Barème kilométrique 2026 pour la déclaration des revenus de 2025

Par Thibault Lamy

Le barème kilométrique 2026, applicable à la déclaration des revenus de 2025, reste inchangé pour la troisième année consécutive. Cet outil est utile pour les contribuables qui optent pour la déduction des frais réels lors de leur déclaration de revenus.

Barème pour le calcul des frais kilométriques, le principe

Le barème kilométrique pour la déclaration des revenus de 2026 est disponible. Cette grille forfaitaire, qui permet à un contribuable de calculer le montant de ses frais kilométriques (à ne pas confondre avec les indemnités kilométriques ou IK), figure dans le dépliant sur les frais professionnels publié par l’administration fiscale. Elle reste stable pour la troisième année consécutive, après la revalorisation exceptionnelle de 5,4% décidée par le gouvernement en mars 2023 pour soulager le budget des « gros rouleurs » imposables, alors particulièrement touchés par la hausse des prix des carburants.

Ce barème repose :

  • sur un prix au kilomètre ;
  • sur la distance parcourue ;
  • sur la puissance fiscale du véhicule.

L’utilisation du barème kilométrique n’est pas obligatoire : il est utilisé pour le calcul des frais réels lorsque le contribuable veut opter pour la déduction de ses frais professionnels au lieu de l’abattement forfaitaire de 10% appliqué par défaut par le fisc.

Chaque année, l’administration fiscale procède en principe à une réactualisation de ce barème. Pour la déclaration des revenus de l’année 2025, il ne subit cependant aucune modification, comme l’an passé, après :

  • une augmentation de 5,4% pour l’imposition des revenus 2022
  • une augmentation de 10% pour l’imposition des revenus 2021
  • avoir été laissé inchangé pour l’imposition des revenus 2020
  • une revalorisation totale pour l’imposition des revenus 2019
  • une revalorisation partielle pour l’imposition des revenus 2018 (uniquement pour les véhicules de 4 CV et de 3 CV )
  • quatre années de gel pour l’imposition des revenus des années 2014, 2015, 2016 et 2017.

À NOTER : depuis 2021, un barème kilométrique plus avantageux a fait son apparition, en faveur des usagers de véhicules 100% électriques (voir plus bas).

Les frais kilométriques calculés à l’aide de ces grilles peuvent par la suite être déduits des revenus à déclarer pour l’année 2024. L’utilisation de ce barème est strictement réservée aux contribuables qui optent pour la déduction des frais réels. Ce choix implique de renoncer à l’abattement forfaitaire de 10% pour frais professionnels, déduit automatiquement des revenus par le fisc.

Le barème kilométrique inclut :

  • les dépenses de carburant
  • l’amortissement du véhicule
  • les éventuels frais d’achat de casques et de protections
  • la réparation et l’entretien
  • les frais de pneumatiques.

À l’inverse, les frais de garage (parking notamment), de péage d’autoroute et les intérêts annuels de crédits doivent être déduits isolément, en justifiant leur montant sur papier libre.

Le barème sert aussi de plafond. Un contribuable qui déduit ses dépenses réelles poste par poste ne peut pas dépasser le montant qu’il aurait obtenu avec le barème, à distance égale, pour un véhicule de la puissance maximale de la grille.

ATTENTION :  pour les bénévoles d’associations souhaitant déclarer leurs frais de déplacement, il faut désormais utiliser les barèmes en vigueur pour les salariés figurant dans article, en lieu et place de l’ancien barème kilométrique spécifique.

Trajet domicile-travail : la règle des 40 kilomètres

Pour le trajet domicile-travail, la distance retenue est en principe plafonnée. En deçà de 40 kilomètres entre le domicile et le lieu de travail, soit 80 kilomètres aller-retour, l’intégralité du kilométrage est prise en compte.

Au-delà, la déduction se limite aux 40 premiers kilomètres, sauf circonstances particulières justifiées. Les motifs admis sont notamment :

  • une mutation professionnelle récente ;
  • l’emploi du conjoint dans une autre zone ;
  • des contraintes de santé ;
  • la précarité du poste ;
  • l’absence de transports en commun adaptés.

Le contribuable joint alors une note explicative à sa déclaration. Deuxième règle : un seul aller-retour par jour est admis. Un second peut être accepté en cas d’horaires atypiques, de coupure méridienne importante ou de contraintes personnelles avérées.

À retenir : l’administration ne réclame pas les justificatifs au moment de déclarer, mais le contribuable doit être en mesure de prouver la réalité des déplacements, le nombre de kilomètres et la puissance du véhicule. Ces pièces se conservent au moins trois ans.

