Retraites : l’âge de départ dans le public se rapproche du privé


D'après le rapport sur les pensions de la fonction publique annexé au projet de Budget pour 2016, les fonctionnaires sont partis à la retraite l'an dernier en moyenne seulement 1,5 an plus tôt que les salariés. Cette réduction des écarts résulte de la mise en place de plusieurs réformes.    

Les enseignants font partie de la catégorie sédentaire de la fonction publique

Les fonctionnaires partent de plus en plus tard à la retraite. Du coup, l’écart avec l’âge de départ des salariés du secteur privé se réduit. Selon le rapport sur les pensions de la fonction publique annexé au projet de loi de finances (PLF) pour 2016, les agents publics ont pris en moyenne leur retraite en 2014 trois mois plus tard qu’en 2013. Le recul atteint même cinq mois dans la fonction publique hospitalière.

L’an dernier, les fonctionnaires hospitaliers ont liquidé leurs droits en moyenne à 59 ans, les ouvriers d’Etat à 60 ans et 1 mois, les fonctionnaires d’Etat à 60 ans et 10 mois et les fonctionnaires territoriaux à 61 ans. Certes, les militaires sont partis en moyenne à 44 ans et 10 mois mais c’est parce qu’ils bénéficient de règles de liquidation particulières (au bout de 17 ans de services pour les non officiers et 27 ans pour les officiers).

Des agents « actifs » devenus « sédentaires »

Au final, la différence d’âge de départ entre le public et le privé a été inférieure d’environ 1,5 an en 2014, toujours d’après le rapport. « Cet écart a tendance à se réduire depuis 1990, compte tenu de la baisse relative des catégories actives dans l’emploi public et des effets de la réforme de 2003 », observe le document.

La catégorie dite « active » regroupe des agents dont le poste comporte des risques particuliers ou une fatigue exceptionnelle et qui, peuvent à ce titre partir à la retraite à 52 ou 57 ans. En 2014, les retraites anticipées au titre de la catégorie active ont représenté 45,9% des départs dans la fonction publique hospitalière, 22,1% dans la fonction publique d’Etat et seulement 6,1% dans la fonction publique territoriale.

Ces pourcentages tendent à baisser compte tenu de différentes réformes statutaires qui ont fait passer des agents « actifs » dans la catégorie « sédentaire » (postes jugés non difficiles). De son côté, la loi Fillon de 2003 a instauré un alignement progressif de la durée de cotisation du public sur le privé. Les fonctionnaires doivent désormais disposer du même nombre de trimestres que les salariés pour profiter d’une pension à taux plein, c’est-à-dire sans minoration.