Les taux de crédit immobilier en 2024 : taux actuels et perspectives

Par Thibault Fingonnet
SEO & traffic strategist : Camille Radicchi

Le niveau des taux d’emprunt constitue un élément déterminant dans le cadre d’un projet d’achat immobilier. Le baromètre des taux de crédit en avril 2024 et leurs perspectives d’évolution pour le premier semestre 2024.

Le calcul d’un taux de crédit immobilier

Quand les emprunteurs s’intéressent aux conditions de financement d’un achat immobilier, ils s’attardent le plus souvent sur les taux d’intérêt proposés par leur banque ou leur courtier en prêt immobilier. Il s’agit effectivement de la principale composante du taux annuel effectif global (TEAG), anciennement taux effectif global (TEG) d’un crédit immobilier : celui-ci résume en un seul pourcentage le coût global annuel du financement exprimé en % du montant total du crédit. En plus du taux d’intérêt, il comprend le coût de l’assurance de prêt ainsi que tous les frais acquittés par l’emprunteur pour souscrire son prêt.

Pour aller plus loin, notre article sur le calcul du TEG

Les taux détaillés ci-dessous se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt brut ou taux d’intérêt nominal, hors assurance emprunteur et frais annexes (frais de dossier, frais de garantie ou hypothèque).

La fixation d’un taux d’usure permet de protéger l’emprunteur contre des taux excessifs qui lui seraient proposés.

À SAVOIR : sauf indication contraire, les taux présentés dans cet article proviennent des statistiques diffusées par l’Observatoire CSA/Crédit Logement.

Le niveau des taux de crédit immobilier en avril 2024

Taux immobilier en avril 2024

En avril 2024, les courtiers en crédit immobilier constatent que le mouvement de baisse des taux d’emprunt (hors assurances) enclenché depuis le début de l’année, mais dans une moindre mesure. La plupart des grilles de taux s’orientent vers une stabilisation des taux, avec une ampleur variable en fonction des établissements bancaires.

Le courtier Voufinancer observe ainsi que, « en avril, certaines banques ont baissé encore leurs taux de crédits, mais de façon plus modérée qu’en début d’année, de 0,05 point à 0,20 point ». Le courtier Voufinancer observe ainsi que, « en avril, certaines banques ont baissé encore leurs taux de crédits, mais de façon plus modérée qu’en début d’année, de 0,05 point à 0,20 point ». Il note un recul moyen de 0,10 point. « Seule une banque régionale, qui proposait des taux encore à plus de 5%, les a baissés de 0,50 point. La plupart des banques nationales, elles, ont fait le choix, après plusieurs mois de baisse, de laisser leurs taux stables », poursuit-il.

« On note un ralentissement dans la baisse des taux et une stabilisation sur 20 ans entre 3,7% et 4%, dans un contexte où les banques veulent prêter tout en gardant des marges convenables, tant qu’elles le peuvent, c’est-à-dire jusqu’au moment, au minimum, où la Banque centrale européenne baissera ses taux directeurs, explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer. La baisse des taux généralisée ne sera donc pas immédiate et ceux qui ont un projet immobilier avant l’été ont donc tout intérêt à le concrétiser, en obtenant de bonnes décotes s’ils ont un très bon dossier », ajoute-t-elle.

« La baisse se confirme en ce début avril, avec des barèmes proposés à Cafpi nettement en dessous des 4%. Cafpi peut ainsi proposer aux emprunteurs ayant les meilleurs profils jusqu’à 3,20% sur 10 ans, 3,24% sur 15 ans, 3,44% sur 20 ans et 3,58% sur 25 ans. Les conditions d’emprunt se trouvent donc bien meilleures que fin 2023, où les banques affichaient au mieux 3,90% sur 20 ans, soit presque 50 centièmes de
plus qu’aujourd’hui », se réjouit pour sa part Caroline Arnould, directrice générale de Cafpi.

« Dans la prolongation du mois dernier (mars 2024, NDLR), le ralentissement de la baisse se poursuit et les banques sont attentistes pour une partie d’entre elles : seules 20% d’entre elles nous ont adressé une mise à jour de leurs taux de crédit à date et celles qui apportent des modifications le font quasi toutes à la baisse », observe Empruntis. « Au global les baisses se situent entre 5 et 50 points de base, avec une moyenne de 15 points de base », ajoute le courtier.

