Rising Stone, entreprise qui conçoit et construit des chalets et appartements de luxe, souhaite lever environ 22 millions d’euros, lors de son introduction en Bourse sur Euronext Growth. La société veut acquérir de nouveaux actifs fonciers dans les stations premium des Alpes et participer à la rénovation d’un parc immobilier alpin en voie d’obsolescence.
Rising Stone : introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris
Rising Stone a lancé son introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris, le compartiment de la cote non réglementé dédié aux PME-ETI. À cette occasion, le promoteur immobilier haut de gamme en montagne, entend lever entre 23,91 et 26,08 millions d’euros, soit 25 millions d’euros en milieu de fourchette, par émission d’actions nouvelles (soit environ 22 millions d’euros nets de frais liés à l’opération). En cas de forte demande, la levée de fonds pourrait atteindre près de 30 millions d’euros, en tenant compte d’une fixation du prix en haut de la fourchette et d’un exercice intégral de la rallonge (clause d’extension).
Une cession d’actions existantes détenues par des actionnaires minoritaires est envisagée, à hauteur de plus de 5 millions d’euros, correspondant à 94 540 titres. En cas de demande insuffisante, l’émission d’actions nouvelles serait prioritaire.
L’augmentation de capital vise principalement à financer l’accélération de la croissance de Rising Stone sur son marché historique.
L’opération est couverte à 73% sur la base du prix en haut de fourchette, la société ayant reçu des engagements de souscription pour un montant total de 18,9 millions d’euros, dont :
- 4 millions d’euros de la part de la société de gestion Vatel Capital
- 3,5 millions d’euros de la part de la société de gestion Fideas Capital
- 2,1 millions d’euros de la part de la Banque Transatlantique
- 0,725 million d’euros de la part de quatre actionnaires existants
Prix de l’action Rising Stone (ALRIS, FR00140164Q1)
Le prix de l’action Rising Stone (code mnémonique : ALRIS) sera fixé entre 53,45 et 58,30 euros par action, soit 55,88 euros en milieu de fourchette.
La capitalisation boursière de Rising Stone post-opération atteindrait entre 133,9 et 146,1 millions d’euros, soit 140 millions d’euros au prix médian de l’offre. En cas de levée de fonds, rallonge incluse au prix maximum, la capitalisation se situerait à près de 150 millions d’euros.
Le flottant (part du capital dans le public) atteindrait 21,63% du capital sur la base de l’offre initiale de titres et 27,23% après exercice intégral des rallonges. Post-opération, le PDG-fondateur, Jean-Thomas Olano, conserverait la majorité du capital et des droits de vote, dans tous les cas de figure. Il en conserverait donc le contrôle.
Rising Stone, un promoteur spécialisé dans l’immobilier de luxe dans stations de haute montagne
Rising Stone opère depuis 2015 dans la construction de biens immobiliers résidentiels haut de gamme (chalets, appartements) dans les Alpes françaises, principalement à Méribel et à Courchevel. Depuis le lancement de son activité, 22 000 m² ont été livrés, avec un prix de vente unitaire moyen de l’ordre de 4 millions d’euros HT.
Progressivement, la société a intégré différentes compétences (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, architecture d’intérieur, agencement, sourcing de matériaux) pour maîtriser le coût, les délais et la qualité des projets. « Nous sommes attentifs au moindre détail », souligne Jean-Thomas Olano, avouant avoir beaucoup appris de son premier projet « le Yéti », lancé à Méribel et finalisé début 2024 après un dépassement des délais et du budget.
Chaque programme est porté par une société de projet dont Rising Stone possède entre 30% et 70%, le solde étant détenu par des co-investisseurs. « Ce modèle vise à conserver un volant de trésorerie permettant de saisir des opportunités de fonciers nécessitant parfois de se positionner sous quelques jours », justifie le PDG. Le chiffre d’affaires et la marge associée sont reconnus à l’avancement de la commercialisation et des travaux.
La société a également souhaité maîtriser davantage sa chaîne de commercialisation, en devenant propriétaire de trois agences à l’enseigne Barnes (Méribel, Courchevel et Saint-Martin-de-Belleville) et en créant, il y a quelques mois, une agence portant sa propre marque, Rising Stone International Estate. En complément, les biens sont commercialisés auprès d’agences spécialisées dans l’immobilier de prestige, comme Sotheby’s International Realty, Hampton UK, Cimalpes, L’Agence Kretz et le réseau Barnes. La société précise que plus d’une nouvelle vente sur deux est prescrite par les clients. Les Français représentent 60% de la clientèle.
En complément, Rising Stone a développé une activité de contrats pour compte de tiers (promotion ou maîtrise d’ouvrage d’exécution de travaux), où la société ne supporte pas les risques de dépassement de coûts ou de délais.
C’est ce cadre que Rising Stone réalise actuellement :
- deux projets pour la maison de champagne Roederer (construction d’un hôtel 5 étoiles à Méribel et rénovation d’un hôtel 5 étoiles à Val d’Isère) ;
- un contrat de promotion immobilière pour la réalisation d’un chalet de 500 m² à Méribel pour un particulier.
