Masque de protection contre la Covid : obligations, usage, prix

Par Loic Farge
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Le port d’un masque de protection figure parmi les gestes barrières pour se protéger contre le nouveau coronavirus. Où le port du masque est-il obligatoire ? Comment bien l’utiliser ? Où se procurer des masques, et à quel prix ?

Covid-19 : où le port du masque reste-il obligatoire ?

Depuis le 20 juillet 2020, le port du masque de protection contre l’épidémie de Covid-19 est obligatoire dans les lieux publics clos, sauf dans les espaces dont l’accès est conditionné au pass sanitaire. Et si la levée de l’obligation a globalement pris effet le 17 juin 2021 en extérieur, il existe toujours des situations imposant le port du masque dans l’espace public en plein air.

Le tableau ci-dessous indique les situations dans lesquels le port du masque s’impose toujours ou non, que ce soit en extérieur ou à l’intérieur.

Covid-19 : où le port du masque est-il obligatoire ?
LieuxPort du masque obligatoirePas d’obligation
Au bureau
(secteur public et privé)


 
Dans les open-space, les salles de réunion, les couloirs de circulation, les espaces de restauration collective (café ou cafétaria)Dans les bureaux individuels occupés par une seule personne
TransportsTrains, avions, bus, métros, taxis, VTC, autocars… pour les passagers de 11 ans et plus (valable dans les lieux d’attente des transports en commun : quais, abribus)-
Établissements scolairesPour les élèves à partir de 6 ans (élémentaires, collégiens et lycéens) et les étudiantsPour les élèves de moins de 6 ans (en écoles maternelles)
Commerces, restaurants, lieux de loisirs et de culture (musées, cinémas, salles de spectacle…)Port du masque obligatoire pour le personnel travaillant dans ces établissements et pour les clientsLe masque n'est pas obligatoire avec un pass sanitaire (justificatif du statut vaccinal, résultat d'un examen de dépistage ou certificat de rétablissement), sauf exceptions (demande venant de l’exploitant du lieu ou du préfet)
Lieux publics ouverts- Sur les marchés, brocantes et les ventes au déballage
- Lors de rassemblements de personnes de toute nature sur la voie publique (revendicatifs ou festifs)
- Devant les établissements scolaires et universitaires aux heures d’entrée et de sortie
- Devant les lieux de culte
- Dans les files d’attente en extérieur
 -
Personnes en situation de handicap -Dispense du port du masque, à condition de disposer d’un certificat médical

Omicron : masque obligatoire en extérieur en Île-de-France

Face à la progression du variant Omicron et la multiplication des cas de Covid-19, le port du masque obligatoire en extérieur a fait son retour à Paris et en Île-de-France le 31 décembre 2021. Mais après la suspension des arrêtés, prononcée mi-janvier 2022 notamment dans les Yvelines et à Paris, les préfectures ont pris de nouveaux arrêtés pour déterminer les zones de leur territoire dans lesquelles le port du masque s’impose.

À Paris, la préfecture de police a publié un texte rendant obligatoire le masque en extérieur dans la capitale. « Le nouvel arrêté impose le port obligatoire du masque dans une série de circonstances et de lieux dans lesquels la densité de population ne garantit pas, sans port du masque, le bon respect des gestes barrière », précise l’arrêté publié le 17 janvier 2022.

Les lieux concernés par le port du masque en extérieur à Paris sont :

  • les marchés, les brocantes, les vide-greniers et les ventes au déballage
  • les rassemblements, les manifestations, les réunions ou activités réunissant 10 personnes ou plus, organisés sur la voie publique
  • les lieux d’attente des transports en commun, notamment les arrêts de bus et de tramway et leur proximité immédiate
  • les abords des gares et des entrées de centres commerciaux, à leurs heures d’ouverture
  • les abords des établissements scolaires ou universitaires, aux heures d’entrée et de sortie du public
  • les abords des lieux de culte, aux heures d’entrée et de sortie du public lors des offices et cérémonies
  • les files d’attente qui se constituent dans l’espace public

Dans son communiqué, la préfecture de police de Paris précise que des « arrêtés similaires sont pris dans chacun des départements de la région Île-de-France, cette mesure ayant fait l’objet d’une coordination sous l’égide du préfet de police, en charge de la coordination des actions de gestion de la crise sanitaire sur le territoire francilien ».