« Si les banques ont envie de stimuler la reprise du marché en redonnant du pouvoir d’achat, elles souhaitent que cela soit efficace. Baisser ses taux, si cela ne permet pas de conquérir plus de clients, n’est pas une stratégie valable », analyse Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis. « Depuis le début de l’année, les futurs acheteurs ont déjà regagné du pouvoir d’achat ; mais l’offre reste insuffisante et le contexte encore trop incertain pour engager un nombre plus conséquent de ménages sur le marché. Des taux de crédit ou de l’offre de biens, quel sera le moyen le plus efficace pour faire repartir le marché ? Pas sure que tout se joue côté financement ! », note-t-elle.

La baisse des taux entamée depuis le début de 2024 s’est opérée dans le sillage de la hausse des seuils de l’usure, qui sont à nouveau révisés trimestriellement (la révision avait été mensuelle, à titre temporaire, entre février et décembre 2023). Le taux d’usure est fixé, au deuxième trimestre de 2024, à 6,39% pour les prêts immobiliers d’une durée de 20 ans et plus.

« Bien sûr, on ne peut que se réjouir de la remontée du taux d’usure, qui, à 6,39 % pour les prêts sur 20 ans et plus, n’est plus un frein pour l’octroi des crédits. Au premier trimestre 2024, les refus de crédit ont ainsi chuté de 60% par rapport au premier trimestre 2023, avant l’impact de la mise en place de la révision mensuelle des taux d’usure au 1er février. Pour autant, le fait que les taux d’usure continuent à augmenter dans un contexte de baisse des taux confirme l’inertie et le manque de pertinence de son calcul qui pourrait à nouveau problème en cas de remontée des taux… », s’interroge analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Les candidats au prêt immobiliers doivent, en revanche, toujours conjuguer avec les règles imposées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), à savoir un taux d’endettement limité à 35% (assurance emprunteur incluse) et une durée des crédit de 25 ans maximum (27 ans dans le neuf, incluant une période de différé de deux ans). Les choses évoluent aussi, à la suite, des nouveaux ajustements techniques que le HCSF a mis en en place début 2024 (durée de prêt portée à 27 ans, sous conditions de travaux ; exclusion des intérêts des prêts relais du calcul de l’endettement, à condition qu’ils ne représentent pas plus de 80% de la valeur du bien mis en vente ; des règle plus souples pour les dérogations d’octroi de crédit par les banques avec la mise en place, sous conditions, du réexamen des dossiers refusés).

De quoi impacter les ménages les plus modestes et les jeunes actifs primo-accédants : non seulement ils disposent d’un faible niveau d’épargne, mais ils sont particulièrement confrontés à un niveau toujours très élevé des prix de l’immobilier et à la minoration des aides à l’accession. Sans oublier les profils avec un  problème de santé ou un âge avancé, qui se trouvent pénalisés par le taux d’assurance impacté par le plafond du taux d’usure. Également concernés, les investisseurs locatifs : pour eux, qui souvent déjà propriétaires de leur logement, le seuil des 35% d’endettement est la plupart du temps rapidement dépassé.

D’après Cafpi (baromètre des taux au 25 mars 2024, les plus récents communiqués sur le site Internet du courtier), les taux moyens sur le marché en France s’établissent à :

  • 3,45% sur 10 ans
  • 3,86% sur 15 ans
  • 3,95% sur 20 ans
  • 4,06% sur 25 ans

Cafpi revendique avoir obtenu à cette période des taux pouvant atteindre (au 25 mars 2024) 3,25% sur 10 ans, 3,58% sur 15 ans, 3,58% sur 20 ans et 3,77% sur 25 ans, soit jusqu’à environ à 0,37 point de moins que les taux du marché selon les durées d’emprunt.

