Airbnb, Housetrip : quels revenus dois-je déclarer en 2017 ?

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Se lancer dans la location d'une partie ou de l'intégralité de son logement via une plateforme de type Airbnb a tout du bon plan pour arrondir les fins de mois. Pour rester dans la légalité, le loueur devra toutefois déclarer l'intégralité des loyers perçus dans sa déclaration de revenus.

Comment déclarer les revenus Airbnb

Il n'y a pas de mal à mettre du beurre dans les épinards. Nombreux sont les Français qui n'hésitent plus à louer leur appartement pour quelques jours ou quelques semaines sur des sites tels que AirBnb ou Housetrip afin d'obtenir un complément de revenus assez facile. Se pose toutefois rapidement la question de la fiscalité : les loyers reçus par un particulier sont-ils imposables ? Si oui, comment dois-je les déclarer à l'administration fiscale ?

Bénéfices industriels et commerciaux pour les loueurs « lambda »

Un propriétaire ou locataire qui héberge des touristes de passage quelques jours ou semaines dans l'année doit déclarer les revenus qu'il encaisse. Le contribuable relève alors du régime micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux) dès lors que les recettes ne dépassent pas 32.900 euros, comme sous le régime de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Il bénéficie à ce titre d'un abattement de 50% sur les loyers qu'il perçoit. Celui-ci est appliqué directement par le fisc.

Pour la déclaration de revenus, le loueur doit remplir le formulaire 2042-C Pro, en renseignant l'intégralité des revenus tirés de la location de courte durée dans les cases 5ND à 5PD.

Régime réel au-delà de 32.900 euros de recettes

Si l'activité de location sur Airbnb et autres HomeAway-Abritel est plus récurrente et les revenus plus importants, la déclaration de revenus s'avère différente. Au-delà de 32.900 euros de recettes annuelles, le loueur est soumis au régime réel d'imposition : il déduit ainsi l'intégralité des charges qu'il a supportées au titre de cette activité au lieu de bénéficier de l'abattement forfaitaire de 50%. Pour ce faire, il doit remplir un formulaire 2031-SD. 

Par ailleurs, il faut savoir que la mise en location d'une résidence secondaire, ou d'une résidence principale plus de quatre mois dans l'année, fait l'objet d'obligations particulières, comme la déclaration de la location meublée touristique à la mairie.

Pour aller plus loin : Les règles de la location meublée de courte durée type « Airbnb »


Un régime fiscal avantageux pour les meublés touristiques

Lorsque le meublé mis en location est classé comme meublé de tourisme, les démarches du contribuable changent. Dès lors que ses revenus sont inférieurs à 82.200 euros hors taxes, « ou 90.300 euros si le chiffre d'affaires de l'année 2014 n'a pas excédé 82.200 euros » précise l'administration fiscale, il bénéficie d'un abattement de 71% sur les loyers tirés de la location. Au-delà de ce seuil de 82.200 euros, le régime réel d'imposition s'applique. 

Pour les déclarer, le contribuable doit renseigner les case 5NG à 5PG du formulaire 2042 C Pro. Pour une déclaration en ligne sur impots.gouv.fr, il faut cocher la case « Locations meublées non professionnelles » lors de l'étape 3 (rubrique Revenus). Après la déclaration des salaires, il faut là aussi remplir la case 5NG

Possibilité d'exonération

Comme le prévoit le code général des impôts, les hôtes peuvent être exonérés d'impôt sur les loyers perçus via une ou plusieurs plateformes de location ne dépassant pas 760 euros sur une année civile. En revanche, dès que la somme des loyers dépasse ce montant, le contribuable est imposé sur l'ensemble des revenus tirés de cette activité.

Attention : cette exonération n'est octroyée qu'aux particuliers mettant leur résidence principale en location, qu'ils en soient propriétaires ou locataires.

Ce plafond de 760 euros s'applique aux « personnes qui mettent de façon habituelle à la disposition du public une ou plusieurs pièces de leur habitation principale », précise le CGI. 

Et si la location est la résidence principale de l'occupant ?

Au-delà du cas des meublés touristiques, il est possible d'accueillir un locataire chez soi toute l'année. Si la chambre ou le logement devient sa résidence principale, l'exonération d'impôt se base alors sur des plafonds de loyer annuel par mètre carré : 184 euros en Ile-de-France et 135 euros pour les autres régions (plafonds pour les loyers perçus en 2016).


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