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Quel est le montant du salaire moyen et médian par personne en France ? Quelles différences entre ces deux valeurs, entre le brut et le net, entre la rémunération d’un ouvrier et d’un cadre ? A quelle augmentation de salaire peut-on prétendre en 2018-2019 ?

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- Salaire médian, salaire moyen, définitions et différences
- Salaire médian net et salaire moyen net en France Insee
- Evolution des salaires en France en 2018-2019
- Salaires moyen des cadres en France selon l’Apec
- Salaire moyen brut, net en France par secteur d’activité
- Salaire brut annuel à l’embauche par métier en 2018
- Salaire moyen et médian mensuel en Ligue 1

Salaire médian, salaire moyen, définitions et différences

Salaire médian : 50% des salariés gagnent plus, 50% gagnent moins

Que veut dire salaire médian ? Le salaire médian est le niveau de rémunération qui sépare un effectif de salariés en deux moitiés comportant le même nombre de personnes : l’une gagne moins et l’autre gagne plus. Ainsi, il y a autant de salariés qui touchent un salaire supérieur au salaire médian que de salariés dont le salaire est inférieur. En d’autres termes, une personne qui perçoit plus que le salaire médian en France appartient aux 50% de salariés français dont le revenu salarial est le plus élevé.

Pour calculer le salaire médian, on classe chaque personne du plus bas au plus haut salaire puis on partage la population considérée en deux groupes comptant le même effectif (égaux en nombre). Le salaire médian est égal au salaire où l’on coupe l’effectif en deux parties égales.

Salaire moyen : rémunération moyenne par personne

Le salaire moyen est la moyenne par personne de l'ensemble des salaires de l’échantillon de salariés considéré. Pour calculer le salaire moyen en France, il faut effectuer une division : on prend la somme de tous les salaires versés par les employeurs (numérateur) que l’on divise par le nombre total de salariés que l’on dénombre dans le pays (dénominateur).

Différence entre salaire moyen et médian

On peut calculer le salaire moyen et le salaire médian pour l’ensemble de la population active, par profession (ingénieur, technicien, responsable qualité…), par statut (cadre, chef d’entreprise par exemple), par pays dans le cadre de comparaisons internationales (Allemagne, Suisse, Québec par exemple) ou à l’échelle d’une entreprise.

Toutefois, le salaire moyen est généralement supérieur au salaire médian. L’explication est simple : la moyenne exagère l’importance des hauts revenus (bien que ces salaires élevés ne concernent qu’une minorité) alors que le salaire médian est neutre de ce point de vue grâce à son mode de calcul. C’est la raison pour laquelle nombre de statistiques nationales et internationales se fonde sur le salaire médian.

Salaire médian net et salaire moyen net en France par personne (Insee)

Le salaire net médian mesuré en équivalent temps plein par l’Insee se monte à 1.797 euros par mois selon les dernières statistiques disponibles (2015, contre 1.783 euros en 2014), dont 1.650 euros pour les femmes et 1.906 euros pour les hommes, hors salaire des apprentis et des stagiaires.

Le salaire médian net est inférieur de 20,1 % au salaire moyen net des prélèvements à la source (CSG, CRDS notamment) qui se monte à 2.250 euros toujours selon l’Insee contrats aidés compris, dont 1.986 euros pour les femmes et 2.438 euros pour les hommes. En excluant les emplois aidés, le salaire net se monte à 2.277 euros mensuels.

Classées selon la catégorie socioprofessionnelle, les rémunérations nettes atteignent les montants suivants (Insee, salaires 2015) :
- Cadres et chefs d'entreprise salariés : 4.141 euros mensuels
- Professions intermédiaires (techniciens et technico-commerciaux, contremaîtres, agents de maîtrise, etc.) : 2.271 euros mensuels
- Employés : 1.637 euros mensuels
- Ouvriers : 1.717 euros mensuels

Ces statistiques portent sur les salariés du privé et des entreprises publiques.

Evolution des salaires en France : quelle augmentation en 2018-2019 ?

Salaires en France : quelle augmentation en 2018-2019 ?