Selon les chiffres les plus récents mis en ligne sur son site Internet (au 26 février 2024), les taux moyens constatés par Vousfinancer s’établissent à :

  • 3,40% sur 7 ans
  • 3,40% sur 10 ans
  • 3,50% sur 12 ans
  • 3,90% sur 15 ans
  • 4,10% sur 20 ans
  • 4,30% sur 25 ans

D’après les grilles tarifaires diffusées par Meilleurtaux.com (au 3 avril 2024), les taux moyens en vigueur sont ainsi fixés :

  • 3,63% sur 7 ans
  • 3,72% sur 10 ans
  • 3,85% sur 15 ans
  • 3,92% sur 20 ans
  • 4,09% sur 25 ans

Chez Empruntis (au 5 avril 2024), la tendance à l’échelle de la France entière oscille entre stabilité et baisse est des taux de crédit. Les taux restent stables pour les emprunts souscrits sur 10 ans (3,75%) et sur 25 ans (4,15%). Ils s’affichent en baisse pour les emprunts sur 7 ans (3,65%), sur 15 ans (3,85%) et sur 20 ans (3,95%).

Meilleur taux immobilier en avril 2024

Les taux minimum constatés varient d’un opérateur à l’autre et seuls les meilleurs dossiers (avec de l’épargne et/ou un apport et/ou une capacité d’épargne importants) peuvent y prétendre.

Les meilleurs taux de crédit immobilier actuels sont :

Chez Empruntis (au 5 avril 2024) :

  • 3,10% sur 7 ans
  • 3,20% sur 10 ans
  • 3,40% sur 15 ans
  • 3,55% sur 20 ans
  • 3,75% sur 25 ans

Chez Cafpi (au 25 mars 2024, derniers chiffres diffusés) :

  • 3,25% sur 10 ans
  • 3,58% sur 15 ans
  • 3,58% sur 20 ans
  • 3,77% sur 25 ans

Chez Meilleurtaux.com (au 3 avril 2024, derniers chiffres diffusés) :

  • 3,10% sur 7 ans
  • 3,30% sur 10 ans
  • 3,32% sur 15 ans
  • 3,39% sur 20 ans
  • 3,47% sur 25 ans

Chez Vousfinancer (au 26 février 2024, derniers chiffres diffusés) :

  • 3,10% sur 7 ans
  • 3,10% sur 10 ans
  • 3,20% sur 12 ans
  • 3,60% sur 15 ans
  • 3,80% sur 20 ans
  • 4,10% sur 25 ans

Taux moyen en mars 2024

Le taux moyen de mars 2024 n’a pas encore été communiqué par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cela doit être fait à l’occasion de sa présentation de l’évolution des taux du premier trimestre 2024, prévue le 16 avril 2024.

Selon les dernières données de l’Observatoire Crédit Logement/CSA disponibles, rendues publiques le 5 mars 2024, le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel (hors assurance) s’est établi à 3,99% en février 2024, contre 4,15% en janvier 2024. Il s’établit à 3,90% pour l’accession dans le neuf et à 4,02% pour l’accession dans l’ancien.

« La baisse du taux moyen qui s’est amorcée dès le début de 2024 (9 points de base [pdb] en janvier) s’est poursuivie en février : elle est rapide (14 pdb en février) et elle intervient à une période de l’année plus habituée jusqu’en 2021 à la stabilité des taux des crédits, voire au mieux à une légère baisse », constate l’Observatoire dans sa note.

« La durée moyenne des crédits octroyés est quasiment stable depuis le printemps dernier, au-delà des fluctuations constatées d’un mois sur l’autre », relève encore l’Observatoire. « Elle se maintient à un niveau rarement observé par le passé (20,7 ans, contre 13;6 ans en 2001 et 17,1 ans en 2014). Mais même en tenant compte de la baisse récente des taux des crédits, une telle durée n’est pas suffisante pour compenser l’impact des niveaux actuels des prix des logements ou amortir les conséquences du niveau des taux d’apport personnel exigés sur les capacités d’emprunt des ménages », poursuit-il.

« Mais cette année, alors que le taux de la BCE est resté stable pour le sixième mois consécutif et que la profitabilité de la production ne se dégrade plus en dépit des tensions qui réapparaissent sur les marchés financiers, les établissements bancaires s’efforcent de redynamiser le marché des crédits immobiliers », ajoute-t-il. « Habituellement, les baisses de taux interviennent plutôt en mars, avec l’arrivée du printemps lorsque la demande sort de sa léthargie hivernale. Mais cette année, après plus de deux années d’atonie de la demande, ce changement de calendrier s’imposait », analyse-t-il.

