Plus de 150 ETF sont éligibles au plan d’épargne en actions (PEA), dont une trentaine exposés hors d’Europe, notamment sur le MSCI World, le S&P 500 ou les marchés émergents, alors que le plan est en principe réservé aux actions européennes. Pour y entrer, ces fonds détiennent des actions européennes et échangent leur performance, auprès d’une banque, contre celle de l’indice qu’ils suivent. Ce que couvre l’offre, ce qu’elle exclut, comme l’or ou les obligations, et les critères pour choisir son ETF.
Pourquoi un ETF peut être logé dans un PEA
Un fonds indiciel coté (ETF) peut être logé dans un plan d’épargne en actions (PEA) parce qu’il obéit à la règle prévue à l’article L. 221-31 du Code monétaire et financier applicable à tous les fonds. Le PEA est destiné à accueillir les actions de sociétés qui ont leur siège dans l’Union européenne ou dans un État de l’Espace économique européen (EEE) ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative. Il permet aussi de loger des parts de fonds qui allouent plus de 75% de leur actif en actions de ces sociétés. Le respect de ce quota s’apprécie à tout moment, pour l’ensemble du fonds.
Les ETF qui suivent un indice de la zone euro ou un indice français sont naturellement éligibles au PEA. Les sociétés qui composent ces indices remplissent d’emblée la condition de siège. Un ETF « Europe » n’est, en revanche, pas automatiquement éligible. Les sociétés britanniques ne sont plus éligibles depuis le 1er janvier 2021. Les sociétés suisses ne l’ont jamais été.
L’Europe hors Royaume-Uni est accessible en réplication physique, c’est-à-dire par un fonds qui détient réellement les actions de l’indice, comme le Vanguard FTSE Developed Europe ex UK UCITS ETF. Les grands indices européens qui incluent le Royaume-Uni et la Suisse (MSCI Europe, Stoxx Europe 600) sont proposés en réplication synthétique (voir ci-après).
ETF monde, S&P 500, émergents : le rôle de la réplication synthétique
Un ETF monde, américain ou émergent entre dans le PEA grâce à la réplication synthétique. Selon Morningstar, au 3 novembre 2026, 59 des 155 ETF éligibles fonctionnent ainsi, dont une trentaine exposés hors d’Europe. La réplication synthétique est l’une des deux méthodes qu’un ETF peut employer pour suivre son indice, présentées dans notre article sur le fonctionnement des ETF.
Un panier d’actions européennes échangé contre la performance de l’indice
L’ETF synthétique détient un panier d’actions européennes éligibles au PEA. Il conclut avec une banque un contrat d’échange, appelé swap. Le fonds cède à la banque la performance de son panier. La banque lui verse en retour la performance de l’indice visé, par exemple le MSCI World (indice boursier des grandes et moyennes entreprises des pays développés) ou le S&P 500 (indice de 500 grandes entreprises américaines cotées). L’épargnant reçoit ainsi la performance de l’indice sans détenir les actions qui le composent. Ce mécanisme figure dans le prospectus de chaque fonds, visé par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Risque de contrepartie et risque de change
La banque qui s’engage dans le swap est appelée la contrepartie. Si elle faisait défaut, le fonds perdrait une partie des sommes qu’elle lui doit. Ce risque de contrepartie est limité à 10% de l’actif de l’ETF par banque contrepartie.
Lorsque l’indice suivi évolue en dollars ou dans d’autres devises, cela crée un risque de change. La performance en euros dépend donc aussi de la variation des monnaies entre elles, sauf dans une version couverte contre le risque de change.
La performance de l’ETF peut enfin s’éloigner légèrement de celle de l’indice. Cette différence s’appelle l’écart de suivi ou « tracking error ».
Quels ETF sont éligibles au PEA
Selon Morningstar, au 3 novembre 2026, 155 ETF sont éligibles au PEA. L’Europe domine l’offre, avec 85 ETF exposés à l’Europe, à la zone euro ou à un pays européen. Ces fonds pratiquent presque tous la réplication physique : sept seulement sont à réplication synthétique. Les ETF monde, américains, émergents et asiatiques fonctionnent tous par swap. Amundi gère 76 des 155 ETF éligibles et 48 des 59 ETF synthétiques.
