Masque de protection contre le coronavirus : médical, respiratoire, quel masque choisir, où l’acheter ?


Les masques de protection contre le coronavirus sont souvent en rupture de stock dans les pharmacies et les magasins de bricolage, face à la crainte de l’épidémie. Comment les choisir ? Où les trouver ? Combien coûtent-ils ? Comment les utiliser ? Tout sur les masques à porter au visage pour éviter la contagion.

Chirurgical, FFP, « grand public » : les différentes sortes de masque de protection

Le port du masque de protection peut contribuer à limiter la propagation du coronavirus (rebaptisé Covid-19 par l’Organisation mondiale de la santé). Il existe principalement deux types de masques, qui se distinguent par leur fonction propre et leur niveau de filtration.

Le masque à usage médical (« masque chirurgical »)

Le masque anti-projections, communément appelé masque « chirurgical », est le plus basique et le plus courant. Ce dispositif médical, en papier ou en tissu bleu, permet de filtrer les bactéries et d’éviter de contracter un virus.

Mais ce masque, d’abord conçu pour être porté par les malades eux-mêmes dès l’apparition des premiers symptômes d’infection respiratoire (du type grippe ou coronavirus), ne protège pas directement son porteur. Le masque chirurgical permet de protéger les personnes avec qui le porteur du masque entre en contact (son entourage proche, mais aussi les autres personnes dans les lieux publics), notamment lorsqu’il tousse ou éternue.

Ce masque sert à piéger les gouttelettes de salive ou de sécrétion des voies aériennes supérieures (bouche, nez, gorge, larynx et trachée). Mais à la différence d’un masque de protection respiratoire (voir plus bas), il ne sert pas à filtrer l’inhalation des agents infectieux transmissibles par voie aérienne (transmission aéroportée par de fines particules). Si le masque comporte une couche imperméable, il protège son porteur contre un risque de projection de liquides biologiques.

Pour info : le masque doit être conforme à la norme française et européenne NF EN 14683 (ou à des normes étrangères reconnues comme équivalentes).

Les masques chirurgicaux sont utilisés par les professionnels de santé et les autres professionnels. Au tout début de l’épidémie de Covid-19, certains masques chirurgicaux ont été réquisitionnés par l’État, notamment pour garantir l’approvisionnement des professionnels de santé. Certains restaient aussi accessibles pour les autres professionnels et pour le grand public (c’est le cas des masques de type chirurgical à usage unique non stériles).

Les masques « de protection respiratoire » (de type FFP)

Les masques de protection respiratoire FFP (pour « Filtering Facepiece Particles », qui se traduit par pièce faciale filtrante) sont des dispositifs de protection respiratoire étanches. Dotés de coques ou de valves, ils sont en priorité réservés aux professionnels de la santé (médecin, infirmier, sage-femme, masseur kinésithérapeute et chirurgien-dentiste) ou à certaines professions confrontées à la présence d’un risque respiratoire (dans le bâtiment, par exemple). Très filtrants, donc difficiles à supporter, ils ne sont en principe pas destinés au grand public.

Il existe plusieurs types de modèles de masques filtrants :

  • FFP1
  • FFP2
  • FFP3

Ces masques sont hiérarchisés selon le degré de filtration d’une filtration faible (78% des particules pour le FFP1) à une filtration élevée (98% des particules pour le FFP3). Ils doivent répondre aux exigences de la norme NF EN 149. Les masques de type FFP2 et FFP3 filtrent suffisamment l’air inspiré pour empêcher l’inhalation d’un virus.

Le masque FFP2 (ou N95) demeure, pour les autorités sanitaires, la protection de référence en cas d’épidémie. « Le port de masques de type FFP2 est préconisé pour les personnels de soins lors des phases de transmission interhumaine et pandémique et pour les personnes à risque majeur d’exposition (proximité de moins d’un mètre d’une personne malade), tels que les professionnels de santé au contact des malades », indique le ministère de la Santé sur son site Internet. Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, ces masques, d’abord recommandés pour l’entourage proche des patients et les personnes chez qui le coronavirus représente une menace majeure, sont avant tout réservés aux personnels soignants.

Certains masques de type FFP ont été réquisitionnés par l’État au plus fort l’épidémie de Covid-19, notamment pour garantir l’approvisionnement des professionnels de santé.

Il faut donc au minimum un masque de niveau FFP2 pour se protéger efficacement. Ce modèle, également appelé le « masque canard », filtre 92% des particules. Il a notamment été utilisé contre :

  • la tuberculose résistante
  • la grippe aviaire
  • et le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras)

Il couvre le nez et la bouche. Il se compose d’une pièce faciale (demi-masque ou masque complet) et d’un dispositif de filtration. Ce dispositif de protection individuelle, qui filtre les bactéries mais aussi les aérosols, est destiné à se protéger soit d’une éventuelle contamination d’un tiers par voie respiratoire. À noter : ces masques sont moins confortables, la respiration étant plus difficile.

ATTENTION : les masques anti-pollution ne sont d’aucune efficacité contre le coronavirus. Il est donc inutile de s’en procurer pour cet usage.

Les masques de protection « grand public »

Masques « grand public » ou « alternatifs » : définition

Les masques dits « grand public » sont des masques de protection qui ne rentrent pas dans la catégorie des masques médicaux (les masques chirurgicaux et FFP2, prioritairement destinés aux personnels soignants). Ils sont donc réservés à un usage hors du système de santé.

Ces masques alternatifs ne filtrent pas l’air, mais évitent la propagation de particules de salive potentiellement contaminées. Ils visent donc d’abord à empêcher les gouttelettes ou les postillons émis par leur porteur d’être projetés dans l’air. Ils ne dispensent pas de la distanciation sanitaire et des gestes barrières (voir plus bas).

Préconisés par l’Académie de médecine, les masques dits « grand public » sont confectionnés avec du tissu lavable (ils sont donc réutilisables). Ils peuvent être fabriqués de deux manière :

  • soit par les particuliers (de manière artisanale) : les masques sont faits main à partir de tutoriels ou modèles de patron disponibles sur Internet
  • soit de façon industriel (on parle de « masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel ») : ils sont produits par 45 entreprises françaises autorisées, issues notamment de la filière textile (plus de 80 prototypes ont été validés par les autorités sanitaires).

Dans tous les cas de figure, les masques non sanitaires doivent impérativement répondre aux normes de l’Association française de normalisation (Afnor) pour assurer une filtration du virus au moins à 70%. L’Afnor a publié sur son site Internet un document de référence, validé par les experts, qui sert de guide de fabrication de masques à destination tant des industriels du textile que des couturiers amateurs.