« En février 2024, 65,2% des prêts bancaires à l’accession à la propriété ont été octroyés sur une durée de plus de 20 ans, contre 65,7% en 2023 : néanmoins, en 2019 (avant la mise en œuvre de la recommandation du HCSF), le poids relatif de cette tranche de durées s’établissait à 48,1%. Dans le même temps, la part des prêts les plus courts (15 ans et moins) recule doucement, à 14,9% en février 2024, contre
15% en 2023 (20,2 % en 2019) », ajoute l’Observatoire.

Au quatrième trimestre 2023, les taux de crédits immobiliers (hors assurance emprunteur) se sont affichés en moyenne à 4,20%.

Au troisième trimestre 2023, le taux moyen des crédits immobiliers (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) s’est établi à 3,77%.

Au deuxième trimestre 2023, les taux de crédits immobiliers (hors assurance emprunteur) se sont affichés en moyenne à 3,29%.

Sur l’ensemble du premier trimestre 2023, le taux moyen des crédits immobiliers (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) s’était affiché à 2,84%.

Au quatrième trimestre 2022, le taux moyen des crédits immobiliers (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) s’était établi à 2,22%.

Au troisième trimestre 2022, les taux de crédits immobiliers (hors assurance emprunteur) se sont affichés en moyenne à 1,78%.

Sur l’ensemble du deuxième trimestre 2022, le taux moyen des crédits immobiliers (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) s’était affiché à 1,40%.

Au premier trimestre 2022, les taux de crédit (hors assurances) avaient enregistré une forte remontée par rapport au dernier trimestre de 2021 : ils s’établissaient à 1,12% en moyenne sur les trois premiers mois, contre 1,05% en moyenne au quatrième trimestre 2021.

Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2021, les taux d’intérêt moyens offerts par les banques s’étaient établis à 1,05% (contre 1,17% pour la même période en 2021, et 1,20% en 2019). C’est le niveau « le plus bas jamais constaté depuis les années 1950 », notait déjà l’organisme.

À SAVOIR : compte tenu du très faible nombre de prêts souscrits à taux variable (moins de 1% des nouveaux crédits, selon Crédit Logement), seuls les taux fixes sont détaillés ici.

Taux fixes moyens des derniers mois

Mars 2024 : à paraître
Février 2024 : 3,99%
Janvier 2024 : 4,15%
Décembre 2023 : 4,24%
Novembre 2023 : 4,22%
Octobre 2023 : 4,12%
Septembre 2023 : 3,98%
Août 2023 : 3,80%
Juillet 2023 : 3,61%
Juin 2023 : 3,45%
Mai 2023 : 3,28%
Avril 2023 : 3,16%
Mars 2023 : 3,04%
Février 2023 : 2,82%
Janvier 2023 : 2,59% 
Décembre 2022 : 2,34%
Novembre 2022 : 2,25%
Octobre 2022 : 2,05%
Septembre 2022 : 1,88%
Août 2022 : 1,82%
Juillet 2022 : 1,68%
Juin 2022 : 1,52%
Mai 2022 : 1,38%
Avril 2022 : 1,27%
Mars 2022 : 1,18%
Février 2022 : 1,09%
Janvier 2022 : 1,07%
Décembre 2021 : 1,06%
Novembre 2021 : 1,06%
Octobre 2021 : 1,05%
Septembre 2021 : 1,05%
Août 2021 : 1,05%
Juillet 2021 : 1,06%
Juin 2021 : 1,06%
Mai 2021 : 1,07%
Avril 2021 : 1,07%
Mars 2021 : 1,11%
Février 2021 : 1,14%
Janvier 2021 : 1,17%
Décembre 2020 : 1,17%
Novembre 2020 : 1,20% 
Octobre 2020 : 1,21%
Septembre 2020 : 1,22%
Août 2020 : 1,24%
Juillet 2020 : 1,25%
Juin 2020 : 1,29%
Mai 2020 : 1,25%
Avril 2020 : 1,17%
Mars 2020 : 1,14%
Février 2020 : 1,13%
Janvier 2020 : 1,13%
Décembre 2019 : 1,13%
Novembre 2019 : 1,12%
Octobre 2019 : 1,13%
Septembre 2019 : 1,18%
Août 2019 : 1,17%
Juillet 2019 : 1,20%
Juin 2019 : 1,25%
Mai 2019 : 1,29%
Avril 2019 : 1,33%
Mars 2019 : 1,39%
Février 2019 : 1,44%
Janvier 2019 : 1,45%
Décembre 2018 : 1,43%
Novembre 2018 : 1,44%
Octobre 2018 : 1,43%
Septembre 2018 : 1,43%
Août 2018 : 1,43%
Juillet 2018 : 1,43%
Juin 2018 : 1,44%
Mai 2018 : 1,46%
Avril 2018 : 1,47%
Mars 2018 : 1,49%
Février 2018 : 1,48%
Janvier 2018 : 1,49%
Décembre 2017 : 1,51%
Novembre 2017 : 1,54%
Octobre 2017 : 1,55%
Septembre 2017 : 1,56%
Août 2017 : 1,58%
Juillet 2017 : 1,55%
Juin 2017 : 1,56%

