Epargne : les meilleurs placements pour les jeunes de 18 à 30 ans

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De 18 à 30 ans, on a envie de voyager, de faire la fête, de dépenser son argent, pas de le mettre de côté ! Pourtant, épargner une partie de ses premiers salaires est indispensable pour faire face à un coup dur ou préparer un premier achat immobilier. Les conseils aux jeunes actifs pour choisir le meilleur placement financier.

Meilleur placement jeunes actifs

 

- Livrets : pour une épargne disponible
- PEL : pour préparer un 1er achat immobilier
- Assurance vie : un placement financier pour plusieurs objectifs
- Investir en Bourse : prendre des risques pour de meilleurs rendements
- SCPI à crédit : s'endetter pour devenir riche !

Livret A, Livret Jeune, LEP, livrets bancaires : pour une épargne disponible

Voiture en panne, smartphone cassé, CDD qui touche bientôt à sa fin, impôt sur le revenu à venir... Mettre de côté de l'argent tous les mois est essentiel pour éviter d'être démuni face à un imprévu ou à un coup dur. Les livrets d'épargne sont les meilleurs placements pour épargner avec un petit salaire, afin de se constituer une somme d'argent disponible rapidement : sans frais d'ouverture ni frais de gestion et sans risque, ils présentent l'avantage de permettre un retrait d'argent du jour au lendemain par simple virement vers le compte courant. Mais quel livret d'épargne choisir ?

Jusqu'à 25 ans, le Livret Jeune est idéal : ce livret d'épargne est un placement financier non imposable qui rapporte au moins autant que le Livret A (taux 2016 de 0,75%). La plupart des banques offrent un taux de rémunération supérieur, de deux à trois fois plus élevé. Par exemple, le livret Jeune de la Banque Postale (Livret Jeune Swing) affiche un taux net de 1,65%, celui de la Banque Postale 1,75% et celui de BNP Paribas 2%. Celui du Crédit Agricole est moins rémunérateur (1% pour le Livret Jeune Mozaïc). Seuls inconvénients du Livret Jeune, un plafond limité à seulement 1.600 euros de versements, et l'interdiction d'en détenir plusieurs, même dans différentes banques. > A lire également : Que faire de son Livret jeune après 25 ans ?

Si le Livret Jeune est plein, ou à partir de 26 ans, lorsqu'il est obligatoire d'y renoncer, ouvrir un Livret A est un réflexe bien ancré dans les habitudes des jeunes épargnants. Mais il existe une alternative dont le rendement est plus intéressant, le Livret d'épargne populaire (LEP). Avantage, il rapporte 1,25% d'intérêts annuels soit 0,50% de plus que le Livret A. Inconvénient, l'ouverture de compte est soumise à conditions de revenus. Pour ouvrir un LEP en 2017, il faut afficher un revenu fiscal 2015 de 19.255 euros (seuil en vigueur en 2016, la limite 2017 n'est pas encore connue) maximum pour un célibataire (se reporter à la ligne « revenu fiscal de référence » de l'avis d'imposition 2015 pour savoir si cette condition est respectée).

Livrets bancaires : attention aux taux promotionnels

En permanence, quelques banques proposent des taux de rendement attractifs de 1,5 à 3% sur leurs comptes sur livret (CSL) soumis à l'impôt. Mais ces taux boostés ne sont que temporaires (la rémunération promotionnelle s'applique généralement sur 3 mois) et le montant des dépôts est plafonné. C'est notamment le cas du Livret Jeune actif de la Société Générale, réservé aux 18-29 ans : sa rémunération se monte à 2% bruts pendant 6 mois et dans la limite de 5.000 euros. Au-delà de ce plafond et/ou de la période promotionnelle, le taux brut tombe à 0,30% seulement.

