Retraites : les entreprises doivent financer la pénibilité pour FO


Le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly demande une contribution des entreprises pour financer la pénibilité. Interrogé sur RFI mercredi 21 août 2013, soit à quelques jours de l’annonce par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault des contours de la réforme des retraites, le responsable syndical a déclaré que « la pénibilité, si on veut la traiter, ça doit passer notamment par une cotisation des employeurs. Ce sont quand même les entreprises qui sont responsables des conditions de travail ».

La réforme des retraites, dont les arbitrages seront communiqués aux syndicats et au patronat les 26 et 27 août prochains, doit inclure une prise en compte de la pénibilité pour les travailleurs exposés à des risques professionnels, comme le travail de nuit, le port de charges lourdes, l’environnement difficile ou le travail répétitif. Cette reconnaissance de la pénibilité aboutirait à la création d’un compte pénibilité, qui, en fonction du nombre de points octroyés, donnerait droit au maximum à une retraite anticipée de deux ans, soit au plus tôt à 60 ans.

Plusieurs pistes sont encore à l’étude pour financer cet outil. Parmi les solutions examinées, un « forfait pénibilité » versé par toutes les entreprises est envisagé, auquel s’ajouterait une « surcotisation » pour les employeurs soumettant leurs salariés à des risques professionnels. Face à l’opposition du président du Medef, Pierre Gattaz, qui argue dans Le Monde daté du 22 août qu’une réforme « qui augmenterait les charges des entreprises se ferait au détriment de l’emploi », Jean-Claude Mailly y voit simplement une mesure de bon sens et de justice. Car selon lui, « ce qui ne serait pas acceptable, par exemple, c’est que l’on dise : « on va prendre en compte la pénibilité et ce sont les salariés qui vont se la payer, par une augmentation de la CSG » ».

 

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