L’allocation de solidarité aux personnes âgées remplace depuis 2006 le minimum vieillesse. Cette aide, revalorisée de 0,9% le 1er janvier 2026, est destinée aux seniors de 65 ans et plus qui ont peu ou pas travaillé et disposent de faibles ressources. L’attribution de l’ASPA n’est toutefois pas automatique : elle suppose de remplir certaines conditions et d’en faire la demande.
Qu’est-ce que le minimum vieillesse (ASPA) ?
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est une prestation de solidarité nationale, financée par l’impôt. L’ASPA a pris la suite, le 1er janvier 2006, d’un ensemble de prestations (*) regroupées sous le nom de « minimum vieillesse », terme qui reste largement utilisé dans le langage courant.
Son principe est simple : l’ASPA vient compléter les revenus d’un retraité pour lui garantir un niveau de vie minimum fixé par la loi. C’est un droit venant en complément de la pension perçue par le bénéficiaire indépendamment du montant des cotisations versées durant sa carrière professionnelle.
Ce dispositif s’adresse aux seniors qui ont peu ou pas travaillé, ou qui ont cotisé sur de très faibles salaires. Selon les dernières données disponibles publiées par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui dépend de Bercy et du ministère de la Santé, environ 754 460 personnes bénéficiaient du minimum vieillesse fin 2024.
Bon à savoir : il est tout à fait possible de toucher l’ASPA sans avoir jamais travaillé. C’est la retraite minimum que l’on perçoit sans cotisation. Lire l’article > Peut-on avoir une retraite sans avoir travaillé ?
(*) L’allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS), l’allocation aux vieux travailleurs non-salariés (AVTNS), l’allocation aux mères de famille (AMF) le secours viager, l’allocation spéciale vieillesse, l’allocation viagère, l’allocation de vieillesse agricole, l’allocation supplémentaire.
Montant de l’ASPA en 2026
Montant de l’ASPA pour une personne seule en 2026
Au 1er janvier 2026, le montant maximum de l’ASPA pour une personne vivant seule s’établit à :
• 1 043,59 euros par mois
• 12 523,14 euros par an
C’est une hausse de 9,31 euros par mois par rapport à 2025 (1 034,28 euros/mois), en ligne avec la revalorisation de 0,9% appliquée à l’ensemble des pensions de retraite de base.
Montant de l’ASPA pour un couple en 2026
Pour un couple – qu’il soit marié, pacsé ou en concubinage -, le montant maximum de l’ASPA en 2026 est de :
- 1 620,18 euros par mois
- 19 442,21 euros par an
Le montant applicable au couple n’est pas simplement le double de celui d’une personne seule : il fait l’objet d’un barème propre.
Comment se calcule l’ASPA ?
L’ASPA est une allocation différentielle : son montant est égal à la différence entre le plafond garanti et les ressources réellement perçues par le bénéficiaire.
- Exemple 1 : une personne seule
Un retraité perçoit 780 euros de pension chaque mois. En 2026, son ASPA est de 1 043,59 – 780 = 263,59 euros par mois - Exemple 2 : un couple
Deux retraités cumulent 1 200 euros de pensions. Leur ASPA est de 1 620,18 – 1 200 = 420,18 euros par mois - Exemple 3 : aucun droit
Un couple dont les pensions totalisent 1 700 euros dépasse le plafond de 1 620,18 euros. Il n’est donc pas éligible à l’ASPA.
Historique du montant de l’ASPA depuis 2006
La date de revalorisation de l’ASPA a évolué avec le temps. Depuis 2019, l’allocation est revalorisée le 1er janvier (le 1er avril auparavant, comme les autres minima sociaux) au même taux que les retraites de base. L’ASPA a été revalorisée de 0,9% le 1er janvier 2026.
Le montant de l’ASPA n’a cessé d’augmenter depuis son instauration en 2006.
