Réforme des retraites : position et réflexions de l'UNIR CFE-CGC

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Les adhérents retraités de la confédération syndicale des cadres défend le niveau des pensions des retraités actuels et suggère que les entreprises participent au financement de la pénibilité.

La Section U.N.I.R., pôle d'adhérents retraités de la CFE - CGC, a le « sentiment amer que tous les efforts demandés aux salariés et retraités du secteur privé pour la remise à niveau du Régime général des retraites, n'ont servi à rien et que tout est à recommencer aujourd'hui ».

L'UNIR CFE-CGC considère que « notre système social, lancé pour partie en 1945, n'est pas à bout de souffle, comme le disent certains, mais doit donner lieu à une nouvelle dynamique qui passe impérativement par le choix d'un financement rigoureusement approprié et pérenne ».

Jugeant qu'il serrait inacceptable, irresponsable et indécent de s'en prendre aux retraités, la section rappelle la promesse du président Nicolas Sarkozy Sarkozy: « je ne ferai pas baisser le niveau des pensions ! » estimant qu'elle doit s'appliquer à l'ensemble des pensions de retraite versées.

« Le non maintien du niveau actuel des pensions de retraites et de leur pouvoir d'achat aggraverait de façon dramatique et jusqu'à la fin de leurs jours la situation de bon nombre de retraités et futurs retraités qui, durant leur vie active au demeurant , auront probablement été amenés à acheter pour une quantité moindre des point de retraites de plus en plus chers », considère l'UNIR CFE-CGC.

Les retraités « refusent de passer pour des nantis au motif de la détention d'un patrimoine immobilier »

L'organisation pense que la situation des femmes retraitées « ne doit en aucun cas être négligée » rappelant qu'elles ont « très souvent eu des carrières courtes du fait de leur maternité avec des périodes d'inactivité consacrées à l'éducation des enfants et des reprises de travail à temps partiel » déplorant le versement d'une « petite pension de retraite ».

L'UNIR CFE-CGC souligne aussi que les retraités « refusent de passer pour des nantis au motif de la détention d'un patrimoine immobilier (voire mobilier) ce dernier ayant été tout naturellement acquis au prix d'un long effort d'épargne et parfois même de privation ». Et d'ajouter que le patrimoine acquis « permet aux retraités de financer leur maintien à domicile (souhaité par les personnes âgées et rendu obligatoire par le manque de place en institutions, le dépassement des coûts des maisons de retraite et EHPAD) ».

Sur la question de la pénibilité, l'UNIR CFE-CGC observe que ce facteur « est payé deux fois par les régimes de retraite (pension de retraite versée à certains dès l'âge de 50 ans et absence de cotisations perçues par ces régimes sur la période de 50 à 60 ans) ». Et suggère que « les entreprises qui génèrent cette situation s'acquittent du manque à gagner occasionné à ces régimes ».

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