Pour éviter les arnaques, le ministère de l’Économie a dévoilé, le 27 avril 2020, les quatre logos qui doivent figurer obligatoirement sur les conditionnements des masques « grand public » homologués. Chaque logo correspond au nombre de fois qu’il est possible de laver les masques :

  • le logo « Filtration garantie – testé 5 lavages »
  • le logo « Filtration garantie – testé 10 lavages »
  • le logo « Filtration garantie – testé 20 lavages »
  • le logo « Filtration garantie – testé 30 lavages »

Voici les images des logos diffusées sur le site du ministère de l’Économie et des Finances :

Les masques « grand public » : pour qui ?

Les masques « grand public » sont exclusivement réservés à un usage non sanitaire.

Fin mars 2020, deux nouvelles catégories de masques « grand public » ont été créées, qui varient selon le niveau de filtrage. Sont ainsi produits par la filière industrielle :

  • des masques filtrants à usage des « professionnels en contact avec le public » (catégorie 1) : destinés aux policiers, aux gendarmes ou encore aux hôtesses de caisses, « ils filtrent plus de 90% des particules émises d’une taille supérieure ou égale à 3 microns compatibles », indiquent les autorités
  • des masques filtrants « à visée collective » pour protéger l’ensemble d’un groupe (catégorie 2) : ces masques sont destinés aux citoyens qui sont moins en contact direct avec d’autres personnes

Ces masques de confection industrielle, testés en laboratoires avant d’être distribués, sont réservés dans un premier temps aux entreprises. Ils sont accessibles au grand public depuis le déconfinement, initié à partir du 11 mai 2020.

Achat ou distribution d’un masque anti-contagion : où en trouver ?

Les masques chirurgicaux et FFP2

Les masques chirurgicaux et les masques FFP2 – les plus protecteurs – restent réservés aux personnels soignants (médecins, infirmières, sages-femmes). Ils sont toujours interdits à la vente en pharmacie, pour être distribués exclusivement aux personnels soignants (médecins, infirmières, sages-femmes).

Cette décision a fait suite à une réquisition générale des masques de protection par l’État, ordonnée début mars 2020 par le président de la République Emmanuel Macron. « Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus », avait écrit le chef de l’État dans un message Twitter.

Un décret relatif à cette réquisition de masques de protection a été publié au Journal Officiel du 4 mars 2020. Au regard du texte, sont concernés par cette réquisition :

  • « les stocks de masques de protection respiratoire de type FFP2 détenus par toute personne morale de droit public ou de droit privé »
  • « les stocks de masques anti-projections détenus par les entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution »

Le décret précise que la réquisition concerne les masques de protection respiratoire de type FFP2 et les masques anti-projections produits d’ici au 31 mai 2020. Cette décision visait à répondre aux inquiétudes des personnels de santé qui redoutaient de ne pas pouvoir se procurer des masques indispensables pour la pratique de leur profession.

Les masques « grand public »

Lors d’une allocution télévisée en date du 13 avril 2020, le Président Macron avait souhaité qu’au moment du déconfinement (prévu pour le 11 mai 2020), chaque Français puisse se procurer un masque grand public », qu’il portera pour sortir. Un tempo que le gouvernement a, entre-temps, entrepris d’accélérer : dans Les Échos du 24 mars 2020, Agnès Pannier-Runacher – alors secrétaire d’État à l’Économie – avait annoncé que les premières distributions de masques grand public auraient lieu auprès des Français à partir du 4 mai.

Lors de son discours sur le déconfinement devant l’Assemblée nationale, le 28 avril 2020, l’ancien premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, avait assuré qu’il « y aura[it] assez de masques à partir du 11 mai ». Et de poursuivre : « Nous recevons près de 100 millions de masques chirurgicaux et 20 millions masques grands public lavables à compter du mois de mai ».

Un arrêté, publié au Journal Officiel du 26 avril, autorise la vente de masques « grand public » dans les pharmacies depuis le 27 avril 2020. Seuls sont concernés « les masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables ». Il s’agit des masques industriels en tissu, jetables ou lavables, de catégorie 1 et 2.

Cela signifie qu’il est toujours impossible, dans les officines, de se fournir masques FFP2 et chirurgicaux (ils restent réservés aux soignants).

Le 28 avril 2020, Édouard Philippe avait promis le soutien financier de l’État aux collectivités territoriales qui se fourniraient en masques. « Nous soutiendrons financièrement les collectivités locales qui achètent à compter de ce jour des masques grand public en prenant en charge 50% du coût des masques dans les limites d’un coût de référence », a-t-il déclaré lors de son discours à l’Assemblée nationale.

Plusieurs grandes municipalités procèdent déjà à la distribution de masques « grand public ». Parmi elles, on peut notamment citer :

  • Paris
  • Lyon
  • Nice
  • Toulouse
  • Nantes
  • Reims
  • Valence

Par ailleurs, une plateforme de e-commerce a été mise en place par La Poste à compter du 30 avril 2020 pour faciliter leur distribution.

Un dispositif facilitant l’approvisionnement des TPE et des travailleurs indépendants a également été mis en place par l’État et les régions.

Par ailleurs, les bureaux de tabac et la grande distribution commercialisent des masques « jetables ou lavables ».

Le 21 juillet 2020, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a annoncé que le gouvernement allait envoyer gratuitement 50 millions de masques « grand public » aux foyers les plus modestes. Fin juillet, La Poste a entamé l’acheminement de ces masques ( lavables 20 fois pour 21 utilisations possibles) par courrier postal auprès de 8,2 millions de Français en situation de précarité. Chaque destinataire s’est vu attribuer six masques.

Où acheter ou commander des masques chirurgicaux et « grand public »

Le tableau ci-dessous indique les canaux de distribution à disposition des particuliers et des entreprises pour se fournir en masques de type chirurgical à usage unique et en masques « grand public » en tissu réutilisables dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 :

Covid-19 : où acheter ou commander des masques chirurgicaux et « grand public »
Canal de distributionType de masquesPour qui ?Depuis quand ?
Pharmacies- Masques chirurgicaux
- Masques grand public
Particuliers4 mai 2020
BuralistesMasques grand publicParticuliers4 mai 2020
Enseignes de grande distribution alimentaire- Masques chirurgicaux
- Masques grand public
Particuliers4 mai 2020
Stations-servicesMasques grand publicParticuliers4 mai 2020
Marchands de journauxMasques grand publicParticuliers4 mai 2020
Distributeurs automatiquesMasques grand publicParticuliers4 mai 2020
Site Internet de la Direction générale des entrepriseMasques grand publicEntreprises4 mai 2020
StopCovid19.frMasques grand publicEntreprises
(commandes à partir de 5.000 masques)
4 mai 2020
Savoirfaireensemble.frMasques grand publicEntreprises4 mai 2020



Masques-pme.laposte.fr



Masques grand public

PME et TPE



Autoentrepreneurs, professions libérales et agricoles, associations
PME : 2 mai 2020
TPE : 4 mai 2020

11 mai 2020
Cdiscount.com/masquesMasques chirurgicauxPME et TPE
(commande minimum d’un lot de 50 unités)
4 mai 2020
Source : Gouvernement

Combien coûte un masque anti-virus ?

