Réforme des retraites : position et propositions de Force Ouvrière


FO a rappelé sa « ferme » opposition à « tout allongement de la durée du travail quelle qu'en soit la forme », qu'il s'agisse d'un allongement de la durée de cotisation et/ou du report du droit au départ à 60 ans.

Dans un appel à la mobilisation lancé à ses homologues, le leader Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly a réaffirme que FO était « fermement » opposée «à tout allongement de la durée du travail quelle qu’en soit la forme (allongement de la durée de cotisation et/ou report du droit au départ à 60 ans)» et «à une remise en cause du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires» dans la mesure où «la question des retraites est une question de financement qui doit être traitée en tant que telle par la recherche et l’obtention de recettes nouvelles».

Appel à 24 heures de grève interprofessionnelle

Le Secrétaire général de la centrale, qui a proposé un mouvement de 24 heures de grève interprofessionnelle axée sur la défense des retraites, juge que « réussie, une telle initiative placerait le gouvernement dans une situation délicate: ne pas répondre aux attentes alors que le pays aurait été « bloqué » pendant 24 heures serait, pour lui, prendre un risque important», a-t-il écrit, dans un courrier envoyé mercredi à chacun des secrétaires généraux et présidents de confédérations syndicales.

Le leader de FO considère en effet que cette « initiative lancée solennellement » par l’ensemble des syndicats serait « facteur d’espoir et de force pour les salariés », en soulignant que « l’unité d’action sur des revendications et des modalités d’action claires et déterminées est une des conditions importantes de la réussite (…) compte tenu des expériences passées ».

La CFE-CGC a de son côté indiqué qu’elle ne s’associera pas à des manifestations en région le 20 avril ni aux défilés du 1er mai tout en poursuivant son action dans l’intersyndicale. La CFE-CGC indique qu’elle mettra à profit la période de concertation lancée le 12 avril « pour porter ses revendications et ce n’est qu’en cas de blocage ou d’autisme du gouvernement qu’elle se joindra aux manifestations ».

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