| ASPA : historique du montant depuis 2006 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Aspa pour une personne seule | Aspa pour un couple | |||
| Date | Montant annuel | Montant mensuel | Montant annuel | Montant mensuel |
| 1er janvier 2026 | 12.523,14 € | 1.043,59 € | 19.442,21 € | 1 620,18 € |
| 1er janvier 2025 | 12.441,44 € | 1.034,28 € | 19.268,80 € | 1.605,73 € |
| 1er janvier 2024 | 12.144,24 € | 1.012,02 € | 18.853,92 € | 1.571,16 € |
| 1er janvier 2023 | 11.533,02 € | 961,08 € | 17.905,06 € | 1.492,08 € |
| 1er juillet 2022 | 11.441,49 € | 953,45 € | 17.762,96 € | 1.480,24 € |
| 1er janvier 2022 | 11.001,44 € | 916,78 € | 17.079,77 € | 1.423,31 € |
| 1er janvier 2021 | 10.881,75 € | 906,81 € | 16.893,94 € | 1 407,82 € |
| 1er janvier 2020 | 10 838,40 € | 903,20 € | 16 826,64 € | 1 402,22 € |
| 1er janvier 2019 | 10 418,40 € | 868,20 € | 16 174,59 € | 1 347,88 € |
| 1er avril 2018 | 9 998,40 € | 833,20 € | 15 522,54 € | 1 293,54 € |
| 1er avril 2017 | 9 638,42 € | 803,20 € | 14 963,65 € | 1 246,97 € |
| 1er avril 2016 | 9 609,60 € | 800,80 € | 14 918,90 € | 1 243,24 € |
| 1er oct. 2014 | 9 600,00 € | 800,00 € | 14 904,00 € | 1 242,00 € |
| 1er avril 2014 | 9 503,89 € | 791,99 € | 14 755,32 € | 1 229,61 € |
| 1er avril 2013 | 9 447,21 € | 787,26 € | 14 667,32 € | 1 222,27 € |
| 1er avril 2012 | 9 325,98 € | 777,16 € | 14 479,10 € | 1 206,59 € |
| 1er avril 2011 | 8 907,34 € | 742,27 € | 14 181,30 € | 1 181,77 € |
| 1er avril 2010 | 8 507,49 € | 708,95 € | 13 889,62 € | 1 157,46 € |
| 1er avril 2009 | 8 125,59 € | 677,13 € | 13 765,73 € | 1 147,14 € |
| 1er sept. 2008 | 7 597,59 € | 633,13 € | 13 629,44 € | 1 135,78 € |
| 1er janv. 2008 | 7 537,30 € | 628,10 € | 13 521,27 € | 1 126,77 € |
| 1er janv. 2007 | 7 455,30 € | 621,27 € | 13 374,16 € | 1 114,51 € |
| 1er janv. 2006 | 7 323,48 € | 610,29 € | 13 137,69 € | 1 094,80 € |
Sources : Cnav, Légifrance
Qui peut bénéficier de l’ASPA ? Les conditions en 2026
L’attribution de l’allocation de solidarité aux personnes âgées est soumise à quatre conditions cumulatives.
Condition d’âge
L’allocataire doit être âgé de 65 ans au minimum. Le critère d’âge est toutefois abaissé à l’âge légal de départ à la retraite (de 62 à 64 ans ans selon l’année de naissance) pour :
- les personnes percevant l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
- les personnes déclarées inaptes au travail ;
- les personnes justifiant d’une incapacité permanente (IP) d’au moins 50% ;
- les bénéficiaires d’une retraite anticipée pour handicap ;
- les titulaires d’une retraite au titre de déporté, d’interné politique, de résistant, d’ancien combattant ou de prisonnier de guerre ;
- les mères de « famille ouvrière » (mères d’au moins trois enfants, ayant cotisé au moins 120 trimestres de retraite et ayant exercé un travail manuel ouvrier pendant au moins 5 ans durant les 15 dernières années de carrière).
Condition de statut
Pour avoir droit à l’ASPA, il faut disposer du statut de retraité. Cela suppose que l’allocataire a liquidé l’ensemble de ses droits à la retraite de base, complémentaire, en France et à l’étranger.
Les veufs et veuves, qui n’ont pas de retraite, peuvent prétendre à l’ASPA si ils ou elles perçoivent une pension de réversion, c’est-à-dire une fraction de la pension que leur conjoint défunt touchait ou aurait dû toucher s’il était parti à la retraite.
Condition de résidence
L’allocataire doit résider au moins 9 mois par an en France métropolitaine, dans un département ou une collectivité d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin). Cette durée a été portée de 6 à 9 mois depuis le 1er septembre 2023, en application de la réforme des retraites publiée le 15 avril 2023 au Journal officiel. Elle s’applique à chacun des membres du foyer en cas de demande pour un couple.
En revanche, la nationalité française n’est pas exigée. Les ressortissants de l’Espace économique européen (EEE), soit les 27 États membres de l’Union européenne (UE), la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande, ainsi que les ressortissants de la Suisse ont droit à l’ASPA s’ils vivent dans l’Hexagone pendant les trois mois précédant leur demande.
