Droits de succession 2026 : calcul, exonération, barème

Par Olivier Brunet

Les droits de succession dépendent du lien de parenté avec le défunt et de la valeur du patrimoine reçu. Le conjoint survivant en est totalement exonéré. Les autres héritiers – enfants, frères et sœurs, neveux – bénéficient d’abattements spécifiques. Calcul, simulation et conseils pour anticiper.

Droits de succession en France : définition

Les droits de succession sont les impôts dus par chaque héritier sur la part du patrimoine reçue au décès d’un proche. Leur montant dépend du lien de parenté avec le défunt, de la valeur des biens transmis et des abattements fiscaux applicables. En France, le conjoint survivant et le partenaire de Pacs (sous conditions) en sont totalement exonérés depuis 2007.

En France, le patrimoine transmis au décès est en principe soumis au paiement de droits de succession. Chaque bénéficiaire doit s’acquitter d’une somme calculée en fonction de la part reçue . Le calcul s’effectue ainsi à partir de barèmes propres à plusieurs catégories d’héritiers. Des exonérations et abattements fiscaux sont prévus par la loi pour les conjoints du défunt et les membres de la famille.

Quand et où payer les droits de succession ?

Paiement des droits de succession : qui et à qui ?

Le paiement des droits de succession sur les biens doit en principe être effectué comptant (immédiatement), en une seule fois, au moment du dépôt de la déclaration de succession auprès des services fiscaux chargés de l’enregistrement selon le domicile du défunt :

  • soit le pôle enregistrement du centre des finances publiques (généralement rattaché au Service des impôts des entreprises – SIE)
  • soit le service départemental de l’enregistrement dans certaines grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Grasse et Nice pour les Alpes-Maritimes)
  • soit le service de la publicité foncière et de l’enregistrement dans certains départements (Dunkerque et Valenciennes pour le département du Nord, Montpellier et Béziers pour l’Hérault, Draguignan et Toulon pour le Var, Laon dans l’Aisne, Digne-Les-Bains pour les Alpes-de-Haute-Provence, Gap pour les Hautes-Alpes, Toulouse pour la Haute-Garonne…)
  • soit le Service des impôts des particuliers non -résidents (SIP NR) si le défunt résidait à l’étranger.

Tout héritier, donataire (bénéficiaire d’une donation), ou légataire (d’un legs), doit remplir une déclaration de succession au décès du défunt, sauf quelques cas particuliers. Ce document à remettre à l’administration fiscale récapitule la composition du patrimoine (biens, dettes) ainsi que les donations effectuées avant le décès. L’actif net de la succession (dettes déduites) permet de déterminer les droits à payer par chacun.

Deux cas de dérogation à l’obligation de déclaration de succession :

  1. Les héritiers en ligne directe (enfants), le conjoint ou partenaire de Pacs survivant sont dispensés de déclaration si l’actif brut successoral (actif sans déduction des dettes, le passif) est inférieur à 50 000 euros, à condition qu’ils n’aient pas bénéficié d’une donation ou d’un don manuel non déclaré de la part du défunt.
  2. Pour tout autre bénéficiaire, aucune déclaration n’est exigée si l’actif brut successoral est inférieur à 3 000 euros.

Le formulaire 2705 (Cerfa 11277*09), ainsi que les formulaires 2705-S, le 2705-A (pour les contrats d’assurance vie) ou le 2709 (pour les biens immobiliers), peut être renseigné et signé par un seul héritier, puis remis au Centre des finances publiques compétent.

Délai de dépôt de la déclaration de succession

Le délai légal pour déposer la déclaration de succession est de 6 mois à compter du décès survenu en France métropolitaine, et d’un an dans les autres cas (décès à l’étranger, dans les collectivités d’outre-mer). Certaines situations exceptionnelles peuvent décaler ce délai :

  • absence d’héritier connu
  • découverte tardive d’un testament
  • contestation de la succession
  • ignorance de l’identité d’un héritier au jour du décès.

⚠️ Toute déclaration tardive entraîne des pénalités fiscales (voir la rubrique dédiée ci-dessous).

Calcul des droits de succession

Comment calculer les droits de succession ? Le calcul s’effectue en trois étapes : détermination de l’actif net taxable, application des abattements selon le lien de parenté, puis application du barème progressif sur la part taxable restante.

