L’accès au minimum vieillesse abaissé à 62 ans pour les handicapés


 

Les personnes handicapées modestes n’ont plus besoin d’attendre 65 ans pour percevoir l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) qui remplace depuis 2006 le minimum vieillesse. Une circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) datée du 16 février 2015 aligne l’âge d’accès à l’Aspa pour ce public sur l’âge légal de départ à la retraite, c’est-à-dire 62 ans.

Cette mesure résulte de l’abaissement de l’âge de retraite à taux plein de 65 à 62 ans instauré par la dernière réforme des retraites pour les actifs justifiant d’une incapacité permanente (IP) d’au moins 50%. Dès lors, il aurait été incongru que les personnes handicapées puissent bénéficier d’une retraite sans décote à 62 ans et du minimum vieillesse à seulement 65 ans pour les plus déshéritées d’entre elles. Pour percevoir l’Aspa, il faut disposer de moins de 800 euros de ressources par mois pour une personne seule et de moins de 1.242 euros par mois pour un couple.

La « double peine » aurait été d’autant moins justifiée que d’autres populations peuvent déjà percevoir l’Aspa à l’âge légal. On y trouve les titulaires d’une pension d’invalidité ; les titulaires d’une pension allouée au titre d’ancien combattant, déporté ou interné politique ou de la résistance ; les bénéficiaires d’une retraite en qualité de mère de famille ouvrière et « les maîtres et documentalistes de l’enseignement privé sous contrat titulaires d’un avantage temporaire de retraite servi pour cause d’invalidité », rappelle la circulaire.

 

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