Taux fixes moyens selon la durée du prêt

Plus le remboursement d’un crédit immobilier est étalé dans le temps, plus le taux d’intérêt proposé par la banque est élevé.

Au mois de février 2024 (les données les plus récentes), les taux constatés par l’observatoire Crédit Logement/CSA se situaient aux niveaux suivants :

• Crédit sur 15 ans : 3,79% (3,89% en janvier 2024 ; 4,11% en décembre 2023 ; 4,12% en novembre 2023 ; 3,98% en octobre 2023 ; 3,72% en septembre 2023 ; 3,52% en juillet 2023 ; 3,32% en juin 2023 ; 3,15% en mai 2023 ; 3,03% en avril 2023 ; 2,86% en mars 2023 ; 2,62% en février 2023 ; 2,43% en janvier 2023 ; 2,14% en décembre 2022 ; 1,92% en octobre 2022 ; 1,82% en août 2022 ; 1,57% en juillet 2022 ; 1,36% en juin 2022 ; 1,24% en mai 2022 ; 1,12% en avril 2022 ; 0,86% en décembre 2021 ; 0,97% en décembre 2020 ; 0,88% en décembre 2019 ; 1,21% en décembre 2018 ; 1,32% en décembre 2017 ; 3,13% en décembre 2012)
• Crédit sur 20 ans : 3,90% (4% en janvier 2024 ; 4,26% en décembre et en novembre 2023 ; 4,19% en octobre 2023 ; 3,92% en septembre 2023 ; 3,73% en juillet 2023 ; 3,51% en juin 2023 ; 3,38% en mai 2023 ; 3,21% en avril 2023 ; 3,05% en mars 2023 ; 2,83% en février 2023 ; 2,59% en janvier 2023 ; 2,30% en décembre 2022 ; 2,06% en octobre 2022 ; 1,85% en août 2022 ; 1,69% en juillet 2022 ; 1,49% en juin 2022 ; 1,37% en mai 2022 ; 1,25% en avril 2022 ; 0,99% en décembre 2021 ; 1,10% en décembre 2020 ; 1,05% en décembre 2019 ; 1,41% en décembre 2018 ; 1,52% en décembre 2017 ; 3,40% en décembre 2012)
• Crédit sur 25 ans : 3,99% (4,13% en janvier 2024 ; 4,35% en décembre 2023 ; 4,30% en octobre 2023  ; 4,08% en septembre 2023 ; 3,89% en juillet 2023 ; 3,69% en juin 2023 ; 3,52% en mai 2023 ; 3,38% en avril 2023 ; 3,20% en mars 2023 ; 2,96% en février 2023 ; 2,74% en janvier 2023 ; 2,42% en décembre 2022 ; 2,17% en octobre 2022 ; 1,96% en août 2022 ; 1,79% en juillet 2022 ; 1,59% en juin 2022 ; 1,47% en mai 2022 ; 1,37% en avril 2022 ; 1,13% en décembre 2021 ; 1,35% en décembre 2020 ; 1,31% en décembre 2019 ; 1,63% en décembre 2018 ; 1,79% en décembre 2017 ; 3,70% en décembre 2012)

Taux fixes moyens selon la catégorie d’emprunteurs

Les emprunteurs le savent, les banques pratiquent des taux différents selon leur profil et la qualité de leur dossier. De très nombreux paramètres (niveau de revenus, apport personnel, durée du prêt, etc.) sont pris en compte à ce titre, d’où l’importance de bien préparer son dossier de prêt pour mettre toutes les chances de son côté.