Le prix des masques chirurgicaux

Combien coûte un masque chirurgical ? En temps normal (c’est-à-dire en dehors de la période qui a suivi l’apparition de l’épidémie de Covid-19 en Chine), le tarif moyen d’un masque anti-projections s’élève à 30 centimes. Une boîte de 50 masques s’affiche en moyenne à 8 euros (soit 15 centimes l’unité environ).

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, un décret, publié au Journal Officiel du 3 mai 2020, fixe le prix de vente au détail des masques de type chirurgical à usage unique à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises (TTC) par unité. Ce prix maximum autorisé s’applique à tous les types de distribution des masques chirurgicaux (grande distribution, pharmacie, vente en ligne, etc.). En revanche, ce tarif de 95 centimes TTC par masque n’inclut pas d’éventuels frais de livraison.

Le décret précise que le prix de vente en gros destinée à la revente ne peut excéder 80 centimes d’euros hors taxes (HT) par unité. Tous les tarifs maximum peuvent faire l’objet d’une modification par arrêté du ministère de l’Économie et des Finances.

Un décret, paru au Journal Officiel du 11 juillet 2020, a étendu cet encadrement du prix des masques chirurgicaux (avec les mêmes tarifs) jusqu’au 10 janvier 2021. Un précédent décret, paru au Journal Officiel du 22 mai 2020, avait déjà prolongé la mesure jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire, à savoir le 10 juillet 2020.

Dès le début de l’épidémie coronavirus, le prix des masques chirurgicaux s’était parfois envolé, que ce soit dans les pharmacies ou sur Internet. Car malgré les consignes du ministère de la Santé, qui n’avait alors de cesse, à l’époque, de rappeler qu’un masque chirurgical n’était utile que pour les personnes atteintes du coronavirus pour éviter de contaminer les autres, les achats de masques avaient bondi. Dans toute la France, les officines étaient en rupture de stock.

Traditionnellement, les masques chirurgicaux sont livrés aux pharmacies d’officine à partir du stock d’État via les grossistes répartiteurs. Ils sont habituellement délivrés gratuitement aux patients, sur prescription médicale. Problème : de plus en plus de personnes cherchent à s’en procurer par leurs propres moyens, et en grande quantité.

Même constat du côté des sites de vente en ligne, sur lesquels les clients se sont rabattus. Fin janvier, le lot de 100 masques chirurgicaux de couleur verte (produit en tête des ventes), a vu son tarif passer de 19,99 euros à 27,99 euros en un week-end sur Amazon.

Le prix des masques de protection respiratoire FFP

Les masques de protection respiratoire de type FFP sont plus chers que les masques chirurgicaux. Concernant les modèles FFP2, les prix varient entre quelques euros et 20 euros l’unité en moyenne. Pour les modèles FFP3, il faut débourser plusieurs dizaines d’euros l’unité.

À l’instar des masques chirurgicaux, les masques de protection FFP sont réservés en priorité aux professionnels de la santé de toute la chaîne (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers…) . Ils ne sont, en principe, pas à destination du grand public.

Un conseil : il faut éviter d’acheter ces masques sur Internet, car cela ne garantit en rien une bonne conformité des produits avec les normes en vigueur.

Le prix des masques « grand public »

Il n’existe pas de tarif unique fixé par l’État pour les masques non-sanitaires. Dans le cas de la vente des masques « grand public », leurs tarifs varient en fonction de la matière utilisée, du temps de fabrication et des frais d’expédition.

Reste que les autorités préconisent de vendre « les masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables » entre 2 et 5 euros l’unité. Dans un entretien à la chaîne BFM Business, l’ancienne secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, avait annoncé le 29 avril 2020 « un accord avec la grande distribution pour que certaines enseignes commencent à les vendre dès la semaine prochaine et toutes les enseignes à partir du 11 mai ». Elle avait précisé que les masques lavables réutilisables coûteraient « entre 2 et 3 euros, soit entre 10 et 30 centimes l’usage » ; les masques à usage unique seraient, eux, vendus à prix coûtant par les grandes enseignes).

Sur la chaîne BFMTV, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, Philippe Besset, avait précisé, le 26 avril 2020, que certains masques, « utilisables 50 fois (…) coûteront peut-être entre 10 et 15 euros ». Dans le même temps, il avait également proposé au gouvernement que les officines distribuent gratuitement ces masques aux plus modestes, dans le cas où le port du masque devienne obligatoire.

La confédération des buralistes avait annoncé, le 23 avril 20, que des masques non-sanitaires allaient être vendus dans les bureaux de tabac. Tarif évoqué : environ 5 euros pièce.

De son côté, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, avait souhaité distribuer gratuitement les masques aux voyageurs dans les transports en commun.

Covid-19 : le prix des masques chirurgicaux et « grand public »
Source : Gouvernement
Type de masquePrix de vente
Masques à usage médical dit « chirurgicaux »95 centimes d’euros TTC l’unité
47,50 euros la boîte de 50 masques
Masques « grand public »De 20 à 30 centimes d’euros à l’usage

Le prix du gel hydroalcoolique réglementé

Face à l’envolée des prix de vente des gels désinfectants hydroalcooliques constatée depuis le début de l’épidémie (parallèlement à la flambée des tarifs des masques de protection), notamment sur Internet, le gouvernement a publié un décret (dans le Journal Officiel du 6 mars 2020) qui permet d’encadrer leur prix.

Par la suite, ces nouveaux tarifs ont été revus à la baisse après le vote par l’Assemblée nationale en faveur d’une réduction du taux de TVA pour les gels hydroalcooliques (de 20% à 5,5%, jusqu’en 2022). Un décret, publié au Journal Officiel du 22 mai 2020, fixe les nouveaux prix que ne peuvent dépasser les flacons mis en vente dans les pharmacies et les grandes et moyennes surfaces.