Barème kilométrique auto 2026 en vigueur pour les frais 2025

Barème kilométrique 2026 - automobiles à moteur thermique, à hydrogène et hybrides
 Puissance administrative De 0 à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Plus de 20 000 km
 3 CV et moins d x 0,529 (d x 0,316) + 1 065 d x 0,370
 4 CV d x 0,606 (d x 0,340) + 1 330 d x 0,407
 5 CV d x 0,636 (d x 0,357) + 1 395 d x 0,427
 6 CV d x 0,665 (d x 0,374) + 1 457 d x 0,447
 7 CV et plus d x 0,697 (d x 0,394) + 1 515 d x 0,470

Source : arrêté du 27 mars 2023 – JORF du 7 avril 2023

Note de la rédaction : dans ces formules, « d » correspond à la distance parcourue à titre professionnel dans l’année. La grille couvre à la fois les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels effectués avec la voiture personnelle.

Un barème kilométrique spécifique pour les voitures est publié par l’administration fiscale chaque année, reprenant le tableau d’un arrêté ministériel. Il sert à l’évaluation des frais kilométriques pour calculer le montant des frais réels déductibles :

  • au titre des frais de transport pour le trajet domicile-travail
  • et/ou en cas de déplacement professionnel nécessitant l’utilisation de la voiture personnelle.

Le fisc indique que le barème kilométrique peut aussi être utilisé comme référence pour le calcul des frais kilométriques servant à fixer un tarif au km pour le covoiturage (par exemple, pour fixer son prix sur Blablacar).

Barème kilométrique pour les voitures électriques

Barème kilométrique 2026 - voitures électriques
 Puissance administrative De 0 à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Plus de 20 000 km
 3 CV et moins d x 0,635(d x 0,379) + 1 278 d x 0,444
 4 CV d x 0,727(d x 0,408) + 1 596 d x 0,488
 5 CV d x 0,763(d x 0,428) + 1 674 d x 0,512
 6 CV d x 0,798(d x 0,449) + 1 748 d x 0,536
 7 CV et plus d x 0,836(d x 0,473) + 1 818 d x 0,564

Source : arrêté du 27 mars 2023, majoration de 20% appliquée au barème thermique

En cas d’utilisation d’un véhicule électrique (VE) pour des déplacements professionnels, le barème kilométrique est majoré de 20% par rapport à celui applicable aux trajets effectués en voiture à moteur thermique (essence ou diesel). Ce bonus offert aux utilisateurs d’un VE leur confère une déduction accrue par rapport aux utilisateurs d’un véhicule à moteur thermique.

Cette modification s’applique depuis la déclaration 2021 des revenus perçus en 2020. Elle est toujours en vigueur en 2026.

Attention : la majoration vise les seuls véhicules 100% électriques. Les hybrides rechargeables relèvent du barème thermique et n’y ont pas droit.

Barème kilométrique 2026 pour scooter de 50 cm3 maximum

Barème kilométrique 2026 - cyclomoteurs de moins de 50 cm³
 Jusqu'à 3 000 km De 3 001 à 6 000 kmPlus de 6 000 km
 d x 0,315 (d x 0,079) + 711 d x 0,198

Source : arrêté du 27 mars 2023 – JORF du 7 avril 2023

Le barème kilométrique publié par la DGFiP (direction générale des finances publiques) permet d’évaluer les dépenses correspondant à l’utilisation d’un vélomoteur ou d’un scooter en fonction des distances parcourues à titre professionnel ou pour le trajet domicile travail.

Ce barème reste inchangé pour les frais de déplacement 2025 déclarés en 2026, pour la troisième année consécutive, après les deux fortes revalorisations appliquées à l’imposition des revenus 2021 (+ 10%) et 2022 (+ 5,4%).

Depuis 2021, on distingue un barème kilométrique pour les deux-roues à moteur thermique d’une part, et à moteur électrique d’autre part, que voici dans le tableau ci-dessous.

Barème kilométrique 2026 - cyclomoteurs électriques de moins de 50 cm³
 Jusqu'à 3 000 km De 3 001 à 6 000 kmPlus de 6 000 km
 d x 0,378(d x 0,095) + 853 d x 0,238
Source : calculs TSMF, DGFiP

Ce barème kilométrique 2026 pour les scooters électriques de moins de 50 cm3, bénéficie d’une majoration de 20% (comme pour les voitures électriques) par rapport aux 2 roues thermiques, servant au calcul des frais de déplacement.