En vue de maîtriser l’exploitation des biens qu’elle commercialise, la société a intégré les activités de prestations de services suivantes :
- gestion de la location saisonnière
- conciergerie
- services para-hôteliers.
Triplement du CA attendu à l’horizon 2028
La société entend tripler de taille en trois ans : elle vise un chiffre d’affaires (CA) de l’ordre de 48 millions d’euros en 2025, de 75 millions d’euros en 2026, puis au moins 155 millions d’euros en 2028.
Côté rentabilité, Rising Stone espère plus que tripler son résultat net en trois ans, celui-ci devant passer d’une estimation de 9 millions d’euros en 2025 à plus de 30 millions d’euros en 2028.
La société envisage de mettre en place une politique de distribution de dividendes, ceux-ci devant représenter 40% du résultat net, dès 2026 au titre de 2025.
Les perspectives financières de la société à horizon 2028 sont les suivantes :
| Année | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 |
|---|---|---|---|---|
| CA | 46 M€ | ≥ 75 M€ | ≥ 100 M€ | ≥ 155 M€ |
| Résultat net consolidé | 9 M€ | ≥ 15 M€ | ≥ 22 M€ | ≥ 30 M€ |
Source : objectifs financiers communiquées par la société, sur la base des 15 programmes immobiliers en cours de développement et des contrats pour compte de tiers déjà engagés.
Ces projections incluent la réalisation des 15 programmes en cours de développement (soit 335 logements, 46 000 m²), ainsi que la montée en puissance des activités de contrats pour compte de tiers et de prestations de services, mais pas les opportunités d’actifs fonciers identifiées, susceptibles d’être financées par la présente opération.
Sur son pipeline de projets, la société revendique une marge moyenne sur projet prévisionnelle de 18,1% avant impôt sur les sociétés.
Au total, ces 15 programmes représentant un volume d’affaires (avant retraitement des sociétés de projet détenues minoritairement) de 1 009 millions d’euros sur la période 2025-2030.
Quatre moteurs de croissance
Positionné sur le marché des stations premium, où la rareté de l’offre fait face à une demande d’une clientèle fortunée croissante, Rising Stone dispose de quatre moteurs de croissance.
Outre le développement des programmes neufs déjà en cours, Rising compte :
- acquérir de nouveaux actifs fonciers. Plus de 130 projets ont été identifiés, principalement dans les Alpes françaises (Courchevel, Méribal, Val Thorens, Val d’Isère, Tignes, Megève)
- développer son activité de contrats pour compte de tiers (promotion immobilière, promotion hôtelière, prestations de services) pour le compte d’investisseurs privés ou de family offices
- restructurer et rénover des actifs immobiliers anciens dans les Alpes françaises. « C’est notre vivier de croissance le plus important, sachant que plus des trois quarts du parc sera interdit à la location à partir de 2034 en raison de notes de performances énergétiques insuffisantes », explique Jean-Thomas Olano.
Utilisation du produit de la levée de fonds par Rising Stone
Rising Stone a vocation à utiliser le produit net de son augmentation de capital, soit 22 millions d’euros en milieu de fourchette, de la façon suivante :
- pour 90% : acquisition de nouveaux fonciers pour la réalisation de nouveaux projets dans des stations de haute montagne. « Il est probable que 5 à 7 nouveaux projets viennent renforcer nos programmes existants dans les 6 à 18 mois », indique le PDG.
- pour 10% : renforcement des équipes par le recrutement de profils stratégiques, notamment dans la prospection commerciale pour l’activité pour compte de tiers et dans la conduite de travaux.
La société n’a pas prévu d’utiliser le produit de l’opération pour alléger son endettement financier (57,8 millions d’euros au 30 juin dernier).
IPO Rising Stone : informations pratiques
Modalités de l’introduction en Bourse de Rising Stone
- Marché de cotation : Euronext Growth Paris
- Code mnémonique de l’action : ALRIS
- Code ISIN : FR00140164Q1
- Prix d’introduction : entre 53,45 et 58,30 euros (prix médian : 55,88 euros)
- Nature de l’opération : augmentation de capital et cession de titres
- Nombre de titres offerts : 447 388 actions nouvelles maximum et 94 540 actions cédées pour l’offre initiale, 67 108 actions nouvelles supplémentaires en cas d’exercice intégral de la clause d’extension
- Éligibilité des titres : PEA, PEA-PME, compte-titres ordinaire (CTO), apport-cession (article 150-0 B ter du Code général des impôts)
Dates de l’IPO
Le calendrier indicatif de l’IPO de Rising Stone est le suivant :
- 4 février 2026 : approbation du prospectus par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
- 5 février 2026 : ouverture de la période de souscription
- 17 février 2026 : clôture de l’offre à prix ferme (OPF) à 17 heures pour les souscriptions au guichet de banque et à 20 heures pour les ordres passés en ligne
- 18 février 2026 : fixation du prix définitif et annonce du résultat de l’offre
- 20 février 2026 : règlement-livraison des titres
- 23 février 2026 : premières négociations des actions sur Euronext Growth
- 25 mars 2026 : date limite d’exercice de l’option de surallocation
