Usurpation d’identité : comment réagir, quels recours et quelles indemnisations ?

Par Carole Molé Genlis

Un crédit que vous n’avez jamais souscrit, un compte ouvert à votre nom, une amende injustifiée… L’usurpation d’identité fait chaque année des milliers de victimes. Quels sont les signaux d’alerte ? Que dit la loi ? Quelles démarches engager et peut-on être indemnisé ? Voici les bons réflexes à adopter, étape par étape.

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Usurpation d’identité : définition, cadre légal et sanctions

Usurpation d’identité : définition et pratiques interdites

L’usurpation d’identité consiste à utiliser délibérément, et sans l’accord de la personne concernée, son identité ou des éléments permettant de l’identifier (nom, prénom, adresse, numéro de Sécurité sociale, coordonnées bancaires, identifiants numériques, copies de documents officiels, etc.) dans un but malveillant. L’objectif des usurpateurs est de se faire passer pour la victime ou de l’impliquer dans des actes qu’elle n’a pas commis.

Les motivations sont multiples : souscrire un crédit, ouvrir un compte bancaire, percevoir des prestations sociales, échapper à une amende, nuire à votre réputation en ligne, etc. Le vol de papiers n’est pas indispensable : une fuite ou un détournement de données personnelles suffit.

Ce que dit la loi sur l’usurpation d’identité

L’usurpation d’identité constitue un délit pénal, prévu par l’article 226-4-1 du Code pénal. Le texte sanctionne le fait d’utiliser l’identité d’autrui ou des données permettant de l’identifier dans le but de « troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération ».

L’infraction vise aussi bien les usages « classiques » (consécutifs à la perte ou au vol d’une pièce d’identité) que les détournements d’identité en ligne.

👉Point important : aucun préjudice financier n’est nécessaire pour que l’infraction soit constituée. Le simple fait de créer un faux profil sur un réseau social, d’envoyer des messages sous l’identité d’une autre personne ou d’effectuer des démarches administratives à son nom suffit, dès lors que cela lui cause un trouble ou un préjudice moral.

📌À noter, l’usurpation d’identité se cumule souvent avec d’autres infractions prévues par le Code pénal : escroquerie, fraude bancaire, faux et usage de faux, atteinte aux systèmes de traitement automatisé de données, etc.

Quelles sanctions pénales en cas d’usurpation d’identité ?

L’article 226-4-1 du Code pénal prévoit une peine pouvant aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Des infractions complémentaires peuvent s’ajouter selon les faits : escroquerie, fraude bancaire, faux et usage de faux ou atteinte aux systèmes informatiques, avec des sanctions plus lourdes à la clé.

L’usurpation d’identité en chiffres : ce qu’il faut savoir

En France, plus de 200 000 personnes seraient victimes d’usurpation d’identité en ligne chaque année, selon des estimations reprises par le ministère de l’intérieur ou la CNIL. Ces chiffres, bien qu’anciens, donnent une idée de l’ampleur du phénomène.

Le dernier rapport annuel de Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif national d’assistance et prévention en cybersécurité, confirme que les demandes d’assistance pour suspicion d’usurpation d’identité sont en très forte hausse et ont atteint près de 65 000 demandes en 2024.

En 2023, derniers chiffres connus, 15 900 infractions de « fraude et usurpation d’identité numérique » ont été enregistrées par la police et la gendarmerie, en hausse de 25% en moyenne annuelle depuis 2016 (où elles étaient de seulement 3 290).

Au niveau mondial, en 2025, les fraudes sophistiquées ont bondi de 180% par rapport à 2024 en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), selon le rapport 2025-2026 sur la fraude d’identité de Sumsub, une entreprise dédiée à la vérification d’identité.

Les principales formes d’usurpation d’identité

Usurpation bancaire et financière (crédit, compte, carte)

C’est la forme la plus fréquente. L’usurpateur utilise vos données personnelles notamment pour :

  • Ouvrir un compte bancaire à votre nom.
  • Souscrire un crédit à la consommation ou un prêt renouvelable.
  • Obtenir un découvert ou une carte bancaire.
  • Effectuer des paiements frauduleux à distance.

La fraude est parfois découverte tardivement, à l’occasion d’un refus de crédit, d’un courrier de relance d’un établissement de crédit ou d’un fichage Banque de France. Les sommes en jeu peuvent être importantes et la régularisation longue, même lorsque la victime est de bonne foi.

Usurpation liée aux amendes et au véhicule

Vous avez reçu des contraventions ou procès-verbaux (PV) pour des infractions que vous n’avez jamais commises ? Il s’agit très probablement d’une « doublette », c’est-à-dire une reproduction frauduleuse de votre plaque d’immatriculation apposée sur un autre véhicule. En 2023, le ministère de l’Intérieur avait recensé 23 000 cas de cette usurpation d’immatriculation.

