Permis bateau 2026 : tout savoir sur les démarches, le prix et l’examen

Par Loic Farge

Piloter un bateau à moteur impose de détenir le permis adapté. Quel permis est nécessaire selon la zone de navigation et l’embarcation ? Quel budget prévoir pour la formation ? Comment s’inscrire et réussir l’examen ? Que faire en cas de perte ou de vol de votre titre ? L’essentiel à connaître sur le permis bateau de plaisance en 2026.

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Les permis bateau en 2026 : panorama complet

Chaque année, près de 100 000 permis de plaisance sont délivrés en France, d’après le ministère chargé de la Mer. Pour piloter un bateau de plaisance à moteur, tout se joue sur trois critères : la zone de navigation, le type d’embarcation et surtout la puissance du moteur.

Le permis devient obligatoire dès que le moteur dépasse 4,5 kW, soit 6 CV. Au-delà de ce seuil, vous devez être titulaire d’un permis plaisance, que vous utilisiez un semi-rigide, un voilier équipé d’un moteur auxiliaire, un jet-ski ou même un yacht.

À l’inverse, un grand voilier peut parfaitement naviguer sans permis, tant que sa motorisation reste en dessous de 6 CV : c’est bien la puissance du moteur, pas la taille du bateau, qui déclenche l’obligation.

⚠️ Cet article traite uniquement des bateaux de plaisance. Les navires professionnels – chalutiers, ferries, cargos… – relèvent d’autres titres maritimes.

Permis côtier, fluvial et extensions : quelles différences essentielles ?

Les permis bateau se distinguent principalement par la zone de navigation (mer ou fluvial) et le gabarit du bateau. Deux catégories dominent, chacune pouvant être complétée par une extension.

Le permis côtier couvre la navigation en mer près des côtes : c’est l’accès de base à la plaisance maritime.

Le permis fluvial s’applique aux rivières, canaux et lacs fermés, avec un code spécifique aux voies navigables.

Deux extensions permettent d’aller plus loin ou de conduire des embarcations plus puissantes.

  • L’extension hauturière, pour naviguer sans limite de distance en mer
  • L’extension grande plaisance eaux intérieures, pour piloter des bateaux de grande longueur ou forte puissance sur les voies fluviales.

Permis mer option côtière : à quoi il donne droit

Le permis côtier autorise la navigation jusqu’à 6 milles nautiques (environ 11 km) du rivage, quelle que soit la puissance du moteur. Il permet de piloter :

  • Des semi-rigides pour les balades côtières
  • Des vedettes pour la croisière courte
  • Des jet-skis
  • Des voiliers munis d’un moteur de plus de 6 CV, indispensable lors des manœuvres.

En revanche, il ne donne pas accès à la haute mer.

Permis option eaux intérieures : à quoi il donne droit

Le permis fluvial option eaux intérieures autorise la navigation sur :

  • Les fleuves, rivières et canauxpour les plaisanciers souhaitant explorer les cours d’eau et canaux,
  • Les plans d’eau fermés non ouverts à la mer, comme certains lacs de loisirs ou bases nautiques.

Il permet de conduire des petites péniches motorisées ou des vedettes fluviales, en respectant les règles propres au fluvial : priorités, limitations de vitesse et passage d’écluses.

⚠️Péniches sans permis : certaines péniches de location destinées aux vacanciers sont limitées en puissance (moteur inférieur à 6 CV) ; ellespeuvent donc être louées sans permis,après une courte initiation par le loueur.

Le permis fluvial option eaux intérieures ne permet pas de naviguer en mer, même à proximité du littoral.

Extensions hauturière et grande plaisance : navigation sans limitation

Les extensions permettent d’aller au-delà des capacités des permis de base :

  • L’extension hauturière permet de naviguer sans limite de distance en mer, y compris en haute mer, avec un enseignement approfondi en cartographie, météo, courants, marées et sécurité.
  • L’extension grande plaisance eaux intérieures autorise la conduite de bateaux dépassant 20 mètres de long ou de forte puissance sur les voies fluviales, comme certaines grandes péniches habitables.

Elles ne peuvent être obtenues qu’en complément du permis de base :

  • Permis côtier avant l’extension hauturière
  • Permis fluvial avant l’extension grande plaisance eaux intérieures.

Le permis côtier : naviguer près des côtes

Le permis côtier permet de naviguer en mer à proximité du littoral, sur des embarcations à moteur, sans limites de puissance. C’est le permis bateau le plus répandu chez les plaisanciers.

Zones autorisées, limites de distance et conditions d’usage

Avec le permis côtier, vous pouvez naviguer :

  • Jusqu’à 6 milles nautiques (environ 11 km) d’un abri, distance maximale où l’on peut rapidement rejoindre un port en cas de problème.
  • Dans les eaux maritimes intérieures et aux abords des ports,
  • Par temps favorable, c’est-à-dire dans des conditions où la navigation reste sécurisée pour l’embarcation et ses passagers.

👉Le permis côtier ne permet pas de s’aventurer en haute mer : au-delà de 6 milles, il faut l’extension hauturière.

Bateaux et véhicules nautiques concernés

Avec le permis côtier, il est possible de piloter :

  • Des semi-rigides type Zodiac, utilisés pour les balades côtières et sorties à la journée
  • Des vedettes ou petites unités de plaisance pour la croisière côtière
  • Des jet-skis, pour les activités nautiques sportives le long du littoral
  • Des voiliers équipés d’un moteur auxiliaire de plus de 6 CV, utile pour manœuvrer dans les ports ou rejoindre le rivage en cas de vent faible.

🚨Il ne permet pas de piloter des bateaux professionnels (chalutier, SNSM, ferries, etc.), même près des côtes.

Cas particuliers : lacs et plans d’eau fermés

Certains lacs ou plans d’eau fermés, même situés à proximité de la mer, peuvent nécessiter le permis côtier si les règles locales assimilent le lac à une « zone maritime », même s’il n’a aucun lien avec la mer, comme le lac de Serre-Ponçon ou le lac du Bourget.

Pour les petits plans d’eau, le permis n’est pas requis, ce qui permet à des embarcations légères (moteur de moins de 6 CV) louées aux vacanciers de circuler sans titre.

À l’inverse, certains plans d’eau ouverts comme le bassin d’Arcachon ou certains estuaires (Loire, Gironde) nécessitent un permis côtier.

Le permis hauturier : naviguer en haute mer

Le permis hauturier, pour la « haute mer », permet de naviguer loin du littoral, au-delà de 6 milles nautiques (soit environ 11 km du rivage), sur des embarcations de plaisance à moteur.

La navigation hauturière correspond à la navigation en pleine mer, hors de portée des ports ou abris immédiats, là où les conditions météo et maritimes peuvent évoluer rapidement. Ce permis est obligatoire pour les plaisanciers qui souhaitent naviguer au large en toute sécurité, avec des connaissances sur la lecture des cartes marines, la gestion des marées et des courants, et la sécurité en mer.

⚠️ Le permis hauturier ne concerne que les bateaux de plaisance. Les navires professionnels (bateaux de pêche, ferries, cargos, vedette SNSM) nécessitent des titres spécifiques et ne peuvent pas être pilotés avec ce permis.