Il faut enfin tenir compte de la fiscalité : dans le meilleur des cas, si le détenteur du livret bancaire ne paye pas d'impôt sur le revenu, le rendement est amputé de 15,5% de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Soit un taux net de 0,25% pour le Livret Jeune actif de la Société Générale hors promotion. Le livret qui rapporte le plus en ce moment, Distingo de PSA Banque, affiche un taux brut de 3,2% pendant 2 mois (dans la limite de 75.000 euros, 1,20% au-delà) et de 1% ensuite, à condition de souscrire le 31 janvier 2017 au plus tard.

PEL : pour préparer un premier achat immobilier

Le plan d'épargne logement (PEL) est un placement financier sans risque et réglementé (les conditions sont les mêmes quel que soit l'établissement teneur de compte) proposé par la quasi-totalité des banques. Son attractivité s'est considérablement réduite après trois baisses successives de son taux d'intérêt entre février 2015 et août 2016. Pour toute nouvelle ouverture en 2017, il ne rapporte plus que 1% brut (soit 0,85% net de prélèvements sociaux retenus à la source par les banques). Autre inconvénient, le PEL est moins souple qu'un livret puisqu'il repose sur un mécanisme d'épargne obligatoire : il faut y verser au minimum 540 euros par an, soit 45 euros par mois. Une contrainte peu adaptée aux personnes qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.

Dans ces conditions, le seul intérêt du PEL réside désormais dans la possibilité de souscrire un emprunt destiné à financer un projet immobilier à un taux fixé par avance (2,20%) pour un montant maximum de 92.000 euros.

Profiter à plein du PEL au taux de 2,5% !

Le taux d'intérêt du PEL dépend de sa date d'ouverture. Si vous en avez ouvert un avant le 1er février 2015 et si vous le détenez depuis moins de 12 ans, il faut le conserver et en profiter ! Un plan de ce type permet de bénéficier d'un taux brut de 2,50%, soit un taux net de 2,11% après prélèvements sociaux, meilleur que la plupart des contrats d'assurance vie en euros proposés dans les banques.

Assurance vie : un placement financier pour plusieurs objectifs

L'assurance vie est souvent présentée comme le couteau suisse de l'épargne en France. Une réputation justifiée. Très utilisé par les plus de 50 ans, c'est un placement financier qui peut aussi parfaitement convenir aux 18-30 ans souhaitant épargner à moyen ou long terme, sur une durée d'au moins 8 ans dans l'idéal. Dès quelques dizaines d'euros par mois, il est possible d'utiliser une assurance vie, pour répondre à une grande variété de besoins :

- Se constituer un capital pour préparer l'apport personnel d'un premier achat immobilier, disposer de fonds propres en vue d'une création d'entreprise ou pour financer un grand voyage à l'étranger, un mariage ou l'achat d'une voiture,

- Préparer sa retraite dès le plus jeune âge. Plus on épargne tôt, moins l'effort d'épargne est important : mieux vaut mettre un peu d'argent de côté (50 euros par mois par exemple) pendant 40 ans que 400 euros mensuels pendant 5 ans,

- Diversifier ses placements financiers. L'assurance vie permet, lorsqu'on souscrit un contrat multisupports, de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La plupart de ces contrats offrent en effet la possibilité de panacher ses versements entre différents supports financiers, du plus sûr (le fonds en euros) aux plus risqués (les fonds investis en actions), en passant par les obligations (titres de dettes d'entreprises ou d'Etats), la pierre (via des placements immobiliers de type SCPI, OPCI ou SCI), ou les fonds diversifiés comme Carmignac Patrimoine, Eurose ou M&G Optimal Income. Cette stratégie de diversification peut être confiée à 100% par des professionnels, en signant un mandat de gestion. Une formule à l'origine dédiée à la clientèle des banques de gestion de fortune, désormais accessible au grand public, moyennant des frais un peu plus élevés.

- Améliorer le rendement de son épargne. Toujours dans le cadre d'une assurance vie multisupports, diversifier son contrat sur des placements financiers autres que le fonds en euros, dont les taux de rémunération déclinent (2,3% brut en 2015, 2% voire moins attendus en 2016) permet d'espérer un rendement meilleur à moyen-long terme. Pour limiter la prise de risque, les fonds diversifiés et les SCPI sont un bon compromis entre diversification, performance et faible volatilité.