Hors Paris, l’obligation du port du masque en extérieur pour les plus de 11 ans s’applique donc :

L’obligation du port du masque en extérieur ne concerne pas :

  • les personnes âgées de moins de 11 ans
  • les personnes circulant à l’intérieur de véhicules particuliers ou professionnels
  • les cyclistes
  • les usagers de deux-roues motorisés, dès lors qu’ils portent un casque avec la visière abaissée
  • les personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation
  • les personnes pratiquant une activité sportive

Port du masque au travail : obligations et dérogations

Quand le port du masque est-il obligatoire au bureau ?

Pour freiner la circulation de l’épidémie de Covid-19 le port du masque en entreprise doit être systématique, en dehors de quelques situations permettant de s’affranchir de cette obligation.

De manière plus pratique, le port du masque s’impose en entreprise dans les lieux clos rassemblant plusieurs personnes. D’après le protocole national relayé par le ministère du Travail, les lieux collectifs où le port du masque reste la règle sont, entre autres :

  • les salles de réunion
  • les open space (bureaux partagés)
  • les espaces de circulation
  • les lieux de restauration collective (espace café, cafétéria…)
  • les couloirs
  • les vestiaires
  • les toilettes

À NOTER : les salariés qui doivent porter le masque au sein d’un bureau partagé ou d’un open space peuvent ponctuellement le retirer au cours de leur journée de travail. Il leur faut toutefois répondre à certaines conditions fixées en fonction du niveau de circulation du virus dans le département.

Les cas de dispense de porter le masque en entreprise

Il existe des situations permettant de déroger au port du masque systématique au travail.

Tout d’abord, une personne disposant d’un bureau individuel n’est pas obligée de porter un masque si elle occupe seul cet espace. En revanche, le port du masque reste indispensable lors de ses déplacements au sein de l’entreprise (en réunion, dans les couloirs…).

Ensuite, les personnes travaillant en atelier et amenées à produire un effort physique intense a la possibilité de bénéficier d’une dérogation au port du masque dès lors que :

  • les conditions de ventilation / aération fonctionnelles sont conformes à la réglementation
  • le nombre de personnes présentes dans la zone de travail est limité
  • ces personnes présentes respectent la plus grande distance possible entre elles et portent une visière

Quelle obligation du port du masque dans les transports ?

Dans les transports en commun

Depuis le 11 mai 2020, date du premier déconfinement, le port du masque de protection contre la Covid-19 est obligatoire pour les usagers de 11 ans et plus dans tous les transports en commun urbains, et ce, quel que soit le statut vaccinal du passager.

Cela concerne les personnes effectuant des trajets :

  • en métro
  • en bus de ville
  • en tramway
  • en RER (en Île-de-France)

Le port du masque est également obligatoire aux abords des arrêts de bus, de tramway, de métro et de RER. Son non-port dans les transports ou dans les gares entraîne une amende de 135 euros.

Dans les avions

Depuis la reprise progressive du trafic aérien en juin 2020, le port du masque reste obligatoire dans les aéroports et à bord des avions. Tout passager de 11 et plus refusant de mettre un masque à bord d’un avion prend le risque d’être débarqué.

C’est un décret en date du 31 mai 2020 (paru au Journal Officiel du 1er juin 2020) qui sert de texte de référence à l’ensemble des compagnies aériennes françaises.

Dans les trains

Le port du masque contre la Covid-19 est obligatoire à bord de tous les trains transportant des voyageurs. Ainsi, la SNFC rappelle sur son site Internet : « Si vous avez plus de 11 ans et ne portez pas de masque (…), nos agents peuvent vous rappeler l’obligation d’en porter un, vous inviter à le faire et dresser un procès-verbal pour ‘non port du masque/ état d’urgence sanitaire’ si vous refusez ».