Droits de succession : calcul en plusieurs étapes

  1. Déterminer l’actif net successoral
    La première étape consiste à établir l’actif net taxable du défunt, réparti ensuite entre chaque héritier. C’est sur cette part nette que les droits sont calculés.
    Actif net taxable = actif – passif
    🔹 Actif : biens meubles (voiture, bijoux, mobilier, argent liquide, lingots et pièces en métaux précieux, comptes bancaires, livrets, actions…) et immobiliers (maison, appartement, terrain, bois et forêts…). Certains biens bénéficient d’une exonération partielle ou totale.
    🔹 Passif : dettes déductibles de l’actif (frais de dernière maladie non encore remboursés, frais d’obsèques, impôt sur le revenu, impôts locaux…)
    ⚠️ Une donation consentie par le défunt à un ou plusieurs héritiers depuis moins de 15 ans doit réintégrée dans l’actif successoral pour le calcul des droits.
  2. Déterminer sa part taxable selon le lien de parenté
    En l’absence de testament, la succession est répartie suivant un ordre fixé par la loi. Chaque héritier, en fonction du lien de parenté avec le défunt, bénéficie d’un abattement fiscal personnel qui réduit sa base imposable. Plus le lien de parenté est proche, plus l’abattement est élevé.
    Lire l’article >> Degrés de parenté et droits de succession
  3. Appliquer le barème de calcul des droits
    Une fois la part taxable connue, le barème des droits de succession s’applique par tranches (barème progressif).

Simulateur de calcul de droits de succession

Il existe un simulateur officiel sur service-public.gouv.fr permettant d’obtenir une estimation gratuite et anonyme des droits de succession.  Pour l’utiliser, il faut connaître :

  • le domicile fiscal du défunt (en France ou à l’étranger)
  • sa situation particulière éventuelle (victime de guerre, d’acte de terrorisme…)
  • la valeur des nette des biens
  • et de la part revenant à l’héritier.

👉 Outil officiel : Simulateur droits de succession – service-public.gouv.fr

Qui est exonéré des droits de succession ?

Certaines dispositions légales confèrent une exonération totale de droits de successions, selon la qualité du défunt ou de l’héritier. En sont bénéficiaires :

  • le conjoint survivant (époux ou épouse), pour les successions ouvertes depuis le 22 août 2007 ;
  • le partenaire de Pacs, si la transmission du patrimoine a été prévue par testament ;
  • les héritiers dispensés de déclaration de succession (patrimoine brut inférieur à 50 000 euros ,sous conditions, ou à 3 000 euros) ;
  • les frères et sœurs vivant ensemble avant le décès (sous conditions) ;
  • les héritiers de victimes de guerre, de militaires « morts pour la France » ou « morts pour le service de la nation » ;
  • les héritiers de victimes d’actes de terrorisme ;
  • les héritiers de sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes et agents des douanes décédés en mission, cités à l’ordre de la Nation ;
  • les bénéficiaires de certains contrats d’assurance vie (sous conditions) ;
  • les bénéficiaires d’une donation en nue-propriété, avec réserve d’usufruit au profit du donateur.

Droits de succession entre époux et partenaires de Pacs : exonération

Exonération totale pour le conjoint survivant

Pour toute succession ouverte depuis le 22 août 2007, le conjoint survivant du défunt bénéficie d’une exonération totale de droits de succession. Les partenaires de Pacs en bénéficient également, à condition d’avoir rédigé un testament. Sans testament, le partenaire de Pacs est traité comme un tiers et taxé au taux de 60%, au-delà de 1 594 euros d’actif reçu.

Exonération entre frères et sœurs sous conditions

Une exonération s’applique aux frères et sœurs réunissant les trois conditions suivantes :

  • avoir plus de 50 ans au moment de la succession ou être atteint d’une infirmité empêchant de travailler
  • avoir été domicilié avec le défunt pendant cinq années précédant le décès ;
  • être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps à la date de l’ouverture de la succession.

📌 Les bénéficiaires de cette exonération doivent fournir tous les justificatifs nécessaires pour prouver leur situation.

À partir de quelle somme un héritage est-il imposable ?