Idem pour les détenteurs d’un titre de séjour permettant de travailler en France octroyé il y a au moins dix ans, les réfugiés, les apatrides et les étrangers ayant combattu pour la France.
Les demandeurs non français doivent produire un avis d’impôt (ou de non-imposition) accompagné de deux documents prouvant la réalité de leur résidence en France (quittance de loyer, taxe d’habitation, taxe foncière, facture d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone…).
Si un couple demande l’ASPA, la condition de résidence doit être respectée par les deux conjoints mariés, partenaires de PACS ou concubins. En cas de contrôle, le versement de l’allocation est suspendu si la condition de résidence n’est plus remplie.
Condition de ressources
L’attribution de l’ASPA est conditionnée à un certain niveau de ressources. Celui-ci ne doit pas dépasser un plafond fixé le 1er janvier 2026 à :
- 1 043,59 euros par mois (12 523,14 euros/an) pour une personne vivant seule ;
- 1 620,18 euros par mois (19 442,21 euros/an) pour un couple (conjoints mariés, partenaires de PACS, concubins).
Les ressources prises en compte :
- les pensions de retraite de droits directs et/ou indirects (réversion) ;
- les pensions d’invalidité ;
- l’AAH ;
- les pensions alimentaires ;
- les revenus des biens mobiliers et immobiliers (retenus à hauteur de 3% de leur valeur vénale).
Les ressources non prises en compte :
- les aides au logement (ALS, APL, ALF) ;
- les prestations familiales ;
- la prestation complémentaire pour recours à tierce personne (PCRTP) ;
- la majoration pour tierce personne (MTP) ;
- la retraite du combattant ;
- les aides en espèces versées par les descendants (enfants, petits-enfants) ;
- la valeur de la résidence principale ;
Bon à savoir : le montant des ressources est déterminé en fonction de la moyenne des revenus des trois mois précédant la demande d’ASPA. Si le plafond est dépassé sur cette période, c’est la moyenne des revenus des douze derniers mois qui est retenue.
Comment demander l’ASPA ? Démarches et formulaire
Auprès de quel organisme déposer sa demande ?
L’ASPA n’est pas attribuée automatiquement : pour la toucher, il faut en faire la demande.
L’interlocuteur dépend de la situation du demandeur :
- salarié du privé, indépendant, agent non titulaire de la fonction publique : s’adresser à sa caisse de retraite (Cnav, Carsat, Sécurité sociale des indépendants ou Cavimac pour le régime des cultes) ;
- exploitant ou salarié agricole : contacter la MSA (Mutualité sociale agricole) ;
- veuf ou veuve : s’adresser à la caisse du conjoint décédé ;
- personne sans pension de retraite : contacter le Centre communal d’action sociale (CCAS) ou la mairie du lieu de résidence. Le dossier sera traité par le Service de l’ASPA (SASPA), géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
À noter : si un couple est éligible à l’ASPA, chaque membre du couple doit déposer une demande, l’allocation étant versée à titre individuel.
Pièces justificatives à fournir
Outre le formulaire de demande, il faut joindre à son dossier un certain nombre de pièces justificatives :
- un original ou une copie du dernier avis d’imposition sur le revenu, celui du concubin en plus en cas d’union libre ;
- deux justificatifs de résidence en France : quittance de loyer, facture d’eau, facture de gaz (Engie, Direct Énergie…) ou d’électricité (EDF ou opérateurs alternatifs), facture de téléphone, attestation du maire ;
- un titre de séjour pour les personnes nées à l’étranger (hors UE, Islande, Liechtenstein, Norvège ou Suisse) et résidant en France.
En cas de dépôt auprès de la Caisse des dépôts et consignations, des pièces complémentaires sont demandées :
- une attestation de Sécurité sociale ;
- des documents permettant de prouver la nationalité ou de la régularité du séjour ;
- un relevé d’identité bancaire (RIB) ou un relevé d’identité postale (RIP) ;
- une copie des derniers relevés des comptes bancaires et/ou de placements financiers ;
- un relevé de carrière délivré par le régime général
- une copie de l’acte de décès (pour les veufs ou les veuves) ;
- autres justificatifs le cas échéant selon la situation.
Dossier de demande Aspa : formulaire 2026
Selon l’organisme de retraite d’affiliation, le formulaire de demande d’ASPA n’est pas le même :
- Assurance retraite (salariés, indépendants, agents publics non titulaires) et Cavimac (régime des cultes) : formulaire Cerfa n°13710*02 (disponible sur lassuranceretraite.fr) ;
- MSA (régime agricole) : formulaire Cerfa n°14953*01 ;
- personnes ne relevant pas du système d’assurance vieillesse français : formulaire Saspa (disponible sur le site de la MSA).