Pour aller plus loin, notre article sur la préparation du dossier de prêt

Ici, les emprunteurs sont séparés en quatre groupes, des dossiers les mieux notés aux moins bien notés parmi ceux qui ont pu obtenir un financement auprès d’une banque.

Pour le mois de décembre 2023 (dernières données disponibles), les taux à retenir, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, étaient les suivants :

Emprunteurs du 1er groupe (meilleurs dossiers) :

• 3,72% sur 15 ans
• 3,83% sur 20 ans
• 3,87% sur 25 ans

Emprunteurs du 2ème groupe :

• 4,08% sur 15 ans
• 4,20% sur 20 ans
• 4,34% sur 25 ans

Emprunteurs du 3ème groupe :

• 4,24% sur 15 ans
• 4,40% sur 20 ans
• 4,50% sur 25 ans

Emprunteurs du 4ème groupe (dossiers les moins bien notés) :

• 4,41% sur 15 ans
• 4,61% sur 20 ans
• 4,68% sur 25 ans

Taux immobilier : évolution et perspectives pour le premier semestre 2024

ToutSurMesFinances a recueilli les témoignages et compilé les communiqués des courtiers pour qu’ils évoquent les perspectives du premier semestre semestre 2024.

Caroline Arnould, directrice générale de Cafpi :

« Le marché de l’immobilier devrait se normaliser cette année. Le taux d’usure, qui s’établit à 6,29% depuis le 1er janvier, alors que les taux de crédit immobilier sont en dessous des 5%, n’est plus un frein à l’emprunt. Il permet même aux banques de retrouver des marges de manœuvre et de relancer la conquête de clientèle avec des offres de plus en plus concurrentielles.

Preuve de la détente sur les taux, une première banque propose, pour les meilleurs profils dans le cadre des critères dérogatoires aux règles du HCSF, des prêts allant jusqu’à 30 ans, avec des taux se situant entre 4,35% et 4,75%, soit 10 centièmes de plus que sur 25 ans.

Récemment, Christine Lagarde, présidente de la BCE, a elle-même reconnu que les taux avaient atteint leur pic. L’inflation devrait passer sous les 2% dès 2025, ouvrant la voie à d’éventuelles baisses des taux directeurs. Ainsi, les taux de crédit immobilier, après avoir atteint un palier, pourraient légèrement reculer avant de se stabiliser autour de 3,50%. »

(communiqué de presse)

Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis :

« Globalement, 2024 signera le retour à la concurrence,  et celle-ci pèsera sur les conditions de taux. Les banques sont de retour. Les ménages ont à nouveau accès au crédit, sous réserve de bien préparer leur dossier et de respecter les exigences prudentielles des banques (et du HCSF…). Tout se passera donc du côté de taux.

Au premier trimestre 2024 devrait s’ouvrir une période de stabilisation – voire une légère inflexion – des taux moyens. Certains acteurs pourraient baisser leurs barèmes afin de se repositionner, surtout que le coût de l’argent (OAT 10 ans) permet à nouveau aux établissements de reconstituer des marges. Cependant, ces baisses devraient rester limiter. Tout d’abord en raison du risque de renégociation des prêts dans les années à venir, qui pousse les banques à augmenter les marges pour couvrir ce risque. Ensuite, car même en cas de baisse des taux de la BCE, les impacts sur les taux de crédit sont plus longs à observer que lors des hausses.

Ainsi, le deuxième trimestre pourrait voir apparaître des baisses très limitées, ne permettant pas une reconstitution significative du pouvoir d’achat. Pour cela il faudra probablement attendre après l’été. Sauf à ce que la situation économique se dégrade significativement ! ».

(propos recueillis par la rédaction de TSMF)

Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis Courtage :

« Après une année 2023 horrible, les perspectives pour le premier semestre 2024 sont a priori nettement meilleures : le taux d’usure n’est plus un problème ; les banques, qui ont reconstitué leurs marges, retrouvent de l’appétit pour prêter de l’argent ; et les taux de crédit immobilier semblent se stabiliser.

Fin 2023, le premier trimestre 2024 était joué : il n’y a rien à attendre véritablement sur cette période, pas plus que sur l’ensemble du semestre. Car ce ne sont pas les dernières mesures annoncées en décembre par le HSCF qui vont redynamiser la distribution des prêts. Cela ne peut passer que par la prise en compte chiffrée du reste à vivre des candidats ou par la révision du taux d’endettement de 35%.