Selon divers instituts, les salaires ont connu une augmentation en 2017 en France, supérieure à l’inflation (hausse de l’indice des prix à la consommation), tendance appelée à se poursuivre modérément en 2018 dans un contexte de renchérissement des prix du tabac et de l’énergie (essence, gaz naturel) et en 2019 :
- Insee (prévision de juin 2018) : salaire brut moyen par tête en hausse de 2,1% en 2018 dans les entreprises non agricoles (+1,7% en 2017) et +0,5% après prise en compte de l’inflation
- Banque de France (prévision de juin 2018) : salaire moyen brut par personne en hausse de 1,2% en 2018, puis de 2% en 2019 et de 1,7% en 2020 (+1,5% en 2017), incluant une hausse plus modérée du Smic, sans coup de pouce
- Mercer (enquête de juin 2018 sur les NAO - négociations annuelles obligatoires - en France) : augmentation moyenne annuelle du salaire de base de 2% et médiane de 2% également en 2018 (contre respectivement 1,7% et 1,8% en 2017, 1,51% et 1,50% en 2016).

La hausse du coût de la vie a atteint +1% en 2017 (source annexes au PLF 2019, Direction du Trésor, octobre 2018), +1% (source Insee, janvier 2018), +1,2% (source Banque de France, juin 2018) ou +1,1% (source OCDE, décembre 2017).
Les prévisions d’inflation en France se montent :
- à 1,8% pour 2018 dont +1,6% hors tabac, et à 1,4% pour 2019 (+1,3% hors tabac) du côté du gouvernement (source Direction du Trésor)
- à 2% en 2018 et 1,5% en 2019 (source banque de France).

Prévisions de hausse des salaires en France en 2018-2019

Les salaires devraient de nouveau augmenter en 2018 et 2019, année qui devrait même être marquée par une accélération de tendance par rapport aux années précédentes grâce à l'amélioration du marché du travail (baisse du taux de chômage, hausse des créations d'emplois).

Ainsi, selon la Direction du Trésor, le salaire moyen par tête devrait augmenter dans le secteur marchand non agricole de 2% en 2018 et de 2,5% en 2019, contre 1,7% en 2017. La prévision d'inflation se monte à 1,8% pour 2018 et 1,4% pour 2019, soit une hausse de pouvoir d’achat de 0,1% en 2018 (inférieure à ce qui était initialement anticipé) et de 1,1% en 2019.

Les métiers où les salaires vont le plus augmenter en 2018

 Selon l'étude de rémunérations 2018 du cabinet de recrutement Robert Half (publiée en octobre 2017), les métiers et profils où les salaires devraient le plus augmenter entre 2017 et 2018 sont :

Secteur Finance d'entreprise et comptabilité

- Directeur / responsable de l’audit interne (expérience > 10 ans) : +8%
- Directeur Comptable (expérience > 10 ans) : +8%
- Comptable Fournisseurs (expérience 2 à 5 ans) : + 8%

Secteur IT - systèmes d'information

- Intégrateur HTML (expérience 3 à 5 ans) : +4%

Secteur Digital

- SEO manager (expérience 5 à 10 ans) : +27%
- Data Scientist (expérience 0 à 3 ans) : +22%
- E-marketing program Manager (expérience 5 à 10 ans) : +21%
- Head Social Media (expérience 3 à 5 ans) : +17%

Secteur Juridique, fiscal, RH

- Directeur / responsable juridique (CA < 100 M€) : +6%
- Fiscaliste International (expérience 3 à 6 ans) : +4%

Secteur assistanat spécialisé

- Chargé(e) de recouvrement (expérience 0 à 3 ans) : +9%

Salaires moyen des cadres en France selon l’Apec

 Hors commissions, la rémunération brute annuelle fixe moyenne d’un cadre à l’embauche s’élevait à 39.000 euros en 2017 (après réponse à une offre d’emploi) alors que la rémunération brute médiane s’élevait à 38.000 euros d’après l’étude annuelle des salaires des cadres à l’embauche de l’Apec rendue publique en septembre 2018. En 2017, l’écart des salaires moyens à l’embauche était de 3 000 euros entre hommes et femmes.