Les conséquences les plus courantes sont la réception de :

  • Contraventions automatiques (radars)
  • Amendes de stationnement
  • Courriers de retraits de points injustifiés

L’usurpation peut aussi parfois concerner une fausse déclaration de cession.

⚠️ Sans contestation rapide, les amendes peuvent être majorées et entraîner des poursuites injustifiées.

Usurpation administrative (impôts, sécurité sociale, prestations)

L’usurpation peut aussi toucher les démarches officielles. Un tiers peut notamment :

  • Percevoir des prestations sociales à votre place.
  • Utiliser votre numéro de Sécurité sociale pour des soins ou des remboursements.
  • Créer ou modifier des dossiers administratifs à votre nom.

👉Ces fraudes sont souvent longues à corriger, car elles impliquent des échanges longs et répétés avec les administrations.

Usurpation d’identité sur internet (réseaux sociaux, ventes en ligne)

Très répandue, l’usurpation numérique touche aussi bien la vie privée que professionnelle. Elle prend la forme de :

  • Faux profils sur les réseaux sociaux.
  • Comptes de messagerie détournés.
  • Annonces publiées à votre nom sur des sites de vente ou des sites de rencontres.
  • Messages ou avis frauduleux envoyés sous votre identité.

Même sans perte financière directe, les conséquences sont souvent lourdes : atteinte à la réputation, conflits avec des tiers, implication involontaire dans des escroqueries, etc.

Usurpation via FranceConnect et services publics numériques

Cette forme d’usurpation est particulièrement impactante. En effet, un accès frauduleux à FranceConnect, le service d’identification conçu par l’État français, permet à l’usurpateur de :

  • Se connecter à de nombreux services publics en utilisant votre nom.
  • Consulter et modifier vos données personnelles.
  • Effectuer des démarches administratives (allocations, retraite, santé, impôt).

Comment savoir si je suis victime d’une usurpation d’identité

Les signaux qui doivent vous alerter

Certains événements, en apparence isolés, peuvent révéler une usurpation en cours ou déjà ancienne. Certaines situations doivent vous alerter immédiatement, si vous constatez :

  • Un refus de crédit inexpliqué ou une demande de justificatifs inhabituels.
  • Des courriers de relance, de recouvrement ou d’huissier pour des dettes inconnues.
  • La réception d’amendes ou de PV pour des infractions que vous n’avez jamais commises.
  • Des notifications bancaires pour des opérations que vous ne reconnaissez pas.
  • Des e-mails vous informant de la création d’un compte ou d’un changement de mot de passe que vous n’avez pas demandé.

Vérifications immédiates à faire sur vos comptes et documents

Dès le moindre doute, vous devez sans attendre faire ces contrôles :

  • Examinez vos relevés bancaires ligne par ligne : paiements, prélèvements, virements, etc.
  • Vérifiez vos espaces personnels en ligne : banque, impôts, Sécurité sociale, mutuelle, etc.
  • Contrôlez toutes vos boîtes e-mail, personnelles et professionnelles, et d’éventuels messages de création de compte ou de modification de données.

Consulter les fichiers officiels

Certaines fraudes ne sont visibles qu’en consultant les fichiers officiels.

  • Le Ficoba permet de savoir si des comptes bancaires ont été ouverts à votre nom sans votre accord. Vous pouvez en faire la demande auprès de l’administration fiscale, sur votre espace personnel du site impôts.gouv.fr.
  • Le FICP (Banque de France) permet de vérifier si vous êtes fiché pour un incident de paiement ou un crédit que vous n’avez jamais souscrit. Vous pouvez le consulter sur le site de la Banque de France, en vous connectant avec FranceConnect.

Repérer une usurpation sur internet et les réseaux sociaux

Des petits gestes simples peuvent vous aider à repérer une usurpation numérique :

  • Tapez régulièrement votre nom et prénom dans un moteur de recherche.
  • Vérifiez les profils sur les réseaux sociaux ou les sites de ventes avec des noms proches du vôtre. Ce ne sont peut-être pas de simples homonymes, mais des usurpateurs qui utilisent votre nom.
  • Soyez attentif aux retours de tiers (amis, collègues, clients) surpris par des messages que vous n’avez pas envoyés.

Que faire en cas d’usurpation d’identité : les démarches pas à pas

En cas d’usurpation d’identité, agir vite est essentiel. Plus les démarches sont engagées tôt, plus il est facile de bloquer la fraude, rectifier les erreurs et obtenir réparation. Voici les étapes à suivre.

Les actions urgentes à effectuer immédiatement

Dès que vous suspectez une usurpation, certaines actions doivent être menées sans attendre, parfois le jour même :

  1. Prenez des photos ou des captures d’écran de votre ordinateur ou smartphone pour conserver des preuves.
  2. Prévenez votre banque pour signaler la fraude et faire opposition si nécessaire.
  3. Demandez le blocage des moyens de paiement concernés (carte, virements, prélèvements). Vous pouvez aussi parfois bloquer temporairement votre carte.
  4. Informez tous les organismes impliqués : établissement de crédit, administration, opérateur téléphonique et fournisseur d’énergie, plateforme en ligne, etc.

