Retraites de la SNCF : paiement des pensions trimestrielles par la caisse en 2 acomptes en 2012


En proie à des « difficultés » de financement, la caisse de prévoyance et de retraite (CPR) du personnel de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en charge du régime spécial des cheminots retraités doit fractionner les paiements des pensions en 2012.

sncf-logo

« Compte tenu du contexte économique actuel, la CPR rencontre des difficultés pour mobiliser auprès de ses partenaires bancaires la trésorerie nécessaire au paiement en une fois des pensions trimestrielles de ses assurés. Elle se voit donc contrainte de modifier le calendrier de versement des pensions pour l’année 2012 », a déclaré la caisse de retraite sur son site Internet.

C’est dans ce contexte qu’un décret paru au journal officiel du 23 décembre 2011 a autorisé la CPR SNCF à procéder en 2012 au paiement de chaque échéance trimestrielle de pension en deux acomptes rapprochés, avec un premier versement représentant un tiers de chacune des échéances et un autre pour le solde de la somme due, soit les deux-tiers restants.

Un tiers du versement à la date habituelle

« Le premier versement, égal à un tiers de la pension trimestrielle nette, interviendra à la date habituelle. Les deux tiers restants seront virés quelques jours plus tard », précise la caisse. Ainsi, pour le premier trimestre 2012, les versements interviendront ce vendredi 30 décembre 2011 et le lundi 9 janvier 2012. >> Calendrier des paiements 2012

Pour la CPR SNCF, cette situation « ne remet nullement en cause le régime spécial de retraite du personnel de la SNCF, dont l’équilibre reste bien garanti ». Selon un rapport des comptes des régimes de base publié en septembre 2011 par la Sécurité sociale, la branche vieillesse du régime spécial des agents de la SNCF devrait avoir besoin d’une subvention d’équilibre de l’Etat de 3,2 milliards d’euros en 2011 pour être à l’équilibre.

Dans sa lettre hebdomadaire du 30 décembre, Lutte Ouvrière a dénoncé les raisons « scandaleuses » de ce paiement en deux temps et craint que « ce qui se passe aujourd’hui pour la retraite des cheminots pourrait bien se passer demain pour celle d’autres travailleurs, du secteur public comme du secteur privé ».