Barème kilométrique 2025 pour moto et scooter de plus de 50 cm3

Barème kilométrique 2026 pour les motos et scooters de 50 cm³ et plus
 Puissance administrative De 0 à 3 000 km De 3 001 à 6 000 km Plus de 6 000 km
1 ou 2 CV d x 0,395 (d x 0,099) + 891 d x 0,248
3, 4 ou 5 CV d x 0,468 (d x 0,082) + 1158 d x 0,275
Plus de 5 CV d x 0,606 (d x 0,079) + 1 583 d x 0,343

Source : arrêté du 27 mars 2023 – JORF du 7 avril 2023

Un barème de calcul des frais de déplacement en moto spécifique est à utiliser lorsque le deux-roues est une moto ou un scooter de plus de 50 cm3. Celui-ci dépend de sa puissance administrative et de la distance parcourue. Le barème kilométrique 2026 pour les deux-roues à moteur thermique, qui figure dans le tableau ci-dessus, n’a pas été revu ni à la hausse, ni à la baisse, par rapport à celui de l’année précédente..

Depuis 2021, on distingue un barème kilométrique pour les deux-roues à moteur thermique d’une part, et à moteur électrique d’autre part. Le barème kilométrique 2026 pour les deux-roues à moteur électrique est le suivant :

Barème kilométrique 2026 pour les motos et scooters électriques de 50 cm³ et plus
 Puissance administrative De 0 à 3 000 km De 3 001 à 6 000 km Plus de 6 000 km
1 ou 2 CV d x 0,474(d x 0,119) + 1 069 d x 0,298
3, 4 ou 5 CV d x 0,562(d x 0,098) + 1 390 d x 0,330
Plus de 5 CV d x 0,727(d x 0,095) + 1 900 d x 0,412

Source : calculs TSMF, DGFiP

Frais de carburant : un barème spécifique

En cas d’utilisation de son véhicule personnel à des fins professionnelles, on a également la possibilité d’opter pour la déduction des frais réels en appliquant un barème spécifique qui prend exclusivement en compte les dépenses de carburant. Il s’adresse notamment aux titulaires de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) tenant une comptabilité simplifiée.

Toutefois, « le montant des frais réels déductibles, autres que les frais de péage, de garage ou de parking, ou d’intérêts annuels afférents à l’achat à crédit du véhicule utilisé, est plafonné au montant que le contribuable aurait pu déduire en recourant au barème kilométrique, à distance parcourue identique, pour un véhicule de la puissance maximale retenue par le barème », indique l’administration fiscale.

IMPORTANT : les bénévoles d’association déclarant leurs frais de déplacement appliquent désormais le barème kilométrique des salariés, l’ancien barème spécifique ayant été supprimé.

Frais réels ou abattement de 10% : comment choisir

Une fois le montant obtenu au barème, reste à savoir s’il justifie de renoncer à l’abattement. L’abattement de 10% s’applique automatiquement, sans démarche ni justificatif.

Les frais réels ne deviennent intéressants que lorsqu’ils dépassent ce forfait, situation fréquente pour les gros rouleurs, les propriétaires de véhicules électriques ou les salariés à revenu modeste ayant de longs trajets.

Le choix est individuel : au sein d’un couple soumis à imposition commune, chaque déclarant tranche pour lui-même. Les seuils et plafonds à comparer figurent dans notre article dédié aux seuils et plafonds de l’abattement de 10%.

FAQ : barème kilométrique 2026

Le barème kilométrique est-il obligatoire ?

Non. Il constitue une facilité de calcul. Le contribuable peut aussi déduire ses dépenses réelles poste par poste, mais leur montant reste plafonné au résultat du barème pour un véhicule de la puissance maximale.

Peut-on l’utiliser si la voiture appartient à un proche ?

Oui, à condition que le véhicule soit la propriété du déclarant, de son conjoint ou d’un membre du foyer fiscal. Un véhicule prêté par un tiers extérieur au foyer n’ouvre pas droit au barème.

Les hybrides rechargeables profitent-ils de la majoration de 20% ?

Non. Seuls les véhicules 100% électriques bénéficient de la majoration. Les hybrides, rechargeables ou non, relèvent du barème thermique.

Faut-il joindre des justificatifs à la déclaration ?

Non, aucune pièce n’est à transmettre lors de la déclaration. En revanche, le contribuable conserve de quoi prouver la réalité et le nombre des trajets, ainsi que la puissance du véhicule, en cas de contrôle.

Les indépendants peuvent-ils appliquer le barème kilométrique ?

Oui, les professionnels relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) en déclaration contrôlée peuvent l’utiliser. Les micro-entrepreneurs, soumis au régime forfaitaire, ne déduisent pas leurs frais au réel.

Dans quelle case déclarer ses frais kilométriques ?

Le total des frais réels, dont les frais kilométriques, se reporte dans la case dédiée du formulaire 2042 : 1AK pour le premier déclarant, 1BK pour le second. Le détail du calcul est à conserver.

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