Reconfinement en France : mesures et obligations face à une nouvelle vague du Covid-19


Face à l’éventualité d’une deuxième vague épidémique de nouveau coronavirus, le gouvernement travaille sur un plan de reconfinement localisé de la population. Pour éviter le scénario d’un reconfinement général, de plus en plus de villes imposent le port obligatoire du masque de protection à l’extérieur afin de contrer la reprise de la pandémie en France.

Reconfinement et Covid-19 : définition

Le reconfinement consiste à mettre à nouveau en place des mesures restrictives à l’encontre de la population dans le cas où une nouvelle vague du Covid-19 frappe la France. Si la propagation du nouveau coronavirus redevient problématique, l’instauration d’un deuxième confinement pourrait notamment obliger un grand nombre de Français à rester enfermés chez eux, et ce, afin de tenter de maîtriser les foyers de contagion.

Un premier confinement général de la population avait été mis en place dans notre pays entre le 17 mars et le 11 mai 2020. Durant la première vague de l’épidémie, des mesures exceptionnelles ont pu être prises. Les personnes ainsi étaient soumises à une restriction de déplacement hors de leur domicile. Seules les sorties motivées et justifiées par une attestation étaient autorisées. Pendant ces quelque deux mois de confinement, la plupart des commerces et des services ont été fermés, tout comme de nombreux lieux recevant du public. L’état d’urgence sanitaire qui avait été instauré a pris fin le 10 juillet 2020, sauf en Guyane et à Mayotte où il n’a été levé que le 18 septembre 2020.

Prochain confinement en France en septembre ou octobre 2020 ?

Second confinement en France : une hypothèse

Y aura-t-il un reconfinement en France au mois de septembre ou octobre 2020 ? La mesure n’est pas prévue à ce stade, malgré une circulation active du virus dans un nombre croissant de zones en France. Mais la perspective d’un prochain confinement fait partie des scénarios étudiés par le gouvernement, qu’il pourrait mettre en pratique en dernier recours en cas de seconde vague épidémique comparable à la première.

D’ailleurs, le 28 août dernier, Emmanuel Macron a déclaré ne pas « totalement » exclure le scénario d’un reconfinement lors d’un entretien avec quelques journalistes. « Je n’aurais pas beaucoup appris de ce que nous venons de vivre depuis huit mois pour vous dire que je l’exclus totalement », a affirmé le chef de l’État, en précisant que « nous nous mettons en situation de tout faire pour l’empêcher ».

Si reconfinement, local plutôt que national

Le scénario le plus probable, en cas de circulation très active du virus à partir d’un foyer épidémique ou cluster, serait un reconfinement local, les pouvoirs publics cherchant à éviter de mettre la toute la France à l’arrêt, pour tout un ensemble de raisons (économiques, psychologiques, politiques, etc.).

D’ailleurs, à la question « Allons-nous/Peut-on être reconfinés » sur sa page officielle consacrée au Covid-19, le gouvernement évoque la possibilité de « mesures locales », ajoutant que « l’éventualité d’un reconfinement au niveau national n’est pas envisagée à l’heure actuelle ».

Nouveau confinement en France : les mesures pour l’éviter

Pour éviter un nouveau confinement en France, les pouvoirs publics et les employeurs prennent des dispositions lors de l’identification d’un nouveau foyer épidémique ou cluster pour casser les chaînes de contamination :

  • isolement des cas contact pendant 7 jours plein après l’apparition des premiers signes de la maladie, et non plus 14 jours comme cela était prévu jusqu’à la mi-septembre (recours au télétravail en entreprise ou, quand cela n’est pas possible, prescription d’un arrêt de travail).
  • test des cas contact
  • isolement des personnes contaminées
  • information des collègues ou proches des personnes contaminées
  • isolement des personnes malades jusqu’à 2 jours après la fin des symptômes

De plus, il est essentiel que chacun fasse preuve de bon sens respecte les gestes barrière :

  • respect de la distanciation sociale d’au moins un mètre
  • éviter les réunions de famille
  • éviter les fêtes entre amis même en extérieur
  • se laver régulièrement les mains ou appliquer régulièrement du gel hydroalcoolique sur ses mains
  • éviter de se serrer la main
  • éviter de s’embrasser
  • tousser ou éternuer dans son coude
  • porter un masque dans les lieux clos et quand la distance d’un mètre est impossible à respecter.

Reconfinement en France : quand, pour quelle durée ?