Accès, prérequis et profils des candidats

Le permis hauturier est accessible :

  • Aux personnes déjà titulaires du permis côtier, obligatoire pour accéder à cette extension
  • À partir de 16 ans, âge minimum requis pour passer l’examen
  • Aux plaisanciers souhaitant naviguer en haute mer, souvent propriétaires de yachts, vedettes hauturières, semi-rigides performants ou voiliers équipés d’un moteur auxiliaire de plus de 6 CV.

Il s’agit généralement de plaisanciers réguliers, amateurs de croisières côtières et hauturières,  ou de courses au large.

Compétences visées : cartes, marées, météo, sécurité

Le permis hauturier prépare à la navigation loin du littoral, là où le rivage n’est pas visible. Il enseigne à utiliser les cartes marines pour calculer la route et se positionner, à interpréter les bulletins météo et adapter la navigation en fonction du vent, des courants et des marées.

La formation inclut aussi la gestion des zones réglementées et l’utilisation des équipements de sécurité, avec des procédures d’urgence.

Ces compétences sont indispensables pour les plaisanciers souhaitant prendre le large avec confiance.

Combien coûte un permis hauturier en 2026 ?

Le permis hauturier est plus coûteux que le permis côtier ou fluvial, car il nécessite une formation plus complète pour naviguer en pleine mer.

Entre la formation théorique, qui aborde la navigation, la météo et la sécurité, et la formation pratique, il faut compter entre 430 et 680 euros, contre 200 à 400 euros pour le permis côtier et 180 à 300 euros pour le permis fluvial, selon la région et l’école choisie.

Le permis fluvial : naviguer sur les rivières, canaux et lacs

Le permis bateau de plaisance option eaux intérieures

Le permis fluvial est appelé officiellement permis bateau de plaisance « option eaux intérieures ». Il autorise la navigation sur les rivières, canaux et lacs non ouverts à la mer où la navigation à moteur est autorisée, pour des bateaux à moteur de faible à moyenne puissance et des embarcations de moins de 20 mètres de long. Les embarcations typiques incluent les petites vedettes fluviales, les semi-rigides adaptés aux lacs et canaux, ainsi que des bateaux de location pour plusieurs jours.

Il comporte des règles spécifiques : priorités, signalisation, vitesse maximale, dépassements le passage des écluses.

⚠️ À noter : certaines péniches à moteur faible peuvent être louées sans permis, selon la réglementation locale et la taille de l’embarcation.

À savoir : Si vous possédez déjà le permis mer option côtière, vous êtes dispensé de la partie pratique.

L’extension grande plaisance eaux intérieures

L’extension grande plaisance élargit les droits du permis fluvial et permet de piloter des bateaux plus longs (plus de 20 mètres) ou puissants.

Elle nécessite la possession préalable du permis fluvial option eaux intérieures et est indispensable pour les grandes unités (exemple : péniches Freycinet) sur des croisières prolongées sur des canaux comme le canal du Midi ou certaines sections de la Loire ou sur des tronçons larges de fleuves tels que le Rhône ou la Seine.

Cette extension inclut une formation adaptée aux manœuvres spécifiques en matière d’accostage et de passages d’écluses.

Permis fluvial ou permis côtier sur un lac : comment choisir ?

Sur certains grands lacs intérieurs, le choix du permis dépend de la puissance du moteur, de la taille du bateau et du type de navigation.

Le permis fluvial suffit pour la plupart des lacs et plans d’eau fermés, y compris pour les bateaux de location utilisés plusieurs jours, tant que le moteur reste dans la limite autorisée.

Le permis côtier devient nécessaire si le lac est connecté à la mer ou si des bateaux à moteur de puissance importante y sont autorisés.

Si vous possédez déjà le permis mer option côtière, vous êtes dispensé de la partie pratique.

Quel permis bateau pour quel type de navigation ?

Tableau comparatif : zones, distances, types d’eaux, longueur de bateau, puissance moteur

Le permis à détenir dépend du lieu où vous naviguez, du type d’embarcation et de la puissance du moteur.

Type de permisZones accessiblesDistance autoriséeLongueur du bateauPuissance moteur 
Permis fluvial (eaux intérieures)Rivières, fleuves, canaux, lacs fermés-Bateaux < 20 mJusqu’à la limite légale locale (souvent < 6 CV pour naviguer sans permis)
Extension grande plaisance eaux intérieuresRivières, fleuves, canaux larges-Bateaux > 20 mPuissance élevée, péniches habitées
Permis côtier (option mer)Mer, littoral, lacs ouverts reliés à la merJusqu'à 6 milles du rivageSans limiteMoteur > 6 CV obligatoire
Permis hauturierHaute mer, pleine merSans limite de distanceSans limiteMoteur > 6 CV, navigation hauturière

Exemples concrets : pêche côtière, croisière au large, navigation fluviale de plaisance

Pour mieux s’y retrouver, voici quelques situations de navigation réelles et concrètes :

👉Pêcher le bar le week-end à 3 km des côtes ?

Vous restez près des rivages, dans la bande des 6 milles, sur un petit semi-rigide de 25 à 50 CV. C’est le périmètre du permis côtier.

👉 Partir pour une croisière au large vers la Corse, l’Italie ou les Baléares ?

Vous quittez le littoral et naviguez en pleine mer, parfois sans voir les côtes pendant plusieurs heures. La navigation demande de gérer les caps, la météo, les marées et la sécurité en pleine mer. Ici, il vous faut le permis hauturier.

👉 Naviguer avec une grande péniche de 25 à 30 m sur la Seine ou le Rhône ?

Dès que l’embarcation dépasse 20 m, l’extension grande plaisance eaux intérieures devient obligatoire pour manœuvrer sur les fleuves ou lacs.

👉 Piloter un bateau pour faire du ski nautique ou de la bouée tractée sur un grand lac ?

Le permis dépend du statut du plan d’eau :

  • Permis côtier si le lac est classé « plan d’eau maritime » ou relié à la mer.
  • Permis fluvial s’il s’agit d’un lac fermé relevant d’une réglementation terrestre.

👉 Louer une péniche pour une semaine de vacances sur le canal du Midi ?

Dans la plupart des cas, aucun permis n’est demandé. Les bateaux destinés à la location touristique sont limités en puissance (souvent moins de 6 CV). Une courte initiation du loueur suffit pour prendre les commandes.

Permis bateau délivrés avant 2008 : ce qui s’applique en 2026

Avant 2008, les permis mer et rivière étaient organisés selon une ancienne classification : permis A, B, C, ancien permis côtier, etc. Depuis la réforme, les catégories ont été simplifiées : permis côtier, permis hauturier et permis fluvial.

Si vous avez obtenu votre permis avant cette date, il reste valable à vie, mais il correspond désormais à un permis « nouvelle génération ».

Équivalences entre anciens et nouveaux permis bateaux

Voici un tableau pour comprendre rapidement à quel permis actuel correspond votre ancien titre.

