Alternatives au livret A : où placer son argent pour épargner sans risque en 2018 ?

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Epargner sans prendre de risques avec un rendement meilleur que le Livret A, c'est possible ! Le taux de rémunération peut même être deux à trois fois supérieur, voire davantage, tout en bénéficiant d'une garantie du capital. Comparatif des placements financiers les plus sûrs en 2018.

 epargne sans risque

 

Le taux du Livret A est à son plus bas historique. A 0,75%, il n'a jamais rapporté aussi peu d'intérêts qu'aujourd'hui, et la remontée de son niveau de rémunération n'est pas pour tout de suite, son rendement ayant été gelé au 1er août 2017, jusqu'à fin janvier 2020 ! Mais ce n'est pas une fatalité : il est possible de gagner plus, sans renoncer à la protection absolue de son argent. Cette exigence de sécurité, très chère aux Français, limite les options à quelques placements dont le capital est garanti.

Livret d'épargne populaire (LEP) : pour les revenus modestes

Quand chaque euro compte pour ne pas finir le mois à découvert, épargner n'a rien d'évident. Quitte à mettre de côté, autant faire en sorte que les sommes déposées rapportent davantage que sur un Livret A. D'autant qu'il n'est pas nécessaire de faire une croix sur les principaux avantages du Livret A, comme la possibilité de retirer son argent à tout moment, la garantie du capital ou encore l'absence d'impôt sur le revenu (IR) et de prélèvements sociaux.

Ce produit d'épargne n'est autre que le livret d'épargne populaire (LEP), dont le taux est actuellement fixé à 1,25%, soit 0,50 point de plus que le Livret A. Cet écart ne permet de gagner des sommes folles, mais peut s'avérer appréciable pour les budgets serrés :
- pour un capital de départ de 1.000 euros : le LEP permet de gagner sur un an 5 euros de plus que le Livret A
- pour un capital de départ de 7.700 euros : la rémunération supplémentaire est de 38,5 euros. L'équivalent d'un petit resto en tête à tête !

Trois inconvénients cependant : son plafond est près de trois fois inférieur à celui du Livret A (7.700 euros contre 22.950 euros), son ouverture est soumise à conditions de ressources et le nombre de LEP est limité à deux par foyer fiscal.

Plan d'épargne logement (PEL) : pour une épargne à moyen terme

Pour gagner davantage, il faut être prêt à quelques sacrifices. Le Plan d'épargne logement (PEL) affiche un taux supérieur à celui du LEP, mais cette rémunération est brute : il faut retirer les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc. soit 17,2% au global depuis le 1er janvier 2018) pour obtenir son taux net, soit :
- 1% brut soit 0,70% net (application de la flat tax, IR inclus) pour les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018
- 1% brut soit 0,83% net pour les PEL ouverts du 1er août 2016 au 31 décembre 2017
- 1,50% brut soit 1,24% net pour les PEL ouverts entre le 1er février 2016 et le 31 juillet 2016
- 2% brut soit 1,66% net pour les PEL ouverts du 1er février 2015 au 31 janvier 2016
- 2,50% brut soit 2,07% net pour les PEL ouverts avant le 1er février 2015

De plus, les intérêts perçus sont soumis à l'impôt sur le revenu :
- 12 ans après l'ouverture pour un PEL ouvert avant le 1er janvier 2018
- dès la 1ère année pour un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018 (application par défaut de la flat tax au taux de 12,8% hors prélèvements sociaux ou sur option du barème de l'impôt sur le revenu)

Autre différence, le PEL repose sur un principe d'épargne obligatoire auquel il n'est pas possible de déroger : les versements doivent atteindre un minimum de 540 euros par an, soit 45 euros par mois, 135 euros par trimestre ou 270 euros par période de six mois. En d'autres termes, le titulaire du plan n'a pas d'autre choix qu'épargner même si ses fins de mois sont difficiles.