Pour l’heure, un reconfinement (total ou partiel) de la population française reste encore au stade de l’hypothèse. Mais dans un avis au gouvernement rendu public le 27 juillet 2020, le Conseil scientifique Covid-19 juge « hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou hiver prochain ».

« La France se trouve dans une situation contrôlée mais fragile, avec une recrudescence de la circulation du virus cet été », prévenait à l’époque le Conseil, présidé par le professeur d’immunologie Jean-François Delfraissy. Un diagnostic qui prenait appuie sur plusieurs constats, comme l’augmentation du nombre de foyers de contagion (les fameux « clusters ») et la progression des nouveaux malades en réanimation.

Le 9 septembre 2020, ce même Conseil scientifique qualifiait d’« inquiétante » la progression de l’épidémie due au coronavirus en France.

Pour la partie de la communauté scientifique et médicale qui considère le Covid-19 comme un virus saisonnier – et qui pense, à ce titre, que les températures chaudes freinent sa virulence -, une potentielle deuxième vague pourrait toucher la France en septembre ou en octobre 2020.

Combien de temps pourrait durer un éventuel reconfinement en France ? Cela dépend non seulement de l’ampleur de la nouvelle vague épidémique, mais aussi de la délimitation géographique des zones concernées par de nouvelles restrictions sanitaires. Au regard des reconfinements de population imposés au niveau local depuis l’été 2020 dans certains pays, cela peut durer de quelques jours à plusieurs semaines.

À ce jour, un seul cas a été instauré au niveau local en France depuis le déconfinement : après la découverte de nombreux cas positifs au Covid-19 dans le village de Mtsamboro, les autorités de Mayotte ont appliqué un reconfinement temporaire de la population entre le 25 juillet et le 8 août 2020.

Par ailleurs, plusieurs établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont d’ores et déjà pris des mesures de reconfinement pour isoler et protéger leurs résidents après avoir constaté de nouveaux cas de Covid-19 en plein cœur de l’été (en Bretagne et en Lorraine, notamment).

IMPORTANT : dans le cas où un confinement strict (au niveau local ou national) serait décidé en France, un nouvel état d’urgence sanitaire doit être déclaré par le gouvernement, par le biais d’un décret en Conseil des ministres.

Général, localisé : quel reconfinement face à une deuxième vague de Covid-19 ?

Éviter à tout prix un « reconfinement généralisé » de la population : c’est le maître-mot du gouvernement comme du chef de l’État. Dans un entretien paru le 20 août dans Paris Match, Emmanuel Macron a exclu un nouveau confinement à l’échelle de la France entière, sans écarter le scénario de reconfinements localisés. « Nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s’est passé en Mayenne, et allant jusqu’à un reconfinement ciblé qu’on pourrait instaurer si la situation l’imposait », a déclaré le locataire de l’Elysée. Tout en affirmant qu’on « ne peut pas mettre le pays à l’arrêt, parce que les dommages collatéraux d’un confinement sont considérables ».

Plus tôt, lors d’un déplacement dans la métropole lilloise, le 3 août 2020, le premier ministre Jean Castex avait appelé les Français et les services de l’État à « ne pas baisser la garde » face à une résurgence du Covid-19. « Il faut nous protéger contre ce virus, surtout sans faire arrêter la vie économique et la vie sociale, c’est-à-dire en évitant la perspective d’un reconfinement généralisé », avait expliqué Jean Castex.

Dans un entretien paru dans le quotidien « Nice Matin » le 25 juillet 2020, le chef du gouvernement avait insisté sur le fait que le terme de reconfinement n’était pas « un mot tabou », tout en en arguant que, pour lui, « la priorité, c’est encore et toujours la prévention ». Pour Jean Castex donc, si reconfinement il doit y avoir, « ce peut être des reconfinements très localisés ».

En déplacement le 11 août 2020 au CHU de Montpellier, le chef du gouvernement avait tenu un discours encore plus ferme, face à une « situation épidémiologique (qui) évolue dans le mauvais sens ». Constatant que 25 nouveaux clusters étaient identifiés chaque jour (contre environ cinq par jour, trois semaines auparavant), Jean Castex avait réitéré sa volonté d’« éviter par-dessus tout un retour en arrière, un reconfinement important ».

Dans son avis du 27 juillet 2020, le Conseil scientifique Covid-19 a préconisé une réflexion sur un plan de « confinement local » pour 20 grandes métropoles. « Il est impératif de mobiliser et solliciter les autorités locales des 20 premières villes de France afin qu’elles conçoivent et opérationnalisent des plans locaux d’intervention en cas de menace sanitaire comme dans le cas de l’épidémie Covid-19 à l’instar de ce qui est fait au Royaume-Uni et en Allemagne », avertissait le Conseil.