Ancien permis (avant 2008)Équivalence aujourd’huiZones de navigation autorisées
Permis APermis côtierJusqu’à 6 milles d’un abri, navigation côtière
Permis BPermis hauturierToutes distances en mer, navigation hauturière
Permis CPermis fluvial (eaux intérieures)Rivières, canaux, lacs autorisés
Permis mer côtierPermis côtierLittoral, eaux maritimes intérieures
Permis grande plaisance merPermis hauturierNavigation maritime sans limite
Permis grande plaisance eaux intérieures (GPEI ancien)Extension grande plaisance eaux intérieuresEmbarcations > 20 m sur rivières et canaux

Évolution des anciens permis mer : quelles démarches effectuer ?

Certaines anciennes mentions nécessitent une mise à jour pour rester utilisables. Voici un tableau de synthèse qui détaille, permis par permis, les démarches éventuelles à prévoir.

Ancien permisCe qui change aujourd'huiDémarches éventuelles
Permis ADevient un permis côtierAucun renouvellement, aucune conversion obligatoire
Permis BCorrespond au permis hauturierAucun examen supplémentaire nécessaire
Permis CDevient le permis fluvialAucun changement, permis toujours valable
Permis mer côtier « ancien format »Identique au côtier actuelPossibilité de demander une nouvelle carte au format moderne (optionnel)
Permis grande plaisance merIntégré au hauturierAucun complément requis
GPEI ancien formatIdentique à l'extension GPEI actuelleMise à jour du titre possible en cas de duplicata

Âge minimal, conduite accompagnée et premiers pas en bateau

Avant de prendre la barre, quelques contraintes s’imposent pour passer l’examen ou pouvoir naviguer sous la responsabilité d’un adulte.

À quel âge peut-on passer le permis bateau ?

Le permis bateau est accessible dès 16 ans, que ce soit pour le permis côtier ou fluvial. C’est l’âge minimal pour passer l’examen théorique et la pratique, avec exactement les mêmes épreuves que les adultes.

Pour l’extension hauturière, il faut déjà posséder le permis côtier, mais l’âge requis reste lui aussi fixé à 16 ans, puisque l’examen est uniquement théorique.

Certains bateaux-écoles acceptent les inscriptions quelques mois avant les 16 ans, à condition que l’examen ait lieu après la date anniversaire.

Conduite accompagnée en bateau : conditions d’application et durée

Comme pour la voiture, la conduite accompagnée existe aussi en navigation de plaisance. Les jeunes peuvent ainsi se familiariser avec la barre avant d’obtenir leur permis, sous certaines conditions :

  • Elle est autorisée à partir de 14 ans.
  • Le jeune doit être accompagné d’un adulte titulaire d’un permis bateau correspondant au type de navigation (côtier, fluvial…).
  • L’adulte accompagnateur doit avoir au moins 3 ans d’expérience de navigation ou un véritable usage régulier du bateau.
  • La navigation doit se dérouler dans des conditions calmes, en dehors des zones à forte fréquentation.

Cette phase d’apprentissage n’a pas de durée minimale : l’objectif est d’acquérir les bons réflexes : lecture de la zone de navigation, anticipation des manœuvres, sécurité à bord, approche du port, tenue de cap, etc.

Naviguer avant 18 ans

En résumé, avant 18 ans, plusieurs possibilités existent pour prendre la barre :

  • Dès 14 ans : conduite accompagnée
  • Dès 16 ans : passage du permis côtier, du permis fluvial ou de l’extension hauturière (si le côtier est déjà obtenu).

Dans les faits, beaucoup de jeunes valident ainsi leur permis pour naviguer sur le bateau familial. Les capitaineries recommandent toutefois de continuer à naviguer avec un adulte expérimenté lors des premières sorties.

Permis bateau de plaisance : combien ça coûte ?

Le budget nécessaire en 2026 pour passer son permis bateau dépend du type de permis choisi, de la région et du bateau-école. Les écarts de prix peuvent être importants.

Formations au permis côtier : fourchette de prix selon les centres et les régions

Pour le permis côtier, le plus courant, il faut compter entre 350 et 550 euros. Celui-ci se décompose en :

  • Formation théorique (cours en présentiel, support pédagogique, livret candidat, accès aux tests en ligne) : 200 à 300 euros
  • Formation pratique (séance de 3 h 30 dont 2 h de pilotage effectif, avec utilisation du bateau, carburant et encadrement par un moniteur diplômé) : 100 à 200 euros.

Les régions tendues ou touristiques comme l’Île-de-France ou la Côte d’Azur affichent des tarifs supérieurs de 15 à 20% à la moyenne nationale, pouvant atteindre 500-550 euros. En Bretagne et sur la côte Atlantique, les prix se situent plutôt autour de 350 à 450 euros.

Formations au permis fluvial et aux extensions : prix moyens constatés

Le permis fluvial (eaux intérieures) se situe entre 300 et 450 euros, avec une structure similaire au permis côtier : théorie (5 h minimum) et pratique (3 h 30 dont 2 h de pilotage).

💡Bon à savoir : si vous possédez déjà le permis côtier, vous êtes dispensé de l’épreuve pratique pour obtenir le permis fluvial. Vous ne payez alors que la formation théorique spécifique aux eaux intérieures, soit environ 150-250 euros.

Pack côtier + fluvial : la plupart des bateaux-écoles proposent des formules combinées pour le permis côtier et le permis fluvial, d’un montant compris entre 500 et 700 euros, avec une formation pratique unique pour les deux permis.

L’extension hauturière (en haute mer) est souvent facturée entre 350 et 500 euros, avec une formation théorique approfondie (navigation, météo, cartes marines, marées).

Pour un permis hauturier complet (permis côtier + extension hauturière + timbres fiscaux), il faut compter 700 à 950 euros.

L’extension grande plaisance eaux intérieures, nécessaire pour piloter de grandes péniches sur les fleuves, coûte entre 600 et 1 000 euros, en raison de la formation technique plus poussée : manœuvres dans les écluses, accostages de longues péniches, etc.

Timbres fiscaux et droits d’examen : coût et conditions en 2026

Les frais officiels liés au permis bateau se composent de timbres fiscaux et, selon le cas, de frais d’examen :

  • Pour les options de base (côtière et eaux intérieures), il faut généralement prévoir 78 euros pour la délivrance du permis + 30 euros de frais d’examen théorique (réglés au centre agréé qui organise le code).
  • Pour les extensions (hauturière et grande plaisance eaux intérieures), il faut prévoir un timbre fiscal de 38 euros (correspondant au droit d’inscription à l’examen), puisque l’épreuve reste organisée dans un cadre administratif différent des options de base.

Attention : si vous passez le permis côtier et le permis fluvial en même temps, vous payez en principe un seul timbre de délivrance (78 euros). En revanche, chaque option nécessitant une épreuve théorique distincte, les droits d’examen restent dus pour chacune, soit deux timbres de 30 euros.

💡Les timbres fiscaux sont exclusivement dématérialisés depuis 2018, achetables :

  • En ligne sur le site officiel timbres.impots.gouv.fr
  • Chez un buraliste agréé, équipé pour délivrer des timbres électroniques.

👉 Validité : les timbres sont valables 12 mois et remboursables pendant 18 mois s’ils n’ont pas été utilisés.

Combien coûte un permis bateau en cas d’échec à l’examen théorique ?

