 60 à 62 ans pour l’ouverture des droits et de 65 à 67 ans pour l’âge de la retraite à taux plein). « Le Nouveau Centre souhaite la mise en place d’un régime universel, géré par les partenaires sociaux, à points ou à comptes notionnels, avec mise en extinction des régimes spéciaux », a plaidé Jean-Luc Préel.

Ce dernier a également rappelé que son groupe parlementaire s’était « unanimement abstenu » en première lecture du PLFSS 2012, faute de budget en équilibre pour la Sécu, ce que le parti centriste appelle la « règle d’or sociale ».

« Il est incompréhensible que le Gouvernement, qui préconise par ailleurs la règle d’or pour qu’au minimum les dépenses de fonctionnement soient financées par des recettes équivalentes, ne demande pas lui-même un vote à l’équilibre. Tout le monde explique qu’il n’est pas acceptable de faire payer à nos enfants ou petits-enfants nos propres dépenses pour la santé, la famille et la retraite. Or, dans cette loi, 8,2 milliards d’euros de dépenses ne sont pas financés. La dette s’en trouvera accrue d’autant », a-t-il regretté.