Sécuriser ses comptes et limiter les dégâts

Une fois l’alerte donnée, verrouillez votre identité numérique pour éviter toute nouvelle fraude :

  1. Changez tous vos mots de passe, en priorité ceux de vos messageries et de vos comptes sensibles (banques, impôts, assurance, Ameli, etc.).
  2. Utilisez des mots de passe uniques et complexes.
  3. Activez la double authentification (SMS, application, clé de sécurité) si ce n’est déjà fait.
  4. Vérifiez les appareils connectés à vos comptes et supprimez ceux que vous ne reconnaissez pas.

⚠️Attention : votre boîte e-mail mail est souvent la clé de tout. Si elle est compromise, l’usurpateur peut réinitialiser d’autres comptes à votre nom.

Déposer plainte : commissariat ou plainte en ligne

Le dépôt de plainte est une étape centrale. Il est indispensable pour obtenir un remboursement, faire corriger des fichiers ou contester une dette.

Deux possibilités existent :

  • Déposer plainte directement au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche.
  • Déposer plainte en ligne : depuis octobre 2024, le téléservice « Plainte en ligne » qui remplace l’ancienne « pré-plainte en ligne ». Vous pouvez porter plainte intégralement sur Internet pour certains faits, via le site plainte-en-ligne.masecurite.interieur.gouv.fr.

Ce dispositif concerne les infractions contre les biens, dont l’auteur est inconnu (vol, cambriolage, dégradation, escroquerie hors Internet).

⚠️Les escroqueries en ligne, elles, doivent être signalées via le dispositif THESEE (voir ci-dessous).

Lors du dépôt, décrivez précisément les faits et joignez tous les justificatifs utiles. Une copie du procès-verbal vous sera demandée par les banques, administrations ou assurances.

Usurpation sur internet : quand utiliser THESEE ?

En cas d’usurpation d’identité liée à une escroquerie en ligne, il existe un outil spécifique mis en place par l’État, intitulée THESEE pour « Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements pour les E-Escroqueries ».

Cette plateforme officielle de signalement, gérée par le ministère de l’Intérieur et la police nationale, est accessible sur le site service-public.fr.

THESEE concerne les usurpations liées à des escroqueries numériques comme :

  • Le phishing (faux e-mails, SMS ou appels usurpant une administration, une banque, un service connu).
  • Les faux sites marchands ou ventes frauduleuses.
  • Les faux profils sur les réseaux sociaux utilisés pour arnaquer des tiers en utilisant votre nom.
  • Les escroqueries via messageries, petites annonces ou plateformes en ligne

👉Exemple concret : un escroc crée un faux profil Facebook avec votre photo et votre nom pour demander de l’argent à vos contacts. Vous êtes victime d’une usurpation et d’une e-escroquerie : THESEE est l’outil adapté.

THESEE permet de signaler les faits en ligne, de centraliser les informations utiles pour les enquêteurs et d’obtenir une preuve officielle de votre démarche. Elle ne remplace pas toujours une plainte classique, mais elle est particulièrement adaptée aux fraudes numériques.

Constituer un dossier de preuves solide

Tout au long des démarches, il est important de conserver des preuves. Un dossier bien préparé facilite la régularisation et accélère les remboursements.

Pensez à rassembler les éléments suivants :

  • Relevés bancaires faisant apparaître les opérations frauduleuses.
  • Courriers et e-mails reçus (relances, confirmations, notifications).
  • Captures d’écran de faux profils, annonces ou messages.
  • Contrats ou documents signés frauduleusement.
  • Copie du dépôt de plainte et des échanges avec les organismes.

👉Conseil pratique : tenez un tableau de suivi avec les dates, interlocuteurs contactés et réponses obtenues. En cas de litige, ce suivi est précieux.

Usurpation : que faire selon sa situation ?

Tous les cas d’usurpation d’identité ne se traitent pas de la même façon. Les démarches varient selon le type de fraude et, bien sûr, selon les conséquences. Voici les bons réflexes à adopter, cas par cas, pour agir vite et efficacement.

Un crédit ou un compte bancaire a été ouvert à mon nom

Si vous découvrez un crédit ou un compte bancaire que vous n’avez jamais demandés, agissez sans attendre. C’est une situation lourde de conséquences, qui peut vous engager financièrement pendant des années.

  1. Contactez immédiatement l’établissement de crédit ou la banque concernée pour signaler l’usurpation et contester l’opération par écrit. La banque doit bloquer le compte ou le crédit litigieux et ouvrir une enquête interne.
  2. Demandez la désolidarisation du crédit : vous n’êtes pas responsable d’un contrat souscrit frauduleusement.
  3. Déposez ensuite plainte : ce document est indispensable pour faire annuler la dette, demander le retrait d’un fichage Banque de France et prouver votre bonne foi.
  4. Pensez aussi à consulter le Ficoba pour détecter d’autres comptes ouverts à votre nom et vérifiez votre situation au FICP (Banque de France) afin de vous assurer que vous n’êtes pas fiché à tort.
  5. Conservez tous les courriers, relevés et échanges, car la régularisation peut prendre plusieurs semaines.

