L’aide aux veuves de guerre plus basée uniquement sur les ressources


Depuis cet été, l'aide versée aux conjoints survivants d'anciens combattants démunis n'est plus octroyée seulement en fonction du niveau de leurs revenus, mais également à partir de critères plus sociaux, comme l'isolement, le handicap ou la précarité professionnelle.    

L'aide spécifque aux conjoints survivants d'anciens combattants est versée depuis le 1er janvier 2015 annuellement et non plus par trimestre

L’aide spécifique aux veuves d’anciens combattants démunies n’est plus attribuée uniquement sur le niveau de ressources. « La situation de chaque ayant cause sera réétudiée au regard de différents critères de fragilité et non plus au vu de leurs seuls revenus », annonce le secrétariat d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire dans une réponse à une question du sénateur (Les Républicains) de l’Aisne Antoine Lefèvre parue le 27 août 2015 au Journal Officiel du Sénat. Contacté par Toutsurmesfinances.com, le cabinet du secrétaire d’Etat aux Anciens combattants Jean-Marc Todeschini précise que la mesure est effective depuis juin dernier.

Les conjoints survivants de ressortissants de l’Office national des anciens combattants (ONAC), essentiellement des femmes, ont droit à une aide spécifique en vue de leur permettre de bénéficier d’un revenu mensuel de 987 euros par mois. Pour percevoir cette prestation, autrefois appelée « aide différentielle » et versée depuis le 1er janvier 2015 annuellement et non plus trimestriellement, il faut justifier de la qualité de conjoint survivant de ressortissant de l’ONAC (pensionnés de guerre, titulaires de la carte du Combattant…), être âgé d’au moins 60 ans, résider de façon régulière et continue dans le département où la demande a été déposée et ne pas disposer de ressources supérieures à 987 euros par mois.

Examens individualisés

L’ensemble des revenus sont comptabilisés, y compris les aides et minima sociaux (RSA, Aspa, allocation supplémentaire…) à l’exception des aides au logement (APL…). A ce critère strictement financier s’ajoute désormais des critères plus sociaux, « comme l’isolement, le handicap, le logement, la précarité professionnelle ou la précarité énergétique », détaille le cabinet de Jean-Marc Todeschini. Pour cela, l’aide spécifique n’est plus octroyée automatiquement en fonction des seules ressources mais donne lieu à un examen des demandes au cas par cas.

« Cet examen individualisé des dossiers permettra d’apporter une aide plus significative aux conjoints survivants, aux anciens combattants les plus démunis, les plus fragiles et les plus isolés, ainsi qu’aux autres ressortissants en situation de précarité », estime le secrétariat d’Etat. Un bilan d’étape devrait prochainement être établi.

 

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