Retraites : Wauquiez veut la fin du régime « spécial » des parlementaires


A deux jours de la deuxième conférence sociale qui devrait notamment aborder la future réforme des retraites, Laurent Wauquiez appelle à la suppression des régimes de retraite des parlementaires. « Le premier régime spécial de retraite, c’est celui des parlementaires », a déclaré le député (UMP) de Haute-Loire dans l’émission « Le Talk-Orange-Le figaro » du 18 juin 2013. Or, la « priorité numéro un » pour réformer les retraites est de faire « sauter les régimes spéciaux », estime l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Vous ne pouvez pas demander des efforts aux Français si vous ne vous les appliquez pas », a martelé le maire de Puy-en-Velay (Haute-Loire). Même s’ils ont été largement écornés par la loi Woerth de 2010, les régimes de retraite des parlementaires demeurent très intéressants. Avec un seul mandat de cinq ans, un député est assuré de percevoir 1.200 euros de retraite par mois. Un mandat de sénateur de six ans donne droit à une pension de 1.932 euros par mois. Ils sont, depuis 2010, soumis au même âge légal de départ (62 ans) et à la même durée de cotisation (41,5 ans) que les affiliés au régime général. Leurs années de passage au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg ne sont pas comptabilisées dans leurs trimestres de cotisation.

Reste que les retraites de parlementaires constituent un sacré avantage que Laurent Wauquiez souhaite supprimer. « Je n’accepte pas que l’on parle d’annuités de cotisation supplémentaires ou de repousser l’âge de la retraite, si on ne commence pas par corriger toutes les inégalités du système de retraite », insiste le fondateur du mouvement de la Droite Sociale. Outre la suppression de tous les régimes spéciaux, le député milite pour un alignement du mode de calcul des retraites du public sur celui du privé. Il préconise le remplacement du régime actuel par annuités par un régime par points. Une proposition peu partagée par Jean-François Copé, le président de l’UMP.


Wauquiez : « Il faut une publication des situations de conflit d’intérêt chaque année » by Lefigaro.fr