Les 20 plus grandes villes de France en termes de population, qui pourraient être concernées par un reconfinement, sont :

  • Paris (75)
  • Marseille (13)
  • Lyon (69)
  • Toulouse (31)
  • Nice (06)
  • Nantes (44)
  • Montpellier (34)
  • Strasbourg (67)
  • Bordeaux (33)
  • Lille (59)
  • Rennes (35)
  • Reims (51)
  • Saint-Étienne (42)
  • Le Havre (76)
  • Toulon (83)
  • Grenoble (38)
  • Dijon (21)
  • Angers (49)
  • Nîmes (30)
  • Villeurbanne (69)

À quoi ressemblerait un reconfinement local, voire très local ? Dans des suggestions émises le 8 juin 2020, le Conseil scientifique évoquait notamment une fermeture des lieux de loisirs, la mise en place du télétravail à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, mais aussi une « mise sous cloche » temporaire des habitants, avec des entrées et des sorties strictement contrôlées (sans aller jusqu’à un confinement strict et total. « Ce confinement localisé visera à limiter la circulation des individus résidant dans le territoire identifié et à renforcer de façon importante les mesures barrière dans ce territoire tout en maintenant une activité à l’exclusion de celle des lieux de convivialité », ajoutait le Conseil.

Dans ce même avis, le Conseil scientifique indiquait qu’un recours à un confinement strict, généralisé à l’échelle nationale, ne serait ni souhaitable ni acceptable considérant les enjeux sanitaires, sociaux et économiques. Une mesure qui serait « catastrophique, y compris pour la santé psychologique de certains de nos concitoyens », selon les mots employés par le premier ministre Jean Castex dans son interview accordée à « Nice Matin » le 25 juillet 2020.

Pour l’heure, le reconfinement ciblé – notamment à échelle locale – est manifestement privilégié par les autorités en cas de seconde vague. Le reconfinement général, à l’échelle nationale, figure seulement en dernier recours dans les quatre scénarios de gestion de crise élaborés par le gouvernement pour faire face à un éventuel rebond de l’épidémie de coronavirus.

Coronavirus et reconfinement : les quatre scénarios du gouvernement

Alors que l’épidémie de coronavirus recommence à circuler de manière active sur certains territoires de métropole depuis cet été, le gouvernement a construit une stratégie de réponse à l’épidémie de Covid-19 autour de quatre scénarios, en attendant que des vaccins ou des traitements soient disponibles. Les scénarios possibles pour la période du post-confinement vont de la maîtrise de la circulation du virus à un reconfinement ciblé ou général de la population.

La stratégie de l’exécutif a été élaborée à partir d’un avis du Conseil scientifique paru le 2 juin 2020. Elle s’appuie sur une série d’indicateurs de surveillance, dont les principaux sont :

  • le taux d’incidence : le nombre de nouveaux cas de Covid-19 répertoriés dans la population d’une région, d’un département, d’une ville ou d’une commune
  • le taux de reproduction du nouveau coronavirus (R0 ou R effectif) : le nombre de personne que chaque patient positif au Covid-19 contamine. Lorsque l’indicateur dépasse le chiffre 1, cela veut dire que l’épidémie est « active » sur un territoire
  • le taux de positivité des tests : la proportion des tests positifs au Covid-19 par rapport au total des tests effectués
  • le pourcentage des patients hospitalisés pour cause d’infection au nouveau coronavirus

Ces indicateurs sont mis à jour régulièrement et publié sur un site dédié du ministère des Solidarités et de la Santé.

Scénario 1 : une épidémie maîtrisée

Ce scénario, qui indique que l’épidémie de Covid-19 est sous contrôle, prévaut depuis le déconfinement (initié le 11 mai 2020) sur la majeure partie du territoire français.

Il repose sur des indicateurs stabilisés, grâce notamment à la campagne de dépistage « tester – tracer – isoler » et au respect strict des gestes barrières (lavage régulier des mains, respect de la distance entre deux personnes, port du masque de protection, éviter les poignées de main et les embrassades…). Seules ces mesures sanitaires s’appliquent.

Scénario 2 : mesures différenciées

Certains territoires français (et en premier lieu le département de la Mayenne) sont entrés au cours de l’été 2020 dans le scénario 2 avec, selon la typologie du Conseil scientifique, « un ou des clusters critiques, signes d’une reprise locale de l’épidémie ».