Ces tarifs maximum sont les suivants :

  • flacon de 50 millilitres ou moins : 35,17 euros TTC par litre (soit un maximum de 1,76 euro TTC par flacon de 50 millilitres)
  • flacon de 50 à 100 millilitres inclus: 26,38 euros TTC par litre (soit un maximum de 2,64 euros TTC par flacon de 100 millilitres)
  • flacon de 100 à 300 millilitres inclus : 14,68 euros TTC par litre (soit un maximum de 4,40 euros TTC par flacon de 300 millilitres)
  • flacon de 300 millilitres : 13,19 euros TTC par litre (soit un prix unitaire par flacon d’un litre maximum de 13,19 euros TTC)

Alors que l’encadrement des prix des gels hydroalcooliques aurait dû se terminer le 10 juillet 2020, en même temps que la fin de l’état d’urgence sanitaire, les pouvoirs publics ont décidé, via un décret paru au Journal Officiel du 11 juillet 2020, de maintenir le dispositif jusqu’au 10 janvier 2021.

Le suivi de la mesure est assuré par la Répression des fraudes (DGCCRF). Les commerçants et sites qui continueront de vendre du gel hydroalcoolique au-delà du prix plafonné encourent une amende de 7.500 euros.

Coronavirus : les règles d’usage du masque de protection

Comment utiliser le masque chirurgical ?

Le masque anti-projections (ou masque chirurgical) doit être porté par toute personne circulant dans un lieux public clos depuis le 20 juillet 2020, ou par un patient contagieux dès l’apparition des premiers symptômes (afin de prévenir la contamination de son entourage et de son environnement).

Plusieurs règles sont à respecter lors de la mise en place du masque chirurgical sur le visage :

  • avant toute chose, se laver les mains
  • n’extraire de l’emballage qu’un masque à la fois et le saisir par la partie centrale externe
  • présenter à l’extérieur la mention imprimée sur le masque (si aucune indication spécifique n’apparaît, il faut appliquer sur le visage le côté le plus rembourré de la barrette nasale)
  • appliquer le masque sur le visage en le tenant par les liens
  • le masque doit couvrir le nez, le menton et la bouche
  • le masque ne doit être manipulé que pour la pose et le retrait, et toujours par les attaches

Un masque mal positionné sur le visage (sous le nez, quand ce n’est pas sous le menton !) n’est aucune efficacité contre la propagation du Covid-19.

Les règles d’usage du masque de type FFP

Qu’en est-il pour les appareils des appareils de protection respiratoire filtrants de type FFP ? Là encore, des précautions d’usage s’imposent :

  • se laver les mains avant de saisir le masque
  • passer les élastiques derrière la tête, de part et d’autre des oreilles
  • vérifier que le masque couvre bien le menton
  • ajuster le masque en pinçant la barrette sur le nez
  • tester l’étanchéité du masque (couvrir le masque avec une feuille de plastique et inspirer : le masque doit se plaquer sur le visage)
  • ne pas manipuler le masque une fois celui-ci mis en place
  • après usage, retirer le masque par les élastiques (cela doit se faire en dehors de la présence de la victime du coronavirus)

Après retrait d’un masque, il faut se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

ATTENTION : les masques filtrants de type FFP sont incompatibles avec la barbe, qui peut remettre en cause leur efficacité. Il faut être imberbe pour le porter, sinon l’air peut passer entre la peau et le masque.

Comment utiliser un masque « grand public » ?

Les règles d’usage d’un masque non-sanitaire en tissu (« grand public ») relèvent de la même logique que les autres masques de protection (voir ci-dessus). Leur pouvoir filtrant n’est efficient que s’ils sont utilisés correctement.

Avant de mettre ou de retirer un masque « grand public », il faut bien se laver les mains. Durant tout le temps où le masque est porté (sur le visage), il ne faut surtout pas le toucher, sous peine de le contaminer. Il ne faut donc pas le retirer pour fumer, manger, téléphoner ou se gratter.

Le masque de protection est-il réutilisable, lavable ou jetable ?

Quelle est la durée de vie d’un masque de protection contre le coronavirus ? Tout dépend du modèle utilisé.

Le masque chirurgical : jetable

Les masques chirurgicaux perdent leur efficacité au bout de 3 à 4 heures. Au-delà, il faut s’en débarrasser. Leur manipulation doit être faite avec précaution, car ils peuvent être contaminés.

Le ministère de la Santé indique qu’il faut jeter le masque « dès qu’il est mouillé ou souillé, dans une poubelle si possible équipée d’un couvercle et munie d’un sac plastique ». L’élimination des masques chirurgicaux – ni recyclables, ni biodégradables – passe par la filière des ordures ménagères. Un double emballage est recommandé pour éviter les contaminations en cas de déchirure du sac extérieur. Un  conseil : ne le jetez pas sur la voie publique.

Le masque de type FFP : jetable

Pour ce qui est du masque de protection respiratoire individuelle, il est lui aussi à usage unique (il ne peut en aucun cas être lavé pour être réutilisé). « Sa durée de protection varie entre 3 et 8 heures, mais il est difficilement supporté au-delà de quelques heures », avertissent les autorités, qui conseillent de de reporter aux recommandations du fabricant.

Au-delà de cette durée garantie de protection, le masque doit être jeté à la poubelle. Un conseil : à ce moment-là, ne pas manipuler le masque autrement que par les ficelles qui permettent de le maintenir sur le visage.

Le masque « grand public » : lavable, réutilisable et jetable

À la différence des masques chirurgicaux et des masques de type FFP, les masques « grand public » – qu’ils soient de fabrication artisanale (par les particuliers) ou industrielle – ne sont pas à usage unique. Lorsqu’ils sont en tissu, ils peuvent être réutilisés plusieurs fois.

Un rappel s’impose d’entrée : l’utilisation d’un même masque en tissu est limitée dans le temps. Elle ne doit pas excédée plus de 4 heures d’affilée (au-delà, le masque n’est plus efficace). Chaque personne qui travaille, hors de son domicile, peut par conséquent prévoir trois masques par jour.

Ils doivent être nettoyés méticuleusement après chaque usage, pour éviter  la prolifération de microbes. L’Association française de normalisation (Afnor) a communiqué des directives sur l’entretien des masques en tissu. Elle recommande un lavage en machine, 30 minutes minimum à 60 degrés cycle coton, avec son produit de lessive habituel. Il est possible de laver en même temps des draps ou des serviettes, qui acceptent souvent les mêmes température de lavage.

L’Afnor conseille vivement, au préalable, de procéder à un rinçage à froid du lave-linge avec de la javel ou de le faire tourner à vide à 60 degrés ou à 95 degrés sans essorage.

