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Le recul des taux de crédit immobilier s'est amplifié durant le mois de février. Les emprunteurs profitent toujours de la politique volontariste des banques, quels que soient le profil, le projet ou la durée du prêt.

Personne n’échappe à la baisse des taux de crédit immobilier
 

Les emprunteurs n'ont pas fini de se frotter les mains. Les taux de crédit immobilier poursuivent leur baisse, un mouvement illustré par les dernières statistiques dévoilées par l'Observatoire Crédit Logement/CSA le 3 mars 2016. Le taux d'intérêt moyen s'est ainsi fixé à 2,09% en moyenne en février, hors assurance et coûts des sûretés, contre 2,15% en janvier.

Dans le détail, les acquéreurs d'un logement ancien s'en tirent à meilleur compte, le taux moyen relevé pour ce type de projets s'établissant à 2,08%, contre 2,19% pour l'achat d'un logement neuf. « Les taux ont le plus fortement baissé sur le marché de l'ancien (de 16 points de base depuis octobre 2015) mais un peu moins sur le marché du neuf (de 11 points de base) », ajoute l'Observatoire.

Opportunités pour tous les projets

Autre bonne nouvelle, la diminution des taux touche toutes les durées de prêt. A titre d'exemple, les taux moyens pratiqués sur 15, 20 et 25 ans ont reculé dans les mêmes proportions (19 points de base) entre octobre 2015 et février 2016. Une tendance qui illustre « la volonté des établissements de crédit de soutenir la demande des jeunes et des ménages modestes ». D'ailleurs, les banques les ont soumis au même traitement que les meilleurs profils, le recul des taux étant uniforme (environ 20 points de base entre octobre et février) quelle que soit la cote de l'emprunteur.

Et ce n'est pas fini ! « Toutes nos banques partenaires ont annoncé au mois de mars une nouvelle baisse de leurs grilles de taux », affirme le courtier Credixia dans un communiqué daté du début du mois. En résumé, les particuliers ont des opportunités à saisir pour financer leur projet immobilier. Selon le courtier en crédit Empruntis, le coût d'un emprunt de 170.000 euros sur 20 ans au taux minimum (1,51% en février 2016) a diminué de 7.500 euros en un an. Un propriétaire qui souscrit un prêt de 55.000 euros sur 10 ans à 1,70% (taux moyen en mars 2016) pour réaliser des travaux économise quant à lui 11% par rapport au même projet mené en mars 2015. Même constat pour un investissement locatif supporté par un emprunt de 130.000 euros sur 15 ans, le coût du prêt chutant de 10% sur un an.

Même sans projet particulier en tête, les emprunteurs en cours de remboursement doivent également rester à l'affut, la baisse des taux redonnant de l'intérêt à la renégociation de crédit. Invitée de LCI lundi 7 mars, la porte-parole de Meilleurtaux.com Maël Bernier expliquait ainsi qu'une telle révision pouvait être intéressante pour les crédits souscrits entre 2008 et 2014 inclus, y compris pour les prêts qui ont déjà été revus par le passé. L'emprunteur peut ainsi espérer un gain moyen « autour de 20.000 euros, pénalités [de remboursement anticipé, Ndlr] incluses », souligne-t-elle. De quoi motiver ceux qui avaient raté le train de la renégociation en 2015.