Retraites : l’allongement de la durée de cotisation peut être payant


L’allongement de la durée de cotisation, comme préconisé dans le rapport Moreau sur les retraites, ne serait pas forcément une mauvaise affaire. Certes, cela signifierait travailler plus longtemps (le rapport de la conseillère d’Etat Yannick Moreau propose de porter le nombre de trimestres de 166 à 172 ou 176 en 2037) mais aussi toucher une pension plus importante, selon les simulations de Mondial Assistance que Toutsurlaretraite.com a pu consulter en exclusivité.

Ainsi, un cadre du secteur privé, né en 1959, qui gagne 4.813 euros par mois et qui totaliserait 166 trimestres en 2021, pourrait percevoir à 62 ans une retraite de 2.956 euros. Soit un taux de remplacement de 61% (la différence entre le dernier salaire et la pension perçue). En cas d’augmentation de cotisation, la génération 1959 ne devrait pas justifier de 166 mais de 169 trimestres de cotisation pour toucher une pension à taux plein. Notre cadre devra alors travailler huit mois de plus. Toutefois, il touchera une retraite de 2.990 euros net par mois. Soit un taux de remplacement de 62%.
Cette progression s’explique car une annuité entière avec un bon salaire sera intégrée dans les 25 meilleures années de carrière. Par ailleurs, il aura accumulé des points supplémentaires dans les régimes complémentaires Arrco et Agirc. En revanche, s’il souhaite quand même partir à l’âge légal (62 ans), il subira une décote. Sa pension nette mensuelle s’élèvera à 2.785 euros. Soit un taux de remplacement de 58%. On le voit, si la future réforme des retraites intègre les propositions du rapport Moreau, mieux vaudra décaler son départ à la retraite.

 

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