En cas d’échec à l’examen théorique, une nouvelle tentative implique de régler à nouveau les droits d’examen, à savoir 30 euros pour le nouveau timbre. Comme dans certaines auto-écoles, certaines écoles de navigation proposent des heures de révision supplémentaire, avec un accès prolongé aux plateformes d’entraînement en ligne facturé 20 à 50 euros.

💡Bon à savoir : La plupart des bateaux-écoles proposent des forfaits « réussite » incluant une ou plusieurs représentations gratuites si le candidat échoue lors du premier passage.

Taux de réussite : À titre indicatif, environ 80-85% des candidats réussissent l’examen théorique du premier coup, et plus de 95% valident l’épreuve pratique lors de la première tentative.

Permis bateau : comparatif des tarifs par type de permis (tableau)

Voici un tableau synthétique permettant de visualiser en un coup d’œil les tarifs moyens pour passer les différents permis.

Type de permis / formuleFormationFrais admin / examenBudget total estimatif
Permis côtier seul350 - 450 €108 € (78 € + 30 €)450 – 550 €
Permis fluvial seul300 - 450 €108 € (78 € + 30 €)400 – 550 €
Pack côtier + fluvial500 - 600 €138 € (78 € + 30 € + 30 €)500 – 550 €
Pack côtier + hauturier (complet)600 - 800 €138 € (78 € + 30 € + 30 €)750 - 1000 €
Extension grande plaisance fluviale600 - 1 000 €78 €680 - 1100 €
Extension hauturière (côtier déjà obtenu)350 - 450 €30 €380 - 500 €

Budgets types selon votre projet

Voici des exemples de budgets à prévoir selon le projet :

  • Navigation côtière occasionnelle (balade ou pêche côtière) : permis côtier seul, soit un budget autour de 500-550 euros.
  • Navigation côtière + fluviale (mer près du littoral et voies intérieures) : pack côtier + fluvial, soit une enveloppe autour de 500-600 euros.
  • Sorties en haute mer (traversées, pêche ou croisière au large) : formation côtier + hauturier + timbre et frais), ; prévoir un budget autour de 750-1 000 euros.

📌 À garder en tête

  • Les prix varient en fonction de la région, de l’école, de la saison et des promotions. Une formation en Île-de-France ou sur la Côte d’Azur coûte généralement plus cher que dans d’autres régions.
  • Surveiller les promotions : salons nautiques, périodes creuses (octobre-mars).
  • Vérifier ce qui est inclus : théorie, pratique, support, examens, timbres fiscaux. Mieux vaut demander un devis détaillé.
  • Les packs combinés permettent des économies de 150 à 250 euros par rapport aux permis passés séparément.
  • Le Compte personnel de formation (CPF) n’est pas mobilisable pour les permis plaisance. En revanche, certains comités d’entreprise peuvent proposer une participation financière.

Inscription au permis bateau : démarches et dossier

L’inscription au permis bateau nécessite de suivre quelques étapes administratives.

Où s’adresser pour passer le permis bateau ?

Les centres de formation à la navigation appelés « bateaux-écoles » sont le passage obligé pour décrocher un permis côtier ou fluvial. Ils dispensent les cours théoriques et pratiques, puis transmettent le dossier aux services instructeurs compétents.

Selon le type de permis visé, l’organisme d’inscription change :

  • Permis côtier ou extension hauturière (mer) : les écoles de navigation agréées par les Délégations à la mer et au littoral (DML) assurent l’inscription. Elles sont présentes dans la plupart des ports et grandes villes littorales.
  • Permis fluvial et extension grande plaisance : l’inscription se fait auprès des centres de formation agréés par Voies navigables de France (VNF) ou, selon les régions, par la DML.

👉Pour le jet-ski et autres véhicules nautiques à moteur (VNM), le passage du permis se fait aussi via une école agréée, comme pour le permis côtier classique.

⚠️Seule exception : l’extension hauturière. Elle ne comporte qu’une épreuve théorique. Vous pouvez donc la préparer en candidat libre et transmettre votre dossier vous-même.

Dans ce cas, il faut contacter directement les services instructeurs (DDTM ou DDT).

Les coordonnées des services instructeurs sont disponibles :

  • Sur le site du ministère chargé de la Mer : www.mer.gouv.fr
  • Sur les sites des préfectures de votre département.

Dossier d’inscription : justificatifs à fournir selon le type de permis

La constitution du dossier d’inscription varie selon le type de permis visé.

Pour un premier permis (côtier ou fluvial), vous devez fournir :

  • Le formulaire d’inscription Cerfa n°14681*03 téléchargeable sur le site service-public.fr
  • Une copie recto-verso d’une pièce d’identité en cours de validité
  • 2 photographies d’identité récentes (moins de 6 mois, format réglementaire)
  • Le certificat médical d’aptitude physique Cerfa n°14673*01 délivré par un médecin depuis moins de 6 mois
  • Les timbres fiscaux dématérialisés : délivrance du permis (78 euros) et droits d’inscription à l’examen théorique (30 euros).

Pour un deuxième permis (si vous possédez déjà un permis côtier ou fluvial), vous devez fournir :

  • Le formulaire Cerfa n°14681*03
  • La copie de la pièce d’identité
  • La copie du premier permis bateau
  • Une seule photographie
  • Timbre fiscal de 30 euros pour l’examen théorique
  • Mais pas de certificat médical, ni de timbre de délivrance à 78 euros

Téléservices, Cerfa, timbres fiscaux : le parcours d’inscription pas à pas

L’inscription s’effectue aujourd’hui uniquement via les téléservices, ce qui simplifie les démarches et permet un suivi rapide du dossier :

  1. Remplir le formulaire Cerfa et vérifier les pièces à joindre.
  2. Acheter les timbres fiscaux : en ligne sur timbres.impots.gouv.fr ou chez un buraliste agréé.
  3. Transmettre le dossier complet au centre de formation ou, si vous passezr l’extension hauturière en candidat libre, directement aux services instructeurs.
  4. Suivre en ligne : réception de la convocation à l’examen et du PDF officiel du permis.

Où déposer son dossier d’inscription et à quels délais s’attendre ?

Le dépôt du dossier varie donc selon le type de permis, et les délais d’instruction peuvent différer selon les périodes et les régions.

  • Permis côtier et fluvial : dépôt via le centre de formation agréé, délais moyens de 2 à 4 semaines, selon la région et la période.
  • Extension hauturière en candidat libre : dépôt auprès de la DDTM (zone côtière) ou de la DDT (zone non côtière), délais 3 à 6 semaines.
  • Extension grande plaisance eaux intérieures : uniquement via un bateau-école agréé, délais similaires au permis fluvial classique.

💡Conseil pratique : constituer le dossier au moins un mois avant l’examen, surtout en haute saison (avril-septembre).

Préparation du permis bateau : formations et contenus

Chaque type de permis impose des contenus et des temps de formation spécifiques.