« Afin d’éviter une reprise de l’épidémie au niveau national, ces clusters doivent être maîtrisés par des mesures importantes et précoces », préconise le Conseil. Parmi les réponses applicables : l’obligation du port du masque de protection en extérieur. Par ailleurs, des reconfinements ciblés doivent être envisagés.

Scénario 3 : une reprise « à bas bruit » de l’épidémie

Ce scénario, purement théorique à l’heure actuelle (mais pour combien de temps encore ?), « ferait basculer une situation contrôlée vers une reprise progressive et à bas bruit de l’épidémie, plus difficile à repérer », explique le Conseil scientifique. Il serait marqué par une dégradation des indicateurs de surveillance, « sans que les chaînes de contamination puissent être identifiées, ni a fortiori contrôlées ».

Conséquence : un renforcement des mesures sanitaires au niveau régional (gestes barrières, tests de dépistage, isolements individuels, mise en place du télétravail). Pour les populations à risque (personnes précaires ou âgées), les grandes métropoles ou encore les hôpitaux, des protocoles « très détaillés et prêts à l’emploi » seraient mis en place.

Scénario 4 : le stade critique de l’épidémie

C’est le pire des scénarios. Après l’échec des efforts pour endiguer l’épidémie – qui atteindrait alors « un stade critique » -, il aboutirait à un confinement généralisé de la population comme la France l’a déjà connu entre la mi-mars et la mi-mai 2020, avec ses effets catastrophiques sur l’économie, notamment.

« Ce scénario 4 doit absolument être évité, mais il ne peut être éliminé d’où l’importance d’anticiper », martèle le Conseil scientifique dans son avis du  juin 2020. L’abandon des gestes barrières ou la détection trop tardive des foyers de contagion peuvent mener à ce reconfinement général, que les autorités veulent à tout prix éviter.

Quels critères pour déclencher un reconfinement en France ?

C’est l’observation de l’évolution des quatre principaux indicateurs de surveillance qui devrait déterminer si la nécessité de procéder au reconfinement (local ou général) se faisait sentir en France.

Pour évaluer l’accélération soudaine du nombre de contaminations au Covid-19, le ministère de ministère de la Santé retient, entre autres, comme critère le taux de reproduction du virus (le R0). Il prête également attention au taux de tests positifs, qui n’a cessé d’augmenter sur le plan national depuis la mi-juillet 2020.

Autre indicateur clé de la virulence du nouveau coronavirus à l’échelle locale : le taux d’incidence, qui indique le nombre de cas positifs (diagnostiqués par test) en lien avec l’apparition de foyers épidémiques sur les sept derniers jours. Le seuil d’alerte a été fixé à 50 pour 100.000 habitants.

Paris, Marseille, Bordeaux… Les zones rouges de circulation active du Covid-19

Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nice, Lyon, Strasbourg, Toulon… La plupart des plus grandes villes de France se trouvent en « zones actives » de circulation du nouveau coronavirus.

Lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2020 pour faire le point sur l’épidémie de Covid-19 en France, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a annoncé la mise en place de trois seuils d’alerte :

  • la zone d’alerte (alerte simple, ce qui était appelé jusque-là « zone rouge ») : il s’agit des départements et des territoires dans lesquels le virus « circule nettement »
  • la zone d’alerte renforcée (zone « super-rouge ») : elle caractérise les départements et les territoires où le virus « circule très fortement »
  • la zone d’alerte maximale (zone « rouge écarlate ») : les départements et territoires où « les conséquences sont déjà lourdes sur le système sanitaire »

* Le premier niveau (zone d’alerte) concerne 69 départements. La liste des départements ainsi classés en zones d’alerte est la suivante (dernière actualisation au 23 septembre 2020) :