Tout dépend du lien de parenté entre le défunt et l’héritier, de la nature des biens et des éventuelles donations antérieures.

Pour un héritage composé uniquement de biens imposables, les montants reçus par chacun sont imposables au-delà des montants suivants :

HéritierMontant au-delà duquel la succession est imposable
Fille / fils100 000 €
Personne handicapée (quel que soit le lien de parenté)159 325 €
Enfant handicapé259 325 € (cumul des deux abattements)
Frère ou sœur
15 932 €
Neveu ou nièce

7 967 €
Autres situations1 594 €

📌 Les abattements sont restés inchangés au 1er janvier 2026.

Notes : les montants pris en compte dans le tableau ci-dessus correspondent à la part d’actif net successoral taxable (dettes déduites) revenant à chaque héritier. Les sommes mentionnées correspondent aux abattements fiscaux en vigueur (voir ci-dessous), soit la part de patrimoine net qui n’est pas imposable. Au-delà, le barème des droits de succession s’applique.

Droits de succession : abattement en ligne directe et autres abattements

Les droits sont calculés sur la part taxable de chaque héritier, après application des abattements :

  • ligne directe (parent/enfant ou inversement enfant/parent) : 100 000 euros
  • frères et sœurs : 15 932 euros
  • neveux et nièce : 7 967 euros
  • petits-enfants, arrière-petits-enfants ou tiers (dont concubin) : 1 594 euros
  • personne handicapée : abattement supplémentaire de 159 325 euros, cumulable avec l’abattement familial

Si le défunt était domicilié en France, tous ses biens sont taxables. Si l’héritier est domicilié hors de France, seuls les biens situés en France sont imposables.

Biens partiellement ou totalement exonérés :

  • réversions de rentes viagères entre époux ou parents en ligne directe ;
  • œuvres d’art et objets de collection donnés à l’État avec son agrément ;
  • immeubles classés à l’inventaire des monuments historiques ;
  • biens forestiers ou agricoles : exonération partielle jusqu’à 75% ;
  • parts ou actions de société ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale : exonération à hauteur de 75%.

Quel montant pour ne pas payer de droit de succession ?

Il n’y a pas de droits de succession à payer dans les cas suivants :

  1. actif brut inférieur à 50 000 euros, lorsque l’ayant droit est un enfant du défunt, son conjoint survivant ou son partenaire de Pacs lié par testament ;
  2. actif brut inférieur à 3 000 euros pour tout autre héritier (articles 796-0 et 800 du Code général des impôts – CGI) ;
  3. Part nette taxable inférieure à l’abattement applicable, selon le lien de parenté
    🔹 100 000 euros pour un enfant héritant de son père ou de sa mère ;
    🔹 159 325 euros pour une personne handicapée (cumulable) ;
    🔹 15 932 euros entre frères et sœurs ;
    🔹 7 967 euros pour un neveu ou une nièce ;
    🔹 1 594 euros pour un parent éloigné ou une personne sans lien familial.

Le conjoint survivant ou le partenaire de Pacs (avec testament) ne paye aucun droit de succession, quelle que soit la valeur du patrimoine transmis.

Assurance vie et droits de succession

Assurance vie en dehors de l’actif de la succession

En principe, les versements effectués par le défunt sur une assurance vie n’entrent pas dans l’actif successoral et n’ont pas à figurer dans la déclaration de succession remise à l’administration fiscale. Seule exception : en l’absence de clause bénéficiaire, donc de bénéficiaire désigné en cas de décès, l’assurance vie est intégrée à l’actif successoral et taxable aux droits de succession.

Fiscalité de l’assurance vie en cas de décès

L’assurance vie est soumise à un régime fiscal dérogatoire (article 990 I du CGI) distinct des droits de succession, pour les sommes versées avant 70 ans.

Pour les versements effectués après 70 ans sur un contrat ouvert après le 20 novembre 1991, seule la fraction dépassant 30 500 euros (abattement commun à l’ensemble des bénéficiaires) est soumise aux droits de succession (article 757 B du CGI). Les plus-values et intérêts restent exonérés (seule la fraction de versements au-delà de l’abattement est taxable).