L’obligation concerne aussi bien les TGV, les trains express régionaux, les Intercités, les trains de nuit ou encore les trains internationaux. Le port du masque s’impose dès l’entrée en gare, à quai et à bord de tous les trains SNCF, tout au long du trajet.

Dans les taxis et les VTC

Depuis le 11 mai 2020 (date de sortie du premier confinement lié à l’épidémie de nouveau coronavirus), l’obligation du port du masque de protection est la règle dans les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC) qui ne disposent pas de vitres en plexiglas.

Le chauffeur et tous les passagers âgés de 11 ans et plus sont contraints de porter le masque pendant tout le trajet de la course.

Dans les transports scolaires

Dans les transports scolaires, au sens de l’article R3111-5 du Code des transports, le port du masque était obligatoire pour les chauffeurs et les élèves à partir du collège (dès 11 ans). Il est seulement recommandé pour les enfants âgés de 6 à 10 ans.

Port du masque dans les écoles et les établissements scolaires

En règle générale, le port du masque contre la Covid-19 est obligatoire en intérieur pour les personnels et les élèves à partir de 6 ans (élémentaires, collégiens et lycéens). Les élèves peuvent (sauf décision préfectorale contraire) retirer leur masque dans la cours de récré et dans tous les espaces non clos de leur établissement.

Pour les enfants de moins de 6 ans, l’usage du masque est déconseillé, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, les étudiants et les personnels sont soumis au port obligatoire du masque de protection.

ATTENTION : selon la situation sanitaire, le port du masque peut être imposé pour la pratique du sport en intérieur dans le cadre de l’école.

Retour du masque obligatoire à l’école le 15 novembre 2021

Face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19 et la crainte d’une cinquième vague, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, le 9 novembre 2021, que le port du masque allait redevenir obligatoire à l’intérieur des établissements scolaires élémentaires dans toute la France à partir du lundi 15 novembre 2021. À compter de cette date, « tous les tous les départements passent au niveau 2 du protocole sanitaire », a expliqué le ministère.

Cette mesure, prise dans la foulée de l’allocution télévisée du président de la République Emmanuel Macron, concerne les élèves du CP au CM2.

Depuis le 8 novembre 2021, jour de la rentrée des vacances de la Toussaint, les élèves des classes élémentaires de 40 départements (39 en France métropolitaine, ainsi que La Réunion) avaient été contraints de remettre le masque en intérieur, conformément à un décret paru au Journal Officiel du 4 novembre 2021. Au total, les élèves de 61 départements français étaient concernés par cette mesure. Il s’agissait des départements où le taux d’incidence dépassait le seuil d’alerte fixé à 50 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants.

Le tableau ci-dessous indique, département par département, là où le port du masque s’imposait ou non dans les écoles primaires à partir du 8 novembre 2021. ATTENTION : il n’est donc plus à prendre en considération, après l’annonce du retour du port du masque obligatoire à l’école primaire dans toute la France depuis le 15 novembre 2021.