Délais de traitement
Si le dossier de demande est complet, le traitement prend en général de 3 à 4 mois. Les situations de grande précarité sont examinées en priorité. Dans ce cas, les caisses de retraite conseillent de se faire accompagner par une assistante sociale ou le CCAS pour constituer le dossier.
Le versement prend effet le mois suivant le dépôt complet du dossier.
Peut-on cumuler l’ASPA et une activité professionnelle ?
Depuis le 1er janvier 2015, il est possible de cumuler, dans certaines limites, l’ASPA et un revenu d’activité (salariée ou non salariée). Le mécanisme repose sur un abattement forfaitaire appliqué aux revenus d’activité : en dessous d’un certain seuil, ces revenus ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’allocation.
Cet abattement est calculé à partir du Smic en vigueur au 1er janvier. Sur un trimestre, il correspond à 0,9 fois le Smic brut mensuel pour une personne seule et à 1,5 fois le Smic brut mensuel pour un couple.
Au 1er janvier 2026, les revenus d’activité par trimestre ne doivent pas dépasser :
- 1 640,73 euros pour une personne seule
- 2 734,55 euros pour un couple
Si les revenus d’activité dépassent ce seuil sur le trimestre, seul l’excédent est déduit du montant de l’ASPA.
Exemple : un allocataire seul perçoit 650 euros de pension et 570 euros par mois de revenus d’activité (soit 1 710 euros sur le trimestre). Le seuil étant de 1 640,73 euros, seul l’excédent (69,27 euros) est déduit de son ASPA sur le trimestre. Son allocation mensuelle diminue d’environ 23 euros, mais son revenu global augmente.
ASPA et succession : ce que vos héritiers doivent savoir
L’ASPA est-elle remboursable après le décès ?
C’est l’un des points les plus méconnus du dispositif et parfois un frein à la demande. L’ASPA n’est pas définitivement acquise. Cette aide financière fait partie des prestations sociales récupérables par l’État ou la Sécurité sociale après le décès de l’allocataire, au moment de la succession.
Le remboursement de l’allocation de solidarité aux personnes âgées est effectué par les ayants droit à condition que l’actif successoral net soit égal ou supérieur au seuil de recouvrement fixé.
Les seuils de recouvrement de l’ASPA en 2026
Depuis la réforme des retraites publiée le 15 avril 2023 au Journal officiel, ce seuil a été nettement relevé. Le remboursement n’est déclenché que si l’actif net successoral dépasse :
- 108 586,14 euros en métropole (seuil revalorisé chaque 1er janvier comme les retraites de base, depuis le 1er septembre 2023) ;
- 150 000 euros en Outre-mer (jusqu’au 31 décembre 2029).
En dessous de ces seuils, il n’y a aucune récupération. Au-delà, le remboursement ne porte que sur la fraction excédentaire.
Avant cette réforme, le seuil métropolitain n’était que de 39 000 euros. Il a été porté à 100 000 euros à compter des décès survenus depuis le 1er septembre 2023, puis, du fait de sa révision annuelle, à 105 300 euros au 1er janvier 2024, à 107 616,60 euros au 1er janvier 2025 et à 108 586,14 euros au 1er janvier 2026. Le seuil ultramarin, lui, n’est pas indexé et reste fixé à 150 000 euros jusqu’au 31 décembre 2029.
Exemple : un bénéficiaire ultramarin décède en laissant un patrimoine net de 170 000 euros. La récupération par l’État ne porte que sur la fraction excédant le seuil, soit 20 000 euros (170 000 – 150 000), et reste plafonnée à 8 463,42 euros par année de versement de l’allocation (allocataire seul).
Limite de remboursement de l’ASPA à l’État ou à la Sécurité sociale
En outre, les remboursements effectués par les héritiers directs ne peuvent excéder un plafond annuel fixé tous les ans par décret et qui varie selon la composition du foyer.