  • Ain (01)
  • Alpes-de-Haute-Provence (04)
  • Alpes-Maritimes (06)
  • Aude (11)
  • Aveyron (12)
  • Bouches-du-Rhône (13)
  • Calvados (14)
  • Charente (16)
  • Corse-du-Sud (2A)
  • Haute-Corse (2B)
  • Côte-d’Or (21)
  • Doubs (25)
  • Drôme (26)
  • Eure (27)
  • Gard (30)
  • Haute-Garonne (31)
  • Gers (32)
  • Gironde (33)
  • Hérault (34)
  • Îlle-et-Vilaine (35)
  • Indre-et-Loire (37)
  • Isère (38)
  • Landes (40)
  • Loire (42)
  • Haute-Loire (43)
  • Loire-Atlantique (44)
  • Loiret (45)
  • Lozère (48)
  • Maine-et-Loire (49)
  • Marne (51)
  • Haute-Marne (52)
  • Meurthe-et-Moselle (54)
  • Morbihan (56)
  • Nièvre (58)
  • Nord (59)
  • Oise (60)
  • Pas-de-Calais (62)
  • Puy-de-Dôme (63)
  • Pyrénées-Atlantiques (64)
  • Pyrénées-Orientales (66)
  • Bas-Rhin (67)
  • Rhône (69)
  • Saône-et-Loire (71)
  • Sarthe (72)
  • Savoie (73)
  • Paris (75)
  • Seine-Maritime (76)
  • Seine-et-Marne (77)
  • Yvelines (78)
  • Somme (80)
  • Tarn (81)
  • Tarn-et-Garonne (82)
  • Var (83)
  • Vaucluse (84)
  • Vienne (86)
  • Haute-Vienne (87)
  • Territoire de Belfort (90)
  • Essonne (91)
  • Hauts-de-Seine (92)
  • Seine-Saint-Denis (93)
  • Val-de-Marne (94)
  • Val-d’Oise (95)
  • Guadeloupe (971)
  • Martinique (972)
  • Guyane (973)
  • La Réunion (974)
  • Mayotte (976)

Dans ces zones, les mariages, anniversaires, tombolas, communions et autres fêtes associatives ne peuvent plus réunir plus de 30 personnes. Les préfets sont habilités à prendre des mesures supplémentaires si la situation l’exige.

* La zone d’alerte renforcée (« super-rouge ») concerne 11 métropoles françaises :

  • Paris
  • Lille
  • Toulouse
  • Saint-Étienne
  • Rennes
  • Rouen
  • Grenoble
  • Montpellier
  • Bordeaux
  • Lyon
  • Nice

Dans ces villes, la jauge des grands rassemblements publics est abaissée à 1.000 personnes (contre 5.000 auparavant). De plus, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public sont interdits, tout comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes. Dans ces 11 métropoles, les bars ne pourront pas rester ouverts après 22 heures. Les restaurants ne sont pas concernés par cet horaire de fermeture anticipée. Les salles de sport, les gymnases et les salles des fêtes resteront fermés dans ces zones.

* Concernant enfin la zone d’alerte maximale (le dernier stade avant le passage en « état d’urgence sanitaire »), elle concerne pour l’heure :

  • le département de Guadeloupe
  • la métropole Aix-Marseille

Des mesures drastiques y seront mises en place à compter du 26 septembre 2020, et pour une durée de quinze jours. Il s’agit de :

  • la fermeture totale des bars et restaurants
  • la fermeture des « établissements recevant du public », sauf s’il existe un « protocole sanitaire strict » (les lieux culturels comme les théâtres, les musées ou les cinémas pourront donc rester ouverts)

À NOTER : les enterrements organisés dans la zone d’alerte maximale (Guadeloupe et métropole Aix-Marseille) ne seront pas concernés par ces restrictions.

Ces décisions font suite au constat d’une accélération des nouveaux cas de contamination et d’une circulation rapide du virus.

Dès lors, les préfets de ces zones – qualifiées de « particulièrement à risque » par le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon – peuvent prendre des mesures encore plus restrictives pour lutter contre la propagation du Covid-19. Parmi ces mesures, définies par un décret du 10 juillet 2020 (article 50), figurent notamment :

  • la fermeture provisoire d’établissements pouvant recevoir du public (restaurants, bars, lieux de réunion…)
  • l’interdiction de circulation des personnes et des véhicules
  • l’interdiction de l’accès aux moyens de transport collectif dans certaines zones
  • l’interdiction (sauf exceptions définies) des déplacements de personnes conduisant à la fois à sortir d’un périmètre défini par un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et de sortir du département dans lequel ce dernier est situé
  • l’interdiction des marchés, couverts ou non

Le port obligatoire du masque, pour éviter le reconfinement en France

Le gouvernement a imposé, depuis le 20 juillet 2020, le port obligatoire du masque de protection chirurgical ou « grand public » (en tissu lavable) dans les lieux publics clos sur l’ensemble du territoire français. Cette mesure, inscrite dans un décret par au Journal officiel du 17 juillet 2020, vise à faire face à la crainte d’une reprise de l’épidémie de coronavirus. Il s’agit d’éviter de revivre un deuxième confinement général de la population.

