Premier achat immobilier : les pièges à éviter


Vous souhaitez troquer votre casquette de locataire pour enfiler celle de propriétaire ? Toutes nos félicitations ! Mais avant de vous lancer, suivez les conseils de nos experts.

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Ficelez bien votre financement

« Beaucoup de primo-accédants poussent la porte de l’agence sans même connaître l’enveloppe budgétaire dont ils disposent », souligne Laurence Chemouny, de l’agence Solvimo de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis (93). Or, cela permet de savoir vers quelle typologie de bien se tourner et surtout dans quel quartier. Car les prix au mètre carré varient fortement d’un secteur à l’autre.

Méfiez-vous des appartements à rénover

Vous êtes bricoleur ? Foncez. Un logement à rénover entièrement peut être jusqu’à 30% moins cher qu’une habitation similaire, mais prête à être habitée. Si vous n’êtes pas manuel, passez votre chemin. « Faire appel à des professionnels du BTP nécessite un peu d’expérience car il faut sans cesse être derrière eux et suivre le chantier pas à pas », estime Christophe Celdran, du réseau Maxihome. Votre manque de vigilance peut donc vous coûter très cher.

Calculez bien le coût induit par l’acquisition

Pour obtenir les meilleurs tarifs, certains sont prêts à s’éloigner des centres villes. Ce n’est pas une mauvaise idée, à condition d’avoir pris en compte le coût des transports en commun dans votre budget mensuel ou l’utilisation quotidienne d’une voiture. Enfin, avant de signer, renseignez-vous sur le montant des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière notamment).

Faites attention à l’état de la copropriété

En immeuble collectif, soyez attentif aux charges de copropriété. « Je suis sans cesse obligée d’expliquer aux acheteurs ce qu’ils vont payer chaque mois en plus du remboursement de leur crédit, révèle Laurence Chemouny. Surtout qu’à Rosny, il y a de nombreuses copropriétés endettées, les charges peuvent donc être très importantes ! » Pour connaître l’état de la copropriété, demandez la copie des procès-verbaux des dernières assemblées générales, les derniers comptes de charges et le carnet d’entretien de l’immeuble. Objectif : en savoir plus sur les travaux déjà réalisés (des interventions régulières sur la chaudière sont un mauvais signe) et les appels de fonds qui ont été votés par votre prédécesseur car vous serez obligez de les abonder. Enfin, baladez-vous dans les étages, les caves et le parking pour savoir si l’immeuble est délabré.

A noter, la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) oblige les syndics à communiquer sur la santé financière des copropriétés auprès des propriétaires et des futurs acquéreurs.

Pensez à la revente

Avoir le coup de cœur, c’est bien. S’assurer de pouvoir revendre son logement en réalisant une petite plus-value, c’est encore mieux. Alors optez pour un logement sans défauts majeurs (rez-de-chaussée sur rue passante, un tout petit salon avec une immense cuisine, une passoire énergétique, etc.) et renseignez-vous sur votre quartier. « Allez-y le matin, à midi et le soir afin de voir comment l’environnement évolue », conseille Christophe Celdran. Car un environnement peu sécurisé décote jusqu’à 15% la valeur du logement.

 

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