Des prélèvements ou paiements frauduleux apparaissent

Vous constatez des débits inconnus sur votre compte ou des paiements par carte que vous n’avez jamais autorisés ? Plus vous réagissez vite, plus vos chances de remboursement sont élevées.

  1. Prévenez immédiatement votre banque pour faire opposition sur la carte ou le moyen de paiement concerné.
  2. Changez vos identifiants et mots de passe.
  3. Signalez ensuite précisément les opérations frauduleuses afin qu’elles soient contestées dans les délais.

La loi est claire. Selon les articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier, la banque doit rembourser les opérations non autorisées, sauf en cas de fraude ou de négligence grave de votre part. Même la Cour de cassation a rendu, en juin 2025, des décisions réaffirmant la responsabilité des banques et non des victimes d’escroquerie ou d’usurpation.

Dans la majorité des situations, les sommes débitées sont donc restituées, surtout si vous avez agi rapidement. Le remboursement intervient généralement dans un délai de 24 à 48 heures après reconnaissance de la fraude, parfois quelques jours pour les dossiers plus complexes.

J’ai reçu une amende qui ne me concerne pas

Recevoir une contravention ou un PV pour une infraction que vous n’avez pas commise est une usurpation liée au véhicule, souvent le signe d’une « doublette » de plaque d’immatriculation.

Dans ce cas, la contestation se fait en ligne via le site officiel de l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions). Vous devez y contester l’amende dans les délais indiqués sur l’avis reçu (en général 45 jours après l’envoi), en indiquant que vous êtes victime d’une usurpation d’identité.

Vous devez également :

  • Déposer plainte pour usurpation d’identité.
  • Joindre la copie du dépôt de plainte à votre contestation ANTAI.
  • Conserver toutes les preuves (avis de contravention, photos, documents du véhicule)
  • Cette démarche permet de faire annuler l’amende, d’éviter les majorations, ou une suspension injustifiée du permis et de prévenir d’éventuelles infractions futures à votre nom.

⚠️ Attention : ne laissez jamais une amende sans réponse ! À défaut, elle peut être majorée et entraîner des poursuites injustifiées.

Un faux profil utilise mon identité en ligne

Sur un réseau social, un site de rencontre ou une plateforme de vente, l’usurpation prend souvent la forme d’un faux profil ou de messages publiés sous votre nom.

Dans cette situation, vous devez :

  • Signaler le compte à la plateforme concernée pour en demander sa suppression.
  • Faire des captures d’écran : URL, messages, profil, etc. Elles serviront de preuves.
  • Déposer plainte si le faux profil vous porte préjudice : arnaques, propos diffamatoires, atteinte à la réputation, etc.

👉Rappel : même sans préjudice financier, l’usurpation numérique constitue un délit pénal.

Mes papiers d’identité ont été volés ou perdus

En cas de perte ou de vol de votre carte d’identité, passeport ou permis, le risque d’usurpation est élevé.

Les bons réflexes à avoir :

  • Déclarez la perte ou le vol rapidement (en ligne ou au commissariat).
  • Faites opposition si un titre sécurisé est concerné.

📌En cas d’utilisation frauduleuse ultérieure, cette déclaration constitue une preuve de votre bonne foi.

Surveillez ensuite attentivement vos comptes bancaires, vos courriers administratifs et toute activité inhabituelle. Vous serez certainement obligé de renouveler vos titres d’identité.

Mon compte FranceConnect a été compromis

Un accès frauduleux à FranceConnect peut permettre à un tiers d’agir à votre place auprès de nombreuses administrations.

Si vous soupçonnez un piratage, changez immédiatement vos identifiants et mots de passe, puis signalez l’incident sur les services concernés.

Il convient d’agir sans délai :

  • Changez immédiatement les mots de passe de vos comptes liés (impôts, Ameli, CAF, etc.).
  • Signalez l’incident à chaque service ou organisme concerné.
  • Vérifiez les démarches récentes effectuées à votre nom.

⚠️FranceConnect étant une clé d’accès unique, une compromission peut avoir des effets en cascade.

Quels recours pour effacer les conséquences de l’usurpation

Une fois l’urgence traitée, l’étape suivante est de faire disparaître les traces de l’usurpation. Comptes, fichiers, dettes, contenus en ligne… Il existe des recours pour rétablir votre situation.

Contester les opérations bancaires frauduleuses

Si des paiements ont été effectués sans votre accord, vous pouvez les contester auprès de votre banque. Le Code monétaire et financier prévoit que les opérations non autorisées doivent être remboursées, sauf négligence grave du client (articles L133-18 et L133-19).

