Une surcote pour sauver la retraite supplémentaire des médecins


 

L’une des solutions pour sauver le régime des allocations supplémentaires vieillesse (ASV) serait d’instaurer très paradoxalement… une surcote. Obligatoire depuis 1972, l’ASV constitue le « troisième pilier » de la retraite des médecins conventionnés, aux côtés du régime de base et du régime complémentaire. Les pensions servies par ce régime supplémentaire représentent en moyenne 35% de la retraite totale des praticiens qui acceptent d’appliquer les tarifs de la Sécurité sociale. Problème : en dépit de d’une réforme instaurée en 2011 qui prévoit une baisse de 16% des pensions pour les nouveaux retraités, l’ASV demeure toujours en quasi faillite.

Comme la réforme de 2011 l’avait prévu, les services de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) ont dressé un bilan et présenté plusieurs ajustements possibles dans un courrier envoyé le 26 mars 2015 à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Le seul scénario qui permettrait d’instaurer un équilibre financier permanent de l’ASV serait de mettre en place un gel des pensions jusqu’en 2024 assorti d’un départ à la retraite à 62 ans avec une majoration de 5% par an jusqu’à 67 ans, puis de 3% entre 67 et 70 ans. Actuellement, les affiliés peuvent partir à la retraite à 62 ans mais avec une décote de 15% (10% à 63 ans, 5% à 64 ans, 0% à 65 ans).

 

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