Le salaire à l’embauche d’un cadre s’établit selon les fonctions de 35.000 euros (fonction communication-création) à 46.000 euros (direction d’entreprise).

Commissions incluses, le salaire brut à l’embauche se montait à 40.000 euros en moyenne (salaire médian d’un cadre avec commission de 38.000 euros).

Le salaire brut annuel moyen d’un cadre à l’embauche en fonction du nombre d'années d’expérience se montait en 2017 à :
- cadre jeune diplômé : 31.000 euros
- cadre de 1 à 5 ans d’expérience : 35.000 euros
- cadre de 5 à 10 ans d’expérience : 41.000 euros
- cadre de 10 à 20 ans d’expérience : 46.000 euros
- cadre de plus de 20 ans d’expérience : 45.000 euros

Salaire moyen brut, net en France par secteur d’activité (Dares)

Chaque année, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, publie une étude sur les salaires bruts et nets par secteur et par branche professionnelle en équivalent-temps plein (ETP). Extraits de l’étude de juillet 2018 sur les rémunérations en 2015 :

> Boulangerie-pâtisserie artisanale :
- salaire brut mensuel : 1.947 euros
- salaire net mensuel : 1.461 euros

> Métallurgie et sidérurgie :
- salaire brut mensuel : 3.815 euros (dont métallurgie en Ile-de-France : 3.325 euros)
- salaire net mensuel : 2.831 euros (dont métallurgie en Ile-de-France : 2.448 euros)

> Banque :
- salaire brut mensuel : 5.463 euros
- salaire net mensuel : 3.911 euros

> Secteur sanitaire et social :
- salaire brut mensuel : 2.343 euros
- salaire net mensuel : 1.761 euros

> Immobilier :
- salaire brut mensuel : 3.347 euros
- salaire net mensuel : 2.531 euros

> Cabinets d’experts comptables
- salaire brut mensuel : 3.413 euros
- salaire net mensuel : 2.563 euros

> Hôtels cafés restaurants
- salaire brut mensuel : 2.171 euros
- salaire net mensuel : 1.651 euros
En savoir plus sur la grille de salaire HCR et le Smic hôtelier

> Transport routier :
- salaire brut mensuel : 2.535 euros
- salaire net mensuel : 1.897 euros

En savoir plus > Salaire brut, salaire net : différences et calculs

Salaire brut annuel à l’embauche par métier en 2018

Chaque année, PageGroup France publie une étude sur les rémunérations pratiquées par profession et les tendances d’évolution (stable, à la hausse ou à la baisse). Extraits à partir de l’étude pour l’année 2018, chaque donnée correspondant à la rémunération annuelle brute en Ile-de-France :

> Salaire brut d’un ingénieur informatique / consultant en ESN (entreprise de services du numérique)
- Applicatif et Infrastructures : 38.000 à 45.000 euros (senior : 45.000 à 48.000 euros)
- Expertise digitale / web : 40.000 à 45.000 euros (senior : 45.000 à 55.000 euros)
- Expertise cyber / SSI (sécurité du système d’information= : 42.000 à 45.000 euros (senior : 45.000 à 55.000 euros)

> Salaire brut de responsable qualité
- 2 à 5 ans d’expérience : 45.000 à 55.000 euros
- 5 à 15 ans d’expérience : 55.000 à 65.000 euros

> Salaire brut de responsable logistique – supply chain
- 2 à 5 ans d’expérience : 45.000 à 57.000 euros (dont part variable 5 à 20%)
- 5 à 15 ans d’expérience : 55.000 à 88.000 euros (dont part variable 5 à 20%)

> Salaire brut de technicien de maintenance multitechnique
- 0 à 2 ans d’expérience : 22.000 à 26.000 euros
- 2 à 5 ans d’expérience : 25.000 à 28.000 euros
- 5 à 15 ans d’expérience : 28.000 à 32.000 euros

> Salaire brut de graphiste
- 0 à 2 ans d’expérience : 24.000 à 28.000 euros
- 2 à 5 ans d’expérience : 26.000 à 32.000 euros
- 5 à 15 ans d’expérience : 32.000 à 38.000 euros