Et même si aucun reconfinement n’a encore été prononcé au niveau local, certains territoires ont, dans un souci de vigilance, d’ores et déjà pris des mesures pour rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics ouverts (en extérieur). Cette obligation peut concerner l’ensemble du territoire de la commune ou de la métropole, ou seulement des espaces spécifiques (les rues plus les fréquentées, les zones les plus densément peuplées, les espaces verts, les sites accueillant un marché extérieur…).

« Dans 330 communes, l’obligation du port du masque a été édictée dans les zones publiques les plus fréquentées », a indiqué le premier ministre Jean Castex lors d’un déplacement à Montpellier, le 11 août 2020. A cette occasion, il a indiqué qu’il allait « demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics ».

Depuis un décret paru au Journal Officiel du 31 juillet 2020, un préfet de département peut imposer le port du masque de protection contre le Covid-19 dans les lieux publics ouverts.

Liste des villes/communes concernées par le port obligatoire du masque

Pour éviter la propagation incontrôlée du virus Covd-19, qui aboutirait à un reconfinement de la population, plusieurs centaines de villes, de toutes tailles, ont décidé d’imposer le port du masque à l’extérieur.

Le tableau ci-dessous liste quelques villes ayant décidé de rendre obligatoire le port du masque dans la rue afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus (non exhaustif, il est complété au fur et à mesure) :