Formation théorique : durée et programme selon les permis

La théorie aborde les fondamentaux de la navigation. Le contenu varie selon le permis visé :

  • Permis côtier : 5 à 10 h de cours. Programme : règles de navigation côtière, signaux, bouées, sécurité des passagers, météo de base, lecture des cartes marines.
  • Permis hauturier : 10 à 15 h de cours. Programme : navigation en pleine mer, lecture de cartes avancées, calculs de position, marées et courants, météo avancée, procédures de sécurité en haute mer.
  • Permis fluvial / eaux intérieures : 5 à 8 h. Programme : réglementation des voies navigables, écluses, signalisation, priorités, sécurité à bord.
    La formation peut se faire en présentiel ou en ligne. Les centres utilisent souvent des séries de tests pour vous habituer au format de l’examen.

Formation pratique : conditions, durée, manœuvres et compétences évaluées

La formation pratique permet d’appliquer les réflexes vus en cours :

  • Permis côtier : 3 h 30 de navigation dont 2 h de pilotage. Exercices : manœuvres de port, accostage, mouillage, conduite en mer, sécurité et gestion des situations d’urgence.
  • Permis fluvial : 3 h 30 de pratique, dont 2 h de pilotage. Exercices : passage d’écluses, accostage, manœuvres dans des chenaux étroits, gestion de la vitesse et des priorités.
  • Extensions grande plaisance ou hauturier : navigation au large, sécurité, lecture de cartes, calculs de position, particularités des bateaux de grande taille, etc.

Formation théorique et pratique des permis bateau : tableau récapitulatif

Voici un tableau synthétique des formations théoriques et pratiques pour chaque type de permis bateau en 2026.

Permis / ExtensionExamen théoriqueExamen pratiqueCritères de réussite
Permis côtierQCM 40 questions, 35/40 requis3 h 30 dont 2 h de pilotageMaîtrise des manœuvres, sécurité, trajectoires
Permis fluvialQCM 40 questions, 35/40 requis3 h 30 dont 2 h de pilotageNavigation intérieure, écluses, règles de priorité
Extension hauturièreQCM sur cartes, calculs, météoPas d’épreuve pratiqueRéussite du QCM, exercices de navigation
Grande plaisance eaux intérieuresThéorie intégrée + QCMEntraînement technique dédiéMaîtrise des unités >20 m, manœuvres complexes

Conseils de formateurs, applis, blogs : comment se préparer efficacement au code et à la pratique

Voici quelques pistes pour progresser rapidement :

Les sites et les blogs de bateaux-écoles ou de passionnés de navigation :

Jacques, gérant de Id-code : « Réviser, réviser, réviser (…) Plus vous vous entraînez à répondre à des séries de questions, plus vous passerez l’examen en toute sérénité ».
Stéphane, ancien formateur au permis bateau, propose sur son site internet loisirs-nautic.fr des tests et des simulations aux différents permis bateaux entièrement gratuits et illimités. Il publie de nombreux témoignages d’utilisateurs ayant passé avec succès leur permis.

Les vidéos et tutos sur YouTube : les tutoriels aident à visualiser les manœuvres et les situations réelles. À découvrir : Les topos d’un Boc, aejacky, CodeBateau, Bateau-école de Saint-Malo, etc.

La lecture de manuels :

Le Côtier Facile de Jean-Paul Fruton pour débuter.

Permis Mer Hauturier de Philippe Mérimée et Alain René, très complet.

Les documents officiels comme Les règles de barre et de route de la Marine nationale.

Les manuels Vagnon, références incontournables pour le côtier et le fluvial.

Examen du permis bateau : déroulement et épreuves

Examen théorique : organisation, prestataires privés et critères de réussite

L’épreuve théorique du permis bateau est organisée depuis plusieurs années par des opérateurs agréés, à l’image de l’examen du Code de la route. Parmi les principaux prestataires figurent La Poste, Dekra, Point Code ou encore ObjectifCode.

L’inscription se fait en ligne, via le centre de formation ou directement sur les plateformes des opérateurs, avec un droit d’examen fixé à 30 euros.

L’épreuve prend la forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM) de 40 questions projetées sur écran. Le contenu dépend du type de permis (côtier, fluvial, extension hauturière), mais couvre toujours les fondamentaux de la navigation, la sécurité et la réglementation.
La réussite est obtenue avec au moins 35 bonnes réponses sur 40. En cas d’échec, un nouveau passage nécessite l’achat d’un autre timbre fiscal de 30 euros.

La durée totale de l’épreuve est d’environ 25 minutes, incluant le temps d’installation et les consignes. Les résultats sont transmis dans les heures qui suivent.

Examen pratique : modalités, temps de conduite et validation par le formateur

L’épreuve pratique se déroule exclusivement via un bateau-école agréé, sur un bateau à moteur spécialement équipé pour la formation.
Sa durée réglementaire est de 3 h 30, dont 2 h de pilotage effectif. Le reste du temps est consacré aux briefings, aux règles de sécurité et à la préparation des manœuvres.

Les compétences évaluées portent notamment sur :

  • la maîtrise des trajectoires,
  • les manœuvres d’accostage et de départ,
  • la tenue d’un cap,
  • les réactions en situation d’urgence (alerte, récupération d’un homme à la mer).

L’examen pratique n’est ni chronométré ni noté sous forme de QCM : il s’agit d’une évaluation continue réalisée par le formateur agréé. Une fois toutes les compétences validées, celui-ci délivre l’attestation pratique, indispensable pour obtenir le permis définitif.

Dans la plupart des cas, la validation intervient dès la première séance.

Durée de validité de l’examen théorique et conséquences en cas d’échec

Après la réussite de l’épreuve théorique, la validité est de 18 mois. Le candidat doit donc réussir l’épreuve pratique dans ce délai pour obtenir le permis.

Si l’épreuve pratique n’est pas validée à temps, l’examen théorique doit être repassé.

En cas d’échec à la théorie, un nouveau timbre fiscal de 30 euros est nécessaire pour se réinscrire. Les centres de formation proposent parfois des révisions supplémentaires, facturées entre 20 et 50 euros selon les plateformes et les options choisies.

Pour les extensions hauturières, l’épreuve est entièrement théorique : l’attestation obtenue est définitive et ne nécessite aucune validation pratique complémentaire.

Tableau récapitulatif : examens théorique et pratique selon les permis

En synthèse, voici un tableau récapitulatif des examens théoriques et pratiques selon les catégories de permis bateau.

Permis / ExtensionFormation théoriqueDurée pratiqueContenus / Compétences évaluées
Permis côtier5 à 10 h3 h 30 (dont 2 h de pilotage)Navigation côtière, signaux et balisage, sécurité des passagers, bases de météo, lecture de cartes. Manœuvres : accostage, mouillage, sécurité
Extension hauturière10 à 15 hNon obligatoire mais pratique conseilléeNavigation en haute mer, lecture avancée des cartes, calculs de position, marées et courants, météo marine, procédures d'urgences, etc.
Permis fluvial (eaux intérieures)5 à 8 h3 h 30 (dont 2 h de pilotage)Réglementation des voies navigables, signalisation, priorité, navigation sur rivières et canaux, passage d’écluses, accostage, vitesse et sécurité à bord.
Extension grande plaisance eaux intérieuresIntégrée à la formation pratique4 à 6 hManœuvres spécifiques des grandes unités (>20 m), accostages complexes, passage d’écluses, navigation sur grands fleuves, sécurité avancée.

