Que faire de son Livret jeune après 25 ans ?


Le Livret jeune, réservé aux « jeunes » entre 12 et 25 ans, est l'un des tous premiers comptes ouverts par un adolescent. Ce dernier lui permet de faire ses premières armes dans la gestion de son argent (anniversaire, cadeaux de Noël) mais également d'épargner pour financer un projet futur tel que le permis de conduire par exemple. Mais que faire de cet argent après 25 ans ?

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Le plafond du Livret Jeune vite atteint

Le plafond du Livret Jeune peut être vite atteint, surtout si l’on met de côté chaque mois une partie de ses premiers salaires : la limite de dépôts sur ce livret d’épargne est fixée à 1600 euros (hors intérêts). Son taux de rémunération, au minimum identique à celui du Livret A est bien souvent majoré par les banques. Ce compte épargne est un produit d’appel très apprécié des banques pour fidéliser ses futurs clients dans l’optique de leur ouvrir un compte courant et d’en faire leur banque principale. BNP Paribas est l’un des mieux disants avec un taux de 2%. Pour sa part, le Crédit Mutuel propose un rendement légèrement inférieur, à 1,75%. Tous ces taux sont nets d’impôts et les gains n’ont pas à être déclarés dans la déclaration de revenus annuelle.

Livret A et LDD pour l’épargne de précaution

Cependant à 25 ans (au plus tard le 31 décembre de l’année du vingt-cinquième anniversaire), le compte doit être fermé. Comment réinvestir cet argent ? Le Livret A, le compte préféré des français, est une bonne solution dans le cadre d’une épargne de précaution. Cette dernière permet de disposer d’une réserve d’argent disponible en cas de coups dur de la vie (accident de voiture, lave-linge ou ordinateur en panne…). Le fonctionnement du Livret A est le même que le Livret jeune avec une rémunération un peu moins attractive (0,75% actuellement), mais toujours nette d’impôts. Le plafond de ce compte est plus élevé, à 22.950 euros hors intérêts.

Autre alternative, le Livret Développement Durable (LDD, ex-Codevi), qui s’appelle désormais le Livret Développement Durable et solidaire (LDDS). Ce produit d’épargne est équivalent au Livret A, sa principale différence étant son plafond qui est de 12.000 euros hors intérêts. Autre disparité de taille : un foyer fiscal ne peut pas ouvrir plus de 2 LDDS. Si papa et maman en ont déjà chacun un, il faut attendre ne de plus être rattaché au foyer fiscal de ses parents pour y avoir droit. Si l’on respecte les conditions d’ouverture et en combinant ces deux comptes (Livret A + LDDS) on peut placer au total 34.950 euros avec un rendement net d’imposition de 0,75%. > En savoir plus : Epargne : comparatif entre le Livret A et le LDD en 2017

Livret bancaire : une alternative quand on est non-imposable

Si cette panoplie de comptes est déjà complète, les super-livrets proposés essentiellement par les banques en ligne sont un choix possible. Ils permettent de bénéficier d’une rémunération potentiellement plus attractive mais fortement taxée par l’Etat dès que l’on est imposable (taux d’imposition des gains de 29,5% prélèvements sociaux inclus au minimum). Par exemple, la banque PSA Banque propose un livret à souscription 100% en ligne, dont le taux brut se monte à 1,2% dans la limite de 75.000 euros déposés. A privilégier lorsque l’on ne paie pas d’impôts.

Assurance vie pour un projet à long terme

Dès 25-26 ans, l’épargnant, qui fait ses débuts dans la vie active, peut également envisager la souscription d’un contrat d’assurance vie en mettant en place des versements mensuels ou trimestriels programmés. Grâce aux fonds en euros qui rapportent (encore) davantage que le Livret A, il est possible de valoriser un capital en vue de constituer un apport dans la perspective d’un premier achat immobilier, tout en bénéficiant d’un capital garanti.

Il est également possible, toujours dans le cadre de l’assurance vie, de se rôder sur les marchés financiers en investissant une partie des versements sur des unités de compte (part de Sicav et FCP) qui permettent d’investir indirectement en actions et/ou en obligations. Cette diversification permet d’augmenter la performance potentielle du contrat en cas de marchés haussiers, en contrepartie d’une prise de risque accrue. De nombreux contrats peuvent être souscrits directement sur Internet sans droits d’entrée (=zéro frais sur versements) et avec la souplesse d’utilisation que le Web confère.