Dès que vous constatez la fraude, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition et signaler les débits litigieux. La banque peut vous demander une copie du dépôt de plainte pour compléter le dossier. Une fois la fraude reconnue, les sommes sont généralement recréditées sur votre compte.

⏱️Délais à prévoir : en général, le remboursement intervient sous 24 à 48 heures à quelques semaines, selon la complexité du dossier et le nombre d’opérations concernées.

Faire corriger les fichiers Banque de France

Une usurpation d’identité peut vous faire figurer à tort dans les fichiers de la Banque de France, comme le FICP (fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) ou le FCC (fichier central des chèques). Cela peut bloquer l’accès à un crédit, l’ouverture d’un compte ou l’obtention d’une carte bancaire

Pour corriger la situation :

  1. Commencez par contacter la banque ou l’établissement de crédit ou de paiement à l’origine du fichage.
  2. Fournissez toutes les preuves de l’usurpation : copie de la plainte, relevés bancaires et tout document montrant que vous n’êtes pas à l’origine des opérations. L’organisme doit alors rectifier ou lever le fichage.
  3. Si l’organisme ne réagit pas, vous pouvez saisir directement la Banque de France si votre dossier est complet. La Banque de France a l’obligation de supprimer ou corriger les données erronées dès que l’usurpation est confirmée.

⏱️Délais à prévoir : la levée du fichage peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines, selon la complexité du dossier.

Faire annuler les démarches et dettes administratives

Si un tiers a utilisé vos informations personnelles pour effectuer des démarches administratives à votre place, les conséquences peuvent être multiples : amendes à votre nom, prestations sociales indûment perçues, remboursements de soins médicaux ouverts avec votre numéro de sécurité sociale, etc.

Pour annuler ces démarches ou dettes :

  • Contactez directement l’organisme concerné (CAF, CPAM, ANTAI, municipalité, impôts, etc.).
  • Expliquez la situation et joignez la plainte pour usurpation d’identité ainsi que tous les justificatifs prouvant que vous n’êtes pas à l’origine des actes.

⚠️Le traitement peut prendre plusieurs semaines mais l’organisme est tenu de corriger les informations erronées dès que la fraude est établie.

Faire supprimer les contenus et profils frauduleux

Concernant l’usurpation d’identité sur internet (faux profil sur les réseaux sociaux ou sites de rencontre, annonces de vente à votre nom, etc.), le préjudice réputationnel et psychologique peut être important.

Pour faire supprimer ces contenus :

  1. Signalez le profil ou le contenu délictueux aux plateformes concernées. Les réseaux sociaux et plateformes disposent de formulaires spécifiques pour signaler une usurpation. Voici quelques liens utiles pour accéder directement aux formulaires dédiés : Facebook/Meta, Instagram, X (Twitter), LeBonCoin, Vinted.
  2. Conservez des preuves : captures d’écran horodatées, URL, messages ou publications. Elles seront indispensables pour appuyer vos démarches.
  3. Combinez ces démarches avec le dépôt de plainte si l’usurpation porte préjudice ou sert à escroquer d’autres personnes. La plainte sert de preuve officielle pour appuyer vos demandes de suppression.

Que faire en cas de refus d’un organisme ou d’une banque

Si une banque, une administration ou une plateforme refuse de corriger une erreur liée à une usurpation d’identité, il existe plusieurs recours pour faire valoir vos droits.

  1. Demandez une réponse écrite. Obtenez un document précisant les motifs du refus. Cela servira de preuve si vous devez relancer ou saisir un médiateur.
  2. Saisissez le médiateur compétent pour régler les litiges à l’amiable si votre première démarche n’a pas abouti. Les banques disposent soit d’un médiateur indépendant, soit du médiateur de la Fédération bancaire française. Les administrations ont également des services de médiation ou de réclamation, comme la CAF, l’administration fiscale, etc.
  3. Dernier recours : l’action judiciaire. Si le litige persiste malgré vos démarches, vous pouvez saisir le tribunal compétent pour faire reconnaître l’usurpation et obtenir la correction des fichiers, la suppression des contenus ou l’annulation des dettes.

💡À retenir : ne laissez jamais un refus sans suite. Utilisez tous les recours officiels pour rétablir votre situation.

Indemnisation et remboursement : ce que vous pouvez obtenir

Après avoir signalé l’usurpation et rétabli votre situation, vous avez peut-être droit à une indemnisation.

Le remboursement par la banque : droits et limites

En cas de paiements ou retraits frauduleux, la banque est tenue de rembourser les sommes débitées, sauf négligence grave de votre part (articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier).

Contactez votre banque rapidement, faites opposition sur votre carte ou vos moyens de paiement, et transmettez la plainte.

Limites : si vous avez communiqué vos codes bancaires ou agi de manière imprudente, le remboursement peut être refusé ou partiel. Mais la banque doit apporter la preuve que vous avez commis une négligence grave et fournir des preuves numériques et techniques démontrant que les systèmes de sécurité étaient opérationnels.

