Déclaration 2021 : impôt et pension alimentaire, comment ça marche

Par Thibault Lamy
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La pension alimentaire versée par un contribuable à un membre de sa famille ou à son ex-conjoint peut déduire tout ou partie de cette somme dans sa déclaration de revenus. Les bénéficiaires doivent en revanche l’intégrer à leurs revenus imposables.

Le contribuable doit déclarer lui-même le montant des pensions alimentaires versées

Pension alimentaire déductible, principe et règles applicables

Les pensions alimentaires versées par un contribuable ouvrent droit à un avantage fiscal, sous la forme d’une déductibilité des sommes versées. Destinée aux enfants, aux parents ou à l’ex-conjoint, cette somme peut être déduite des revenus pré-remplis de la personne qui verse une pension dans sa déclaration de revenus.

Les montants déductibles au titre des pensions alimentaires varient en fonction des situations et de la personne à qui l’on donne. Il existe toutefois trois règles immuables dans la fiscalité des pensions alimentaires :

  1. Règle n°1
    Les bénéficiaires d’une pension alimentaire ne doivent pas être comptés à  charge, y compris en résidence alternée.
  2. Règle n°2
    « Les aides versées à des personnes autres que vos parents, grands-parents, enfants, petits enfants orphelins ou votre ex-conjoint ne sont pas déductibles », ajoute l’administration fiscale.
  3. Règle n°3
    Enfin, les bénéficiaires qui perçoivent une pension sont obligés d’intégrer ces sommes dans leurs revenus (cases 1AO à 1DO du formulaire 2042, ligne « Pensions alimentaires perçues »). La déclaration des sommes perçues par le ou les bénéficiaires est égale au maximum au plafond de déduction dont a bénéficié la personne qui verse la pension.

Déduction de l’aide à des enfants majeurs

Lorsqu’un parent décide d’octroyer une pension alimentaire à son enfant majeur, il peut déduire de ses revenus à déclarer le montant annuel de cette pension, quel que soit l’âge ou l’activité de son enfant, dans la limite d’un plafond actualisé chaque année. La déduction ne peut excéder 5.959 euros pour le calcul de l’impôt 2021 quand l’enfant bénéficiaire ne vit pas sous le toit de ses parents, cette dépense devant être justifiée dans votre déclaration.

Si les parents logent leur enfant sous leur toit, ils ont la possibilité de déduire :

  • 3.542 euros au titre d’une année entière, ou au prorata temporis (en fonction du temps de présence dans le logement), sans justificatif
  • et jusqu’à 5.959 euros s’ils peuvent prouver leurs dépenses.

Ces dernières doivent être indiquées dans la rubrique « 6-Charges déductibles » :

  • en page 4 du formulaire 2042 2042 K (déclaration préremplie) ou 2042 K AUTO (déclaration automatique), dans les cases 6EL et 6EM pour les pensions alimentaires versées à des enfants majeurs
  • en page 3 du formulaire 2042 C dans les cases 6GI et 6GJ pour les pensions versées en application de décisions de justice prises avant 2006 (attention, cette case a été déplacée depuis 2020, elle se trouvait auparavant dans l’imprimé 2042 principal).

Dans ce dernier cas, les pensions sont déductibles pour leur montant réel majoré de 25% (multiplication par 1,25), mais toujours dans la limite de 5.959 euros. La majoration est automatiquement réalisée par le fisc.

Enfin, si l’enfant majeur est marié ou pacsé, la déduction maximale atteint 11.918 euros, soit le double du plafond pour une personne seule, lorsque le contribuable qui verse la pension assure seul(e) l’entretien du ménage. Il faut alors reporter :

  • en case 6EL le montant de la pension versée à son enfant majeur non compté à charge
  • et ligne 6EM la somme attribuée soit à son conjoint ou à ses enfants, lorsque l’enfant est chargé de famille non marié, soit à un second enfant.

Pensions aux enfants mineurs, parents et à l’ex-conjoint

Quand on verse une pension alimentaire à un enfant mineur, à un ascendant ou à un ex-conjoint, on peut déduire son montant total lorsqu’on est en mesure de le justifier. Dès lors, il faut d’une part remplir la case 6GP pour les décisions de justice prises avant 2006, d’autre part la case 6GU pour les versements spontanés, c’est-à-dire effectués par le contribuable de son propre chef, ou pour les décisions de justice postérieures au 1er janvier 2006.

Comme pour les enfants majeurs, si un contribuable assume les besoins d’un enfant mineur ou d’un ascendant sans ressource qui vit sous son toit, une déduction forfaitaire de 3.542 euros est possible sans justification nécessaire.

A lire également sur le sujet : Enfant majeur : rattachement fiscal ou déclaration séparée ?

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