Un contrat aidé en 2015 pour les chômeurs proches de la retraite


Le 6 novembre 2014 sur TF1 et RTL, François Hollande a annoncé la création au 1er janvier 2015 d'un contrat financé par l'Etat, réservé aux demandeurs d'emploi en fin de droits âgés de 60 à 62 ans et bénéficiaires de l'allocation spécifique de solidarité.    

François Hollande

François Hollande a décidé de s’attaquer au problème des demandeurs d’emploi seniors ne percevant plus d’allocations chômage. Le chef de l’Etat a annoncé, au cours de son intervention du 6 novembre 2014 retransmise simultanément sur TF1 et RTL, la création au 1er janvier 2015 d’un contrat aidé destiné aux chômeurs âgés de 60 à 62 ans ne justifiant pas de tous leurs trimestres de cotisation à la retraite.

 

Il a rappelé qu’une allocation existait déjà pour les sans emploi n’ayant pas atteint l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) mais disposant du nombre de trimestres requis et a souligné qu’un décret avait été adopté sous sa présidence élargissant le dispositif. Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, a en effet signé le 5 mars 2013 un décret étendant l’allocation transitoire de solidarité (ATS) aux demandeurs d’emploi en fin de droits nés en 1953.

 

Moins de la moitié des seniors actifs

Cette fois-ci, il ne s’agirait pas d’une nouvelle aide mais d’un contrat de travail dans une entreprise ou une collectivité locale financé par l’Etat et réservé aux bénéficiaire de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) âgés de 60 à 62 ans. Pour avoir accès à l’ASS, il faut être âgé d’au moins 50 ans, avoir épuisé ses droits au chômage et à la formation, être valide et ne pas disposer de ressources supérieures à 1.288,80 euros pour une personne seule ou à 1.772,10 euros pour un couple. François Hollande n’a pas précisé le nombre prévu de bénéficiaires au nouveau contrat aidé senior, ni le nom du dispositif.

En revanche, le président de la République a déclaré qu’il va inviter prochainement, dans le cadre du pacte de compétitivité (qui prévoit notamment 30 milliards d’euros d’allègements de charges), les entreprises à recruter en priorité des seniors alors que le taux de chômage chez les plus de 50 ans a augmenté de 11% depuis le début de son quinquennat pour atteindre 802.400 personnes selon les dernières statistiques publiée le 24 octobre. Moins de la moitié (48,1%) des seniors sont aujourd’hui en activité en France.

Invité sur le plateau de TFI pour faire le bilan à son mi-mandat, le locataire de l’Elysée a reconnu que le contrat de génération n’a pas rencontré jusqu’ici le succès escompté. Mesure phare de son programme à l’élection présidentielle, cette aide récemment portée à 8.000 euros est versée aux entreprises qui acceptent de maintenir un senior d’au moins 55 ans en activité tout en embauchant un jeune de moins de 26 ans en CDI. Pour l’instant, 31.000 contrats de génération ont été conclus, loin de l’objectif des 75.000 signés par an.

 

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