Il est, en revanche, vivement déconseillé de faire bouillir les masques pour les nettoyer : cela risque fortement d’endommager les tissus. Le résultat est identique si on utilise de l’alcool ou de l’eau de Javel pour désinfecter son masque.

L’association déconseille le séchage à l’air libre. Pour sécher plus vite son masque ou retirer d’éventuels plis après lavage, il est possible d’utiliser un fer à repasser ou à vapeur. Cela doit se faire avec précaution, pour « ne pas endommager les composants du masque, notamment les brides en élastique », indique l’Afnor. L’usage du four à micro-ondes n’est, en revanche, pas validé : non seulement il peut abîmer le masque, mais il risque de provoquer un accident domestique.

Combien de fois peut-on utiliser le même masque en tissu (avec lavage entre chaque usage) ? Le masque non-sanitaire n’est pas réutilisable à l’infini. Selon les modèles, la réutilisation varie entre 5 et 20 fois. Une fois le nombre d’utilisations atteint, le masque doit être changé. La moindre usure (même un petit trou dans le tissu) le rend inefficace.

Le masque doit alors être jeté dans un sac en plastique (et non dans la nature !). Là encore, un double emballage est recommandé en cas de déchirure du sac lors de la collecte des déchets.

ATTENTION : l’utilisation de masques de protection réutilisables (de type masque à gaz ou masque anti-poussière, à cartouche ou intégral) n’offre pas une garantie supplémentaire contre le coronavirus. Le lavage du masque risque de provoquer un phénomène d’aérosolisation des germes (apparition de gouttelettes susceptibles de contenir des virus ou des bactéries infectieuses).

Coronavirus : le port du masque est-il obligatoire ?

Dans ses recommandations émises le 25 avril 2020, le Conseil Scientifique préconise que le port du masque doit être « systématique » dans les lieux publics pendant les mois suivant la levée du confinement. Cela nécessite donc que des « masques alternatifs de production industrielle ou artisanale anti-projection » soient « disponibles pour l’ensemble de la population et distribués en priorité aux personnes en contact régulier avec le public ».

Le discours du gouvernement sur le port du masque par le grand public a beaucoup évolué depuis le début de l’épidémie. Au départ, il déconseillait aux personnes saines (qui n’étaient pas touchées par le Covid-19 ou qui n’avaient pas de suspicion) de porter un masque. En fait, comme a fini par le reconnaître l’ancien premier ministre Édouard Philippe, l’exécutif a dû faire face, à l’époque, à des stocks de masques insuffisants.

Pour les personnels médicaux, qui traitent des patients potentiellement à risques, la règle est claire depuis le départ : ils doivent obligatoirement porter un masque de type FFP2 pendant la durée des consultations. Le ministère de la Santé a réédité un guide méthodologique de « Préparation au risque épidémique Covid-19 » à destination des établissements de santé, des établissements médico-sociaux et des médecins de ville.

Masque obligatoire dans les lieux publics clos depuis le 20 juillet 2020

Faut-il obligatoirement porter un masque hors de chez soi pour endiguer la propagation du coronavirus ? Lors de son interview télévisée du 14 juillet 2020, le président Emmanuel Macron a annoncé que la France devrait rendre obligatoire le port du masque dans tous les « lieux publics clos ». Il a évoqué la date du 1er août 2020 pour la mise en place de cette mesure. Lors de son intervention, le chef de l’État a évoqué les lieux de commerce, mais il n’a pas donné plus de détail sur ces « lieux publics clos ».

Le 16 juillet 2020, lors de sa déclaration de politique générale devant les sénateurs, le premier ministre Jean Castex a finalement annoncé que la mesure prendrait effet avant le 1er août. « J’ai compris que cette échéance apparaissait tardive (…) le décret entrera donc en vigueur la semaine prochaine », a-t-il déclaré au Sénat mi-juillet.

L’obligation de porter un masque chirurgical ou « grand public » (en tissu lavable) dans les lieux publics clos est entrée en vigueur le 20 juillet 2020, conformément à un décret paru au Journal Officiel du 17 juillet 2020. Le port du masque s’impose à toute personne âgée de 11 ans et plus. Tout contrevenant s’expose à une amende forfaitaire de 135 euros, ce qui correspond à une contravention de 4ème classe. En cas de récidive dans les 15 jours, l’amende passe à 1.500 euros.

Le décret détaille la liste des nouveaux lieux publics clos concernés par le port obligatoire du masque :

  • les magasins de vente
  • les centres commerciaux
  • les administrations
  • les banques
  • les marchés couverts

Ces sites s’ajoutent aux lieux déjà concernés par l’obligation de port de masque, comme les établissements recevant du public (tels que définis par l’arrêté du 25 juin 1980) :

  • les structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
  • les salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas
  • les restaurants et les débits de boissons
  • les hôtels et les pensions de famille
  • les salles de jeux
  • les établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, les centres de vacances, les centres de loisirs sans hébergement
  • les bibliothèques, les centres de documentation
  • les établissements de culte
  • les établissements sportifs couverts
  • les musées
  • les établissements de plein air
  • les chapiteaux, les tentes et les structures
  • les hôtels-restaurants d’altitude
  • les établissements flottants
  • les refuges de montagne
  • les gares routières et maritimes
  • les aéroports

Ces sites qui étaient déjà concernés le sont « parfois avec des règles spécifiques », rappelle la Direction générale de la santé (DGS).

À ce jour, le port du masque n’est, en revanche, pas obligatoire dans l’ensemble des lieux publics ouverts au niveau nationale. Il est donc possible de circuler sans masque dans la rue, dans les parcs publics ou encore à la plage. Toutefois, de plus en plus de villes choisissent de rendre le port du masque obligatoire dans l’espace public pour lutter contre le coronavirus.

À la demande du ministre de la Santé Olivier Véran, le préfet de Mayenne a rendu le masque obligatoire pour les personnes de 11 ans et plus dans six communes du département dès le 16 juillet 2020 : Bonchamp-lès-Laval, Changé, L’Huisserie, Laval, Louverné, Saint-Berthevin. La Mayenne connait une recrudescence des cas de Covid-19 depuis le début de l’été. En tout, le port du masque est imposé sur l’ensemble d’un périmètre de 69 communes du département.

Transports, commerces, bureau… Masque obligatoire ou non ?

Depuis le déconfinement entamé le 11 mai 2020, le port du masque n’était obligatoire que dans les transports en commun (train, bus, métro gare, tramway, taxi, VTC).