L’offre compte aussi 22 ETF sectoriels et thématiques, dont 14 synthétiques. Ils couvrent notamment les banques, la technologie, la défense, les infrastructures, l’eau, le luxe et les petites capitalisations. Un ETF exposé à l’immobilier coté européen complète l’offre. Le premier tableau ci-dessous recense les ETF éligibles par famille. Le second donne des exemples de fonds, avec leur code ISIN et leur encours.
| Famille | Nombre d’ETF | Réplication |
| Europe, zone euro et pays européens | 85 | physique ou synthétique (7 synthétiques) |
| Sectoriels et thématiques | 22 | physique ou synthétique (14 synthétiques) |
| Monde | 4 | synthétique |
| États-Unis | 11 | synthétique |
| Émergents, Asie, Japon | 8 | synthétique |
| Monétaires (taux au jour le jour par swap) | 3 | synthétique |
| Matières premières (panier diversifié) | 1 | synthétique |
| Immobilier coté européen | 1 | synthétique |
| Levier ou inverse | 10 | synthétique |
| Gestion active | 10 | sans objet |
Source : Morningstar, au 3 novembre 2026 ; décompte par famille établi par ToutSurMesFinances à partir des catégories Morningstar.
| Famille | Fonds (nom officiel) | ISIN | Encours du fonds |
| Europe | Amundi Core Euro STOXX 50 UCITS ETF EUR Acc | LU1681047236 | 4,99 Md€ |
| Europe | Amundi Euro STOXX 50 II UCITS ETF Acc | FR0007054358 | 4,80 Md€ |
| Europe | Amundi CAC 40 UCITS ETF Acc | FR0013380607 | 4,14 Md€ |
| Europe | Vanguard FTSE Developed Europe ex UK UCITS ETF (non coté à Paris) | IE00BKX55S42 | 5,36 Md€ |
| Sectoriels et thématiques | Amundi Euro Stoxx Banks UCITS ETF Acc | LU1829219390 | 5,73 Md€ |
| Sectoriels et thématiques | Amundi STOXX Europe 600 Banks UCITS ETF Acc | LU1834983477 | 2,78 Md€ |
| Sectoriels et thématiques | BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense UCITS ETF Capitalisation | LU3047998896 | 0,50 Md€ |
| Monde | Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Acc | LU1681043599 | 7,37 Md€ |
| Monde | iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF EUR Accu | IE0002XZSHO1 | 2,37 Md€ |
| Monde | Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF Acc | FR001400U5Q4 | 1,78 Md€ |
| Monde | Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF Acc | FR0014017NX3 | 0,09 Md€ |
| États-Unis | BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR C | FR0011550185 | 9,09 Md€ |
| États-Unis | Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc | FR0011871128 | 1,55 Md€ |
| États-Unis | Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc | FR0011871110 | 1,26 Md€ |
| Émergents, Asie, Japon | Amundi PEA Emergent (MSCI Emerging) ESG Transition UCITS ETF Acc | FR0013412020 | 0,91 Md€ |
| Émergents, Asie, Japon | Amundi PEA Asie Emergente (MSCI Emerging Asia) Screened UCITS ETF Acc | FR0013412012 | 0,69 Md€ |
| Émergents, Asie, Japon | Amundi PEA Japon (TOPIX) UCITS ETF EUR Acc | FR0013411980 | 0,21 Md€ |
| Monétaires | Amundi PEA Euro Court Terme UCITS ETF Acc | FR0013346681 | 0,23 Md€ |
| Monétaires | BNP Paribas Easy EUR Overnight PEA UCITS ETF Capitalisation | LU3215541056 | 0,08 Md€ |
| Monétaires | iShares € Short Term Swap PEA UCITS ETF EUR Accu | IE000I4R3252 | moins de 0,01 Md€ |
| Matières premières | iShares Diversified Commodity Swap UCITS ETF (DE) (présenté comme éligible au PEA par son émetteur) | DE000A0H0728 | 0,36 Md€ |
| Immobilier coté européen | Amundi PEA Immobilier Europe (FTSE EPRA/NAREIT) UCITS ETF Acc | FR0011869304 | 0,03 Md€ |
| Levier ou inverse | Amundi CAC 40 Daily (2x) Leveraged UCITS ETF Acc | FR0010592014 | 0,25 Md€ |
| Levier ou inverse | Amundi MSCI World (2x) Leveraged UCITS ETF Acc | FR0014010HV4 | 0,23 Md€ |
| Gestion active | Indépendance AM SICAV Europe Mid, classe UCITS ETF E (C) | LU3195985372 | 0,56 Md€ |
Sources : Morningstar, au 3 novembre 2026 (encours, toutes parts et tous investisseurs confondus) ; documents réglementaires des émetteurs (noms officiels, codes ISIN).
Certains ETF éligibles ne sont pas cotés à Paris. Ils restent accessibles dans un PEA, à condition que le courtier donne accès à la place où ils sont cotés. Selon Morningstar, 48 ETF éligibles sont dans ce cas.