Covid-19 : villes où le port du masque est obligatoire dans les lieux publics ouverts
VILLESZones de port obligatoirePériode d’application
Abbeville (Somme)Sur les grands rassemblements (Foire de la Madeleine, Abbeville Plage)Du 24 juillet au 2 août 2020
Ajaccio (Corse-du-Sud)- rue du Roi de Rome (de 18h à 2h)
- rue Fesch (de 9h à minuit)
- marché de la place Campinchi (de 6h à 14h)
- marché nocturne du port Tino Rossi - quai d’honneur et quai Brancaléoni (de 18h à 2h).
Du 8 au 31 août 2020
Albertville (Savoie)Sur les foires et les marchés en plein air de la communeDepuis le 31 juillet 2020
Annecy (Haute-Savoie)Sur les marchés non couvertsDepuis le 25 juillet 2020
Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales)- sur les rues piétonnes à proximité de la plage
- sur les marchés en plein air
Jusqu’au 31 août 2020
Bayeux (Calvados)- marché place Saint-Patrice, tous les samedis
- marché rue Saint-Jean, tous les mercredis
- marché du terroir et de l'artisanat normand, place de la Liberté, tous les jeudis jusqu'au 27 août 2020
- marché aux puces, place Saint-Patrice, les dimanches 9 août et 13 septembre 2020
Du 1er août au 30 septembre 2020
Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)Dans certaines zones délimitées de la ville (hyper centre-ville)Depuis le 3 août 2020
Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)Dans certaines zones délimitées de la ville (hyper centre-ville en bord de mer)Depuis le 3 août 2020
Biscarosse (Landes)- À Biscarosse Plage (avenue de la Plage dans sa section comprise entre la rue Vincent de Paul et le boulevard des Sables ; avenue de la Côte d’Argent - portion comprise entre la rue des Marsouins et la rue des Tamaris ; rue de la Douane ; Place Dufau ; Place dite "Demi-lune" située boulevard des Sables)
- sur les marchés en plein air (vendredi de 6h à 15h et dimanche de 6h à 14h)
Jusqu’au 1er septembre 2020
Blois (Loir-et-Cher)- sur le périmètre "Cœur de Ville"
- sur les marchés, les vide-greniers et les brocantes
Du 6 août au 30 septembre 2020
Bordeaux (Gironde)Dans les rues Sainte-Catherine et Porte-DijeauxDès le 15 août 2020
Bourges (Cher)- dans l'hyper centre-ville (de 20h à 6h)
- sur les marchés en plein air
Du 5 août au 6 septembre 2020
Caen (Calvados)Sur les marchés non couvertsDu 29 juillet au 31 août 2020
Canet-en-Rousillon (Pyrénées-Orientales)- sur le boulevard Cassanyes
- sur tous les marchés non-couverts
Du 20 juillet au 31 août 2020
Cannes (Alpes-Maritimes)Sur tous les marchés en plein airDepuis le 16 juillet 2020
Carnac (Morbihan)Sur le marché bihebdomadaire (mercredi et dimanche matins )Depuis le 17 juillet 2020
Château-Gontier-sur-Mayenne, Evron, Laval et Mayenne (Mayenne)Dans l’espace public du centre-ville de ces quatre communesDepuis le 28 juillet 2020
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)- dans l’hyper centre-ville
- sur les marchés de plein air, les brocantes et les vide-greniers
Du 15 au 31 août 2020
Concarneau (Finistère)- dans les rues de la ville-close
- sur les remparts
- sur le Petit-Château
- sur la place Saint-Guénolé, - sur le Carré des Larrons
- sur les marchés en plein air
Depuis le 21 juillet (de 10h à 22h)
Dax (Landes)Sur les marchés en plein air de la communeDepuis le 1er août 2020
Deauville (Calvados)- sur le marché en plein air
- dans les rues piétonnes (rues Désiré le Hoc, Eugène Colas et Olliff)
Jusqu'au 15 septembre 2020
Enghien-les-Bains (Val-d'Oise)- squares et jardins communaux
- esplanade Patenôtre Desnoyers
- boulevard du lac
- avenue de Ceinture
- rue du Général de Gaulle
- rue de Mora
- rue de l’Arrivée
- rue du Départ
Du 5 août au 15 septembre 2020 (de 9h à 22h)
Grenoble (Isère)Dans l'hyper-centre de la ville (boulevard Gambetta, quai de France, quai Perrière, quai Mounier, quai Jouvin, quai des Allobroges, pont de Chartreuse, rue Massena, boulevard Maréchal Leclerc, avenue Saint Roch, rue Hébert, place de Verdun, rue Lesdiguières, site de la Bastille)Depuis le 29 août 2020
Honfleur (Calvados)- certains secteurs de l’hyper-centre
- rues et places commerçantes
- Vieux-Port
- marchés alimentaires et non alimentaires
- jetée de l’Ouest,
- places, parkings…
Du 1er au 31 août 2020
Île de Ré (Charente-Maritime)Dans l'ensemble des rues, des espaces publics de plein air et sur les accès aux plages des dix communes de la Communauté de communes (Saint-Martin-de-Ré, Ars-en-Ré, Le Bois-Plage-en-Ré, La Couarde-sur-Mer, La Flotte, Loix, Les Portes-en-Ré, Rivedoux-Plage, Saint-Clément-des-Baleines et Sainte-Marie-de-Ré)Depuis le 14 août 2020
La Baule (Loire-Atlantique)- sur les quatre secteurs commerçants classés en zone touristique internationale (quartiers de Gaulle, Lajarrige, du marché et du Casino)
- sur tous les marchés en plein air, dont les marchés à la brocante, les marchés thématiques et les marchés nocturnes
Du 22 juillet au 31 août 2020
La Rochelle (Charente-Maritime)- sur le Vieux-Port
- dans l’hyper centre-ville
Du 22 juillet au 31 août 2020
Le Touquet (Pas-de-Calais)Dans le cœur de ville, notamment rue Saint-Jean, et sur la totalité du marché en plein airDepuis le 1er août 2020
Lille et métropole lilloise (Nord)- les zones piétonnes, permanentes ou temporaire
- les zones où la circulation routière est limitée à 20 km/h