Les documents attestant la réussite à l’examen

Attestation de réussite : durée de validité et conditions d’usage

À l’issue des épreuves, le centre de formation délivre une attestation de réussite. Ce document provisoire confirme que toutes les compétences théoriques et pratiques ont été validées.

L’attestation permet de naviguer immédiatement, dans la limite du type de permis obtenu (côtier, fluvial, etc.). Elle doit être conservée à bord avec une pièce d’identité.

Sa validité est d’un mois, le temps que l’administration édite et transmette le permis définitif au format carte. En cas de contrôle, l’attestation a la même valeur que le permis final pendant toute sa durée de validité.

Permis au format carte (depuis 2024)

Depuis 2024, le permis plaisance est délivré sous forme d’une carte plastifiée sécurisée, comparable au permis de conduire automobile.

Ce nouveau format intègre :

  • une photo d’identité,
  • un QR code authentifiant le titre,
  • les différentes catégories de permis détenues (côtier, fluvial, hauturier…).

Le document est transmis au titulaire par voie postale, après traitement du dossier par les services instructeurs.

Le format carte remplace définitivement l’ancien format papier rose saumon, qui était jugé trop facilement falsifiable.

Durée de validité du permis bateau : est-il vraiment valable à vie ?

Le permis bateau est valable à vie, sans visite médicale périodique ni renouvellement obligatoire. Il reste valable même après une longue période sans navigation, à la différence d’autres titres nautiques européens.

Toutefois, une suspension ou une annulation peut être prononcée en cas d’infractions graves (vitesse excessive, navigation dangereuse, conduite sous alcool, délits de fuite…). Il faut alors passer de nouveau l’examen.

Anciens titres : faut-il demander un renouvellement ou un changement de format ?

Les détenteurs d’anciens permis (format papier, permis mer C, A ou D, certificats délivrés avant la réforme de 2007) n’ont aucune obligation de demander un changement de support.

Ces permis restent valables sans limite de durée et conservent leur portée réglementaire.

Il est néanmoins possible de demander un passage au format carte pour disposer d’un document plus pratique. La demande s’effectue auprès de la DDTM ou de la DDT, selon la zone géographique, avec le formulaire Cerfa 14683*04, une photo et un timbre fiscal de 78 euros.

Perte, détérioration ou vol du permis bateau : comment obtenir un duplicata ?

Un permis égaré, abîmé par l’humidité ou volé peut être remplacé par un duplicata, permettant ainsi de continuer à naviguer. Les démarches pour l’obtenir sont désormais centralisées et relativement rapides.

Permis perdu ou abîmé : démarches à effectuer pas à pas

  1. Télécharger et remplir le bon formulaire : remplir le Cerfa n°14679*02 (demande de duplicata du permis de conduire un bateau de plaisance à moteur), en le datant et en le signant.
  2. Préparer les pièces justificatives. Constituez le dossier avec :
    – la copie d’une pièce d’identité en cours de validité,
    – une photo d’identité récente, en couleur et conforme, au format JPEG
    – une déclaration sur l’honneur de perte (si perte) ou, en cas de détérioration, le permis abîmé si vous l’avez encore,
    – en cas de perte, si vous avez une photocopie/scan de votre permis, joignez-la : cela peut faciliter la démarche.
  3. Ajouter le timbre fiscal exigé pour la délivrance du duplicata : acheter le timbre fiscal de 78 euros correspondant aux frais de délivrance du duplicata
  4. Envoyer le dossier au service instructeur compétent : adresser le dossier complet à la DDT/DDTM dont vous dépendez (selon votre département). Selon votre situation, la demande peut aussi être réalisée via un téléservice sur le portail www.demarches-plaisance.gouv.fr.

Les modalités de la démarche de demande de duplicata sont précisées dans la notice n°516373#04.

En attendant la réception du duplicata, une attestation provisoire peut être fournie sur demande, utile pour continuer à naviguer en cas de contrôle.

Montant du timbre et délais pour un duplicata

Le coût du duplicata correspond au timbre fiscal de délivrance de 78 euros demandé lors de la procédure.

Les délais varient selon les départements, mais se situent généralement entre 2 et 6 semaines. En haute saison, ils peuvent s’allonger.

Permis volé : déclaration et demande de nouveau titre

Lorsqu’un permis bateau a été dérobé, une déclaration de vol doit d’abord être effectuée auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie.

Le titulaire suit ensuite la même procédure que pour un permis perdu, en constituant un dossier de duplicata à l’aide du Cerfa n°14679*02, auquel s’ajoute le récépissé de déclaration remis par les forces de l’ordre. La demande est enfin instruite par la DDT/DDTM compétente.

Permis bateau : quelles sanctions en cas d’infraction ?

Certaines infractions peuvent entraîner des amendes élevées, voire un retrait du titre lorsque la sécurité des usagers de la mer ou des voies navigables est en jeu.

Conduite sans permis : sanctions et amende encourue

Piloter un bateau à moteur nécessitant un permis sans l’avoir obtenu est considéré comme un risque majeur pour la sécurité maritime et expose à une contravention de 5ᵉ classe, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

Les autorités peuvent également immobiliser le navire, voire le placer en fourrière lorsque la situation le justifie.

Infractions liées au permis bateau : contrôles, non-présentation et contraventions prévues

Les principales infractions relevées lors des contrôles peuvent être résumées ainsi :

  • Non-présentation du permis : amende forfaitaire de 38 euros, avec possible immobilisation du bateau.
  • Titre illisible ou matériel de sécurité incomplet : amendes de 68 à 1 500 euros, selon la gravité.
  • Excès de vitesse ou non-respect des règles de signalisation : amendes et retrait possible du permis.
  • Accidents avec faute de navigation : responsabilité civile et pénale engagée.

Retrait, suspension ou annulation du permis plaisance : dans quels cas ?

Dans certaines situations graves, le permis peut être suspendu ou annulé en cas de :

  • Navigation en état d’ivresse ou sous stupéfiants, avec suspension immédiate.
  • Conduite dangereuse répétée ou mise en danger d’autrui.
  • Franchissement de zones interdites ou accidents graves avec dommages corporels.

La sanction peut aller d’une suspension temporaire à une annulation totale, obligeant à repasser l’examen après constitution d’un nouveau dossier.

Toute personne amenée à acheter ou à louer un bateau de plaisance se doit de disposer d’un permis bateau. Mais selon le type de bateau, il n’est pas toujours nécessaire de passer le permis bateau. Petit rappel non négligeable : le permis bateau de plaisance est strictement limité à la pratique de la navigation pour le loisir.

Le permis bateau est obligatoire pour piloter un bateau de plaisance dont la puissance du moteur est supérieure à 6 chevaux (soit l’équivalent de 4,5 kilowatts). En revanche, le permis bateau ne s’impose pas pour la conduite d’un bateau affichant une puissance inférieure ou égale à 6 chevaux ou d’un navire de plaisance à voile de faible puissance (même équipé d’un moteur auxiliaire).

Jet-ski, voiliers : le permis bateau est-il obligatoire ?

La réglementation varie selon le type d’embarcation et sa motorisation.