👉 Pour aller plus loin : Succession, diminuer les droits grâce à l’assurance vie

Les barèmes des droits de succession en 2026

Un barème progressif s’applique sur le montant taxable après abattements, selon le lien de parenté avec le défunt. Les barèmes sont restés inchangés au 1er janvier 2026 (source : article 777 du CGI).

En ligne directe

TrancheFraction de la part nette taxable
Taux
Impôt max. par trancheImpôt cumulé
1ère

Jusqu'à 8 072 €


5%404 €404 €
2ème

Comprise entre 8 072 € et 12 109 €


10%404 €808 €
3ème

Comprise entre 12 109 € et 15 932 €


15%573 €1 381 €
4ème

Comprise entre 15 932 € et 552 324 €


20%107 278 €108 659 €
5ème

Comprise entre 552 324 € et 902 838 €


30%105 154 €213 813 €
6ème

Comprise entre 902 838 € et 1 805 677 €


40%361 136 €574 949 €
7ème

Au-delà de 1 805 677 €


45%VariableVariable

Entre frères et sœurs

Fraction de la part nette taxable
Taux

Jusqu'à 24 430 €


35%

Au-delà de 24 430 €


45%

Entre tiers ou parents éloignés

Lien de parenté
Taux

Parents jusqu'au 4ème degré inclus


55%

Au-delà du 4ème degré ou sans lien de parenté


60%

Réductions sur les droits de succession

Depuis le 1er janvier 2017, les réductions de droits de succession pour charge de famille ont été supprimées pour toutes les successions ouvertes à compter de cette date (loi de finances 2017, article 32). Elles ne s’appliquent plus.

Une réduction subsiste pour les mutilés de guerre invalides à 50% : les droits sont diminués de moitié, dans la limite de 305 euros.

Comment payer les droits de succession ?

Moyens de paiement

Les droits de succession peuvent être réglés :

  • en espèces, dans la limite de 300 euros ;
  • par chèque ou virement ;
  • par dation (remise d’œuvres d’art, d’objets de collection, bois et forêts, immeubles en zone protégée par le conservatoire du littoral) lorsque les droits atteignent au minimum 10 000 euros. Cette procédure, soumise à autorisation ministérielle, peut prendre plusieurs années et suspend le paiement des droits sans intérêt de retard.

Étalement et fractionnement du paiement

Sur demande, le paiement peut être fractionné en trois versements (ou sept si l’actif comprend 50% de biens non liquides : brevets, créances non exigibles au décès, immeubles, parts sociales autres qu’actions, objets d’art…). L’intervalle entre chaque règlement est limité à 6 mois, soit un délai maximum de 3 ans à compter du premier paiement (effectué lors de la déclaration de succession).

Le paiement peut également être différé si un bien immobilier en nue-propriété est inclus dans la succession. Ce différé va jusqu’à 6 mois après la réunion de la nue-propriété et de l’usufruit ou de la cession de la nue-propriété.

📌 En contrepartie du crédit fiscal accordé, l’héritier doit constituer des garanties auprès de la Direction générale des finances publiques (DGFiP)  dans les 4 mois (hypothèque légale ou conventionnelle, nantissement d’un contrat de capitalisation…). 

Taux 2026 du paiement fractionné ou différé

Pour toute demande d’étalement (paiement différé ou fractionné) formulée en 2026, le taux d’intérêt applicable est de :

  • 2% pour les successions ordinaires
  • 0,60% pour les transmissions d’entreprises

Ces taux sont calculés conformément à l’article 401 de l’annexe III du Code général des impôts : ils correspondent aux deux tiers du taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit au cours du 4ème trimestre de l’année précédente, pour les prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans. Pour 2026, ce taux de référence s’établissait à 3,09% au quatrième trimestre 2025 (source : Banque de France – taux d’usure T1 2026), soit 2/3 × 3,09% = 2,06%, arrondi à 2%.

Le taux réduit applicable aux transmissions d’entreprises est fixé par l’article 404 GC de l’annexe III du CGI : il correspond au tiers du taux de référence avant arrondi, soit 2,06% / 3 = 0,686%, dont seule la première décimale est retenue, soit 0,60%.

📌 Pour le paiement fractionné, les intérêts sont dus à chaque acompte. Pour le paiement différé, ils sont acquittés chaque année à partir de la première année suivant l’expiration du délai pour remplir la déclaration de succession.

