Trois ans de retraite sous François Hollande


Décret « carrière longue », réforme des retraites, prime exceptionnelle... plusieurs dispositions concernant les retraités ont été mises en place depuis le début du quinquennat.    

François Hollande à l'Elysée

Ce 6 mai 2015, François Hollande fête ses trois ans à la tête de la présidence de la République. Une période marquée par des évènements majeurs en matière de retraite.

 

2 juillet 2012 : extension du dispositif carrière longue
Il s’agit d’une des promesses de campagne de François Hollande et l’une de ses premières décisions prises peu après son arrivée à l’Elysée. Le chef de l’Etat signe un décret étendant le périmètre du dispositif de départ anticipé à la retraite pour carrière longue. Il permet aux actifs ayant commencé à travailler avant 20 ans et disposant de tous leurs trimestres de partir plus tôt à la retraite. Auparavant, le dispositif était ouvert seulement aux actifs ayant débuté leur vie professionnelle à 16 ou 17 ans.

 

1er avril 2013 : création de la taxe dépendance
Instaurée par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2013, la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa) est une taxe de 0,3% destinée à financer les politiques publiques de dépendance. Elle est prélevée tous les mois directement sur les pensions de retraite (de base et complémentaires), les pensions de réversion attribuées aux conjoints survivants, les pensions d’invalidité et les rentes versées au titre de l’épargne retraite individuelle (Perp, Préfon, Madelin…) et au titre de l’épargne retraite collective (article 39, article 83, Perco…). Seuls les pensionnés soumis aux taux plein de la contribution sociale généralisée (CSG) de 6,6% sont assujettis à la Casa, soit la moitié des retraités français.

 

20 janvier 2014 : loi réformant des retraites
La loi « garantissant l’avenir et la justice du système de retraites » vise à combler le déficit de 7,6 milliards d’euros du régime général des salariés attendu en 2020. Pour y arriver, le texte instaure une hausse des cotisations vieillesse de 0,60 point entre 2014 et 2017. Une fiscalisation des majorations de pension, octroyées aux parents d’au moins 3 enfants et jusqu’ici exonérées d’impôt, est mise en place à compter de la déclaration 2014 portant sur les revenus 2013. En vue de dégager des économies, la revalorisation annuelle des pensions de base est repoussée du 1er avril au 1er octobre.
Afin d’instaurer un équilibre financier à plus long terme, la durée de cotisation exigée pour bénéficier d’une retraite à taux plein (sans décote) passe de 167 trimestres (41,75 ans) en 2020 à 172 trimestres (43 ans) à partir du 1er janvier 2035. Par ailleurs, les comptes personnels de prévention de la pénibilité sont créés. A compter du 1er janvier 2015, les salariés du privé exposés à des risques professionnels (travail de nuit, travail à la chaîne, travail en 3×8…) peuvent cumuler des points leur permettant notamment de partir plus tôt à la retraite.

 

1er octobre 2014 : pas de revalorisation
Compte tenu de la faiblesse de l’inflation et d’un effet de rattrapage négatif, les retraites de base sont indexées de 0%, ce qui équivaut à un gel des pensions de base.

 

1er janvier 2015 : changement du calcul de la CSG
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2015 modifie le mode d’attribution du taux de CSG des inactifs (dont les retraités). Suite à ce changement, 460.000 retraités voient leur taux, prélevé directement sur leurs pensions, passer de 3,8% à 6,6%.

 

18 mars 2015 : versement de la prime exceptionnelle
Pour compenser l’absence de revalorisation annuelle en 2014, une prime forfaitaire exceptionnelle de 40 euros est versée aux Français percevant moins de 1.200 euros bruts de pensions globales (tous régimes confondus) par mois, soit environ 6,5 millions de retraités.

 

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