Si des opérations frauduleuses sont effectuées AVANT que vous ne fassiez opposition, vous pouvez être tenu responsable dans la limite de 50 euros (sauf négligence grave prouvée), mais dans la pratique, les banques remboursent souvent intégralement.

Le rôle des assurances en cas d’usurpation d’identité

Certaines assurances habitation ou associées à des cartes bancaires premium incluent des garanties contre la fraude et l’usurpation d’identité.

Elles peuvent prendre en charge :

  • Le remboursement des dépenses frauduleuses non couvertes par la banque.
  • Les frais liés à la reconstitution d’identité (administratif, juridique).
  • Un accompagnement juridique pour contester des dettes ou supprimer des contenus frauduleux.
  • Parfois, une avance de trésorerie en cas de blocage temporaire de vos comptes.

Vérifiez vos différents contrats d’assurance pour savoir si vous avez droit à une assistance en cas d’usurpation d’identité.

Quels préjudices peuvent être indemnisés

Au-delà des remboursements bancaires, la loi permet de demander réparation pour l’ensemble des préjudices subis, qu’ils soient matériels ou immatériels :

  • Financiers : sommes détournées, dettes ou amendes frauduleuses.
  • Administratifs : frais liés à la correction de fichiers et de renouvellement de vos papiers d’identité
  • Moraux et psychologiques : stress, atteinte à la réputation personnelle ou professionnelle, préjudice d’image, etc.

Chaque demande doit être justifiée : copies de plaintes, échanges avec banques ou administrations, captures d’écran, courriers recommandés, etc.

Obtenir des dommages et intérêts devant la justice

Si l’usurpation a causé un préjudice important et que les démarches amiables n’ont pas abouti, il est possible de saisir le tribunal pour obtenir des dommages et intérêts.

Si l’usurpateur est identifié : constituez vous partie civile lors du procès pénal pour demander réparation. Cette procédure gratuite permet d’obtenir des dommages et intérêts en plus de la condamnation pénale.

Si l’auteur est inconnu ou non poursuivi : saisissez le tribunal judiciaire pour faire reconnaître vos préjudices (sommes non remboursées, frais administratifs, préjudice moral).

💡À savoir : vous avez six ans pour agir après la découverte de l’usurpation

Usurpateur insolvable : le recours au Sarvi

Si l’usurpateur a été condamné par le juge pénal mais n’a pas les moyens de vous indemniser, vous pouvez solliciter le Sarvi (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions).

Ce dispositif public permet de :

  • Recevoir une compensation financière même si l’auteur est insolvable ou introuvable.
  • Obtenir une avance sur les sommes dues.

📌Conditions : l’infraction doit avoir fait l’objet d’une condamnation pénale définitive, le préjudice doit généralement dépasser 1 000 euros, et la demande doit être déposée dans l’année suivant la décision de justice. Pour en savoir plus, contactez le réseau France Victimes.

Cas particuliers et situations complexes

Usurpation d’identité par un proche ou un collègue

L’usurpation peut être le fait d’une personne que vous connaissez : conjoint, ex partenaire, membre de la famille, collègue, employeur, etc. L’accès facilité à vos documents ou informations personnelles rend ce type de fraude beaucoup plus fréquent qu’on ne l’imagine.

La loi s’applique de la même manière, quelle que soit l’identité de l’auteur. L’article 226-4-1 du Code pénal sanctionne l’usage frauduleux de l’identité d’autrui, y compris lorsque l’auteur est un proche. Le dépôt de plainte reste indispensable pour faire annuler les dettes, corriger les fichiers et obtenir réparation, même si la situation est délicate sur le plan personnel.

⚠️Circonstance aggravante : lorsque l’usurpation est commise par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié par un PACS, les sanctions sont doublées : jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (au lieu de 1 an et 15 000 euros). La loi reconnaît ainsi la gravité particulière de cette trahison de confiance au sein du couple.

💡Notre conseil : évitez toute tentative de règlement « à l’amiable » sans trace écrite. Sans plainte, les organismes refusent souvent d’intervenir, considérant qu’il s’agit d’un litige privé.

Usurpation après une fuite de données personnelles

Une usurpation peut survenir à la suite d’un piratage ou d’une fuite de données (banque, mutuelle, site de commerce en ligne, administration). Vos informations peuvent alors être revendues ou utilisées pour ouvrir des comptes, souscrire des crédits ou créer de faux profils.

Dans ce cas, vous devez :

  1. Signaler l’usurpation à l’organisme concerné
  2. Déposer plainte pour usurpation d’identité
  3. Surveiller vos comptes, relevés et fichiers officiels (FICP, Ficoba)

Vous pouvez saisir la CNIL si vous estimez que vos données n’ont pas été suffisamment protégées.

Usurpation depuis l’étranger ou via des plateformes étrangères

Lorsque l’auteur de l’usurpation agit depuis l’étranger ou via une plateforme dont le siège social n’est pas établi en France, les démarches peuvent être plus longues, mais vos droits restent les mêmes.

