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En 2015, un primo-accédant a payé sa résidence principale environ 205.000 euros en moyenne, contre plus de 285.000 euros pour un second achat immobilier selon les données du courtier Empruntis. Dans les deux cas, les acquéreurs ont tiré parti des taux d'emprunt attractifs pour diminuer leur apport personnel significativement.

Les Français n'achètent pas la même chose lors du premier et du second achat immobilier

Les taux de crédit immobilier au plus bas profitent à tous. Les candidats au premier achat immobilier comme leurs prédécesseurs à la recherche d'une nouvelle résidence principale ont réussi à tirer leur épingle du jeu en 2015, selon les profils dévoilés mardi 19 janvier 2016 par le courtier en crédit Empruntis. Et ce, malgré des différences bien marquées entre les deux qui ne se limitent pas à l'âge (voir encadré).

Différence de prix de plus de 80.000 euros

En effet, primo et secundo-accédants n'achètent pas les mêmes logements : le prix moyen du bien se fixe à 204.565 euros pour les premiers (hors frais d'acquisition et travaux), contre 287.610 euros pour les seconds. Un écart de plus de 80.000 euros qui s'explique en grande partie par l'apport tiré de la revente, évalué à 72.913 euros. Cette somme a néanmoins diminué de 5,6% par rapport à 2014, en lien avec la baisse des prix de l'immobilier. De même, l'apport personnel des secundo-accédants issu de l'épargne a fléchi (55.039 euros, -10%).

Mais cette tendance ne témoigne pas d'une politique bancaire plus conciliante à l'égard de cette clientèle, l'apport personnel des primo-accédants ayant également reculé (59.002 euros, -7,3%). Autre mouvement notable, les banques ont revu à la baisse leurs exigences en termes de revenus dans les deux cas, à 4.208 euros par mois en moyenne pour un primo-accédant (-9%) et 5.635 euros pour un secundo (-3%).

Ces évolutions témoignent en réalité du pouvoir des taux d'intérêt au plus bas. Car si les revenus et l'apport ont diminué dans les deux cas, les acquéreurs sont tout de même parvenus à emprunter davantage qu'en 2014, avec un prêt moyen de 170.996 euros pour les aspirants à la propriété (+3,5%) et 196.716 euros (+3,6%) pour les acheteurs d'une nouvelle résidence principale.

Les banques plus vigilantes sur l'achat-revente avec la baisse des prix

Chaque profil a toutefois bénéficié de sa propre dynamique. Pour les primo-accédants, Empruntis met en avant une plus grande ouverture du financement à 100% du prix du bien (hors frais) et la première amélioration du prêt à taux zéro (PTZ) pour l'achat d'un logement neuf, actée au 1er octobre 2014. En revanche, « les banquiers ont tendance à resserrer un peu les cordons du financement à 110% [avec les frais d'achat, Ndlr] quand on est sur une tendance baissière », note la directrice des études d'Empruntis Cécile Roquelaure.

Les acheteurs-revendeurs se retrouvent quant à eux entre deux eaux. D'un côté, la baisse des prix a rendu les banques plus méfiantes : « Etant donné l'état du marché et son évolution, les banques ont été très vigilantes sur les montages financiers », analyse Cécile Roquelaure. De l'autre, « ce sont des profils plus matures, qui ont constitué un peu d'épargne et ont une gestion plus saine de leur budget parce qu'ils ont des années de remboursement de crédit derrière eux qui se sont, en général, bien passées ». Une relation sur le mode « Je t'aime, moi non plus » qui pourrait continuer à tourner à l'avantage des emprunteurs, en particulier si le reflux des prix s'achève en 2016.

 

L’achat immobilier de plus en plus tardif

En 2015, l’âge moyen du primo-accédant se situait à 36 ans et cinq mois, en hausse de deux ans par rapport à l’année précédente selon Empruntis. Depuis 2013, le primo-accédant a même vieilli de près de trois ans (deux ans et dix mois). Le second achat intervient quant à lui à 41 ans, soit un an plus tard qu’en 2014. « Les conditions de marché (prix et taux) ont permis à ceux qui s’étaient exclus eux-mêmes du marché et aux attentistes de revenir » vers l’achat immobilier, observe Cécile Roquelaure. « Ce sont les 40-49 ans qui en ont profité », ajoute-t-elle.


     TAUX DE CRÉDIT IMMOBILIER 2018      

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