> Salaire brut de visiteur médical ou délégué médical
- 0 à 2 ans d’expérience : 22.000 à 26.000 euros
- 2 à 5 ans d’expérience : 28.000 à 40.000 euros
- 5 à 15 ans d’expérience : 35.000 à 50.000 euros

A noter : pour les postes situés ailleurs en France, les salaires sont inférieurs selon les zones (décote variable selon les années d’expérience, le secteur d’activité, la taille de l’entreprise) de la façon suivante :
- Nord (Hauts-de-France, Normandie) : -10 à 20%
- Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val de Loire) : -8 à -18%
- Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie) : -13 à -15%
- Paca : -12 à -15%
- Auvergne-Rhône-Alpes : 0 à -10%
- Est (Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté) : -10 à -20%.

Salaire moyen et médian mensuel en Ligue 1

En février 2018, le journal L’Equipe a publié une étude sur les salaires des joueurs de Ligue 1 pour la saison 2017/2018.

Selon cette étude, le salaire mensuel moyen brut club par club hors primes a atteint (classement du plus élevé au plus bas, montant et classement pour la saison 2016/2017) :
1. PARIS (PSG) : 750. 000 euros (2016/2017 : 470. 000 euros #1)
2. MARSEILLE (OM) : 223.000 euros (2016/2017 : 130.000 euros #4)
3. MONACO (ASM) : 200.000 euros (2016/2017 : 198. 000 euros #2)
4. LYON (OL) : 130.000 euros (2016/2017 : 146. 000 euros #3)
5. NICE (OGC Nice) : 115.000 euros (2016/2017 : 118. 000 euros #5)
6. SAINT-ETIENNE (ASSE) : non publié - autour de 75-80.000 euros (2016/2017 : 52. 000 euros #8)
7. BORDEAUX (FCGB) : 65.000 euros (2016/2017 : 80. 000 euros #6)
8. RENNES (SRFC ou Stade Rennais) : 65.000 euros (2016/2017 : 52. 000 euros #9)
9. LILLE (Losc) : 56.000 euros (2016/2017 : 75. 000 euros #7)
10. NANTES (FCN) : 50.000 euros (2016/2017 : 28. 500 euros #14)
11. TOULOUSE (TFC) : 50.000 euros (2016/2017 : 40. 000 euros #11)
12. GUINGAMP (EAG ou En Avant de Guingamp) : 40.000 euros (2016/2017 : 32. 000 euros #13)
13. METZ (FCM) : 35.000 euros (2016/2017 : 24.600 euros #18)
14. CAEN (SMC ou Stade Malherbe) : 35.000 euros (2016/2017 : 35. 000 euros #12)
15. MONTPELLIER (MHSC) : 34.600 euros (2016/2017 : 44. 000 euros #10)
16. ANGERS (SCO ou sporting club de l'Ouest) : 30.000 euros (2016/2017 : 25. 000 euros #16)
17. DIJON (DFCO) : 29.000 euros (2016/2017 : 20. 600 euros #20)
18. STRASBOURG (RCS) : 25.000 euros (promu, saison 2016/2017 en Ligue 2)
19. TROYES (Estac) : 22.500 euros (promu, saison 2016/2017 en Ligue 2)
20. AMIENS (ASC) : 15.000 euros (promu, saison 2016/2017 en Ligue 2)

Pour la saison 2016/2017, il ressortait des estimations du quotidien sportif un salaire brut moyen mensuel de près de 50.000 euros et un salaire brut médian 38.000 euros hors primes.

Le salaire fixe représente 91% de la rémunération d’un joueur professionnel de Ligue 1 et 90% en ligue 2, le solde correspondant à des primes (source DNCG, rapport financier, saison 2016/2017).

En Ligue 1, les 10% des joueurs les mieux rémunérés concentrent à eux seuls plus de la moitié (54%) du total des salaires fixes des joueurs, toujours d’après les statistiques de la DNCG pour la saison 2016/2017.

Dans son étude, la DNCG indique que « le salaire contractuel du joueur le mieux payé de Ligue 2 est inférieur au salaire contractuel moyen des joueurs de Ligue 1 ».