Or, argent, pétrole, obligations : ce que l’offre ne couvre pas
La liste Morningstar au 3 novembre 2026 ne compte aucun ETF dédié à l’or ou à l’argent, aucun ETF investi en obligations ni aucun ETF du secteur pétrole et gaz. Ce constat ne résulte pas d’une interdiction légale, sauf pour les ETC, des produits cotés sur matières premières qui ne sont pas des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). L’unique ETF matières premières, présenté comme éligible au PEA par son émetteur, contient de l’or et de l’énergie dans un panier diversifié. Les trois ETF monétaires suivent par swap le taux au jour le jour de la zone euro (€STR), tout en détenant des actions européennes. Notre article comparatif PEA ou compte-titres indique comment accéder aux marchés absents.
ETF à effet de levier et ETF à gestion active : deux cas à part
Dix ETF à effet de levier ou inverses sont éligibles au PEA, selon Morningstar, au 3 novembre 2026. Un ETF à levier amplifie la variation quotidienne de son indice, un ETF inverse en prend le contre-pied. Ces fonds suivent de grands indices d’actions tels que le CAC 40, l’Euro Stoxx 50, le DAX, le Nasdaq-100, le MSCI USA ou le MSCI World. Ces ETF réajustent leur levier chaque jour. Au-delà d’une séance, leur performance peut différer nettement du double (ou de l’inverse) de celle de l’indice.
Dix ETF éligibles sont gérés activement. Leur gérant ne reproduit pas un indice : il sélectionne lui-même les titres. Il cherche ainsi à obtenir une performance supérieure à celle d’un indice de référence. Le résultat dépend de ses choix et peut se révéler inférieur à cet indice. Certains de ces ETF sont la part cotée en Bourse d’un fonds qui propose aussi des parts non cotées, comme celle du fonds Europe Mid d’Indépendance AM. Ils restent soumis à la même règle d’éligibilité que les autres ETF : plus de 75% de leur actif doit être investi en titres éligibles au PEA.
Comment vérifier qu’un ETF est éligible au PEA
Le moyen le plus rapide pour vérifier l’éligibilité d’un ETF au PEA consiste à consulter la fiche du fonds sur le site de son courtier. Elle peut signaler l’éligibilité au PEA. Cette indication ne remplace pas le prospectus, qui contient l’engagement du fonds d’investir plus de 75% de son actif en titres éligibles. En cas de doute, la vérification passe par la lecture du prospectus ou de son addenda pour la France. La mention n’apparaît pas toujours dans le document d’informations clés (DIC), qu’il ne faut donc pas consulter seul.
Le nom commercial du fonds ne permet pas de conclure. Plusieurs ETF éligibles n’ont pas « PEA » dans leur nom, comme le BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF ou l’Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Acc.
Pour retrouver la bonne fiche et le bon prospectus, l’épargnant peut utiliser le code ISIN, l’identifiant international d’un titre, ou le code de cotation, appelé ticker. Chaque part d’un fonds possède son propre code ISIN. Toutes les parts d’un même fonds ont pourtant la même éligibilité.
Dans un PEA assurance, l’ETF doit en plus figurer dans la liste des supports du contrat.
Les critères pour choisir un ETF dans son PEA
Allocation. Le choix d’un ETF s’inscrit dans une répartition d’ensemble de l’épargne. L’allocation dite stratégique, pensée pour le long terme, doit tenir compte du profil d’investisseur (son appétence au risque) et de son horizon de placement. Des ajustements dits tactiques peuvent s’y ajouter, selon la conjoncture économique ou le niveau de valorisation des marchés. Les convictions de l’épargnant, par exemple sur de grandes tendances de fond, peuvent aussi guider ses choix.
Exposition. L’épargnant choisit ensuite l’indice qui correspond à la zone géographique ou au(x) secteur(s) visés. Un indice monde pondéré par la capitalisation boursière, c’est-à-dire par la valeur en Bourse des entreprises, donne, par exemple, un poids élevé aux valeurs américaines (près des trois quarts du MSCI World, selon MSCI). Certains ETF existent en version couverte contre le risque de change, notamment sur le Japon et le S&P 500.
Frais. Les frais courants servent à départager deux ETF qui offrent la même exposition. Souvent désignés par l’acronyme anglais TER (total expense ratio), ils sont prélevés chaque année sur l’actif du fonds. La réglementation ne fixe aucun maximum pour ces frais. Elle plafonne en revanche le courtage sur ETF dans un PEA bancaire : 0,5% par ordre passé en ligne, 1,2% dans les autres cas.