Règles pour le scooter des mers (jet-ski) en mer et en eaux intérieures

Le jet-ski, ou scooter des mers, est considéré comme un véhicule nautique à moteur (VNM). Pour le piloter :

  • En mer, un permis côtier est obligatoire si la puissance dépasse 6 CV (4,5 kW). La navigation est limitée à la zone côtière.
  • Sur les voies intérieures (lacs et rivières), le permis fluvial peut être requis selon les règlements locaux, notamment si le lac est considéré comme un plan d’eau « navigable à moteur ».
  • Les mineurs peuvent naviguer sous conduite accompagnée dès 14 ans, mais uniquement avec un adulte titulaire du permis correspondant.

La réglementation impose aussi le respect des zones de vitesse, des balisages sans oublier la sécurité : gilet, coupe-circuit, etc.

Faut-il un permis bateau pour piloter un voilier sans moteur ?

Pour un voilier uniquement propulsé à la voile, le permis n’est pas obligatoire, quelle que soit la longueur de l’embarcation. La sécurité reste de mise : maîtrise des manœuvres, lecture de la météo et des cartes, et bien sûr respect des règles de priorité sur l’eau sont indispensables.

Même sans moteur, il est recommandé de suivre une formation pratique pour naviguer sereinement et éviter les accidents ou collisions.

Voilier avec moteur de plus de 6 chevaux : quand le permis devient-il obligatoire ?

Dès que le voilier est équipé d’un moteur auxiliaire dépassant 6 CV (4,5 kW), le permis devient obligatoire :

  • Permis côtier si la navigation se fait à proximité des côtes.
  • Permis hauturier pour les sorties en pleine mer, au-delà de 6 milles nautiques.

Le moteur auxiliaire peut être utilisé pour manœuvrer dans les ports ou en cas de vent faible, mais dès qu’il dépasse le seuil légal, le plaisancier doit être titulaire du permis correspondant.

Permis bateau : les règles de navigation à l’international

Naviguer à l’étranger implique de connaître les règles locales et de vérifier la validité de son permis. Les exigences varient selon le pays et le type de navigation (côtière ou hauturière).

Le permis bateau français est-il valable à l’étranger ?

Le permis bateau français est reconnu dans de nombreux pays, surtout en Europe, mais la validité peut dépendre du type de navigation et de la puissance du moteur. Dans certains pays méditerranéens (Espagne, Italie, Grèce), le permis côtier suffit pour louer un bateau de plaisance.

Pour les destinations hors Europe ou pour des embarcations puissantes, il est souvent nécessaire d’obtenir un certificat international ou une traduction officielle du permis.

Certificat international (ICC/CPI) : à quoi il sert et comment l’obtenir ?

Le Certificat International de Conduite (ICC ou CPI) est un document qui traduit le permis français dans une norme reconnue par la Convention internationale de navigation de 1998. Il permet de piloter un bateau dans de nombreux pays étrangers (Grèce, Croatie) sans devoir repasser un examen local.

Pour l’obtenir, il convient de :

  • Faire la demande via le site officiel du ministère chargé de la Mer ou auprès des bateaux-écoles agréées.
  • Fournir une copie du permis français valide et éventuellement un justificatif d’identité.
  • Le certificat est généralement valable 5 ans.

Permis bateau obtenu à l’étranger et équivalences : formulaire Cerfa et démarches

Un plaisancier titulaire d’un permis étranger peut, sous certaines conditions, le faire reconnaître en France pour naviguer sur les eaux intérieures ou côtières. Pour cela, il doit :

  • Déposer une demande auprès des services instructeurs (DML/DDTM ou DDT selon la zone).
  • Fournir le formulaire Cerfa n°14683*04 pour la reconnaissance du titre étranger.
  • Joindre une copie certifiée conforme du permis étranger et, si nécessaire, une traduction officielle.
  • L’administration vérifie la validité et le contenu du permis avant de délivrer un permis français équivalent.

Permis bateau et nationalité du plaisancier : conditions de conduite selon le pavillon

La nationalité du plaisancier n’est pas un obstacle pour naviguer en France si le permis est reconnu. Toutefois :

  • Les navires étrangers doivent respecter la réglementation française lorsqu’ils entrent dans les eaux françaises.
  • Les plaisanciers français sur des bateaux immatriculés à l’étranger doivent disposer d’un permis reconnu par le pays du pavillon pour naviguer légalement.

Chiffres clés et statistiques sur le permis bateau en France

Combien de permis bateau sont délivrés chaque année ?

Ces dernières années, environ 90 à 100 000 permis bateau de plaisance sont délivrés en France chaque année pour les embarcations à moteur de plus de 4,5 kW (6 CV), en mer ou sur les voies navigables.

Un niveau élevé par rapport aux années 2010, on comptait entre 50 et 70 000 passages de permis par an. Il y a même eu un pic à 120 000 pendant le Covid, mais l’engouement pour la navigation de loisirs est cependant retombé depuis.

Ce sont les permis côtiers qui sont les plus demandés. Par exemple, en 2024, derniers chiffres disponibles, sur les 89 158 permis obtenus, les permis côtiers représentaient 77% des permis, les permis fluviaux 19,3%, l’extension hauturière 3,6% et l’extension grande plaisance eaux intérieures à peine 0,1% (69 permis délivrés en 2024).

Nombre de navires de plaisance immatriculés en France

La flotte française de bateaux de plaisance est l’une des plus importantes d’Europe. Selon les données les plus récentes disponibles, plus d’un million de navires de plaisance étaient immatriculés en eaux maritimes françaises au 31 août 2022, la majorité étant des bateaux à moteur de petite taille, selon le ministère de la Transition écologique.

La pratique de la plaisance en France rassemble aussi environ 4 millions de plaisanciers réguliers au sein d’une communauté de près de 15 millions de pratiquants de loisirs nautiques, incluant voile, plaisance et autres sports nautiques.

Parcours types et exemples concrets selon votre projet

Cas n°1 : louer un bateau à moteur pour les vacances en Méditerranée

Pour louer un bateau à moteur en Méditerranée et longer les côtes françaises, italiennes, croates ou grecques, le permis côtier est obligatoire dès que la puissance du moteur dépasse 6 CV.

⚠️ Attention : le permis côtier seul ne vous autorise pas à traverser vers la Corse, les Baléares ou à naviguer sur de longues distances en haute mer. Pour ces traversées, l’extension hauturière devient indispensable.

Cas n°2 : passer du voilier en club à la croisière hauturière

Vous naviguez régulièrement sur un voilier de club près du rivage et rêvez désormais de croisières hauturières ? Une formation complémentaire s’impose. Le permis hauturier est obligatoire pour naviguer loin du littoral, parfois plusieurs heures sans apercevoir la côte. Cette formation vous apprend à lire les cartes marines, calculer votre position, interpréter les marées et courants, et anticiper les conditions météorologiques.

Même avec une très bonne maîtrise de votre voilier, la navigation en haute mer exige des compétences spécifiques pour gérer les imprévus et garantir la sécurité de votre équipage.

Cas n°3 : acheter une vedette fluviale pour naviguer sur les canaux

Vous envisagez d’acheter une vedette pour sillonner les canaux, rivières et lacs français ? Le permis fluvial (option eaux intérieures) est requis si le moteur dépasse 6 CV.

