Exonération d’impôts pour le salaire annuel de 380 989 euros de Christine Lagarde au FMI

Par L'équipe de rédaction

Révélé par le Fonds monétaire international (FMI), le salaire annuel de Christine Lagarde s’élèvera à 380 939 euros. Son statut de fonctionnaire international permet à la nouvelle directrice de ne pas être soumise à l’impôt sur le revenu.

Le salaire annuel de Christine Lagarde, nouvelle directrice du FMI, s'élève à 380 939 euros, dont 323 257 euros de traitement et 57 829 euros de frais de représentation. Ce revenu est totalement exonéré d'impôt sur le revenu grâce au statut fiscal spécifique des fonctionnaires internationaux, fondé sur la Convention de Vienne de 1961 et la Convention sur les Privilèges et Immunités des Nations Unies de 1946.

  • L'exonération repose sur l'article 34 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, qui exempte les agents diplomatiques de tous impôts personnels et réels.
  • Le FMI applique la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées de 1947, alignant le régime fiscal de ses fonctionnaires sur celui des Nations Unies.
  • Les fonctionnaires internationaux restent redevables des impôts sur les biens immeubles privés situés dans l'État d'accueil, sauf s'ils les possèdent pour le compte de cet État.
  • Les droits de succession et les impôts sur le capital prélevés sur des investissements dans des entreprises commerciales de l'État accréditaire ne sont pas couverts par l'exonération.

Sur le traitement annuel de 323 257 euros, auquel s’ajoutent des frais de représentation de 57 829 euros, Christine Lagarde, l’ancienne directrice du FMI n’a payé aucun impôt, grâce à son statut fiscal spécifique de fonctionnaire international.

Le statut du fonctionnaire international bénéficiaire de revenus issus d’une organisation internationale repose en effet sur le principe de non-imposition des revenus et traitements.

Exonération au titre de la Convention de Vienne

Les principes fondamentaux sont énoncés dans les articles 34 et 38 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, qui affirme que « l’agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux et communaux. » En revanche, il doit payer les « impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour les compte de l’Etat accréditant », les droits de succession et les impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales de l’Etat accréditaire.

Le FMI applique ainsi la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, datant de 1947, qui prévoit que ses fonctionnaires « jouiront en ce qui concerne les traitements et émoluments qui leur sont versés par les institutions spécialisées, des mêmes exonérations d’impôt que celles dont jouissent les fonctionnaires des Nations Unies, et dans les mêmes conditions ». Ces dernières sont définies par la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1946.

Document PDF à télécharger
>> Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (voir article 34 page 9)

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