- les zones caractérisées par une forte fréquentation du public
- les galeries commerciales, les espaces assimilés et des espaces de stationnement attenants des grandes et moyennes surfaces, marchés publics de plein air
- les espaces verts urbains…
Depuis le 3 août 2020 (pour une durée renouvelable d’un mois)
Lyon (Rhône)Sur l'ensemble du territoire de la villeDepuis le 1er septembre 2020
Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes)Dans les secteurs à forte fréquentation citoyenne et commerciale (Capitou / Centre-Ville / La Napoule / Minelle)
- aux abords des établissements scolaires
Depuis le 4 mai 2020
Marseille (Bouches-du-Rhône)- en journée autour du Vieux-Port
- en soirée à l'Escale Borely
- en soirée, dans le quartier du Cours Julien et à la Plaine
Du 8 au 31 août 2020
Nancy (Meurthe-et-Moselle)- dans l'hyper centre-ville (entre 11h et 2h)
- sur les marchés en plein air de la métropole du Grand Nancy
- lors de tout événement autorisé rassemblant plus de dix personnes
À partir du 8 août 2020
Nice (Alpes-Maritimes)- dans le centre-ville (Boulevard Gambetta, Gare Thiers - avenue Thiers, Vieux-Nice, avenue Jean Médecin
Place Masséna
avenue Félix Faure...)
- sur le bord de mer (quai Rauba Capeu, quai des États-Unis, promenade des Anglais)
Depuis le 3 août 2020
Nîmes (Gard)- boulevard Gambetta, boulevard Amiral-Courbet, boulevard de La Libération, boulevards des Arènes et Victor-Hugo
- sur les lieux des fêtes locales
Depuis le 30 juillet 2020
Noirmoutier-en-Île (Vendée)- sur les marchés hebdomadaires de Noirmoutier et l’Herbaudière
- sur les brocantes et les vide-greniers
- sur les marchés des artisans et les marchés des créateurs
- sur l’intégralité de la Grande rue, de la rue du Rosaire, sur l’esplanade de la plage des Dames
Jusqu'au 30 août 2020
Orléans (Loiret)- sur les quais de la Loire (entre 21h et 6h)
- sur les marchés mixtes, non alimentaires, alimentaires, ainsi que les brocantes et les vide-greniers
Du 31 juillet au 30 septembre 2020
Paris (Paris) et sa petite couronneDans la totalité de l’espace public à Paris et sur l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine et du Val-de-MarneDepuis le 28 août 2020
Perros-Guirec (Côtes-d'Armor)- dans les rues commerçantes
- sur les secteurs littoraux (notamment les sentiers des douaniers et les fronts de mer, de 10h à 19h)
Jusqu'au 30 août 2020
Rennes (Ille-et-Vilaine)- dans le centre-ville (secteur délimité par le quai Saint-Cast, le boulevard de Chézy, la rue Legraverend, la rue de l’Hôtel-Dieu, la rue Lesage, la rue du Général Guillaudot, le Contour de la Motte, la rue Gambetta, l’avenue Janvier, le boulevard de la Liberté, la place de Bretagne, la place Maréchal Foch)
- sur le mail François Mitterrand et les quais de la Vilaine
- dans le jardin de la Confluence
- dans le parc Saint-Cyr
- sur les plages de Baud-Chardonnet et les terrasses Vertugadin
- sur les étangs d'Apigné (mais uniquement les samedis et les dimanches)
- sur tous les marchés
Du 8 au 31 octobre 2020
Rochefort (Charente-Maritime)Dans le périmètre des marchés, brocantes et de la foire mensuelleDu 25 juillet au 29 septembre 2020
Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)Dans les rues d'Intramuros, y compris les rempartsDu 31 juillet au 30 août 2020
Saint-Tropez (Var)Dans le centre-ville, le port et la citadelleDepuis le 8 août 2020, et pour une durée d'un mois minimum
Strasbourg (Bas-Rhin)Dans l'ensemble des rues de l'Eurométropole (Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Lingolsheim, Bischheim, Ostwald, Hoenheim), de Haguenau, de Sélestat, de Bischwiller, d'Obernai, de Saverne et d'ErsteinDepuis le 29 août 2020
Toulouse (Haute-Garonne)- sur l'ensemble du territoire de la ville de Toulouse, entre 7 heures et 3 heures du matin
- sur les marchés en plein air, les brocantes et les vides-greniers dans toute la Haute-Garonne
A compter du 21 août 2020 pour toute la Ville Rose
Depuis le 5 août pour les marchés en plein air, brocantes et vides-greniers
Tours (Indre-et-Loire)- dans l'hyper centre-ville (Vieux-Tours, la place Plumereau, rue des Halles, rue de la Scellerie, la rue du Commerce, la place de la Résistance et la place de Châteauneuf)
- sur les bords de Loire
Dès le 7 août 2020 (entre 18h et 6h)
Troyes (Aube)Dans les jardins et les parcs publicsDepuis le 21 juillet 2020
Villeurbanne (Rhône)Sur l'ensemble du territoire de la villeDepuis le 1er septembre 2020

Depuis le 28 août 2020, le port du masque obligatoire est généralisé sur l’ensemble de l’espace public à Paris et en petite couronne (l’ensemble des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne), pour une durée indéterminée. Seuls les cyclistes et les joggeurs ne sont finalement pas concernés par cette obligation.

Dès le 10 août (et pour une durée d’un mois), le port du masque avait été rendu obligatoire en extérieur dans certaines rues fréquentées de Paris, conformément à un arrêté préfectoral en date du 7 août 2020. La mesure avait ensuite été étendue à de nouvelles zones dès le 15 août, avant qu’elle ne soit finalement généralisée à la fin du mois à l’ensemble du domaine public de la capitale.

En France, l’absence du masque dans les lieux publics extérieurs où il est rendu obligatoire peut être sanctionnée d’une amende de 135 euros en cas de contrôle.