Cette formation vous prépare à la navigation fluviale : gestion des écluses, manœuvres dans des chenaux étroits, accostages délicats et respect des priorités sur les voies navigables. Elle est essentielle pour profiter pleinement du canal du Midi, de la Loire ou d’autres voies d’eau en maîtrisant les règles locales et les consignes de sécurité.

Pour les bateaux de plus de 20 mètres ou particulièrement puissants, l‘extension grande plaisance eaux intérieures devient obligatoire. Elle inclut une formation pratique spécifique aux grandes unités et aux manœuvres dans des conditions plus exigeantes.

Cas n°4 : piloter un jet-ski l’été en toute légalité

Pour piloter un jet-ski ou tout autre véhicule nautique à moteur (VNM), que ce soit en mer ou sur un grand lac, le permis côtier est obligatoire dès que la puissance dépasse 6 CV.

Cette formation vous sensibilise aux règles de sécurité, notamment dans la bande des 300 mètres le long du rivage (zone particulièrement accidentogène), et vous apprend à identifier les zones réglementées comme les plages surveillées et les zones de baignade. Sur les plans d’eau intérieurs, le permis fluvial peut suffire selon la réglementation locale.

⚠️ Bon à savoir : quelques exceptions permettent de piloter sans permis, notamment lors d’une initiation encadrée par un moniteur diplômé d’État, ou avec un scooter des mers de moins de 6 CV (mais à vitesse limitée). Attention toutefois : la plupart des jets-skis affichent une puissance d’environ 100 CV, rendant le permis indispensable.

Questions fréquentes sur le permis bateau

Quels sont les différents types de permis bateau en France ?

La France propose plusieurs catégories de permis selon votre projet de navigation. Pour la mer, le permis côtier permet de naviguer jusqu’à 6 milles nautiques d’un abri, tandis que l’extension hauturière supprime cette limite de distance. Pour les eaux intérieures, le permis fluvial est destiné à la navigation sur les rivières, canaux et lacs. L’extension grande plaisance eaux intérieures permet de piloter des bateaux et péniches de plus de 20 mètres.

Combien coûte un permis bateau en 2026 ?

Le coût varie selon la formule choisie et l’organisme de formation. Comptez entre 350 et 450 euros pour le permis côtier seul, entre 150 et 250 euros pour l’extension hauturière, et entre 200 et 350 euros pour le permis fluvial. Les formules combinées côtier + hauturier s’échelonnent entre 500 et 650 euros. Ces tarifs incluent généralement la formation théorique, les heures de pratique obligatoires et la présentation aux examens.

Peut-on conduire un bateau sans permis dans certains cas ?

Oui, certains cas permettent de naviguer sans permis. Les bateaux à moteur de moins de 6 CV et tous les voiliers sans moteur (quelle que soit leur taille) peuvent être pilotés sans permis, en mer comme en eaux intérieures.
La navigation encadrée avec un accompagnateur diplômé est également possible, ainsi que la conduite accompagnée pour les jeunes avant l’obtention du permis.

Le permis bateau est-il obligatoire pour piloter un bateau à moteur de plus de 6 chevaux ?

Oui, tout bateau à moteur supérieur à 6 CV nécessite un permis : côtier en mer, fluvial sur les voies intérieures. Cette obligation s’applique aussi bien aux bateaux personnels qu’aux embarcations louées, les loueurs vérifiant systématiquement le permis.

Faut-il un permis bateau pour naviguer sur un voilier en mer ou en rivière ?

Pour un voilier sans moteur ou avec un moteur auxiliaire inférieur à 6 CV, aucun permis n’est exigé. Dès que le moteur dépasse 6 CV, le permis devient obligatoire : côtier pour la mer, fluvial pour les eaux intérieures. Même si le permis n’est pas nécessaire pour les petits voiliers, suivre une formation reste conseillé pour la sécurité et la maîtrise du bateau.

Peut-on financer son permis bateau avec son CPF ou d’autres dispositifs ?

Le Compte personnel de formation (CPF) n’est pas utilisable pour financer un permis de plaisance. Il peut toutefois être mobilisé pour des besoins professionnels, par exemple pour des moniteurs nautiques, des loueurs ou des guides touristiques.

Où passer le permis bateau à Paris et en région parisienne ?

La région parisienne compte de nombreux bateaux-écoles agréés. À Paris intra-muros, la partie théorique se suit souvent en salle, la partie pratique se déroulant généralement sur la Seine, la Marne ou dans des bases nautiques d’Île-de-France.
À quelques kilomètres de Paris, vous trouverez des centres sur les bords de Seine (Asnières, Conflans-Sainte-Honorine ou Villennes-sur-Seine), de Marne (Nogent, Champigny ou Joinville-le-Pont), ainsi que dans les bases nautiques (Cergy-Pontoise ou Vaires-sur-Marne). Ces centres proposent des formules adaptées aux actifs : cours du soir, stages intensifs le week-end ou formules accélérées sur une semaine.

Quels sont les risques en cas de conduite sans permis ou de non-présentation du titre ?

Naviguer sans permis ou sans pouvoir le présenter lors d’un contrôle expose à des sanctions. L’amende forfaitaire peut atteindre 1 500 euros, avec une possible immobilisation du bateau jusqu’à régularisation. En cas de récidive, l’amende peut aller jusqu’à 3 750 euros, avec confiscation possible du bateau et suspension du permis si vous en détenez un pour d’autres catégories.
En cas d’accident, la responsabilité civile et pénale est engagée et l’assurance peut refuser l’indemnisation. Les contrôles sont fréquents, surtout en été, et le permis doit toujours être conservé à bord.

Est-il possible de passer le permis bateau en accéléré ?

Oui, de nombreuses écoles proposent des stages de 5 à 7 jours. La formation théorique intensive dure 2 à 3 jours, suivie de 1 à 2 jours de pratique, avec examen à la fin. Certains centres combinent le côtier et le hauturier. Cette formule demande une bonne capacité de concentration et une préparation préalable via des codes en ligne ou des applications est recommandée.

Le permis bateau est-il valable à vie ou peut-il être retiré ?

Le permis plaisance est valable à vie pour un usage personnel. Il peut toutefois être suspendu ou retiré en cas de navigation en état d’ivresse, d’infractions graves ou répétées, ou d’accident dû à une faute manifeste. La suspension peut durer quelques mois à plusieurs années selon la gravité des faits.

Peut-on naviguer à l’étranger avec un permis français et dans quelles limites ?

Oui, le permis français est reconnu dans de nombreux pays grâce aux accords internationaux et au certificat ICC (International Certificate of Competence). En Europe, il est généralement accepté dans l’UE et l’EEE, notamment en Espagne, Italie, Grèce, Croatie et Portugal. Hors Europe, l’acceptation varie selon les destinations, notamment en Méditerranée, Caraïbes, Amériques, océan Indien et Asie. Certaines destinations exigent l’ICC.
Avant de naviguer à l’étranger, vérifiez les accords bilatéraux et souscrivez, le cas échéant, une assurance adaptée.

Sites et ressources utiles

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