Dans son discours prononcé le 28 avril 2020 à l’Assemblée nationale pour présenter son plan de déconfinement, l’ancien premier ministre Édouard Philippe avait expliqué que le port du masque allait devenir « obligatoire dans certaines situations », jugeant par ailleurs « préférable » de porter un masque dans « de nombreuses circonstances ».

Dans les transports en commun

Depuis le 11 mai 2020, date du déconfinement, le port du masque est obligatoire pour les usagers de 11 ans et plus dans tous les transports en commun (métro, bus, tramway, train…). Le port du masque est obligatoire à bord, mais aussi en gare. Son non-port dans les transports ou dans les gares entraîne une amende de 135 euros.

Dans les taxis et les VTC

Depuis le 11 mai 2020, le port du masque est obligatoire dans les taxis et les voiture de transport avec chauffeur (VTC) qui ne disposent pas de protection en plexiglas. L’accès au véhicule peut être refusé à toute personne refusant de porter un masque.

Dans les commerces

Le port du masque est obligatoire depuis le 20 juillet 2020 dans tous les magasins (boutiques de vêtements, pharmacies, débits de tabac, librairies, boulangeries, magasins de bricolage…), les centres commerciaux (comme les grandes surfaces alimentaires, par exemple) et les lieux de ventes (marchés couverts, entre autres).

Depuis le 11 mai 2020, le port du masque grand public était seulement recommandé pour les personnels et les clients lorsque les mesures de distanciation physique ne pouvaient être garanties. Certains commerçants pouvaient alors l’imposer et interdire l’accès de leurs boutiques aux personnes dépourvues de masque.

Dans les entreprises

En principe, le port du masque n’est pas obligatoire au bureau, sauf si l’entreprise en décide autrement. Comme le premier ministre Jean Castex l’a indiqué, les entreprises devront gérer « au cas par cas, en fonction des situations ».

Devant les députés, le 28 avril 2020, l’ancien premier ministre Édouard Philippe avait « invité toutes les entreprises, quand leurs moyens le leur permettent, à veiller à équiper leurs salariés » en masques de protection. Il faut porter un masque sur son lieu de travail quand la distanciation sociale n’est pas possible.

Dans les administrations, qui accueillent du public en leur sein, le port du masque est obligatoire.

À l’école

En avril 2020, l’ancien chef du gouvernement Édouard Philippe avait précisé dans quels cas le port du masque serait obligatoire ou non dans les écoles. Étaient tenus porter un masque de protection après le déconfinement, et jusqu’à la fin de l’année scolaire :

  • les collégiens, qui avaient repris le chemin de la classe dès le 18 mai 2020 (l’Etat fournissait un masque aux élèves qui n’en ont pas)
  • les professionnels de la petite enfance

En revanche, le port du masque était « prohibé » pour les enfants inscrits en maternelle (les moins de 3 ans ne portent pas de masque). Il n’était « pas recommandé » à l’école primaire, mais Édouard Philippe avait indiqué que des masques pédiatriques seraient mis à disposition pour les cas particuliers (un enfant présentant des symptômes pouvant porter un masque, le temps que ses parents le récupèrent).

Le 10 juillet 2020, le ministère de l’Éducation nationale a fait paraître une circulaire spécifiant les conditions d’accueil des élèves à la rentrée de septembre 2020. Les règles appliquées seront sensiblement les mêmes que celles mises en place durant les dernières semaines de cours qui ont précédé les grandes vacances.

Dans les transports scolaires

Les bus de transports scolaires ont pu à nouveau circuler « à moitié-vide » à compter du 11 mai, et ce, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Là encore, le port du masque était obligatoire pour les chauffeurs et les élèves à partir du collège.

Il devrait logiquement en être de même à la rentrée de septembre.

Dans les avions

À NOTER : le 24 juillet 2020, les ministres des Transports de l’Union européenne ont confirmé que le port du masque était désormais obligatoire pour les enfants dès 6 ans sur les vols européens.

Dans un communiqué publié le 4 mai 2020, Air France avait annoncé qu’elle « demandera[it] à ses clients de porter un masque tout au long de leur voyage à compter du 11 mai 2020 », date du début du déconfinement en France et de la relance de plusieurs lignes intérieures. Les passagers sont priés de se munir de leur propre masque avant d’embarquer (la compagnie n’en fournit pas), et ce, pendant au moins trois semaines après la fin du confinement. « Les clients sont notifiés de cette obligation sur tous les canaux de communication (email, SMS, sites Internet) en amont de leur départ et invités à se munir d’un ou plusieurs masques pour leur voyage », ajoute Air France. Les membres d’équipage et les agents au sol doivent également porter des masques.

La compagnie Air Corsica a pris une mesure similaire : le port du masque (uniquement de type chirurgical, FFP1, FFP2 ou FFP3) est donc obligatoire depuis le 11 mai 2020 pour les passagers de plus de 11 ans (6 ans pour les vols européens). « Cette mesure s’appliquera ainsi à l’enregistrement, à l’embarquement, pendant le vol et jusqu’au débarquement », a-t-elle indiqué dans un message Twitter.

De son côté, KLM Royal Dutch Airlines impose le port du masque aux passagers jusqu’au 31 août 2020. Ces derniers sont tenus d’apporter leurs propres masques.

D’autres compagnies, à l’instar d’EasyJet ou de Ryanair, n’ont de leur côté pas émis de recommandations particulières quant au port du masque à l’intérieur de leurs avions. Mieux vaut donc se renseigner en amont sur les sites Internet des compagnies, mais aussi ceux des aéroports de départ et d’arrivée, pour connaître la réglementation en vigueur sur le sujet.

IMPORTANT : tous les types de masques ne sont pas autorisés dans les avions. Un décret gouvernemental, publié au Journal Officiel du 11 juillet 2020, précise en effet que « toute personne de 11 ans ou plus (dès 6 ans pour les vols européens, NDLR) porte, à bord des aéronefs effectuant du transport public à destination, en provenance ou à l’intérieur du territoire national, dès l’embarquement, un masque de type chirurgical à usage unique ». En clair : le port de tout autre type de masque (le masque en tissu grand public) est interdit à l’intérieur des avions. L’accès à un vol peut être refusé à un passager sans masque chirurgical. Le port du masque grand public est, en revanche, autorisé dans l’enceinte de l’aéroport.

ATTENTION : conformément à un décret paru le 12 mai 2020 au Journal Officiel, une déclaration sur l’honneur attestant de l’absence de symptômes liés au Covid-19 est obligatoire pour voyager en avion. Le passager est tenu de présenter ce document au transporteur aérien. S’il ne se conforme pas à cette règle, l’embarquement lui sera refusé et il écopera d’une amende.