Moins souple, le PEL est également moins liquide : la durée minimale d'épargne est fixée à 4 ans. En cas de retrait avant ce terme, le plan est clôturé par la banque et des pénalités peuvent s'appliquer, notamment la diminution du taux de rémunération en cas de fermeture moins de 2 ans après l'ouverture.

Les personnes qui ont le plus intérêt à choisir le PEL plutôt que le Livret A pour placer leur argent sont donc celles qui n'ont pas de besoin financier immédiat et dont le plan, ouvert avant le 1er février 2015, est âgé de moins de 12 ans. Dans cette configuration et pour un versement de 10.000 euros, le PEL permet de gagner en 2018 132 euros de plus qu'avec le Livret A.

Assurance vie : pour aller au-delà des placements sans risques

En théorie, l'assurance vie permet de gagner plus que le Livret A sans prendre le moindre risque : 1,50%, avant impôts et prélèvements sociaux. C'est ce que devraient rapporter en 2017 les contrats monosupport en euros et les fonds euros des contrats multisupports, dont le capital est garanti.

Mais ce taux n'est qu'une moyenne, puisque les rémunérations versées aux assurés sont, contrairement au Livret A ou au PEL, différentes d'un établissement à l'autre, voire d'un contrat à l'autre au sein d'un même organisme : certains ont rapporté plus, et d'autres beaucoup moins. Ainsi, dans les banques, les taux inférieurs à 1,50% sont monnaie courante. Pire, dans la majorité des contrats, un euro versé n'est pas égal à un euro investi ! La faute aux frais sur versements qui atteignent entre 2 et 3% des sommes déposées en moyenne. > Lire l'article : Assurance vie : frais d'entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage, taux et explications

Pour s'assurer un surcroît de performance, mieux vaut s'intéresser aux contrats d'assurance vie vendus sur Internet, par des banques en ligne ou des sites spécialisés, où les frais d'entrée sont nuls. Mais la plupart du temps, il faudra renoncer, au moins partiellement, à la garantie du capital. Pour accéder à ces produits sûrs plus et performants que la moyenne, les promoteurs de ces contrats imposent des contraintes : ils exigent généralement d'allouer une partie des sommes versées sur des fonds non garantis. Une façon d'obliger les épargnants à diversifier leurs placements au-delà des supports sans risques. Peut-être un mal pour un bien, les rendements de l'assurance vie en euros étant voués à diminuer pendant plusieurs années. > En savoir plus : Classement des rendement des fonds euros

Taux bas, fiscalité : livrets bancaires et comptes à terme moins intéressants

Les livrets imposables commercialisés par les banques sont rarement compétitifs. En moyenne, ces comptes sur livret (CSL) bancaires rapportent 0,3% par an selon la Banque de France, avant impôts et prélèvements sociaux (application de la flat tax depuis le 1er janvier 2018). Leur utilisation se justifie essentiellement pour les épargnants dont les livrets réglementés (Livret A, LDD) sont remplis et souhaitant mobiliser d'importantes sommes d'argent rapidement, sans les laisser dormir sur leur compte courant. Toutefois, le choix d'un livret en ligne comme le Livret Zesto de RCI Bank ou le Livret Distingo de PSA Banque permet de bénéficier d'un taux brut de 1%, souvent majoré pendant certaines périodes promotionnelles ou pendant 2, 3 ou 4 mois suivant l'ouverture. Ce qui permet, quand on est non imposable, d'afficher un taux net meilleur que celui du Livret A.

Les comptes à terme affichent des performances à peine meilleures : moins de 0,5% annuels pour les dépôts d'une durée inférieure à 2 ans. Leur principe : rapporter davantage qu'un livret et afficher un taux fixé à l'avance dans le cadre d'un placement à durée déterminée. Mais les niveaux de rémunération offerts et la fiscalité applicable sont, comme pour les livrets bancaires, peu attractifs. Seul avantage, ces produits sont, comme l'assurance vie, rarement plafonnés.

 

 

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