Port du masque obligatoire à l’école primaire dans les départements
DépartementsObligation du port du masque
Ain (01)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Aisne (02)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Allier (03)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Alpes-de-Haute-Provence (04)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Hautes-Alpes (05)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Alpes-Maritimes (06)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Ardèche (07)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Ardennes (08)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Ariège (09)Non (depuis le 18 octobre 2021)
Aube (10)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Aude (11)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Aveyron (12)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Bouches-du-Rhône (13)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Calvados (14)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Cantal (15)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Charente (16)Non (depuis le 18 octobre 2021)
Charente-Maritime (17)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Cher (18)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Corrèze (19)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Corse-du-Sud (2A)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Haute-Corse (2B)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Côte-d'Or (21)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Côtes-d'Armor (22)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Creuse (23)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Dordogne (24)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Doubs (25)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Drôme (26)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Eure (27)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Eure-et-Loir (28)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Finistère (29)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Gard (30)Non (depuis le 18 octobre 2021)
Haute-Garonne (31)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Gers (32)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Gironde (33)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Hérault (34)Non (depuis le 18 octobre 2021)
Ille-et-Vilaine (35)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Indre (36)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Indre-et-Loire (37)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Isère (38)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Jura (39)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Landes (40)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Loir-et-Cher (41)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Loire (42)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Haute-Loire (43)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Loire-Atlantique (44)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Loiret (45)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Lot (46)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Lot-et-Garonne (47)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Lozère (48)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Maine-et-Loire (49)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Manche (50)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Marne (51)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Haute-Marne (52)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Mayenne (53)Non (à partir du 8 novembre 2021)
Meurthe-et-Moselle (54)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Meuse (55)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Morbihan (56)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Moselle (57)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Nièvre (58)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Nord (59)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Oise (60)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Orne (61)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Pas-de-Calais (62)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Puy-de-Dôme (63)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Pyrénées-Atlantiques (64)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Hautes-Pyrénées (65)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Pyrénées-Orientales (66)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Bas-Rhin (67)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Haut-Rhin (68)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Rhône (69)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Haute-Saône (70)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Saône-et-Loire (71)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Sarthe (72)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Savoie (73)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Haute-Savoie (74)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Paris (75)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Seine-Maritime (76)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Seine-et-Marne (77)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Yvelines (78)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Deux-Sèvres (79)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Somme (80)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Tarn (81)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Tarn-et-Garonne (82)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Var (83)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Vaucluse (84)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Vendée (85)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Vienne (86)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Haute-Vienne (87)Non (depuis le 18 octobre 2021)
Vosges (88)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Yonne (89)Non (depuis le 4 octobre 2021)
Territoire de Belfort (90)Non (depuis le 11 octobre 2021)
Essonne (91)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Hauts-de-Seine (92)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Seine-Saint-Denis (93)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Val-de-Marne (94)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Val-d'Oise (95)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Guadeloupe (971)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Martinique (972)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
Guyane (973)Oui (obligation non levée en octobre 2021)
La Réunion (974)Oui (à partir du 8 novembre 2021)
Mayotte (976)Non (depuis le 11 octobre 2021)

Le masque toujours obligatoire dans les collèges et les lycées

Le port du masque est toujours la règle dans les collèges et les lycées. En conséquence, les collégiens, les lycéens, ainsi que leurs professeurs, doivent se conformer à cette règle dans les espaces clos, mais aussi en extérieur si le préfet en décide ainsi.

Les règles du port du masque à l’université

Sur les campus des universités, le port du masque reste systématique en toute circonstance dans les espaces clos (amphithéâtres et salles de cours) pour les étudiants, comme pour les enseignants.

Commerces, restaurant, musée, cinéma… : masque obligatoire ou pas ?

Dans les commerces

Le port du masque est obligatoire depuis le 20 juillet 2020 dans tous les magasins (boutiques de vêtements, pharmacies, débits de tabac, librairies, boulangeries, magasins de bricolage…), les centres commerciaux (comme les grandes surfaces alimentaires, par exemple) et les lieux de ventes (marchés couverts, entre autres). L’obligation concerne les clients mais aussi les commerçants et les personnels.

Les commerçants peuvent interdire l’accès de leurs boutiques aux personnes dépourvues de masque.

Dans les cafés, les bars et les restaurants

Dans son protocole de mesures sanitaires, le syndicat professionnel GNI-HCR (Groupement national des indépendants de l’hôtellerie-restauration) précise que « les clients des cafés, bars et restaurants doivent porter un masque, sauf lorsqu’ils sont à table ».

En pratique, les clients âgés de 11 ans et plus sont tenus de porter un masque de protection quand ils se déplacent à l’intérieur de l’établissement, mais aussi en terrasse. C’est notamment le cas lorsqu’ils se lèvent pour passer une commande, aller aux toilettes ou payer l’addition.

De son côté, le personnel est dans l’obligation de porter un masque en permanence, qu’il se trouve en salle, en terrasse ou en cuisine.

ATTENTION : un restaurant qui enfreint le protocole sanitaire peut écoper d’une amende de 750 euros.