Dans les cafés, les bars et les restaurants

Dans son protocole de mesures sanitaires, le syndicat professionnel GNI-HCR (Groupement national des indépendants de l’hôtellerie-restauration) précise que « les clients des cafés, bars et restaurants doivent porter un masque, sauf lorsqu’ils sont à table ».

En pratique, les clients âgés de plus de 11 ans sont tenus de porter un masque de protection quand ils se déplacent à l’intérieur de l’établissement. C’est notamment le cas lorsqu’ils se lèvent pour passer une commande, aller aux toilettes ou payer l’addition.

De son côté, le personnel est dans l’obligation de porter un masque en permanence, qu’il se trouve en salle, en terrasse ou en cuisine.

ATTENTION : un restaurant qui enfreint le protocole sanitaire peut écoper d’une amende de 750 euros.

Covid-10 : dans quelles villes le port du masque est-il exigé en extérieur ?

Si le gouvernement n’a pas rendu obligatoire le port du masque dans la rue (l’obligation vaut seulement dans les espaces publics clos), plusieurs villes ont décidé de prendre des mesures pour l’imposer en extérieur (lieux publics ouverts). Cette décision peut relever soit d’un simple principe de précaution, soit du constat d’une augmentation du nombre de cas de coronavirus depuis le déconfinement (la découverte des fameux « clusters »).

La Rochelle, Saint-Malo, Biarritz, Lille, Nice ou encore Le Touquet figurent parmi les communes dans lesquelles des arrêtés municipaux ont été pris depuis le 11 mai 2020 afin de rendre le port du masque obligatoire en extérieur. Confrontées à l’afflux de touristes français durant l’été, ces villes craignent une propagation accélérée du nouveau coronavirus.

L’obligation du port du masque peut concerner l’ensemble du territoire de la commune ou de la métropole, ou seulement des espaces spécifiques (les rues plus les fréquentées, les espaces verts, les sites accueillant un marché…).

L’absence du masque dans les lieux publics extérieurs où il est rendu obligatoire peut être sanctionnée d’une amende de 135 euros en cas de contrôle.

Le 4 août 2020, la mairie de Paris et la préfecture de police ont annoncé que le port du masque serait prochainement obligatoire « dans certains espaces publics extérieurs à forte fréquentation » de la capitale. « La liste de ces lieux, établie en liaison avec la mairie de Paris, est actuellement en cours d’élaboration », a fait savoir préfecture de police de Paris dans un message sur Twitter. Cette mesure, si elle s’appliquait, pourrait concerner des sites particulièrement prisés par les Parisiens et touristes, comme les quais de Seine, les rues commerçantes, les parcs, les jardins ou encore les marchés.

À NOTER : depuis un décret paru au Journal Officiel du 31 juillet 2020, un préfet de département peut imposer le port du masque de protection contre le Covid-19 dans les lieux publics ouverts.

Le tableau ci-dessous liste quelques villes ayant décidé de rendre obligatoire le port du masque dans la rue afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus (non exhaustif, il est complété au fur et à mesure) :

