Retraite : les auxiliaires médicaux peuvent partir plus tôt sans décote


Depuis le 1er janvier 2016, les infirmiers, kinésithérapeutes, podologues et autres orthophonistes libéraux ont la possibilité de prendre leur retraite à 62 ans sans subir d'abattement sur leurs pensions complémentaires.    

Les régles du régime complémentaire de la Carpimko ont été alignées sur celles du régime de base au 1er janvier 2016

Les auxiliaires médicaux qui exercent à leur compte peuvent désormais partir à la retraite dès 62 ans sans être pénalisés. Avant le 1er janvier 2016, les affiliés à la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes (Carpimko) étaient autorisés, comme les autres actifs, à liquider leurs droits au régime de base à compter de l’âge légal de départ à la retraite, soit 62 ans pour les assurés nés à partir de 1955.

En revanche, l’âge de départ était fixé à 65 ans pour le régime complémentaire de la Carpimko. Les auxiliaires médicaux libéraux pouvaient prendre leur retraite avant 65 ans mais ils subissaient alors une décote de 4% sur leur pension complémentaire par année manquante. Pire : s’ils ne disposaient pas du nombre de trimestres de cotisation demandé dans leur classe d’âge au régime de base, ils devaient supporter, en plus de la minoration de 4%, un abattement supplémentaire de 0,25% par trimestre manquant sur leur retraite complémentaire. Bref, les infirmiers, kinés ou orthophonistes libéraux n’avaient aucun intérêt à partir jusqu’ici avant 65 ans.

Pour les assurés nés à partir de 1961

Les règles de liquidation étant désormais alignés, les affiliés à la Carpimko peuvent partir à l’âge légal plus facilement. S’ils ne justifient pas de leur nombre de trimestres au régime de base, une décote de 1,25% s’applique sur la pension complémentaire comme pour la pension de base. Pour les départs à partir de 67 ans, les abattements au régime de base et au régime complémentaire sont supprimés même si la durée de cotisation n’est pas respectée. Cerise sur le gâteau : à l’image du régime de base, une surcote a été instaurée dans le régime complémentaire. La pension complémentaire est majorée de 1,25% par trimestre cotisé au-delà de la durée d’assurance requise.

Attention : cet alignement des règles concerne uniquement les liquidations effectuées à compter du 1er janvier 2016 par les affiliés à la Carmpinko nés à partir du 1er janvier 1961. Elles ne s’appliquent pas aux assurés nés avant le 1er janvier 1956 même s’ils liquident leurs droits cette année. Pour ceux qui sont nés entre 1956 et 1960, des règles transitoires sont prévues. Quelle que que soit la génération, les dispositifs de départ anticipé pour les assurés déclarés inaptes au travail, les grands invalides, les anciens combattants, les anciens prisonniers de guerre et déportés restent les mêmes.

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