Droits de succession 2026 : les pénalités fiscales

En cas de retard ou d’omission, deux types de sanctions s’appliquent :

  • les intérêts de retard
  • les majorations de droits

Motifs des pénalités

Des pénalités fiscales s’appliquent aux ayants droit en cas de :

  • dépôt tardif de la déclaration (au-delà du délai de 6 mois après le décès en France, 1 an à l’étranger, 2 ans si la succession comprend des biens immobiliers en Corse) ;
  • absence de déclaration ;
  • erreurs, omissions ou sous-évaluation dans la déclaration ;
  • retard ou défaut de paiement (aucun paiement)

Intérêts de retard

Le taux est de 0,20% par mois (soit 2,40% par an), calculé sur le montant des droits dus, y compris les éventuels droits supplémentaires établis par l’administration dans le cadre d’une proposition de rectification.

Des taux réduits s’appliquent dans certains cas :

  • réduction de moitié pour les droits de succession complémentaires, si l’héritier dépose une déclaration rectificative après le délai légal ;
  • réduction de 30% pour les droits de succession complémentaires, si l’héritier demande spontanément à régulariser sa situation lors d’une procédure de contrôle, dans un délai de 30 jours.

📌 Les frais de recouvrement et les majorations ne sont pas compris dans la base de calcul des intérêts de retard (source : BOFiP BOI-CF-INF-10-10-20).

Majorations

Ces majorations s’ajoutent aux intérêts de retard et varient selon la gravité du manquement constaté par l’administration fiscale :

MotifTaux de majoration
Déclaration tardive (dès le 1er jour du 13e mois suivant le décès)10%
Manquement délibéré (mauvaise foi)40%
Manœuvres frauduleuses, abus de droit, dissimulation80%
Non-déclaration de compte bancaire, assurance vie, contrat de capi., biens placés dans un trust80%

Comment réduire ses droits de succession ?

Il est impossible d’éviter les droits de succession en présence d’un patrimoine taxable. En revanche, de nombreux leviers légaux permettent de les réduire significativement, à condition d’anticiper. Voici les principales stratégies (liste non exhaustive) :

  • se marier quand on vit en concubinage : le conjoint survivant est totalement exonéré, alors qu’un concubin est taxée à 60% au-delà de 1 594 euros reçus ;
  • faire une donation de son vivant : toute donation faite depuis plus de 15 ans n’est pas prise en compte dans l’actif taxable. L’efficacité fiscale peut être optimisée par la donation de la nue-propriété d’un bien ;
  • souscrire et alimenter un contrat d’assurance vie avant 70 ans : les sommes transmises bénéficient d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, en dehors de la fiscalité successorale classique ;
  • réaliser des présents d’usage : à l’occasion d’événements familiaux (naissance, anniversaire, baptême, mariage, diplôme…), des sommes d’argent ou objets peuvent être offerts. Ces cadeaux doivent rester proportionnés au patrimoine pour ne pas être considérés comme une donation et ne pas être taxés ;
  • Investir dans les bois et forêts : exonération de droits de succession à hauteur de 75% de leur valeur, sous conditions ;
  • Conclure un pacte Dutreil : la valeur d’une entreprise transmise à ses enfants peut être réduite des trois quarts, sous réserve d’avoir conclu un engagement de conservation des titres ;
  • Faire un don sur succession : dans les 6 mois suivant le décès, un héritier peut donner une somme d’argent à un organisme d’intérêt général (association, fondation) et déduire ce montant de sa part taxable (abattement prévu à l’article 788 du CGI) .

⚠️ La fiscalité ne doit pas être le seul moteur des décisions de transmission du patrimoine. Il convient de tenir compte de ses objectifs personnels, des besoins des bénéficiaires et des règles civiles applicables. Il est recommandé de consulter un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

À propos de l'auteur
Olivier Brunet est cofondateur de ToutSurMesFinances.com et rédacteur en chef spécialisé en placements et fiscalité des particuliers. Présent au sein du média depuis sa création, il en est l’un des piliers éditoriaux. Il analyse les stratégies d’investissement, suit les évolutions fiscales et les problématiques patrimoniales avec une vision long terme, forgée par des années de pratique et de suivi des marchés. 

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