En 2026, ce plafond annuel est de :
- 8 463,42 euros pour un allocataire seul
- 11 322,77 euros pour un couple d’allocataires
Le tableau ci-dessous indique l’historique du montant maximum annuel de remboursement de l’ASPA depuis le 1er septembre 2008 :
| Année | Plafond annuel pour une personne seule | Plafond annuel pour un couple |
|---|---|---|
| Limite au 1er janvier 2026 | 8 463,42 euros | 11 322,77 euros |
| Limite au 1er janvier 2025 | 8 387,93 euros | 11 221,78 euros |
| Limite au 1er janvier 2024 | 8 207,37 euro | 10 980,22 euros |
| Limite au 1er janvier 2023 | 7 794,27 euros | 10 427,56 euros |
| Limite au 1er juillet 2022 | 7 732,41 euros | 10 344,80 euros |
| Limite au 1er janvier 2022 | 7 435,01 euros | 9 946,91 euros |
| Limite au 1er janvier 2021 | 7 354,12 euros | 9 838,68 euros |
| Limite au 1er janvier 2020 | 7 324,82 euros | 9 799,48 euros |
| Limite au 1er janvier 2019 | 6 939,60 euros | 9 216,99 euros |
| Limite au 1er avril 2018 | 6 571,01 euros | 8 667,76 euros |
| Limite au 1er avril 2017 | 6 244,96 euros | 8 176,73 euros |
| Limite au 1er avril 2016 | 6 226,27 euros | 8 152,24 euros |
| Limite au 1er octobre 2014 | 6 220,05 euros | 8 144,10 euros |
| Limite au 1er avril 2014 | 6 133,94 euros | 7 995,42 euros |
| Limite au 1er avril 2013 | 6 087,41 euros | 7 947,72 euros |
| Limite au 1er avril 2012 | 6 009,29 euros | 7 845,72 euros |
| Limite au 1er avril 2011 | 5 658,86 euros | 7 684,34 euros |
| Limite au 1er avril 2010 | 5 325,82 euros | 7 526,28 euros |
| Limite au 1er avril 2009 | 4 972,29 euros | 7 459,13 euros |
| Limite au 1er septembre 2008 | 4 475,49 euros | 7 385,22 euros |
Cas particulier des exploitants agricoles
Pour les agriculteurs, le capital d’exploitation et les bâtiments qui en sont indissociables sont exclus de l’actif successoral pris en compte pour le calcul du recouvrement. Cette exclusion s’étend à la résidence principale du bénéficiaire lorsqu’elle constitue un mur mitoyen avec un bâtiment d’exploitation agricole.
ASPA et minimum contributif : quelle différence ?
Ces deux dispositifs sont fréquemment confondus. L’ASPA (minimum vieillesse) s’adresse aux retraités dont les ressources sont insuffisantes, quelle que soit leur carrière.
Le minimum contributif (MICO), lui, est une garantie de pension minimale réservée aux salariés ayant cotisé au régime général et partant à taux plein. Il ne dépend pas d’un plafond de ressources et n’est jamais récupéré sur la succession.
FAQ Minimum vieillesse (ASPA)
Quel est le montant du minimum vieillesse en 2026 ?
L’ASPA s’élève à 1 043,59 euros par mois pour une personne seule et à 1 620,18 euros pour un couple, depuis le 1er janvier 2026. Ces montants ont été revalorisés de 0,9% par rapport à 2025.
Peut-on toucher l’ASPA et travailler en même temps ?
Oui. En 2026, un abattement trimestriel est appliqué sur les revenus d’activité : 1 640,73 euros pour une personne seule et 2 734,55 euros pour un couple. En dessous de ces seuils, les revenus d’activité ne réduisent pas le montant de l’allocation.
L’ASPA est-elle imposable ?
Non. L’ASPA n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu, ni à la CSG ou à la CRDS. Elle ne doit pas être déclarée au fisc.
Mes héritiers devront-ils rembourser l’ASPA après mon décès ?
Uniquement si l’actif net successoral dépasse 108 586,14 euros en métropole (ou 150 000 euros en outre-mer). En dessous, aucun remboursement n’est exigé. Au-delà, le remboursement est plafonné à 8 463,42 euros par an pour un seul allocataire.
L’ASPA est-elle cumulable avec l’APL ou l’APA ?
Oui. Les aides au logement (APL, ALS, ALF) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne sont pas prises en compte dans le calcul des ressources pour l’ASPA et peuvent donc être perçues en parallèle.
À propos de l'auteur
Jean-Philippe Dubosc est rédacteur en chef de ToutSurMesFinances.com et spécialiste des questions de retraite obligatoire et d’épargne. Présent au sein du média depuis plus de 13 ans, il analyse les réformes, les dispositifs réglementaires et les stratégies de départ à la retraite, avec une approche fondée sur une lecture rigoureuse des textes et une connaissance approfondie des différents régimes de retraite.