En revanche, le retour de la concurrence entre les banques (souvenons-nous que certaines ne prêtaient plus du tout en 2023) demeure un signe positif. Conjugué avec la stabilisation des taux d’emprunt, c’est de bon augure »

(propos recueillis par la rédaction de TSMF)

Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer

« La hausse des taux semble derrière nous, nous sommes arrivés à un plateau. Leur stabilisation va redonner de la visibilité aux acquéreurs, d’autant plus qu’ils vont profiter de la concurrence entre des banques bien décidées à profiter de la situation pour reconstituer leurs marges et à prêter davantage qu’en 2023. Reste aussi à prendre en compte le comportement des candidats à l’accession à la propriété, qui risquent encore d’attendre une réelle baisse des prix de l’immobilier avant d’initier d’une demande de prêt ».

(propos recueillis par la rédaction de TSMF)

Jean-Marc Vilon, directeur général de Crédit Logement :

« 2024 sera-t-elle une meilleure année ? Oui, par comparaison à 2023, elle ne pourra être que meilleure ! Au-delà de cet effet de base, il apparaît clairement que la lutte contre l’inflation est en voie d’être gagnée, et que les banques centrales vont rebaisser leurs taux. Les taux longs anticipent déjà ce mouvement, et les taux des crédits immobiliers vont en profiter progressivement. Si les prix continuent de s’ajuster, et dans un contexte où les banques pourraient se montrer plus offensives, le marché pourrait retrouver progressivement des couleurs ».

(propos recueillis par la rédaction de TSMF)

Historique des taux de crédits immobiliers depuis 2007

L’historique ci-dessous reprend l’évolution des taux moyens des crédits immobiliers depuis le début de l’année 2007, trimestre par trimestre (Observatoire Crédit Logement / CSA).

Taux 2007

  • Premier trimestre (T1) : 3,96%
  • Deuxième trimestre (T2) : 4,08%
  • Troisième trimestre (T3) : 4,39%
  • Quatrième trimestre (T4) : 4,62%

Taux 2008

  • T1 : 4,67%
  • T2 : 4,67%
  • T3 : 4,94%
  • T4 : 5,07%

Taux 2009

  • T1 : 4,52%
  • T2 : 4,15%
  • T3 : 3,92%
  • T4 : 3,78%

Taux 2010

  • T1 : 3,61%
  • T2 : 3,44%
  • T3 : 3,34%
  • T4 : 3,27%

Taux 2011

  • T1 : 3,58%
  • T2 : 3,83%
  • T3 : 3,89%
  • T4 : 3,88%

Taux 2012

  • T1 : 3,90%
  • T2 : 3,60%
  • T3 : 3,48%
  • T4 : 3,27%

Taux 2013

  • T1 : 3,07%
  • T2 : 2,94%
  • T3 : 2,96%
  • T4 : 3,06%

Taux 2014

  • T1 : 3,01%
  • T2 : 2,84%
  • T3 : 2,64%
  • T4 : 2,40%

Taux 2015

  • T1 : 2,18%
  • T2 : 2,00%
  • T3 : 2,12%
  • T4 : 2,17%

Taux 2016

  • T1 : 2,02%
  • T2 : 1,69%
  • T3 : 1,46%
  • T4 : 1,32%

Taux 2017

  • T1 : 1,46%
  • T2 : 1,56%
  • T3 : 1,56%
  • T4 : 1,52%

Taux 2018

  • T1 : 1,48%
  • T2 : 1,45%
  • T3 : 1,43%
  • T4 : 1,44%

Taux 2019

  • T1 : 1,42%
  • T2 : 1,29%
  • T3 : 1,19%
  • T4 : 1,13%

Taux 2020

  • T1 : 1,13%
  • T2 : 1,25%
  • T3 : 1,23%
  • T4 : 1,17%

Taux 2021

  • T1 : 1,13%
  • T2 : 1,06%
  • T3 : 1,05%
  • T4 : 1,05%

Taux 2022

  • T1 : 1,12%
  • T2 :  1,40%
  • T3 : 1,78%
  • T4 : 2,22%

Taux 2023

  • T1 : 2,84%
  • T2 : 3,29%
  • T3 : 3,77%
  • T4 : 4,20%

Taux 2024

  • T1 : à paraître

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