Covid-19 : villes où le port du masque est obligatoire dans les lieux publics ouverts
VILLESZones de port obligatoirePériode d’application
Abbeville (Somme)Sur les grands rassemblements (Foire de la Madeleine, Abbeville Plage)Du 24 juillet au 2 août 2020
Albertville (Savoie)Sur les foires et les marchés en plein air de la communeDepuis le 31 juillet 2020
Annecy (Haute-Savoie)Sur les marchés non couvertsDepuis le 25 juillet 2020
Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales)- sur les rues piétonnes à proximité de la plage
- sur les marchés en plein air
Jusqu’au 31 août 2020
Bayeux (Calvados)- marché place Saint-Patrice, tous les samedis
- marché rue Saint-Jean, tous les mercredis
- marché du terroir et de l'artisanat normand, place de la Liberté, tous les jeudis jusqu'au 27 août 2020
- marché aux puces, place Saint-Patrice, les dimanches 9 août et 13 septembre 2020
Du 1er août au 30 septembre 2020
Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)Dans certaines zones délimitées de la ville (hyper centre-ville)Depuis le 3 août 2020
Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)Dans certaines zones délimitées de la ville (hyper centre-ville en bord de mer)Depuis le 3 août 2020
Biscarosse (Landes)- À Biscarosse Plage (avenue de la Plage dans sa section comprise entre la rue Vincent de Paul et le boulevard des Sables ; avenue de la Côte d’Argent - portion comprise entre la rue des Marsouins et la rue des Tamaris ; rue de la Douane ; Place Dufau ; Place dite "Demi-lune" située boulevard des Sables)
- sur les marchés en plein air (vendredi de 6h à 15h et dimanche de 6h à 14h)
Jusqu’au 1er septembre 2020
Blois (Loir-et-Cher) (Landes)- sur le périmètre "Cœur de Ville"
- sur les marchés, les vide-greniers et les brocantes
Du 6 août au 30 septembre 2020
Bourges (Cher)- dans l'hyper centre-ville (de 20h à 6h)
- sur les marchés en plein air
Du 5 août au 6 septembre 2020
Caen (Calvados)Sur les marchés non couvertsDu 29 juillet au 31 août 2020
Canet-en-Rousillon (Pyrénées-Orientales)- sur le boulevard Cassanyes
- sur tous les marchés non-couverts
Du 20 juillet au 31 août 2020
Cannes (Alpes-Maritimes)Sur tous les marchés en plein airDepuis le 16 juillet 2020
Carnac (Morbihan)Sur le marché bihebdomadaire (mercredi et dimanche matins )Depuis le 17 juillet 2020
Château-Gontier-sur-Mayenne, Evron, Laval et Mayenne (Mayenne)Dans l’espace public du centre-ville de ces quatre communesDepuis le 28 juillet 2020
Concarneau (Finistère)- dans les rues de la ville-close
- sur les remparts
- sur le Petit-Château
- sur la place Saint-Guénolé, - sur le Carré des Larrons
- sur les marchés en plein air
Depuis le 21 juillet (de 10h à 22h)
Dax (Landes)Sur les marchés en plein air de la communeDepuis le 1er août 2020
Deauville (Calvados)- sur le marché en plein air
- dans les rues piétonnes (rues Désiré le Hoc, Eugène Colas et Olliff)
Jusqu'au 15 septembre 2020
Enghien-les-Bains (Val-d'Oise)- squares et jardins communaux
- esplanade Patenôtre Desnoyers
- boulevard du lac
- avenue de Ceinture
- rue du Général de Gaulle
- rue de Mora
- rue de l’Arrivée
- rue du Départ
Du 5 août au 15 septembre 2020 (de 9h à 22h)
Honfleur (Calvados)- certains secteurs de l’hyper-centre
- rues et places commerçantes
- Vieux-Port
- marchés alimentaires et non alimentaires
- jetée de l’Ouest,
- places, parkings…
Du 1er au 31 août 2020
La Baule (Loire-Atlantique)- sur les quatre secteurs commerçants classés en zone touristique internationale (quartiers de Gaulle, Lajarrige, du marché et du Casino)
- sur tous les marchés en plein air, dont les marchés à la brocante, les marchés thématiques et les marchés nocturnes
Du 22 juillet au 31 août 2020
La Rochelle (Charente-Maritime)- sur le Vieux-Port
- dans l’hyper centre-ville
Du 22 juillet au 31 août 2020
Le Touquet (Pas-de-Calais)Dans le cœur de ville, notamment rue Saint-Jean, et sur la totalité du marché en plein airDepuis le 1er août 2020
Lille et métropole lilloise (Nord)- les zones piétonnes, permanentes ou temporaire
- les zones où la circulation routière est limitée à 20 km/h
- les zones caractérisées par une forte fréquentation du public
- les galeries commerciales, les espaces assimilés et des espaces de stationnement attenants des grandes et moyennes surfaces, marchés publics de plein air
- les espaces verts urbains…
Depuis le 3 août 2020 (pour une durée renouvelable d’un mois)
Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes)Dans les secteurs à forte fréquentation citoyenne et commerciale (Capitou / Centre-Ville / La Napoule / Minelle)
- aux abords des établissements scolaires
Depuis le 4 mai 2020
Nancy (Meurthe-et-Moselle)- dans l'hyper centre-ville (entre 11h et 2h)
- sur les marchés en plein air de la métropole du Grand Nancy
- lors de tout événement autorisé rassemblant plus de dix personnes
À partir du 8 août 2020
Nice (Alpes-Maritimes)- dans le centre-ville (Boulevard Gambetta, Gare Thiers - avenue Thiers, Vieux-Nice, avenue Jean Médecin
Place Masséna
avenue Félix Faure...)
- sur le bord de mer (quai Rauba Capeu, quai des États-Unis, promenade des Anglais)
Depuis le 3 août 2020
Nîmes (Gard)- boulevard Gambetta, boulevard Amiral-Courbet, boulevard de La Libération, boulevards des Arènes et Victor-Hugo
- sur les lieux des fêtes locales
Depuis le 30 juillet 2020
Noirmoutier-en-Île (Vendée)- sur les marchés hebdomadaires de Noirmoutier et l’Herbaudière
- sur les brocantes et les vide-greniers
- sur les marchés des artisans et les marchés des créateurs
- sur l’intégralité de la Grande rue, de la rue du Rosaire, sur l’esplanade de la plage des Dames
Jusqu'au 30 août 2020
Orléans (Loiret)- sur les quais de la Loire (entre 21h et 6h)
- sur les marchés mixtes, non alimentaires, alimentaires, ainsi que les brocantes et les vide-greniers
Du 31 juillet au 30 septembre 2020
Perros-Guirec (Côtes-d'Armor)- dans les rues commerçantes
- sur les secteurs littoraux (notamment les sentiers des douaniers et les fronts de mer, de 10h à 19h)
Jusqu'au 30 août 2020
Rennes (Ille-et-Vilaine)- dans le centre-ville (secteur délimité par le quai Saint-Cast, le boulevard de Chézy, la rue Legraverend, la rue de l’Hôtel-Dieu, la rue Lesage, la rue du Général Guillaudot, le Contour de la Motte, la rue Gambetta, l’avenue Janvier, le boulevard de la Liberté, la place de Bretagne, la place Maréchal Foch)
- sur le mail François Mitterrand et les quais de la Vilaine
- dans le jardin de la Confluence
- dans le parc Saint-Cyr
- sur les plages de Baud-Chardonnet et les terrasses Vertugadin
- sur les étangs d'Apigné (mais uniquement les samedis et les dimanches)
- sur tous les marchés
Du 8 au 31 août 2020
Rochefort (Charente-Maritime)Dans le périmètre des marchés, brocantes et de la foire mensuelleDu 25 juillet au 29 septembre 2020
Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)Dans les rues d'Intramuros, y compris les rempartsDu 31 juillet au 30 août 2020
Saint-Tropez (Var)Dans le centre-ville, le port et la citadelleÀ partir du 8 août 2020, et pour une durée d'un mois minimum
Toulouse (Haute-Garonne)- Quai Saint-Pierre, place Saint-Pierre, quai Lucien-Lombard, place de la Daurade, quai de la Daurade et promenade Henri-Martin (entre 12h et 3h)
- sur les marchés en plein air, les brocantes et les vides-greniers
Depuis le 5 août 2020
Tours (Indre-et-Loire)- dans l'hyper centre-ville (Vieux-Tours, la place Plumereau, rue des Halles, rue de la Scellerie, la rue du Commerce, la place de la Résistance et la place de Châteauneuf)
- sur les bords de Loire
Dès le 7 août 2020 (entre 18h et 6h)
Troyes (Aube)Dans les jardins et les parcs publicsDepuis le 21 juillet 2020

Les autres moyens de protection contre le coronavirus

Les masques ne sont pas une protection absolue. Coronavirus ou pas, porter un masque de protection ne remplace pas les gestes simples pour enrayer la progression de l’épidémie. Ces « gestes barrières » – relayés par l’Organisation mondiale de la Santé et par les autorités sanitaires en France – sont les suivants :

  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon, ou avec un gel hydroalcoolique
  • éternuer ou tousser dans son coude (ou a minima dans sa main, à condition de bien la laver immédiatement)
  • utiliser des mouchoirs jetables
  • rester chez soi si on est contagieux
  • éviter tout contact rapproché avec les personnes malades (poignées de mains, embrassades, etc.)
  • aérer les pièces de son logement
  • nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés, à l’instar des poignées de portes

Pour rappel : les personnes qui présentent (ou pensent présenter) les premiers symptômes du coronavirus ne doivent pas se rendre chez leur médecin : le premier réflexe est d’appeler le centre 15 du Samu, en signalant votre voyage.

Pour toute question sur le coronavirus, le gouvernement a mis en place la plateforme téléphonique d’information « Nouveau coronavirus » : le 0800 130 000 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, 7 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures). Cette plateforme est ouverte aux personnes qui se posent des questions autour du virus, mais qui ne justifient pas d’appeler le 15.

Le gouvernement met aussi à disposition du public un site Internet dédié au Covid-19. Il est disponible à l’adresse suivante : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus.