Selon l’Unedic, la réforme des retraites risque d’entraîner un surcoût pour l’assurance chômage


L'organisme craint que l'allongement de la durée du travail aboutisse à une augmentation des dépenses d'indemnisation de chômage et non à l'amélioration de l'emploi des seniors.

Un rapport de l’Unedic, qui gère l’assurance chômage, que s’est procuré La Tribune, estime que la réforme des retraites pourrait avoir un effet néfaste sur les dépenses d’indemnisation du chômage.

Cette note « procurée met en évidence l’importance pour la France de doper l’emploi des seniors. Cela éviterait que la réforme des retraites et ses mesures phares -le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans et de celui auquel il est possible de partir en retraite à taux plein à 67 ans même sans avoir tous ses trimestres- ne se traduisent à terme par un transfert des prises en charge de l’assurance chômage vers d’autre systèmes moins avantageux » explique le quotidien économique.

En clair, sans amélioration de l’emploi des seniors, ces derniers se retrouverait au chômage au lieu d’être à la retraite, et viendraient gonfler les dépenses de l’Unedic. L’organisme a ainsi établi deux simulations pour 2010/18.

Dans le premier cas, où le taux d’emploi à 60 ans resterait identique à aujourd’hui, le poids financier de la réforme des retraites serait nul jusqu’en 2014. Après, les indemnités supplémentaires se chiffreraient à 230 millions d’euros en 2015, 480 millions en 2016 et à 530 millions à partir de 2017.

Dans le second cas, où l’emploi à 60 ans progresserait d’un point, le coût supplémentaire pour l’Unedic s’élèverait à 440 millions d’euros par an à partir de 2018.