Au cinéma, au musée, dans les salles de spectacle

Pour contrer la recrudescence de l’épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé, le 25 novembre 2021, le retour du masque obligatoire à l’intérieur des lieux culturels accueillant du public comme les cinémas, les salles de spectacle, les musées, les stades ou encore les casinos. Cette obligation s’applique de nouveau depuis le 26 novembre 2021 dans ces lieux, dont l’accès est soumis à la présentation du pass sanitaire.

Files d’attente, marchés, brocantes, lieux de culte… : masque obligatoire

Pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, le gouvernement a décidé de renforcer les mesures sanitaires dans les espaces non clos pour les personnes de 11 ans et plus. Jusqu’ici laissé à l’initiative des préfets, le port du masque redevient obligatoire dans un certain nombre de lieux extérieurs.

Dès lors, les personnes de 11 ans et plus ont l’obligation de se soumettre au port du masque dans les lieux extérieurs suivants :

  • les marchés, les brocantes, les ventes au déballage et les événements de même nature
  • les rassemblements extérieurs (manifestation déclarée, concert, festival, spectacle de rue…)
  • les abords de tout lieu d’accueil public ou privé d’accueil du public devant lesquels des files d’attente se forment
  • les abords de lieu de culte

Quelle obligation de port du masque dans les lieux soumis au pass sanitaire ?

Depuis le 26 novembre 2021, le port du masque contre la Covid-19 est de nouveau obligatoire dans tous les établissements recevant du public et les lieux clos, y compris ceux soumis au pass sanitaire. « Le masque a été progressivement ôté […] désormais compte tenu de la circulation du virus, il faut le remettre », et ce, « même en cas de pass sanitaire », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse organisée le 25 novembre 2021.

Depuis le 9 août 2021, sauf décision préfectorale, le port du masque contre la Covid-19 n’était plus obligatoire dans les lieux clos soumis au QR code du pass sanitaire. Mais face à l’incertitude entourant la date de fin de l’épidémie – du fait notamment des variants Delta et Omicron -, nombre d’établissements culturels exigeaient toujours de couvrir son visage.

En réalité, le port du masque pouvait être rendu obligatoire par le préfet du département « lorsque les circonstances locales le justifient ». Mais les organisateurs et responsables de lieux et événements accueillant du public et soumis au pass sanitaire avaient aussi la possibilité de rendre le masque obligatoire, indépendamment d’une décision du préfet ou du maire. Ils n’avaient pas à le justifier ni à demander des explications à la préfecture ou à la mairie.

ATTENTION : le personnel travaillant dans ces établissements n’était pas concerné par la dispense de port du masque.

Covid-19 : quels masques utiliser ?

Quels sont les types de masques recommandés pour lutter contre la propagation de la Covid-19 ? Les recommandations varient selon les lieux où ils doivent être portés.

En entreprise

Selon les recommandations du Haut Conseil de la santé publique, les salariés ne sont plus autorisés à porter des masques artisanaux, jugés trop peu efficaces face aux variants du coronavirus. Seuls sont autorisés :

  • les masques chirurgicaux
  • les masques FFP2
  • les masques en tissu industriels de catégorie 1

Dans les établissements scolaires

Dans les écoles, collèges et lycées, seul est autorisé le masque de protection de niveau 1 ou le masque chirurgical à usage unique est autorisé. En conséquence, les masques en tissu artisanaux faits maison ou de catégorie 2 sont interdits.

En avion

Selon un décret du 31 mai 2020, le port d’un masque chirurgical ou d’un masque de type FFP1, FFP2 ou FFP3 sans valve est obligatoire à bord des avions. En revanche, les masques faits maison, les masques en tissu grand public (achetés en pharmacie) et les masques à valve ne sont pas autorisés.

Coronavirus : les règles d’usage du masque de protection

Comment utiliser le masque chirurgical ?

Le masque anti-projections (ou masque chirurgical) doit être porté par toute personne circulant dans un lieux public clos depuis le 20 juillet 2020, ou par un patient contagieux dès l’apparition des premiers symptômes (afin de prévenir la contamination de son entourage et de son environnement). L’obligation du port du masque en extérieur a été levée le 17 juin 2021, à quelques exceptions près.

