Coup de pouce à l’aide-ménagère pour les retraités


A compter du 1er janvier 2015, le montant de la participation horaire de la Caisse nationale d'assurance vieillesse au financement d'une aide-ménagère à domicile est revalorisée. Cette aide peut représenter de 27% à 90% du coût d'une femme de ménage.    

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Avoir recours aux services d’une femme de ménage va coûter moins cher à certains retraités. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), le régime de retraite de base des salariés du privé, a décidé de revaloriser l’an prochain le montant de la prise en charge de l’aide-ménagère à domicile. A compter du 1er janvier 2015, le montant de la participation horaire de la Cnav (départements d’Outre-mer compris) va passer de 19,40 euros à 20,10 euros du lundi au samedi et de 22,20 euros à 23 euros pour les dimanches et jours fériés. En Alsace-Moselle, la participation est revalorisée de 19,60 euros à 20,30 euros de l’heure et de 22,40 euros à 23,20 euros de l’heure les dimanches et jours fériés.

Cette prise en charge s’inscrit dans le plan d’action personnalisé (PAP) ouvert à tous les affiliés de la Cnav âgés de 55 ans et plus et qui comprend également des actions d’information et de conseil sur le « bien vieillir ». Concrètement, il s’agit d’une enveloppe de 3.000 euros octroyée par bénéficiaire et par an. Cette somme comprend à la fois la participation du retraité et la participation de la Cnav s’il habite en Ile de France ou de la Caisse d’assurance retraite et de santé au travail (Carsat) de sa région notamment pour le financement de l’aide-ménagère à domicile.

Participation en fonction des ressources mensuelles

Plus le retraité dispose de revenus élevés et plus sa participation est importante. Ainsi, elle s’élève à seulement 10% (soit 30 euros par an) si le pensionné justifie de moins de 836 euros de ressources mensuelles pour une personne seule et de moins de 1.452 euros pour un ménage. La participation maximale atteint 73% (soit 2.190 euros par an) si le retraité perçoit des revenus supérieurs à 1.423 euros par mois pour une personne seule et à 2.134 euros par mois pour un couple. A noter : les affiliés de la Cnav éligibles à l’aide sociale des départements ne peuvent bénéficier en plus de la prestation d’aide-ménagère à domicile.

Par ailleurs, il faut savoir que pour avoir accès au PAP, il faut en faire la demande auprès de la Cnav ou de sa Carsat. Les retraités peuvent bénéficier d’un soutien de la Cnav, avec les mêmes barèmes de ressources et de participation que le PAP, au titre de deux aides d’urgence : l’aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH) et l’aide aux situations de rupture (ASIR). A la différence toutefois que l’enveloppe pour chacune des aides est limitée à 1.800 euros par bénéficiaire et par an.

112 euros pour la visite d’un ergothérapeute

L’ARDH s’adresse aux retraités du régime général (à titre principal), âgés de 55 ans et plus, ne présentant pas de problème d’autonomie (GIR 5 et 6) et non titulaires d’une prestation analogue servie par un autre organisme (département, Assurance maladie, complémentaire santé…). L’aide est versée durant trois mois au maximum après la sortie de l’hôpital. L’ASIR, elle, est destinée à la même population et est versée lorsque le retraité rencontre des difficultés à gérer des situations de rupture (décès du conjoint, placement du conjoint en maison de retraite médicalisée, déménagement).

Toujours dans le cadre de l’aide sociale, le montant de la participation maximum de la Cnav est porté à 740 euros pour les secours sociaux, une aide attribuée au cas par cas en fonction des situations (paiement de factures, aide alimentaire, déménagement, attente d’une liquidation de pension, appareillage médical…). La participation aux secours dans les situations de catastrophes naturelles (inondations, grêles…) est fixée à 1.050 euros pour une personne seule et à 1.680 euros pour un couple. Enfin, la Cnav prend en charge à hauteur de 112 euros la visite au domicile d’un ergothérapeute chargé de réaliser un audit et de formuler des préconisations en vue de l’adaptation du logement du retraité à la perte d’autonomie.

 

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