Liquidité. L’encours du fonds, c’est-à-dire le montant total qu’il gère, donne une indication de sa liquidité, avec le volume des échanges quotidiens en Bourse. Le spread, soit l’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente affichés, constitue surtout un coût implicite pour un particulier. L’épargnant qui veut être servi immédiatement achète au prix le plus haut, celui demandé par les vendeurs, et revend au prix le plus bas, celui proposé par les acheteurs. Même si le cours de l’ETF n’a pas bougé entre-temps, il perd donc cet écart, en plus des frais de courtage.
Part. Un même ETF existe en plusieurs versions, appelées parts, toutes éligibles. Une part capitalisante réinvestit automatiquement les dividendes perçus par le fonds. Ces sommes produisent à leur tour des gains : c’est l’effet boule de neige. Une part distribuante verse les dividendes sur le compte espèces du PEA. Elle convient surtout à l’épargnant qui souhaite les réinvestir dans d’autres titres ou ETF, au prix d’un nouvel ordre et de ses frais. Ce choix n’a pas d’effet fiscal tant que l’argent reste dans le plan, comme le détaille notre page consacrée à la fiscalité des ETF dans un PEA. La cotation en euros sur Euronext Paris reste la plus simple pour un épargnant français.
Investir en ETF dans un PEA : gestion libre, versements programmés ou gestion pilotée
En gestion libre, le titulaire du plan passe lui-même ses ordres d’achat et de vente d’ETF. Ses arbitrages d’un ETF à l’autre ne déclenchent pas d’impôt tant que l’argent reste dans le plan. Chaque ordre supporte en revanche des frais de courtage et l’écart entre prix d’achat et prix de vente.
Les versements programmés consistent à investir automatiquement un montant fixe, à date fixe, sur un ou plusieurs ETF. Cette méthode est souvent désignée par l’acronyme DCA, de l’anglais dollar cost averaging. L’épargnant achète ainsi davantage de parts quand les cours baissent, et moins quand ils montent. Elle permet d’étaler le prix d’achat dans le temps. Elle ne supprime pas le risque de perte. Certains teneurs de compte la proposent, souvent sur une sélection d’ETF et avec des conditions de frais propres.
En gestion pilotée, le titulaire du PEA choisit un profil d’investissement. Un gestionnaire sélectionne ensuite les ETF et arbitre à sa place, dans le cadre d’un mandat de gestion. Des frais de gestion annuels s’ajoutent alors aux frais des ETF. Yomoni propose par exemple ce type de gestion. La gestion dite conseillée fonctionne différemment : le prestataire soumet des recommandations d’arbitrage au titulaire du plan, qui choisit de les suivre ou non. Ramify propose ce type d’offre dans le cadre du PEA.
ETF swappés : le gouvernement renonce à les exclure du PEA en 2027
À l’été 2026, la direction générale du Trésor envisageait d’exclure du PEA les fonds swappés, dont les ETF monde, selon une note de plusieurs fédérations professionnelles du secteur financier. Le 26 août 2026, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel s’est engagé à ne proposer aucune mesure en ce sens, et le projet de loi de finances pour 2027 n’en contient pas dans sa version au 4 novembre 2026. Les ETF swappés restent donc éligibles au PEA dans les conditions décrites plus haut.
ETF PEA : FAQ
Existe-t-il un ETF or éligible au PEA ?
Non, aucun ETF dédié à l’or ne figure dans la liste Morningstar au 3 novembre 2026. L’iShares Diversified Commodity Swap UCITS ETF (DE), présenté comme éligible au PEA par son émetteur, contient toutefois de l’or : 11,46% de son panier au 30 septembre 2026, selon iShares.
Un ETF peut-il perdre son éligibilité au PEA ?
Oui, dans deux cas. Le fonds perd son éligibilité s’il ne respecte plus le seuil de plus de 75% de titres éligibles, une condition qui doit être remplie en permanence. Les règles du PEA peuvent aussi évoluer : les actions britanniques ne sont ainsi plus éligibles depuis le 1er janvier 2021.
Peut-on acheter n’importe quel ETF éligible au PEA chez son courtier ?
Non, pas toujours. Certains ETF éligibles ne sont pas cotés à Paris (48 au 3 novembre 2026, selon Morningstar). L’épargnant ne peut les acheter dans son PEA que si son courtier le permet.
À propos de l'auteur
Olivier Brunet est cofondateur de ToutSurMesFinances.com et rédacteur en chef spécialisé en placements et fiscalité des particuliers. Présent au sein du média depuis sa création, il en est l’un des piliers éditoriaux. Il analyse les stratégies d’investissement, suit les évolutions fiscales et les problématiques patrimoniales avec une vision long terme, forgée par des années de pratique et de suivi des marchés.