Plusieurs règles sont à respecter lors de la mise en place du masque chirurgical sur le visage :

  • avant toute chose, se laver les mains
  • n’extraire de l’emballage qu’un masque à la fois et le saisir par la partie centrale externe
  • présenter à l’extérieur la mention imprimée sur le masque (si aucune indication spécifique n’apparaît, il faut appliquer sur le visage le côté le plus rembourré de la barrette nasale)
  • appliquer le masque sur le visage en le tenant par les liens
  • le masque doit couvrir le nez, le menton et la bouche
  • le masque ne doit être manipulé que pour la pose et le retrait, et toujours par les attaches

Un masque mal positionné sur le visage (sous le nez, quand ce n’est pas sous le menton !) n’est aucune efficacité contre la propagation du Covid-19.

Les règles d’usage du masque de type FFP

Qu’en est-il pour les appareils des appareils de protection respiratoire filtrants de type FFP ? Là encore, des précautions d’usage s’imposent :

  • se laver les mains avant de saisir le masque
  • passer les élastiques derrière la tête, de part et d’autre des oreilles
  • vérifier que le masque couvre bien le menton
  • ajuster le masque en pinçant la barrette sur le nez
  • tester l’étanchéité du masque (couvrir le masque avec une feuille de plastique et inspirer : le masque doit se plaquer sur le visage)
  • ne pas manipuler le masque une fois celui-ci mis en place
  • après usage, retirer le masque par les élastiques (cela doit se faire en dehors de la présence de la victime du coronavirus)

Après retrait d’un masque, il faut se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

ATTENTION : les masques filtrants de type FFP sont incompatibles avec la barbe, qui peut remettre en cause leur efficacité. Il faut être imberbe pour le porter, sinon l’air peut passer entre la peau et le masque.

Le masque de protection est-il réutilisable, lavable ou jetable ?

Quelle est la durée de vie d’un masque de protection contre le coronavirus ? Tout dépend du modèle utilisé.

Le masque chirurgical : jetable

Les masques chirurgicaux perdent leur efficacité au bout de 3 à 4 heures. Au-delà, il faut s’en débarrasser. Leur manipulation doit être faite avec précaution, car ils peuvent être contaminés.

Le ministère de la Santé indique qu’il faut jeter le masque « dès qu’il est mouillé ou souillé, dans une poubelle si possible équipée d’un couvercle et munie d’un sac plastique ». L’élimination des masques chirurgicaux – ni recyclables, ni biodégradables – passe par la filière des ordures ménagères. Un double emballage est recommandé pour éviter les contaminations en cas de déchirure du sac extérieur. Un  conseil : ne le jetez pas sur la voie publique.

Le masque de type FFP : jetable

Pour ce qui est du masque de protection respiratoire individuelle, il est lui aussi à usage unique (il ne peut en aucun cas être lavé pour être réutilisé). « Sa durée de protection varie entre 3 et 8 heures, mais il est difficilement supporté au-delà de quelques heures », avertissent les autorités, qui conseillent de de reporter aux recommandations du fabricant.

Au-delà de cette durée garantie de protection, le masque doit être jeté à la poubelle. Un conseil : à ce moment-là, ne pas manipuler le masque autrement que par les ficelles qui permettent de le maintenir sur le visage.

Combien coûte un masque anti-virus ?

Le prix des masques chirurgicaux

Combien coûte un masque chirurgical ? En temps normal (c’est-à-dire en dehors de la période qui a suivi l’apparition de l’épidémie de Covid-19 en Chine), le tarif moyen d’un masque anti-projections s’élève à 30 centimes. Une boîte de 50 masques s’affiche en moyenne à 8 euros (soit 15 centimes l’unité environ).