Vous pouvez déposer plainte en France, même si l’usurpateur est à l’étranger. Les autorités françaises peuvent ensuite coopérer avec les plateformes et services concernés.

Cela ne doit pas vous empêcher de signaler systématiquement les faits aux sites ou réseaux sociaux impliqués.

Là encore, conservez soigneusement toutes les preuves (captures d’écran, e-mails, identifiants de comptes), essentielles pour les enquêtes et toutes les démarches.

Que faire si vous identifiez l’auteur de l’usurpation

Si vous pensez avoir identifié l’auteur, ne le confrontez pas directement et n’essayez pas de régler la situation seul. Cela pourrait compliquer la procédure ou vous exposer à des pressions.

La bonne démarche consiste à :

  • Déposer plainte en fournissant les éléments d’identification.
  • Transmettre toutes les preuves aux enquêteurs.
  • Laisser les autorités judiciaires mener les investigations.

L’identification de l’usurpateur peut faciliter l’obtention de dommages et intérêts et accélérer les démarches de correction auprès des banques et administrations.

Comment se protéger durablement contre l’usurpation d’identité

Après une usurpation — ou pour l’éviter — adopter de bons réflexes permet de réduire les risques.

Les bons réflexes pour protéger ses documents et données

Vos documents officiels sont une cible privilégiée. Quelques habitudes simples peuvent limiter les risques :

  • Ne transmettez jamais de copie de vos papiers sans vérifier le sérieux du destinataire.
  • Rangez vos documents sensibles (carte d’identité, passeport, RIB, avis d’imposition) dans un endroit sécurisé, y compris à domicile.
  • Détruisez les documents papier contenant des informations personnelles avant de les jeter.
  • Soyez vigilant face aux demandes urgentes ou inhabituelles. L’administration et les banques ne demandent jamais de codes ou de mots de passe par message.

💡Evitez d’envoyer vos documents par e-mail non sécurisé et privilégiez les espaces clients. Si vous devez transmettre une copie, ajoutez une mention manuscrite ou un filigrane numérique du type : « Copie fournie uniquement le [date] pour [nom de l’organisme ou de l’entreprise] – Ne pas réutiliser ». Cela limite l’usage frauduleux en cas d’interception.

Sécuriser ses comptes et son identité numérique

La majorité des usurpations commencent aujourd’hui en ligne via des piratages de comptes ou des techniques de phishing de plus en plus sophistiquées.

Pour limiter les risques :

  • Utilisez des mots de passe uniques et complexes. Un gestionnaire de mots de passe compte peut faciliter la tâche.
  • Activez la double authentification dès qu’elle est proposée.
  • Ne cliquez pas sur des liens suspects (phishing), même s’ils semblent provenir d’un organisme officiel.
  • Evitez de publier des informations personnelles (date de naissance, adresse, documents) sur les réseaux sociaux.
  • Méfiez-vous des réseaux Wi-Fi publics pour accéder à vos comptes sensibles (banque, administration).

📌Pensez à vérifier régulièrement les paramètres de confidentialité de vos comptes et à supprimer ceux que vous n’utilisez plus.

Les contrôles à effectuer régulièrement pour prévenir les risques

Surveiller sa situation permet de détecter rapidement une usurpation avant qu’elle ne s’aggrave :

  • Consultez vos relevés bancaires au moins une fois par mois et soyez attentif aux notifications de paiement.
  • Vérifiez vos courriers administratifs et les e-mails emails inhabituels.
  • Contrôlez régulièrement votre situation dans les fichiers officiels (FICP, Ficoba).
  • Effectuez une recherche de votre nom sur internet pour repérer d’éventuels faux profils.

👉En cas de doute, même minime, vérifiez et agissez rapidement.

FAQ – Les questions fréquentes sur l’usurpation d’identité

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Peut-on être victime sans vol de papiers d’identité ?

Oui, une usurpation peut avoir lieu sans vol physique de documents. Une simple fuite de données personnelles (suite à un piratage, un phishing, ou une négligence d’un site marchand) suffit. Vos nom, prénom, date de naissance, adresse ou numéro de Sécurité sociale peuvent être utilisés pour ouvrir un compte, souscrire un crédit ou créer de faux profils en ligne.

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Le dépôt de plainte est-il obligatoire pour être remboursé ?

Oui, la plupart du temps. Les banques, assurances et administrations exigent désormais une plainte pour traiter un dossier d’usurpation et procéder aux remboursements ou corrections. Sans plainte, ils considèrent qu’il s’agit d’un litige privé et refusent d’intervenir.

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Combien de temps pour sortir d’un fichage Banque de France ?

Une fois les preuves fournies (plainte, justificatifs), la levée du fichage FICP ou FCC peut intervenir en quelques jours à quelques semaines, selon la réactivité de l’établissement bancaire. Si l’organisme tarde, vous pouvez saisir directement la Banque de France, qui doit supprimer les données erronées dès que la fraude est établie.