- Placer de l'argent sans payer d'impôts. Tant que le souscripteur ou l'adhérent d'un contrat d'assurance vie n'effectue aucun retrait d'argent (pour l'assurance vie, on parle de rachat partiel), l'Etat français ne peut prélever aucun impôt sur le revenu. Il est donc possible d'empocher de belles plus-values sans imposition puis de réinvestir ces gains librement. En cas de rachat, la fiscalité dépend de la durée de détention du contrat. Les meilleures conditions interviennent au-delà de 8 ans.

A noter : le fonds en euros à capital garantie fait l'objet de prélèvements sociaux, retenus à la source par l'assureur chaque année au moment de la distribution de la participation aux bénéfices.

> Lire l'article : Comment choisir le meilleur contrat d'assurance vie

Investir en Bourse : prendre des risques pour de meilleurs rendements

Quand on est jeune, on a le temps devant soi. Or le temps est le meilleur allié pour investir en Bourse. La preuve, selon l'IEIF (Institut de l'épargne immobilière et foncière), les actions sont le placement financier qui rapporte le plus sur 40 ans (1975-2015) avec une performance annualisée de 13,2%, le double des contrats d'assurance vie en euros, malgré plusieurs krachs boursiers survenus sur cette période.

> Lire l'article : Comment fonctionne la Bourse

L'investissement en Bourse doit cependant être réalisé avec précaution car c'est un placement à risque : en 2008, les actions ont perdu en moyenne plus de 40% de leur valeur. Cela suppose aussi d'avoir une capacité d'épargne importante. Pour investir en Bourse, on peut utiliser un plan d'épargne en actions (PEA), un compte-titres ou un contrat d'assurance vie multisupports. A l'intérieur de ces enveloppes qui permettent de gérer un portefeuille, on peut investir directement sur des actions, ou indirectement via des fonds (Sicav et FCP, trackers).

> Pour approdondir : Quel placement financier pour investir en Bourse ?

 

Il est possible d'investir seul ou accompagné, ou encore de confier intégralement la prise de décisions et le passage d'ordres d'achat ou de vente à un professionnel. Depuis 2015, des start-up appelées « robo-advisors » sont apparues pour démocratiser l'investissement en Bourse. Elles offrent via leur site internet soit des outils d'aide à la décision, comme Marie Quantier ou Advize, soit une gestion clés en mains comme Yomoni.

SCPI à crédit : s'endetter pour devenir riche !

L'endettement est souvent perçu comme une forme d'appauvrissement dans l'esprit de chacun, à cause du coût des intérêts d'emprunt et de la perte de pouvoir d'achat causée par le remboursement des échéances mensuelles. C'est pourtant tout le contraire ! Le recours au crédit est le meilleur moyen de se constituer un patrimoine sans apport personnel, en d'autres termes de s'enrichir, à condition de disposer de revenus réguliers. Ce qui suppose d'avoir signé un contrat de travail de type CDI. Et le niveau actuel des taux d'intérêt, au plus bas historique, est propice à ce type d'investissement.

Pour investir à crédit avec un effort d'épargne limité à quelques dizaines d'euros par mois, la société civile de placement immobilier (SCPI) est le placement le plus approprié, à condition d'avoir une dizaine d'années minimum devant soi.

> Pour en savoir plus sur la SCPI : SCPI de rendement, le placement immobilier autrement

Pour obtenir les meilleures conditions, il est préférable de s'adresser à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP ou CGPI s'il est indépendant) ou à un site internet spécialisé (meilleureSCPI, France SCPI) pour constituer son portefeuille de SCPI et à un courtier en crédit immobilier pour monter un financement sur mesure, au meilleur taux du marché. Certains proposent même des packages complets avec un interlocuteur unique comme MonFinancier et son offre « tout en un ».

 

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