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, un décret, publié au Journal Officiel du 3 mai 2020, fixe le prix de vente au détail des masques de type chirurgical à usage unique était fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises (TTC) par unité. Ce prix maximum autorisé s’applique à tous les types de distribution des masques chirurgicaux (grande distribution, pharmacie, vente en ligne, etc.). En revanche, ce tarif de 95 centimes TTC par masque n’inclut pas d’éventuels frais de livraison.

Le décret précise que le prix de vente en gros destinée à la revente ne peut excéder 80 centimes d’euros hors taxes (HT) par unité. Tous les tarifs maximum peuvent faire l’objet d’une modification par arrêté du ministère de l’Économie et des Finances.

Un décret, paru au Journal Officiel du 11 juillet 2020, a étendu cet encadrement du prix des masques chirurgicaux (avec les mêmes tarifs) jusqu’au 10 janvier 2021. Un précédent décret, paru au Journal Officiel du 22 mai 2020, avait déjà prolongé la mesure jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Dès le début de l’épidémie coronavirus, le prix des masques chirurgicaux s’était parfois envolé, que ce soit dans les pharmacies ou sur Internet. Car malgré les consignes du ministère de la Santé, qui n’avait alors de cesse, à l’époque, de rappeler qu’un masque chirurgical n’était utile que pour les personnes atteintes du coronavirus pour éviter de contaminer les autres, les achats de masques avaient bondi. Dans toute la France, les officines étaient en rupture de stock.

Traditionnellement, les masques chirurgicaux sont livrés aux pharmacies d’officine à partir du stock d’État via les grossistes répartiteurs. Ils sont habituellement délivrés gratuitement aux patients, sur prescription médicale. Problème : de plus en plus de personnes cherchent à s’en procurer par leurs propres moyens, et en grande quantité.

Même constat du côté des sites de vente en ligne, sur lesquels les clients se sont rabattus. Fin janvier, le lot de 100 masques chirurgicaux de couleur verte (produit en tête des ventes), a vu son tarif passer de 19,99 euros à 27,99 euros en un week-end sur Amazon.

Le prix des masques de protection respiratoire FFP

Les masques de protection respiratoire de type FFP sont plus chers que les masques chirurgicaux. Concernant les modèles FFP2, les prix varient entre quelques euros et 20 euros l’unité en moyenne. Pour les modèles FFP3, il faut débourser plusieurs dizaines d’euros l’unité.

À l’instar des masques chirurgicaux, les masques de protection FFP sont réservés en priorité aux professionnels de la santé de toute la chaîne (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers…) . Ils ne sont, en principe, pas à destination du grand public.

Un conseil : il faut éviter d’acheter ces masques sur Internet, car cela ne garantit en rien une bonne conformité des produits avec les normes en vigueur.

Les autres moyens de protection contre le coronavirus

Les masques ne sont pas une protection absolue. Coronavirus ou pas, porter un masque de protection ne remplace pas les gestes simples pour enrayer la progression de l’épidémie. Ces « gestes barrières » – relayés par l’Organisation mondiale de la Santé et par les autorités sanitaires en France – sont les suivants :

  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon, ou avec un gel hydroalcoolique
  • éternuer ou tousser dans son coude (ou a minima dans sa main, à condition de bien la laver immédiatement)
  • utiliser des mouchoirs jetables
  • rester chez soi si on est contagieux
  • éviter tout contact rapproché avec les personnes malades (poignées de mains, embrassades, etc.)
  • aérer les pièces de son logement
  • nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés, à l’instar des poignées de portes

Pour rappel : les personnes qui présentent (ou pensent présenter) les premiers symptômes du coronavirus ne doivent pas se rendre chez leur médecin : le premier réflexe est d’appeler le centre 15 du Samu, en signalant votre voyage.

Pour toute question sur le coronavirus, le gouvernement a mis en place la plateforme téléphonique d’information « Nouveau coronavirus » : le 0800 130 000 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, 7 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures). Cette plateforme est ouverte aux personnes qui se posent des questions autour du virus, mais qui ne justifient pas d’appeler le 15.

Le gouvernement met aussi à disposition du public un site Internet dédié au Covid-19. Il est disponible à l’adresse suivante : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

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