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Une usurpation peut-elle bloquer un futur crédit ?

Oui, tant que votre situation n’est pas régularisée. Un fichage injustifié au FICP ou FCC entraînera le refus de toute nouvelle demande de prêt ou même l’obtention d’une carte bancaire. Une fois la fraude reconnue et le fichage levé, votre capacité d’emprunt est rétablie.

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Les mineurs peuvent-ils être victimes d’usurpation d’identité ?

Oui, et cette fraude peut passer inaperçue pendant plusieurs années. Les données d’un mineur (nom, date de naissance, numéro de Sécurité sociale) peuvent être utilisées par exemple pour percevoir des prestations sociales ou, plus rarement, pour ouvrir des comptes ou contracter des crédits, notamment à l’étranger. Les enfants sont considérés comme particulièrement exposés, avec une part non négligeable des usurpations commises par des proches (famille, entourage).

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Modèles pratiques et outils utiles

Modèle de courrier pour contester un crédit ou un paiement

Objet : Contestation d’opérations frauduleuses / usurpation d’identité

Madame, Monsieur,

Je vous informe avoir constaté des opérations (paiements / crédit / découvert) effectuées sur mon compte sans mon accord.

Après vérification, il s’agit d’une usurpation d’identité, pour laquelle j’ai déposé plainte le [date] auprès de [commissariat/gendarmerie].

Conformément aux articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier, je vous demande le remboursement des sommes frauduleusement débitées ainsi que la régularisation immédiate de ma situation.

Vous trouverez en pièces jointes la copie du dépôt de plainte et les relevés concernés.

Je vous remercie de bien vouloir me confirmer la prise en charge de ma demande dans les meilleurs délais.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Nom, prénom
Adresse
Coordonnées

Modèle de courrier pour une administration

Objet : Usurpation d’identité – demande d’annulation de démarches frauduleuses

Madame, Monsieur,

Je vous informe être victime d’une usurpation d’identité ayant entraîné des démarches administratives réalisées à mon nom sans mon accord (amende / prestation / déclaration / dossier).

Une plainte a été déposée le [date], dont vous trouverez copie en pièce jointe.

Je vous remercie de bien vouloir annuler les démarches concernées, corriger les informations erronées et me confirmer par écrit la régularisation de ma situation.

Restant à votre disposition pour tout complément,

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Nom, prénom
Numéro de dossier (si connu)
Coordonnées

Modèle de demande de suppression d’un faux profil

Objet : Signalement d’usurpation d’identité – demande de suppression

Madame, Monsieur,

Un profil / contenu utilisant mon identité sans autorisation est actuellement visible sur votre plateforme à l’adresse suivante : [URL].

Cette utilisation frauduleuse constitue une usurpation d’identité, susceptible de me porter préjudice.

Je vous remercie de bien vouloir supprimer ce contenu dans les meilleurs délais.

Vous trouverez en pièce jointe les éléments justificatifs (captures d’écran, plainte, etc.).

Cordialement,

Nom, prénom
Lien vers le vrai profil (si applicable)

Tableau de suivi des démarches et preuves

Tenez régulièrement à jour un tableau sur ce modèle et rassemblez dans un même dossier toutes les preuves (PDF, photos, accusés de réception).

DateOrganisme / PlateformeDémarche effectuéePièces transmisesRéponse reçueSuite à donner
12/03/2026Banque XOpposition + contestationPlainte, relevésEn attenteRelancer le XX/XX
14/03/2026CAFCourrier recommandéPlainteRéponse reçueDossier en cours
15/03/2026InstagramSignalement faux profilCaptures écranProfil suppriméClôturé

Sites et services utiles

  • Service-public.gouv.fr : pour faire le point sur les démarches et accéder aux formulaires officiels.
  • Banque de France : pour vérifier si vous êtes fiché au fichier central des chèques (FCC) ou sur le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP).
  • Impots.gouv.fr : pour vérifier sur le Fichier des comptes bancaires (Ficoba) si des comptes ont été ouverts à votre nom par les fraudeurs.
  • ANTAI : pour contester des amendes ou contraventions qui ne vous concernent pas (doublette de plaques d’immatriculation, usurpation).
  • Ma Sécurité : portail officiel du ministère de l’Intérieur pour signaler des faits et déposer une plainte en ligne.
  • THESEE : plateforme dédiée aux escroqueries numériques (phishing, faux sites, ventes frauduleuses, etc.) pour signaler les faits et obtenir une preuve officielle.
  • CNIL : pour comprendre vos droits en matière numérique, signaler un problème lié à vos données personnelles et agir après une fuite de données.
  • Cybermalveillance.gouv.fr : Groupement d’intérêt public (GIP) qui assure une assistance en ligne aux victimes de cybermalveillance.
  • France Victimes📞 116 006 : numéro national gratuit pour être orienté et accompagné juridiquement et psychologiquement après une usurpation d’identité.
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