Assurance vie : gestion libre, conseillée ou sous mandat, que choisir ?

Partagez

Gestion libre, gestion sous mandat, mandat d'arbitrage, gestion pilotée, gestion conseillée... Les contrats d'assurance vie disposent d'une grande variété d'administration des placements financiers, adaptés à tous les types d'épargnants, de l'investisseur actif au néophyte. Les explications pour choisir le mode de gestion approprié.

Assurance-vie : les modes de gestion

 

Quels placements financiers effectuer à l'intérieur de votre contrat d'assurance vie ? A l'heure où les fonds euros rapportent moins de 3% par an net de frais et avant prélèvements sociaux, une gestion active et diversifiée des contrats est indispensable pour espérer de meilleures performances. Pour cela, il existe plusieurs modes opératoires, dont la disponibilité varie d'un contrat à l'autre. Une condition préalable est requise dans tous les cas : il faut détenir un contrat multisupports, où cohabitent un ou plusieurs fonds euros à capital garanti et des supports financiers dont le nombre oscille de quelques unités à plusieurs centaines selon les contrats.
On peut distinguer trois modes de gestion principaux : la gestion libre, la gestion pilotée aussi appelée gestion sous mandat et la gestion conseillée.

Gestion libre : autonomie exigée

Comme son nom l'indique, la gestion libre est le mode de gestion où l'épargnant gère son contrat comme bon lui semble. Dans ce cadre, il faut choisir soi-même ses supports en unités de compte (UC) et leur importance par rapport au fonds en euros, puis, en cours de vie du contrat, passer d'un support à l'autre en effectuant des arbitrages. Etant livré à lui-même, l'investisseur doit être aguerri pour agir en connaissance de cause et y consacrer du temps régulièrement. L'idéal est de disposer d'un contrat moderne, permettant de mettre en place des arbitrages automatiques (sécurisation des plus-values, limitation des moins-values, etc.) aussi appelés options de gestion.

En gestion libre, le risque est double : être passif alors que la réactivité est essentielle sur les marchés financiers, et faire des choix hasardeux pouvant mener à des pertes d'une bonne partie du capital investi.

Le plus : vous êtes seul maître à bord, absence de frais sur Internet.
Le moins : réservé aux investisseurs avertis, peu d'options de gestion dans de nombreux contrats, arbitrages payants sur des contrats anciens.

Gestion pilotée ou gestion sous mandat : pilotage automatique

Parfois appelée gestion déléguée ou gestion pilotée, la gestion sous mandat consiste à confier les choix et les arbitrages des supports financiers à un professionnel des marchés financiers, généralement une société de gestion filiale de l'assureur ou indépendante de celui-ci telle que Rothschild et Cie Gestion, Edmond de Rothschild Asset Management (EdRam) ou Lazard Frères Gestion. Historiquement réservée à des épargnants aisés, la gestion sous mandat s'est petit à petit démocratisée, en particulier sur Internet où elle est parfois gratuite et accessible dès 1.000 euros.

La délégation peut être totale ou partielle, selon les contrats. Dans le premier cas, le gestionnaire effectue quasiment sur-mesure tous les choix d'allocation, incluant l'ajustement du poids du fonds en euros en fonction des conditions de marché. Dans le second, le gestionnaire n'opère que la sélection et les arbitrages entre fonds en unités de compte, à l'intérieur d'une poche prédéfinie en fonction du profil de risque du détenteur du contrat. C'est la raison pour laquelle la gestion sous mandat s'appelle gestion profilée ou mandat d'arbitrage dans certains contrats. Les commercialisateurs proposent généralement trois ou cinq profils différents, du plus prudent au plus risqué.

Ce mode de gestion est facturé soit sous la forme d'un supplément de frais de gestion, soit au travers de frais d'arbitrage (en % des sommes transférées d'un support à l'autre ou au forfait).

Le plus : pas de souci de gestion, gestion active selon les conditions de marché. Idéal pour les investisseurs inexpérimentés et/ou qui n'ont pas le temps de gérer leur épargne.
Le moins : aucune prise dans les choix d'investissement, dépendance à la stratégie d'un gestionnaire, seuil d'accès parfois élevé (plusieurs dizaines de milliers d'euros) et liste de supports réduite par rapport à la gestion libre. Impossibilité de combiner gestion pilotée et gestion libre dans la quasi-totalité des contrats du marché.

Gestion conseillée : à mi-chemin entre gestion libre et pilotée

Parfois appelée gestion libre conseillée, la gestion conseillée permet de rester maître de ses décisions tout en s'appuyant sur les conseils d'un professionnel que vous êtes libre de suivre ou non. La gestion conseillée est au cœur de l'offre de nouveaux entrants sur le marché de l'assurance vie comme Advize. Le principe : une fois votre profil de risque défini, des conseils sont adressés au souscripteur à intervalles réguliers. Il implique de prendre des décisions plusieurs fois par an. Dans le cas contraire, opter pour une telle formule est inutile.

Parfois gratuit ou inclus dans une enveloppe plus globale de tarification, ce mode de gestion peut être facturé au travers de frais de gestion additionnels ou de frais d'arbitrage.

Le plus : possibilité de suivre ou non les conseils des pros.
Le moins : service inutile si les conseils ne sont pas suivis.

 

Réseaux Sociaux