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Depuis le 7 novembre 2017, les collégiens peuvent bénéficier d’une aide gratuite aux devoirs baptisée « devoirs faits ». Encadrée par des professionnels, cette mesure d’accompagnement scolaire devrait s’étendre prochainement à l’école élémentaire.

Les collégiens bénéficient d'une aide pour réaliser leurs devoirs.

PLAN
Qu’est-ce que le dispositif devoirs faits ?
Qui sont les bénéficiaires de devoirs faits ?
Les modalités du programme devoirs faits
La rémunération des intervenants et des professeurs à devoirs faits

Il n’est pas toujours facile de faire ses devoirs une fois rentré chez soi. Manque de concentration, questions auxquelles personne ne peut répondre, tension dans les familles… les sources de difficultés peuvent être nombreuses. Pour éviter cette situation, les collégiens peuvent prendre part au dispositif « devoirs faits » depuis la rentrée des vacances de la Toussaint 2017.

Qu’est-ce que le dispositif devoirs faits ?

Devoirs faits a été mis en place par l’Education nationale pour les collégiens qui souhaitent faire leurs devoirs dans leur établissement, en dehors des heures de cours. Pour les encadrer, ils bénéficient de l’aide de professionnels volontaires recrutés parmi les professeurs, les assistants d’éducation, les jeunes en service civique, ou des associations qui pratiquent déjà l’aide aux devoirs.
D’après le ministère de l’Education nationale, « il ne s’agit pas d’un cours supplémentaire mais d’un temps dédié à la réalisation des devoirs, en lien avec les connaissances et compétences travaillées en classe ». L’élève peut ainsi profiter de ce moment pour faire part de ses incompréhensions au personnel encadrant. Le but est que le collégien rentre chez lui en ayant déjà réalisé ses devoirs.

Qui sont les bénéficiaires de devoirs faits ?

Cette aide gratuite s’adresse aux collégiens volontaires de l’ensemble des collèges publics, quel que soit le niveau de ressources de leur foyer. Quelques jours après le lancement de cette opération, d’après le ministère de l’Education nationale, près de 25 % des élèves se sont déjà portés volontaires.
Les équipes pédagogiques peuvent détecter les élèves pour qui ce dispositif est le plus approprié. L’autorisation est ensuite demandée aux parents. Cette mesure est destinée à réduire les facteurs d’inégalité que peuvent créer les devoirs entre les enfants qui peuvent bénéficier de l’aide de leurs parents ou d’un professeur particulier et ceux qui n’ont pas ces moyens à leur disposition. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que cette mesure serait mise en place dans les écoles élémentaires à la rentrée 2018.

A savoir : les élèves en situation de handicap peuvent bénéficier de l’opération s’ils suivent une scolarité en classe ordinaire ou dans une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis)

Les modalités du programme devoirs faits

Le dispositif devoirs faits représente une heure d’accompagnement par jour, soit quatre heures par semaine. Ensuite, chaque établissement choisit les modalités de sa mise en place : créneaux horaires (pause déjeuner, fin d’après-midi, lors des heures de permanence…), nombre d’heures par semaine, taille des groupes, nombre d’élèves concernés, lieu où se déroule le suivi des devoirs….
D’après des chiffres communiqués par le ministère de l’Education nationale, 35% de cette aide aux devoirs a lieu en fin de journée, 20% à la pause méridienne et le reste en cours de journée. Certains établissements peuvent, par exemple, le proposer le matin entre 8 heures et 9 heures.
Pour mettre en place ce dispositif, les responsables de collège peuvent se référer à un vademecum réalisé par le ministère de l’Education.

La rémunération des intervenants et professeurs à devoirs faits

Chaque établissement peut désigner un coordinateur de ce programme. Cette mission de coordination pourra faire l’objet d’un versement d’indemnités pour mission particulière.
De leur côté, les professeurs participants sont rémunérés en HSE (heures supplémentaires effectives). Le taux des HSE varie en fonction du grade et de l’obligation réglementaire de service de l’enseignant.
Si ce sont des documentalistes, du personnel administratif ou encore l’assistant social qui interviennent, ils sont rémunérés selon les cas précisés dans le cadre des décrets du 11 juillet 2012 et du 30 janvier 1996. Ainsi, le décret de 2012 concernant la rémunération d’intervenants occasionnels indique que « la rémunération est calculée sur la base d'un taux horaire de référence, auquel peut être appliqué un coefficient multiplicateur de 1 à 7 ; elle est plafonnée, par mois, à 120 fois le taux horaire ainsi déterminé et, sur une période de douze mois, à 150 fois ce même taux ». Les assistants d’éducation sont rémunérés en heures supplémentaires.